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20/12 2017
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AMP: L'INTÉRÊT D'UN INCUBATEUR D'EMBRYONS TOTALEMENT FERMÉ RESTE À PROUVER

WASHINGTON, 20 décembre 2017 (APMnews) - Le suivi du développement embryonnaire avec un incubateur constamment fermé (Embryoscope*, VitroLife) n'améliore pas le taux d'implantation des embryons issus d'injection intracytoplasmique de spermatozoïde (Icsi) par rapport à un incubateur classique assurant les mêmes conditions de culture mais nécessitant d'être ouvert à plusieurs reprises pour surveiller l'embryon, selon une étude randomisée française publiée dans Fertility and Sterility.

Cette étude visait à comparer uniquement l'impact de l'incubateur lui-même, sans avoir recours à la technologie time-lapse associée à l'Embryoscope* qui permet aussi un suivi en continu de la cinétique de développement de l'embryon, sans avoir à ouvrir l'incubateur et en sortir les embryons. Ainsi, les évaluations morphologiques des embryons, servant de base à leur sélection pour le transfert, ont été effectuées aux mêmes moments pour les 2 types d'incubateurs, mais en externe pour l'un tandis que le système restait fermé pour l'autre.

L'Embryoscope* a déjà été comparé à des incubateurs classiques, mais sans prendre en compte le fait que les systèmes de culture étaient complètement différents à chaque fois, en termes notamment de volume de la chambre d'incubation et d'humidité. Les 2 essais comparant le système d'imagerie time-lapse à un incubateur classique ont en outre donné des résultats contradictoires, soulevant des doutes quant au bénéfice d'un tel système par rapport à un incubateur classique qui offrirait les mêmes conditions de culture, soulignent Julie Barberet et ses collègues du CHU de Dijon.

Ils ont comparé l'impact de ces 2 systèmes d'incubation, avec des conditions de culture similaires, en ne tenant compte que des critères morphologiques et pas des informations supplémentaires issues des séquences time-lapse, pour évaluer et sélectionner les embryons.

Au total, 386 patientes recevant un cycle d'Icsi et obtenant au moins 6 ovocytes matures à l'issue de la stimulation ovarienne ont été randomisées entre les 2 systèmes.

Les taux d'implantation des embryons n'étaient pas significativement différents entre les 2 groupes (35,1% avec l'Embryoscope* et 31,1% avec l'incubateur classique). Il n'y avait pas de différence statistiquement significative non plus en termes de taux de grossesse clinique ni de taux de grossesse évolutive, même si numériquement ces taux étaient plus élevés dans le groupe Embryoscope*.

En revanche le type d'incubateur a eu un impact sur la morphologie embryonnaire, avec une proportion d'embryons de haut grade significativement plus élevée dans le groupe Embryoscope* (40,4% contre 35,2%).

Il n'y avait toutefois pas de différence concernant le nombre moyen d'embryons congelés, mais une différence significative dans les proportions d'embryons congelés, sur l'ensemble des embryons obtenus (29,5% avec l'Embryoscope* contre 24,8% avec l'incubateur classique).

"Ces résultats soulignent que les modifications environnementales liées à l'examen des embryons en dehors de l'incubateur, même si elles sont de courte durée et si le système ouvert choisi ici permet une restauration rapide des paramètres de gaz et de température optimaux, peuvent être délétères aux stades précoces du développement des embryons pré-implantatoires", commentent les auteurs.

Ils notent que l'absence de différence statistiquement significative entre les 2 systèmes concernant les taux d'implantation et les taux de grossesse est probablement liée au fait que la même proportion d'embryons de haut grade a été transférée dans les 2 groupes.

Mais la proportion d'embryons congelés étant significativement plus élevée avec l'Embryoscope*, "on peut supposer que les résultats cumulés de l'Icsi, avec les transferts d'embryons frais et congelés, seraient significativement différents", estiment-ils.

"Il reste à déterminer si les différences observées dans la morphologie embryonnaire et le nombre total d'embryons cryoconservés se traduisent par de meilleurs résultats cumulés avec les transferts ultérieurs d'embryons congelés", ajoutent-ils.

(Fertility and Sterility, publication en ligne du 23 novembre)

cd/ab/APMnews

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