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12/09 2018
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L'ARS ILE-DE-FRANCE DÉFINIT 10 ACTIONS POUR AMÉLIORER LA PRISE EN CHARGE DANS LES STRUCTURES D'URGENCE

PARIS, 12 septembre 2018 (APMnews) - L'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France a défini une feuille de route déclinée en 10 actions pour améliorer l'écoute, l'accueil et la prise en charge dans les structures d'urgence, a-t-elle annoncé mercredi dans un communiqué.

Cette feuille de route fait suite aux assises régionales des urgences organisées par l'ARS Ile-de-France le 25 mai, précise le communiqué. Ce séminaire, ouvert par l'ancien directeur général de l'agence, Christophe Devys, avait rassemblé plus de 150 participants dans l'objectif d'engager des réflexions sur l'évolution des prises en charge par les services d’accueil des urgences, les Samu et les Smur, rappelle-t-on (cf dépêche du 25/05/2018 à 19:10 et dépêche du 28/05/2018 à 13:58).

Pendant ce premier séminaire, exercice qui devrait être désormais renouvelé tous les deux ans, les professionnels -"acteurs régionaux, nationaux et européens de l’urgence mais aussi des spécialistes du conseil, de la recherche et de l’industrie médicale"- ont "partagé le constat du retard pris en matière d’innovation, d’investissement et de recherche", explique l'ARS. Elle souligne que "le secteur doit aujourd’hui faire face à plusieurs problématiques, dont l’augmentation de l’activité, le manque de professionnels, une méconnaissance du système de santé pour certains patients, une mauvaise anticipation de certains soins, etc".

L'agence "entend renforcer son rôle d’appui aux structures d’urgence, l’un des points centraux du projet régional de santé [PRS] 2018-2022", à travers une feuille de route "multithématique et ambitieuse", précise-t-elle. Cette dernière a vocation à être diffusée "à l’ensemble des professionnels de l’urgence, s’attache à embrasser l’ensemble du champ du soin non programmé et vise à rassembler tous les acteurs concernés, à l’hôpital comme en ville".

Parmi les 10 actions, la première vise à améliorer la répartition régionale des médecins en formation. L'ARS, dont le PRS comprend un axe sur les ressources humaines (cf dépêche du 26/03/2018 à 19:07), explique dans une présentation mise en ligne sur son site qu'elle mettra en place un groupe de travail "regroupant les différents acteurs" sur le sujet. Un autre enjeu, précise-t-elle, est de réduire les taux de vacance des postes d'interne.

La deuxième action consiste à "étudier la démographie médicale et soignante". L'ARS prévoit pour cela de "mettre en place un outil d'observation de la situation des ressources humaines, ainsi que de l'attractivité médicale et paramédicale en médecine d'urgence".

A travers ces deux premières actions, l'ARS "souhaite contribuer à une meilleure répartition régionale des médecins, en modélisant les besoins territoriaux et en accompagnant les démarches de coopération", souligne-t-elle. "Le suivi de l’évolution de la démographie médicale et soignante dans le champ de l’urgence sera un indicateur des conditions de travail des personnels concernés et vise à mieux anticiper les difficultés et à mieux apprécier l’attractivité de la discipline pour les futurs médecins urgentistes".

La troisième action consiste à développer le "management et le leadership au sein des territoires", la quatrième à "favoriser le développement de nouveaux métiers".

L’agence souhaite ainsi "voir émerger une démarche de leadership médical et de management des équipes à l’échelon du territoire, notamment grâce à la création de postes de managers territoriaux et au renforcement des rôles de coordination", détaille-t-elle. Elle entend pour cela favoriser le rapprochement des structures (fédération hospitalière, pôles territoriaux...).

En outre, "une réflexion globale devra être menée sur les nouveaux métiers et les nouvelles pratiques, afin de répondre aux enjeux de demain dans le domaine des soins non programmés". L'ARS précise dans le document mis en ligne sur son site qu'il s'agit d'encourager "la création de postes chargés de l'anticipation, de la gestion des risques au niveau du territoire (directeur des opérations...)". Elle veut également "soutenir les projets innovants dans le champ des pratiques avancées en médecine d'urgence".

La cinquième action a pour objectif d' "impulser une démarche régionale sur l’innovation". Cet accompagnement devrait passer par l’organisation d’un hackathon pour faire se rencontrer professionnels des urgences et des soins non programmés, industriels et start-up. Cette opération doit être prolongée par la publication d’un appel à manifestation d’intérêt.

Un sixième axe consiste à "améliorer l’organisation au sein des structures", en soutenant l'élaboration de projets de restructuration (architecture, équipement, logistique...), un septième à soutenir l’investissement pour leur modernisation.

"Ces deux actions constituent deux étapes nécessaires à l’amélioration globale de l’écoute, de l’accueil et de la prise en charge des Franciliens", pointe l'ARS. La création d’un groupe d’experts régionaux devrait contribuer à venir en appui des établissements et des professionnels pour "les aider à élaborer leurs projets organisationnels et leurs déclinaisons architecturales".

Comme annoncé lors des assises régionales par Didier Jaffre, directeur de l’offre de soins, des aides à l’investissement doivent être débloquées "pour combler le retard important de 'l’investissement dans les murs'". Ces projets "seront priorisés dans le cadre du schéma directeur régional".

Une autre action vise à "renforcer la réponse à la demande en soins non programmés". Didier Jaffre avait également annoncé lors des assises la mise en place d'un comité de pilotage des soins non programmés, avec l'ensemble des acteurs concernés -représentants des urgentistes, des fédérations d'établissements à la fois publics, privés et privés non lucratifs, des médecins libéraux, des unions régionales des professions de santé (URPS), du secteur médico-social et des usagers.

L'ARS souhaite par ailleurs mettre en place un observatoire régional des urgences et des soins non programmés, conformément à l'une des mesures du PRS. Un groupe de travail doit être mise en place pour la préfiguration de cet observatoire, qui devrait voir le jour au premier semestre 2019.

Un dernier axe de travail porte sur le développement de la recherche dans le domaine des urgences et des soins non programmés. "L’ARS s’est fixé pour objectif de doter la région d’outils permettant le traitement et l’analyse des données afin de fournir aux acteurs du soin non programmé des indications de mesure et de suivi à l’échelle de chaque territoire", explique-t-elle. Un appel à manifestation d'intérêt devrait également être lancé dans ce domaine.

mlb/ab/APMnews

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