Actualités de l'Urgence - APM

07/02 2019
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LES SYNDICATS D'URGENTISTES SONT PARTAGÉS SUR LES CONCLUSIONS DE LA COUR DES COMPTES

PARIS, 7 février 2019 (APMnews) - Samu-Urgences de France et l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) ont réagi aux conclusions du rapport de la Cour de comptes sur les urgences hospitalières dans des communiqués diffusés respectivement mercredi et jeudi.

Dans l'édition 2019 de son rapport annuel sur l'application des lois de financement de la sécurité sociale, rendu public mercredi, la Cour des comptes avait constaté que les urgences hospitalières avaient continué d'enregistrer un nombre de passages croissant entre 2012 et 2016 (+15%) et "qu'environ 20% des patients actuels des urgences hospitalières ne devraient pas fréquenter ces structures", rappelle-t-on (cf dépêche du 06/02/2019 à 09:30).

Dans un communiqué publié mercredi, Samu-Urgences de France a partagé "l'analyse de la situation et le diagnostic" posé par la Cour.

"Nous regrettons que les traitements proposés soient incomplets et occultent deux points importants", a ajouté le syndicat, en citant la régulation médicale et le manque de lits d'aval.

Si Samu-Urgences de France a reconnu la nécessité de "développer une alternative aux urgences par des solutions libérales adaptées aux territoires de santé", ce syndicat estime que le développement des structures alternatives de prise en charge des soins non programmés "ne doit pas se transformer en parcours du combattant pour le patient".

"Seule une régulation médicale préalable, basée sur un numéro d'appel unique 'urgence santé' permettra d’initier le juste parcours de soins urgents", avance l'organisation d'urgentistes.

Sur ce point, Samu-Urgences de France rejoint les positions déjà défendues par le député Thomas Mesnier (LREM, Charente) dans son rapport sur l'accès aux soins non programmés présenté en mai 2018 (cf dépêche du 22/05/2018 à 18:00).

Pour limiter les temps d'attente trop longs de certains patients par manque de lits d'hospitalisation disponibles, le syndicat a appelé à la mise en place de sanctions "pour inciter fortement les hôpitaux à mettre en place les solutions opérationnelles de gestion des lits".

L'Amuf s'élève contre la fermeture des services en sous-activité

De son côté, l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a protesté avec virulence contre la recommandation de la Cour concernant la "fermeture des services d'urgence à l'activité insuffisante".

"Un service d'urgence n'est pas là pour faire du chiffre mais pour assurer une prise en charge des patients 24h sur 24 dans un délai adapté, ce qui implique un maillage du territoire assurant à tout citoyen un accès à un service d'urgence dans un délai maximum de 30 minutes en voiture", a réagi l'Amuf.

L'association d'urgentistes a même brandi la menace d'un mouvement social si ce rapport venait justifier la fermeture de services d'urgence: "Cela voudra dire que l'aspect financier prime sur l'aspect humain et cela engendrera une colère chez les blouses blanches du type de celle exprimée par les gilets jaunes".

gl/ab/APMnews

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