Agenda des Congrès et Formations

Trama cranien léger

Le 29 mars 2019
> Maison de l'urgence - Paris - France

Intervenants

  • Dr Maurice RAPHAEL (CHU Bicêtre)
  • Pr Nozar AGHAKHANI (Neurochirurgien CHU Bicêtre)

Résumé

Parmi les traumatismes habituellement rencontrés aux urgences, le traumatisme crânien occupe incontestablement une place à part. Porter atteinte à la tête provoque une réaction où le symbolique éclipse bien souvent le rationnel. L’agression physique de la boîte crânienne, quelle que soit son importance, est à même d’engendrer un retentissement psycho-socio-affectif totalement indépendant des lésions organiques du tissu nerveux et de leur ampleur. L’absence de corrélation formelle entre la présentation clinique et la gravité des lésions ajoute encore à la difficulté de prise en charge médicale. On dénombre en France annuellement environ 155 000 traumatismes crâniens. Au vu de leurs conséquences, 9 % des traumatismes crâniens sont considérés comme graves, 11 % sont dits de gravité moyenne, et finalement 80 % sont étiquetés légers (TCL). Aux urgences, il convient d’abord d’éliminer une complication grave. Même si cette occurrence est rare (1% des TCL nécessite une intervention neurochirurgicale), il faut y penser devant certains signes et dans certaines circonstances. Aucun de ces signes ne peut prédire isolément une lésion intra cérébrale. Le diagnostic sera fait par le scanner. La grande majorité des patients victimes de TCL quitte les urgences avec des recommandations écrites et préalablement expliquées par le médecin. Les jours suivants des plaintes variées peuvent apparaître, même en l’absence de lésion intracérébrale. Le plus souvent tout rentre dans l’ordre spontanément. Dans 20% des cas, les troubles persistent au delà d’un mois. Une consultation spécialisée avec un neurologue ou un médecin de rééducation devient nécessaire.

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