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Bibliographie commentée Janvier 2009
Article rapporté par Aline Santin
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Incidence, caractéristiques cliniques et prognostic à long terme des embolies pulmonaires liées au voyage
Incidence, clinical characteristics, and long term prognosis of travel-associated pulmonary embolism
R. Lehmann, C. Suess, M. Leux, B. Luxembourg, W. Miesbach, E. Lindhoff-Last, A.M.Zeiher, I. Spyridopoulos European heart journal (2009) 30, 233-241. |
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Problématique : le voyage est considéré comme facteur de risque d’embolie pulmonaire sans qu’il existe e véritable caractérisation de ces embolies pulmonaires
Objectif de l’étude : évaluer l’incidence des embolies pulmonaires liées au voyage et évaluer leur pronostic à long terme
Type d’étude : étude rétrospective de tous les patients venus à l’hôpital de francfort entre 1997 et 2006 pour une embolie pulmonaire aigue confirmée par l’angioscanner ou la scintigraphie de ventilation perfusion avec calcul du score de Wells. Catégorisation des embolies pulmonaires en 8 groupes distincts (1) liée au voyage, (2) néoplasie connue ou suspectée, (3) thrombophilie –définie par la recherche de facteur V Leiden, déficit en protéine C ou S, d’anticoagulants lupiques et anticorps anticardiolipine- (4) intervention chirurgicale durant les 2 mois précédents (5) immobilisation de plus de 48 heures dans les 2 mois précédents, (6) grossesse ou accouchement (7) autres raisons (8) cause idiopathique. Le suivi des patients était assuré par contact téléphonique entre décembre 2005 et janvier 2008 avec un minimum d’un an après l’évènement embolique. 19 patients n’ont pu être contactés dans cette étude ; 17 d’entre eux ne résidant pas en Allemagne. La médiane de suivi était de 670 jours.
Résultats : 257 patients présentant une embolie pulmonaire aigue ont été admis aux urgences entre 1997 et 2006 dont 62 (24%) étaient dues au syndrome de la classe économique ; 45 ayant pris l’avion. Ces patients avaient une moyenne d’âge de 54+/- 13 ans contre 60+/-17 ans pour les autres embolies pulmonaires. Le BMI des patients ayant voyagé était de 28+/-8kg/m2 et les patients ayant pris le bus le train ou le car étaient nettement plus gros (96+/-25 kg/m2) que ceux ayant pris l’avion (76+/-12 kg/m2). Les patients présentant un syndrome de la classe économique avaient une tendance à faire plus d’évènements hémodynamiques aigus (dont des syncopes) et répondaient mieux au remplissage (4.8% versus 1.5%, p=0.153=) un taux plus élevé d’embolie pulmonaire massive (8% vs 3%, p=0.066). Leur mortalité hospitalière était identique. La fréquence des thromboses veineuses profondes était plus importante chez les patients n’ayant pas voyagé. La mortalité à 3 mois était similaire dans les groupes. La survie à long terme était meilleure dans le groupe des embolies pulmonaires liées au voyage.
Commentaires : les embolies pulmonaires liées au syndrome de la classe économique n’ont pas les mêmes caractéristiques que les autres embolies pulmonaires. Notamment leur mortalité est moindre même si leur tableau clinique initial est plus sévère.
Conclusion : l’incidence des embolies pulmonaires liées au voyage n’est pas très importante et leur pronostic est meilleur que les autres embolies pulmonaires.
Pour en savoir plus : Lire l’éditorial de l’article Lapostolle F, Surget V, Borron SW, Desmaizieres M, Sordelet D, Lapandry C, Cupa M, Adnet F severe pulmonary embolism associated with air travel. N Engl J Med. 2001; 345 : 779-783 |
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Mots clé: voyage, embolie pulmonaire |
abstract
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Article rapporté par Albert Trinh-Duc |
Place de la Tamsulosine dans les calculs urétéraux aux urgences : Essai randomisé contrôlé
Tamsulosin for Ureteral Stones in the Emergency Department: A Randomized Controlled Trial
Ferre RM, Wasielewski JN, Strout TD, Perron AD Ann Emerg Med 2009 en cours de publication |
Contexte: Les coliques néphrétiques, motifs fréquents de consultation aux urgences, a fait l’objet en 2008 d’une actualisation de la conférence de consensus de la SFMU. La place des bloquants est pour la première fois abordée. Les récepteurs adrénergiques sont très présents dans la partie terminale de l’uretère. L'α bloquant, en particulier le chlorhydrate de tamsulosine est de plus en plus couramment utilisé dans le traitement adjuvant des calculs urétéraux. La méta analyse de Sinh, même si elle présente de nombreux biais, montre un intérêt à utiliser ce type de médicament pendant 30 jours, après l’épisode aigu ; diminuant ainsi la fréquence des traitements chirurgicaux et raccourcissant le délai et le taux d’expulsion des lithiases (en particulier pour les calculs de < 10mm). L’efficacité de cette thérapeutique n'a jamais été étudiée dans les Services d'Urgences (SAU).
Méthodes : Un essai randomisé et contrôlé a été effectué chez patients adultes d’un services des urgences admis pour une colique néphrétique d’origine lithiasique et dont celle ci serait située dans la partie distale de l’uretère (diagnostiqué par un examen tomodensitométrique). Les patients ont été randomisés pour recevoir soit10 jours d'ibuprofène, de l'oxycodone et de la tamsulosine ou de l'ibuprofène et de l'oxycodone seul. Le critère de jugement principal est l’expulsion spontanée du calcul au 14ème jour. Les critères secondaires incluent le temps d’évacuation du calcul, l'auto-évaluation des scores de douleur, du nombre d'épisodes de douloureux en rapport avec cette pathologie, du non retour au SAU et/ou de visites chez le médecin généraliste, nombre de jours de travail manqués / fonction habituelle, le montant de l'analgésique utilisé, et les événements indésirables.
Résultats :Quatre vingt sujets ont été inclus dans l'étude, 77 ont été suivis jusqu’au terme de l’étude. La taille moyenne a été de 3,6 mm (95% intervalle de confiance de 3,4 à 3,9). Le succès de l'expulsion spontanée du calcul à 14 jours était similaire entre les groupes, avec 27 (77,1%) des sujets dans le groupe tamsulosine et 24 (64,9%) des sujets dans le groupe contrôle soit une différence de 12% (IC à 95% -8,4% à 32,8%). A 2, 5, et 14 jours de suivi, il n'y avait pas de différences cliniques importantes entre les groupes (ou statistiquement significative) et ceci pour aucun des critères de jugements secondaires. Il n’y a pas eu d’évènements indésirables signalés dans les deux groupes.
Conclusion : Dans cette cohorte de patients adultes admis dans des services d’urgences pour colique néphrétique d’origine lithiasique, le traitement adjuvant par tamsulosine n'a pas favorisé significativement l’expulsion des calculs par rapport au traitement par ibuprofène et oxycodone seul.
Points forts : Il est trop rare de voir des études « négatives » pour ne pas féliciter les auteurs de l’avoir publiée Score de JADAD à 3 : Pas en double aveugle Premier travail réalisé dans des Services d’Urgences sur cette thématique.
Points Faibles : Réalisé dans un seul centre. Le choix d’une différence d’au moins 30% sur le critère principal, tel que la littérature le montre paraît un peu excessif. Ce d’autant plus que la taille moyenne des lithiases de cette étude est relativement petite. Nous savons que des lithiases inférieures à 5 mn dans 70% des cas seront évacuées spontanément.
Conclusion : Travail intéressant et novateur mais dont le design devrait être revu et une nouvelle étude réalisée pour que la conclusion puisse être retenue. Ce travail ne permet pas d’entraîner une modification de nos pratiques sur le sujet.
Mots clés :
Pour en savoir plus : Singh, A., Alter, H. J., & Littlepage, A. A systematic review of medical therapy to facilitate passage of ureteral calculi. Annals of Emergency Medicine, 2007 50(5), 552-563.
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| Mots clés : Lithiases urétérales, α Bloquant, colique néphrétique |
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