|
Joëlle Benessiano de l'hôpital Bichat à Paris et ses collègues ont effectué une étude auprès de 419 patients admis en urgence avec une douleur thoracique ou d'autres symptômes considérés comme indicatifs d'un syndrome coronaire aigu (SCA).
Les données cliniques et les valeurs basales de troponine I et de protéine C-réactive (CRP) ainsi que le diagnostic final et le suivi à 40 jours ont été colligés.
L'activité médiane de sPLA2 était significativement supérieure chez les patients atteints de SCA sans élévation du segment ST par rapport à ceux atteints de maladies non cardiaques ou d'autres maladies cardiaques. La concentration de sPLA2 est apparue également associée au diagnostic.
En termes de pronostic, quand les patients ont été divisés en quatre groupes selon le niveau d'activité de sPLA2, les patients du groupe ayant les activités les plus élevées avaient une incidence statistiquement plus élevée de décès cardiaque et d'infarctus que ceux du groupe ayant les plus faibles activités (37,5% contre 13,4%).
Un résultat similaire était observé quand les patients sont divisés selon la concentration de sPLA2 (incidence de 33,6% pour les concentrations les plus élevées contre 16% pour les plus faibles).
"Une seule mesure de l'activité de la sPLA2 [...] apporte une information pronostique indépendante meilleure que la CRP, la concentration de sPLA2 ou l'activité de la Lp-PLA2, sur le risque de décès ou d'infarctus", concluent les chercheurs.
La mesure de l'activité de la sPLA2 a été réalisée à l'aide de l'"Aterovax sPLA2 activity test", un test mis au point par la société Aterovax, précise la société française dans un communiqué./arg/vr/tn
|