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08/03/2012   Ap-hp: le personnel des urgences de l'hegp vote la poursuite de la grève


PARIS, 8 mars 2012 (APM Santé) - Le personnel du service des urgences de l'hôpital européen Georges Pompidou (HEGP) à Paris (AP-HP) a voté mercredi lors d'une assemblée générale la poursuite de la grève afin d'obtenir des solutions pérennes sur la gestion de l'aval des urgences et éviter de prendre en charge des patients dans les couloirs, a indiqué à l'APM le secrétaire CGT de l'HEGP, Joran Jamelot.


Les syndicats SUD, CGT et FO soutiennent le mouvement des personnels. SUD et la CGT ont déposé des préavis de grève respectivement le 23 et le 24 février pour un début officiel de grève le 29 février et le 1er mars.


Alors que la CGT évoque une mobilisation totale des personnels, la direction du groupe hospitalier (GH) des hôpitaux universitaires Paris Ouest a indiqué mercredi à l'APM que le taux de mobilisation (incluant les personnes désignées pour assurer le service minimum) s'élevait à 41% lundi, 50% mardi et 10% mercredi dans ce service qui enregistre 50.000 passages par an (+0,8% par rapport à 2010).


La grève se poursuit malgré la mise en place d'un groupe de travail sur la gestion de l'aval des urgences en interne, coordonné par le Pr Philippe Juvin, chef du service depuis le 24 février, et composé d'infirmiers et d'aides-soignants des urgences, de représentants médicaux et de cadres paramédicaux des pôles concernés par l'aval et du coordonnateur général des soins, Alain Bentounsi.


Le groupe s'est réuni pour la première fois lundi. Il doit proposer, "dans les délais les plus brefs, un protocole de gestion médicale et soignante des patients admis par les urgences définissant les flux d'aval".


Ses membres réfléchiront à l'opportunité de définir des lits dédiés à l'accueil des patients admis aux urgences dans les services d'hospitalisation, à l'hospitalisation en urgence des patients déjà suivis dans une discipline au sein d'un service et à l'optimisation des filières de prise en charge et de l'organisation de la sortie des patients.


"Dans l'attente des conclusions du groupe, des actions ont d'ores et déjà été engagées auprès des services accueillant les patients issus des urgences visant à anticiper l'organisation de leur sortie et à informer en temps réel le service des urgences de la disponibilité en lits", souligne la direction.


Pour le secrétaire CGT de l'HEGP, la grève se poursuit néanmoins car les personnels veulent un "protocole écrit" avec des solutions pérennes. Leurs revendications portent sur la réservation de lits dédiés aux urgences dans les services, la priorité accordée aux patients urgents sur les patients ayant des soins programmés, "en premier lieu ceux relevant du secteur privé", et la mise à disposition du personnel nécessaire à la bonne marche du service.


"Depuis l'ouverture de l'HEGP, c'est le quatrième ou cinquième mouvement et, à chaque fois, on nous sort un groupe de travail, une commission ad hoc et une cellule de crise, qui règlent la situation de manière temporaire puis les choses reviennent à leur état initial", a observé Joran Jamelot.


Cette grève vise à "mettre fin au scandale des patients 'garés' sur des brancards dans les couloirs du service, les 'pré-portes'", explique la CGT dans un communiqué diffusé la semaine dernière. La direction avait précisé qu'il y avait en moyenne cinq patients dans des lits pré-portes par jour alors que l'estimation de la CGT porte sur une quinzaine.


"Ces malades attendent les soins dans des conditions indignes alors que la sécurité sociale paie des journées d'hospitalisation pour eux". Le syndicat souligne que "la confidentialité, l'intimité, la dignité des patients ne sont pas respectées dans ces conditions" et que "la qualité des soins, l'hygiène hospitalière ne peuvent plus être assurées par les personnels".


D'ABORD CONSOLIDER L'AVAL PUIS LANCER D'AUTRES GROUPES DE TRAVAIL


Contacté par l'APM, le nouveau chef du service des urgences a indiqué que la situation s'était améliorée depuis quelques jours et qu'il n'y avait quasiment plus de patients dans des lits pré-portes le matin. Cela a été obtenu "en travaillant avec les services de l'hôpital pour qu'ils puissent admettre des patients au fil de l'eau", a-t-il expliqué.


Il a rappelé qu'il avait un projet de réorganisation du fonctionnement du service mêlant des actions importantes et de petites mesures, comme la transmission entre les équipes de garde et de jour en faisant désormais la tournée des patients, et la mise en place d'un protocole d'intubation.


Philippe Juvin comprend la volonté du personnel d'avoir des solutions pérennes et estime que le mouvement social se déroule "dans une ambiance calme". Il souhaite que le groupe de travail aboutisse rapidement, "d'ici la fin du mois", à des règles simples.


Une fois que la gestion de l'aval sera réglée, une dizaine de groupes de travail seront mis en place afin de "modifier les habitudes" notamment sur le tri des patients, la prescription de radio, l'archivage des dossiers et la prise en charge sociale des patients.


Ces groupes seront chapeautés par un groupe de pilotage, regroupant des professionnels de l'urgence ou non, appelé également "mission d'appui". La direction précise que Philippe Juvin "a pris l'engagement de présenter dans les six mois des résultats mesurables liés aux actions menées"./cb/vr

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