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07/04 2021
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AUVERGNE-RHÔNE-ALPES: TOUS LES ÉTABLISSEMENTS APPELÉS À DÉPROGRAMMER LES ACTIVITÉS CHIRURGICALES ET INTERVENTIONNELLES NON URGENTES

LYON, 7 avril 2021 (APMnews) - L'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes a demandé mardi à tous les établissements de santé, publics et privés, de la région de déprogrammer l'ensemble des activités chirurgicales et interventionnelles non urgentes, "pour une durée de deux semaines réévaluable", afin d'éviter une saturation des services hospitaliers face à la nouvelle aggravation de la situation sanitaire.

Après avoir demandé aux établissements de 4 départements (Rhône, Loire, Isère et Savoie) de déprogrammer 50% de leurs interventions non urgentes (cf dépêche du 02/04/2021 à 17:12), l'ARS élargit donc considérablement sa demande puisqu'elle concerne désormais les établissements de santé des 12 départements de la région et "l'ensemble des activités chirurgicales et interventionnelles non urgentes et sans perte de chance avérée à court terme pour les patients, ainsi que l'activité de chirurgie ambulatoire".

"Cette déprogrammation doit être mise en oeuvre de façon collégiale par la communauté médicale et s’accompagner d’une analyse bénéfice-risques en fonction de la situation du patient", souligne l'ARS, dans un communiqué mercredi.

"Elle doit également s'étendre à l'activité de médecine programmée dont le report ne constituerait pas une perte de chance pour les patients." "Une conversion des activités de médecine en ambulatoire devra, dans ce cadre, être favorisée", précise l'agence.

La déprogrammation "ne concerne pas les activités pédiatriques non différables", souligne-t-elle.

L'agence appelle aussi à avoir "une attention particulière au maintien adapté des activités de diagnostic, de chirurgie carcinologique et de greffe, tout comme au suivi des pathologies chroniques".

"Ces déprogrammations doivent être effectives au plus tard le vendredi 9 avril midi et doivent permettre de redéployer des ressources pour la prise en charge de patients Covid", demande l'ARS.

Elle précise que les ressources médicales et non médicales ainsi libérées "seront mises à disposition des établissements autorisés à la réanimation ou à la surveillance continue dans l’objectif d’augmenter le capacitaire de lits de soins critiques, sous l’égide des établissements 'pilotes de territoire'". "Elles pourront aussi être mobilisées pour l’augmentation du capacitaire de prise en charge de patients en hospitalisation conventionnelle", ajoute-t-elle.

Elle indique que ces mesures s’appliquent "pour une durée minimale de deux semaines, soit jusqu’au 23 avril". L'agence effectuera "une réévaluation régulière de la situation, en lien avec chaque pilote de territoire et amènera à une éventuelle adaptation de ces dispositions".

Une logique d'anticipation qui inclut quelques transferts de patients au sein de la région

"La demande de déprogrammation s’inscrit dans une logique d’anticipation, pour ne pas atteindre un niveau de saturation dans les services hospitaliers, tout comme les transferts de patients qui peuvent avoir lieu au sein d’établissements de la région de façon très ponctuelle et perlée", a souligné l'agence à APMnews, mercredi.

Elle précise que depuis mi-mars, 12 transferts de patients ont été effectués entre établissements au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes et que deux sont prévus ce mercredi.

"Ils ont eu lieu principalement depuis le Rhône et la Loire, vers le Puy-de-Dôme" et "sont organisés par les équipes médicales et en accord avec les familles des patients".

Dans son communiqué, l'ARS justifie sa demande en matière de déprogrammations par "l’aggravation de la circulation de la Covid-19 dans la région [qui] impacte fortement chaque jour l’offre de soins, tant les services d’hospitalisation conventionnelle que ceux de réanimation".

"Le taux d’incidence atteint près de 400 cas pour 100.000 habitants et le taux de positivité dépasse 8% pour l’ensemble de la région", déclare-t-elle. Si les départements les plus touchés "restent la Loire et le Rhône", la situation se dégrade aussi "pour les départements de l’Isère, de l’Ain et de la Savoie".

"Mardi 6 avril, 2.231 patients porteurs de la Covid étaient pris en charge en hospitalisation conventionnelle et 495 en réanimation, alors que 852 lits de réanimations étaient armés, soit 296 lits de plus que le capacitaire historique (556)", indique-t-elle.

san/ab/APMnews

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AUVERGNE-RHÔNE-ALPES: TOUS LES ÉTABLISSEMENTS APPELÉS À DÉPROGRAMMER LES ACTIVITÉS CHIRURGICALES ET INTERVENTIONNELLES NON URGENTES

LYON, 7 avril 2021 (APMnews) - L'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes a demandé mardi à tous les établissements de santé, publics et privés, de la région de déprogrammer l'ensemble des activités chirurgicales et interventionnelles non urgentes, "pour une durée de deux semaines réévaluable", afin d'éviter une saturation des services hospitaliers face à la nouvelle aggravation de la situation sanitaire.

Après avoir demandé aux établissements de 4 départements (Rhône, Loire, Isère et Savoie) de déprogrammer 50% de leurs interventions non urgentes (cf dépêche du 02/04/2021 à 17:12), l'ARS élargit donc considérablement sa demande puisqu'elle concerne désormais les établissements de santé des 12 départements de la région et "l'ensemble des activités chirurgicales et interventionnelles non urgentes et sans perte de chance avérée à court terme pour les patients, ainsi que l'activité de chirurgie ambulatoire".

"Cette déprogrammation doit être mise en oeuvre de façon collégiale par la communauté médicale et s’accompagner d’une analyse bénéfice-risques en fonction de la situation du patient", souligne l'ARS, dans un communiqué mercredi.

"Elle doit également s'étendre à l'activité de médecine programmée dont le report ne constituerait pas une perte de chance pour les patients." "Une conversion des activités de médecine en ambulatoire devra, dans ce cadre, être favorisée", précise l'agence.

La déprogrammation "ne concerne pas les activités pédiatriques non différables", souligne-t-elle.

L'agence appelle aussi à avoir "une attention particulière au maintien adapté des activités de diagnostic, de chirurgie carcinologique et de greffe, tout comme au suivi des pathologies chroniques".

"Ces déprogrammations doivent être effectives au plus tard le vendredi 9 avril midi et doivent permettre de redéployer des ressources pour la prise en charge de patients Covid", demande l'ARS.

Elle précise que les ressources médicales et non médicales ainsi libérées "seront mises à disposition des établissements autorisés à la réanimation ou à la surveillance continue dans l’objectif d’augmenter le capacitaire de lits de soins critiques, sous l’égide des établissements 'pilotes de territoire'". "Elles pourront aussi être mobilisées pour l’augmentation du capacitaire de prise en charge de patients en hospitalisation conventionnelle", ajoute-t-elle.

Elle indique que ces mesures s’appliquent "pour une durée minimale de deux semaines, soit jusqu’au 23 avril". L'agence effectuera "une réévaluation régulière de la situation, en lien avec chaque pilote de territoire et amènera à une éventuelle adaptation de ces dispositions".

Une logique d'anticipation qui inclut quelques transferts de patients au sein de la région

"La demande de déprogrammation s’inscrit dans une logique d’anticipation, pour ne pas atteindre un niveau de saturation dans les services hospitaliers, tout comme les transferts de patients qui peuvent avoir lieu au sein d’établissements de la région de façon très ponctuelle et perlée", a souligné l'agence à APMnews, mercredi.

Elle précise que depuis mi-mars, 12 transferts de patients ont été effectués entre établissements au sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes et que deux sont prévus ce mercredi.

"Ils ont eu lieu principalement depuis le Rhône et la Loire, vers le Puy-de-Dôme" et "sont organisés par les équipes médicales et en accord avec les familles des patients".

Dans son communiqué, l'ARS justifie sa demande en matière de déprogrammations par "l’aggravation de la circulation de la Covid-19 dans la région [qui] impacte fortement chaque jour l’offre de soins, tant les services d’hospitalisation conventionnelle que ceux de réanimation".

"Le taux d’incidence atteint près de 400 cas pour 100.000 habitants et le taux de positivité dépasse 8% pour l’ensemble de la région", déclare-t-elle. Si les départements les plus touchés "restent la Loire et le Rhône", la situation se dégrade aussi "pour les départements de l’Isère, de l’Ain et de la Savoie".

"Mardi 6 avril, 2.231 patients porteurs de la Covid étaient pris en charge en hospitalisation conventionnelle et 495 en réanimation, alors que 852 lits de réanimations étaient armés, soit 296 lits de plus que le capacitaire historique (556)", indique-t-elle.

san/ab/APMnews

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