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07/05 2021
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COVID-19: LE NOMBRE DE NOUVELLES ADMISSIONS HEBDOMADAIRES EN RÉANIMATION ENTAME SA DÉCRUE (SPF)

SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 7 mai 2021 (APMnews) - Le nombre de nouvelles admissions en soins critiques de patients Covid-19 semble avoir entamé sa décrue, avec une baisse de 18% durant la semaine du 26 avril au 2 mai, après plusieurs semaines d'augmentation puis de stabilisation, selon le dernier point épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France (SPF), mis en ligne jeudi soir.

Toutefois la tension hospitalière reste élevée, souligne l'agence.

Au cours de la semaine 17, du 26 avril au 2 mai, une diminution de l'ensemble des indicateurs épidémiologiques était encore observée, mais "l’épidémie reste à un niveau toujours élevé, supérieur à celui observé une semaine avant la levée du deuxième confinement", prévient l'agence.

Quelque 150.275 nouveaux cas ont été confirmés durant cette semaine 17, soit près de 21.500 cas par jour en moyenne. Le taux d'incidence corrigé, prenant en compte le samedi 1er mai férié, était en diminution de 20% à 241 pour 100.000 habitants, dans toutes les classes d'âge même si la baisse était moins marquée chez les 0-14 ans (-6%).

Le ralentissement de la circulation virale se confirme avec des taux R effectifs significativement inférieurs à 1 en métropole pour la troisième semaine consécutive.

Du côté des hospitalisations, le nombre de nouvelles hospitalisations a continué à diminuer pour la 3e semaine consécutive, de 13% par rapport à la semaine précédente, à 10.748.

Le nombre de nouvelles admissions en services de soins critiques a également baissé, de 18% à 2.440 admissions, après plusieurs semaines de hausse puis une stabilisation au cours des 2 semaines précédentes.

Mais le nombre de patients Covid-19 en cours d'hospitalisation restait élevé, à 28.487 personnes au 4 mai (-6% par rapport au 27 avril), dont 5.520 en soins critiques (-7%).

Les décès hebdomadaires parmi les patients hospitalisés ont également diminué en semaine 17, de 7% à 1.957 décès, après une augmentation la semaine précédente.

S'agissant des établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), le nombre de signalements d'un ou plusieurs cas de Covid-19 chez les résidents et le personnel a légèrement diminué (352 la semaine du 19 avril) et SPF constate une stabilisation du nombre de cas confirmés (2.338 la semaine du 19 avril) et de décès.

Du 1er mars 2020 au 2 mai 2021, l'agence a enregistré 111.132 cas chez le personnel et 208.649 chez les résidents, dont respectivement 88.082 et 176.506 dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées (EHPA, dont les Ehpad). Au total, 37.323 décès de résidents ont été enregistrés, dont 26.267 en établissement et 11.056 à l'hôpital (dont respectivement 25.995 et 10.436 de résidents d'EHPA).

Diminution de l'âge des cas graves

La surveillance des cas graves de Covid-19, admis en réanimation, montre une évolution du profil de ces cas entre septembre-décembre 2020 et janvier-mai 2021. L'âge médian des patients a diminué, de 68 à 65 ans, et la proportion de patients de 65 ans et plus a significativement baissé, passant de 63% à 52%, tandis que celle des 45-64 ans a significativement augmenté, de 31% à 39%.

En outre, davantage de patients sans comorbidité arrivent en réanimation: 13% contre 11%. Les comorbidités les plus fréquentes restent l'obésité, l'hypertension artérielle et le diabète.

Un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) sévère au cours du séjour est survenu chez 47% des patients pour lesquels l'information était renseignée, une proportion comparable entre les 2 périodes. Parmi eux, 46% ont bénéficié d'une oxygénothérapie à haut débit (évolution à la hausse entre les 2 périodes, de 43% à 49%), 42% d'une ventilation invasive (évolution à la baisse, de 45% à 40%) et 3% d'une assistance extracorporelle (Ecmo/ECCO2R).

Variants sous surveillance

Les tests de criblage réalisés parmi les tests positifs (52,4% de l'ensemble des tests de première intention positifs) indiquent que le variant 20I/501Y.V1, ayant émergé au Royaume-Uni, est suspecté dans 80,8% des tests, et les variants dits sud-africain et brésilien, ensemble, dans 5,5% des cas. Pour ces derniers, la proportion est supérieure à 10% dans 12 départements.

Concernant le variant 20C/655Y, dit "breton", 42 cas confirmés ont été recensés au 4 mai, dont 39 en Bretagne et 3 dans d'autres régions, "chez des personnes ayant un lien avec la zone de circulation du virus dans les Côtes-d'Armor".

"Tous les cas ont un lien direct ou indirect avec la zone de surveillance renforcée en Bretagne. La majorité des cas est reliée à des transmissions au sein de clusters hospitaliers dans la zone. Quelques cas ont été rapportés en lien avec une chaîne de transmission en communauté mais, à ce jour, les indicateurs de surveillance ne suggèrent pas de diffusion communautaire importante de ce variant dans la population, que ce soit en Bretagne ou ailleurs", précise Santé publique France.

Au total, 18 décès de personnes infectées par ce variant ont été rapportés en France, en majorité chez des personnes âgées ou présentant des comorbidités.

L'agence évoque aussi la situation épidémiologique du variant 20I/484K, "identifié pour la première fois en Grande-Bretagne suite à l’acquisition par le [variant] 20I/501Y.V1 de la mutation E484K, sans signal à ce jour en faveur d’une diffusion significative au Royaume-Uni ou ailleurs dans le monde".

Depuis début avril, une augmentation de cas de ce variant a été observée en Ile-de-France et dans une zone limitée autour de Brest, "laissant suspecter un début de transmission communautaire dans ces deux zones géographiques". Mais il reste très minoritaire. Les investigations épidémiologiques se poursuivent. Aucune évolution notable n'a été observée dans les autres régions.

Quant au variant "indien" B.1.617, au 5 mai, 11 épisodes ont été signalés en France, avec au moins 1 cas confirmé par SANGER ou WGS. Il s'agit essentiellement de cas importés. "Des transmissions secondaires ont été rapportées dans l’entourage familial et amical de certains cas, mais les mesures précoces d’identification et d’isolement des cas et de leurs contacts ont permis de limiter le risque de diffusion."

SPF note par ailleurs que la santé mentale des personnes interrogées lors de l'enquête CoviPrev du 21 au 23 avril restait dégradée, avec une prévalence élevée des états anxieux et dépressifs (22% chacun), des problèmes de sommeil (64%) et des pensées suicidaires (9%), en particulier chez les jeunes, les personnes en situation de précarité et celles ayant eu des symptômes du Covid-19.

L'enquête montre par ailleurs globalement une augmentation de l'adhésion systématique aux mesures en lien avec l'interaction sociale.

Plus de 17 millions de personnes ont reçu au moins une dose

Au 6 mai, plus de 24,5 millions d'injections vaccinales contre le Covid-19 ont été réalisées depuis le début de la campagne, selon un communiqué de la direction générale de la santé (DGS) jeudi soir. Ainsi, 17.130.308 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, et parmi elles 7.386.030 en ont reçu 2, soit respectivement 25,6% et 11% de la population totale.

Au cours des dernières 24 heures, 604.771 injections ont été réalisées.

La couverture vaccinale des 75-79 ans, avec au moins 1 dose, était de 80,5% (60,7% complètement vaccinées) au 4 mai, et celle des 80 ans et plus de 71,3% (54,7% complètement vaccinées), dénombre SPF dans son point hebdomadaire.

SPF, point épidémiologique Covid-19 du 6 mai

cd/nc/APMnews

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SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 7 mai 2021 (APMnews) - Le nombre de nouvelles admissions en soins critiques de patients Covid-19 semble avoir entamé sa décrue, avec une baisse de 18% durant la semaine du 26 avril au 2 mai, après plusieurs semaines d'augmentation puis de stabilisation, selon le dernier point épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France (SPF), mis en ligne jeudi soir.

Toutefois la tension hospitalière reste élevée, souligne l'agence.

Au cours de la semaine 17, du 26 avril au 2 mai, une diminution de l'ensemble des indicateurs épidémiologiques était encore observée, mais "l’épidémie reste à un niveau toujours élevé, supérieur à celui observé une semaine avant la levée du deuxième confinement", prévient l'agence.

Quelque 150.275 nouveaux cas ont été confirmés durant cette semaine 17, soit près de 21.500 cas par jour en moyenne. Le taux d'incidence corrigé, prenant en compte le samedi 1er mai férié, était en diminution de 20% à 241 pour 100.000 habitants, dans toutes les classes d'âge même si la baisse était moins marquée chez les 0-14 ans (-6%).

Le ralentissement de la circulation virale se confirme avec des taux R effectifs significativement inférieurs à 1 en métropole pour la troisième semaine consécutive.

Du côté des hospitalisations, le nombre de nouvelles hospitalisations a continué à diminuer pour la 3e semaine consécutive, de 13% par rapport à la semaine précédente, à 10.748.

Le nombre de nouvelles admissions en services de soins critiques a également baissé, de 18% à 2.440 admissions, après plusieurs semaines de hausse puis une stabilisation au cours des 2 semaines précédentes.

Mais le nombre de patients Covid-19 en cours d'hospitalisation restait élevé, à 28.487 personnes au 4 mai (-6% par rapport au 27 avril), dont 5.520 en soins critiques (-7%).

Les décès hebdomadaires parmi les patients hospitalisés ont également diminué en semaine 17, de 7% à 1.957 décès, après une augmentation la semaine précédente.

S'agissant des établissements sociaux et médico-sociaux (ESMS), le nombre de signalements d'un ou plusieurs cas de Covid-19 chez les résidents et le personnel a légèrement diminué (352 la semaine du 19 avril) et SPF constate une stabilisation du nombre de cas confirmés (2.338 la semaine du 19 avril) et de décès.

Du 1er mars 2020 au 2 mai 2021, l'agence a enregistré 111.132 cas chez le personnel et 208.649 chez les résidents, dont respectivement 88.082 et 176.506 dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées (EHPA, dont les Ehpad). Au total, 37.323 décès de résidents ont été enregistrés, dont 26.267 en établissement et 11.056 à l'hôpital (dont respectivement 25.995 et 10.436 de résidents d'EHPA).

Diminution de l'âge des cas graves

La surveillance des cas graves de Covid-19, admis en réanimation, montre une évolution du profil de ces cas entre septembre-décembre 2020 et janvier-mai 2021. L'âge médian des patients a diminué, de 68 à 65 ans, et la proportion de patients de 65 ans et plus a significativement baissé, passant de 63% à 52%, tandis que celle des 45-64 ans a significativement augmenté, de 31% à 39%.

En outre, davantage de patients sans comorbidité arrivent en réanimation: 13% contre 11%. Les comorbidités les plus fréquentes restent l'obésité, l'hypertension artérielle et le diabète.

Un syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) sévère au cours du séjour est survenu chez 47% des patients pour lesquels l'information était renseignée, une proportion comparable entre les 2 périodes. Parmi eux, 46% ont bénéficié d'une oxygénothérapie à haut débit (évolution à la hausse entre les 2 périodes, de 43% à 49%), 42% d'une ventilation invasive (évolution à la baisse, de 45% à 40%) et 3% d'une assistance extracorporelle (Ecmo/ECCO2R).

Variants sous surveillance

Les tests de criblage réalisés parmi les tests positifs (52,4% de l'ensemble des tests de première intention positifs) indiquent que le variant 20I/501Y.V1, ayant émergé au Royaume-Uni, est suspecté dans 80,8% des tests, et les variants dits sud-africain et brésilien, ensemble, dans 5,5% des cas. Pour ces derniers, la proportion est supérieure à 10% dans 12 départements.

Concernant le variant 20C/655Y, dit "breton", 42 cas confirmés ont été recensés au 4 mai, dont 39 en Bretagne et 3 dans d'autres régions, "chez des personnes ayant un lien avec la zone de circulation du virus dans les Côtes-d'Armor".

"Tous les cas ont un lien direct ou indirect avec la zone de surveillance renforcée en Bretagne. La majorité des cas est reliée à des transmissions au sein de clusters hospitaliers dans la zone. Quelques cas ont été rapportés en lien avec une chaîne de transmission en communauté mais, à ce jour, les indicateurs de surveillance ne suggèrent pas de diffusion communautaire importante de ce variant dans la population, que ce soit en Bretagne ou ailleurs", précise Santé publique France.

Au total, 18 décès de personnes infectées par ce variant ont été rapportés en France, en majorité chez des personnes âgées ou présentant des comorbidités.

L'agence évoque aussi la situation épidémiologique du variant 20I/484K, "identifié pour la première fois en Grande-Bretagne suite à l’acquisition par le [variant] 20I/501Y.V1 de la mutation E484K, sans signal à ce jour en faveur d’une diffusion significative au Royaume-Uni ou ailleurs dans le monde".

Depuis début avril, une augmentation de cas de ce variant a été observée en Ile-de-France et dans une zone limitée autour de Brest, "laissant suspecter un début de transmission communautaire dans ces deux zones géographiques". Mais il reste très minoritaire. Les investigations épidémiologiques se poursuivent. Aucune évolution notable n'a été observée dans les autres régions.

Quant au variant "indien" B.1.617, au 5 mai, 11 épisodes ont été signalés en France, avec au moins 1 cas confirmé par SANGER ou WGS. Il s'agit essentiellement de cas importés. "Des transmissions secondaires ont été rapportées dans l’entourage familial et amical de certains cas, mais les mesures précoces d’identification et d’isolement des cas et de leurs contacts ont permis de limiter le risque de diffusion."

SPF note par ailleurs que la santé mentale des personnes interrogées lors de l'enquête CoviPrev du 21 au 23 avril restait dégradée, avec une prévalence élevée des états anxieux et dépressifs (22% chacun), des problèmes de sommeil (64%) et des pensées suicidaires (9%), en particulier chez les jeunes, les personnes en situation de précarité et celles ayant eu des symptômes du Covid-19.

L'enquête montre par ailleurs globalement une augmentation de l'adhésion systématique aux mesures en lien avec l'interaction sociale.

Plus de 17 millions de personnes ont reçu au moins une dose

Au 6 mai, plus de 24,5 millions d'injections vaccinales contre le Covid-19 ont été réalisées depuis le début de la campagne, selon un communiqué de la direction générale de la santé (DGS) jeudi soir. Ainsi, 17.130.308 personnes ont reçu au moins une dose de vaccin, et parmi elles 7.386.030 en ont reçu 2, soit respectivement 25,6% et 11% de la population totale.

Au cours des dernières 24 heures, 604.771 injections ont été réalisées.

La couverture vaccinale des 75-79 ans, avec au moins 1 dose, était de 80,5% (60,7% complètement vaccinées) au 4 mai, et celle des 80 ans et plus de 71,3% (54,7% complètement vaccinées), dénombre SPF dans son point hebdomadaire.

SPF, point épidémiologique Covid-19 du 6 mai

cd/nc/APMnews

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