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16/09 2021
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L'ACTIVITÉ DU SERVICE D'ACCÈS AUX SOINS DE HAUTE-GARONNE A PARTIELLEMENT DÉBUTÉ

(Par Sylvain LABAUNE)

TOULOUSE, 16 septembre 2021 (APMnews) - Le fonctionnement du service d'accès aux soins (SAS) de Haute-Garonne a partiellement débuté le 31 mai, pour un déploiement total espéré avant l'été 2022, a expliqué à APMnews Benoît Ricaut-Larose, directeur adjoint du premier recours à l'agence régionale santé (ARS) Occitanie.

Le SAS de Haute-Garonne (Samu 31, CHU de Toulouse) fait partie des 22 projets pilotes qui ont été retenus fin 2020 par le ministère des solidarités et de la santé pour conduire une expérimentation du dispositif (cf dépêche du 03/12/2020 à 17:16 et dépêche du 23/11/2020 à 14:00).

L'organisation du SAS Haute-Garonne ne s'est finalement pas faite sous la forme d'un groupement de coopération sanitaire (GCS), contrairement à ce qui avait été envisagé au départ.

Il s'agit d'un fonctionnement sur la base d'une convention entre les trois acteurs du SAS Haute-Garonne:

  • le CHU de Toulouse qui gère la partie aide médicale urgente (AMU)
  • l'association de régulation de la permanence des soins ambulatoire (PDSA), gérée par des médecins libéraux, pour la régulation des appels en heures de permanence des soins (la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et jours fériés)
  • l'association nouvellement créée (avec le début du SAS) de médecine libérale qui régule les appels en journée et le samedi matin.

Ces partenaires "constituent la première brique qui est la régulation du SAS", a expliqué Benoît Ricaut-Larose.

Les appels arrivent "dans ce qu'on appelle le front office" avec un auxiliaire de régulation médicale (Parm) qui décroche au sein du SAS pour évaluer la gravité selon trois critères:

  • niveau P0: une urgence vitale avec l'envoi immédiat de moyens en "départ réflexe" par le Parm
  • P1: un questionnaire est envoyé vers l'AMU, avec une prise en charge par le médecin régulateur (filière "classique" du Samu)
  • P2: un besoin de soins différé, qui relève des soins non programmés, pour lequel l'assistant de régulation médicale (ARM) transmet à la filière de soins non programmés, en journée au médecin régulateur des soins non programmés et la nuit au médecin de PDSA. Lorsqu'il y a besoin de prise de rendez-vous, le dossier est transmis à l'opérateur de soins non programmés (ONSP).

Organisation du SAS Haute-Garonne
Organisation du SAS Haute-Garonne

L'ONSP est la nouvelle fonction créée avec les SAS. En Haute-Garonne, "il n'est pas positionné en front office" comme dans d'autres SAS, "mais il arrive après la régulation du médecin", a rapporté Benoît Ricaut-Larose.

"Chez nous, l'ONSP arrive en bout de chaîne pour gérer les prises de rendez-vous qu'il organise soit vers les médecins traitants, soit vers les CPTS [communautés professionnelles territoriales de santé] ou une consultation spécialisée en établissement ou en ville", a-t-il précisé.

Pour résumer, le SAS Haute-Garonne "intervient dès qu'une personne a besoin de soins", appelle les numéros 15, 116-117 ou 39-66 (spécifiques à l'Occitanie pour joindre un médecin). "A terme", le Samu et les soins non programmés seront une "entité du SAS" qui regroupera l'ensemble de la régulation, a-t-il souligné.

Un déploiement qui doit être finalisé au 31 mai 2022

Le déploiement total du SAS Haute-Garonne est espéré d'ici un an, "il faudrait qu'au 31 mai 2022 nous ayons déployé tous les services pour avoir un fonctionnement 'normal'", a déclaré Benoît Ricaut-Larose.

"Aujourd'hui, ce qui fonctionne, c'est le conseil médical, l'orientation vers des rendez-vous en ville dans le département" mais "nous n'avons pas encore assez de moyens pour étoffer l'offre", a-t-il continué.

"Maintenant, nous devons développer le nombre de médecins, de cabinets, de maisons de santé, de CPTS qui rejoignent le projet", mais ce développement a été ralenti par la crise du Covid-19.

Il restera notamment à mettre en place la "filière infirmières, c'est-à-dire mobiliser des infirmières libérales pour pouvoir faire des visites à domicile et éventuellement de la vidéo-assistance avec un médecin du SAS", ainsi que des filières spécifiques aux personnes âgées et à la santé mentale.

L'enveloppe attribuée pour l'expérimentation du SAS Haute-Garonne est de 1,9 million d'euros (M€), contre un coût initialement évalué à 3,1 M€ par an par les porteurs du projet.

syl/ab/APMnews

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L'ACTIVITÉ DU SERVICE D'ACCÈS AUX SOINS DE HAUTE-GARONNE A PARTIELLEMENT DÉBUTÉ

(Par Sylvain LABAUNE)

TOULOUSE, 16 septembre 2021 (APMnews) - Le fonctionnement du service d'accès aux soins (SAS) de Haute-Garonne a partiellement débuté le 31 mai, pour un déploiement total espéré avant l'été 2022, a expliqué à APMnews Benoît Ricaut-Larose, directeur adjoint du premier recours à l'agence régionale santé (ARS) Occitanie.

Le SAS de Haute-Garonne (Samu 31, CHU de Toulouse) fait partie des 22 projets pilotes qui ont été retenus fin 2020 par le ministère des solidarités et de la santé pour conduire une expérimentation du dispositif (cf dépêche du 03/12/2020 à 17:16 et dépêche du 23/11/2020 à 14:00).

L'organisation du SAS Haute-Garonne ne s'est finalement pas faite sous la forme d'un groupement de coopération sanitaire (GCS), contrairement à ce qui avait été envisagé au départ.

Il s'agit d'un fonctionnement sur la base d'une convention entre les trois acteurs du SAS Haute-Garonne:

  • le CHU de Toulouse qui gère la partie aide médicale urgente (AMU)
  • l'association de régulation de la permanence des soins ambulatoire (PDSA), gérée par des médecins libéraux, pour la régulation des appels en heures de permanence des soins (la nuit, le samedi après-midi, le dimanche et jours fériés)
  • l'association nouvellement créée (avec le début du SAS) de médecine libérale qui régule les appels en journée et le samedi matin.

Ces partenaires "constituent la première brique qui est la régulation du SAS", a expliqué Benoît Ricaut-Larose.

Les appels arrivent "dans ce qu'on appelle le front office" avec un auxiliaire de régulation médicale (Parm) qui décroche au sein du SAS pour évaluer la gravité selon trois critères:

  • niveau P0: une urgence vitale avec l'envoi immédiat de moyens en "départ réflexe" par le Parm
  • P1: un questionnaire est envoyé vers l'AMU, avec une prise en charge par le médecin régulateur (filière "classique" du Samu)
  • P2: un besoin de soins différé, qui relève des soins non programmés, pour lequel l'assistant de régulation médicale (ARM) transmet à la filière de soins non programmés, en journée au médecin régulateur des soins non programmés et la nuit au médecin de PDSA. Lorsqu'il y a besoin de prise de rendez-vous, le dossier est transmis à l'opérateur de soins non programmés (ONSP).

Organisation du SAS Haute-Garonne
Organisation du SAS Haute-Garonne

L'ONSP est la nouvelle fonction créée avec les SAS. En Haute-Garonne, "il n'est pas positionné en front office" comme dans d'autres SAS, "mais il arrive après la régulation du médecin", a rapporté Benoît Ricaut-Larose.

"Chez nous, l'ONSP arrive en bout de chaîne pour gérer les prises de rendez-vous qu'il organise soit vers les médecins traitants, soit vers les CPTS [communautés professionnelles territoriales de santé] ou une consultation spécialisée en établissement ou en ville", a-t-il précisé.

Pour résumer, le SAS Haute-Garonne "intervient dès qu'une personne a besoin de soins", appelle les numéros 15, 116-117 ou 39-66 (spécifiques à l'Occitanie pour joindre un médecin). "A terme", le Samu et les soins non programmés seront une "entité du SAS" qui regroupera l'ensemble de la régulation, a-t-il souligné.

Un déploiement qui doit être finalisé au 31 mai 2022

Le déploiement total du SAS Haute-Garonne est espéré d'ici un an, "il faudrait qu'au 31 mai 2022 nous ayons déployé tous les services pour avoir un fonctionnement 'normal'", a déclaré Benoît Ricaut-Larose.

"Aujourd'hui, ce qui fonctionne, c'est le conseil médical, l'orientation vers des rendez-vous en ville dans le département" mais "nous n'avons pas encore assez de moyens pour étoffer l'offre", a-t-il continué.

"Maintenant, nous devons développer le nombre de médecins, de cabinets, de maisons de santé, de CPTS qui rejoignent le projet", mais ce développement a été ralenti par la crise du Covid-19.

Il restera notamment à mettre en place la "filière infirmières, c'est-à-dire mobiliser des infirmières libérales pour pouvoir faire des visites à domicile et éventuellement de la vidéo-assistance avec un médecin du SAS", ainsi que des filières spécifiques aux personnes âgées et à la santé mentale.

L'enveloppe attribuée pour l'expérimentation du SAS Haute-Garonne est de 1,9 million d'euros (M€), contre un coût initialement évalué à 3,1 M€ par an par les porteurs du projet.

syl/ab/APMnews

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