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L'ACTIVITÉ ANNUELLE DES URGENCES RELATIVEMENT STABLE EN ÎLE-DE-FRANCE EN 2025 (ORSNP)
Le rapport utilise les données régionales des résumés de passage aux urgences (RPU), mises à disposition par le groupement régional francilien d'appui au développement de l'e-santé (Grades) Sesan, ainsi que les données nationales des RPU fournies par l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH).
Dans le reste de la France, l'activité annuelle des urgences (en volume brut, nombre total sans les doublons) a augmenté de 1,5% entre 2024 et 2025 et de +1,2% à périmètre constant (l'analyse est restreinte aux établissements n'ayant pas eu d'interruption de transmissions de leurs passages aux urgences).
En Île-de-France, plus de 4,2 millions de RPU ont été enregistrés en 2025, soit 19,9% des RPU de la France entière, alors que l'Île-de-France ne représente que 18,2% de la population française.
Les habitants d'Île-de-France vont plus aux urgences que la moyenne du reste de la France. En 2025, le taux de passage par 1.000 habitants est 11% plus élevé en Île-de-France que dans le reste de la France (336 passages contre 302 passages). Cela peut s'expliquer par "une offre de soins plus accessible et un maillage des structures d'urgence plus fin en région francilienne, ainsi qu'à la mise en place d'une régulation en amont des urgences dans certaines régions, qui n'existe pas en Île-de-France", est-il pointé.
La même tendance était observée en 2024 mais le taux de passage par millier d'habitants était alors de 14%, rappelle-t-on (cf dépêche du 03/06/2025 à 13:56). "Cet écart s'est légèrement resserré en 2025 avec une diminution du nombre de passages en Île-de-France mais une augmentation dans le reste de la France", note l'ORSNP.
Hausse des patients présentant des niveaux de gravité plus importants
D'après les données collectées, le taux d'hospitalisation des patients passés par les urgences est de 15,2% en Île-de-France contre 22,8% dans le reste de la France. Le taux d'hospitalisation pour 1.000 habitants est de 47,6% en Île-de-France en 2024 contre 69% dans le reste du pays.
Par rapport à 2024, le taux d'hospitalisations est en hausse d'un point dans la région francilienne. Cette augmentation est cohérente avec l'augmentation générale du taux d'hospitalisation dans le reste de la France, bien que moins marquée (de 22,5% en 2024 à 22,8% en 2025).
L'ORSNP alerte toutefois sur quelques éléments méthodologiques pour interpréter ces chiffres, notamment le fait que les hospitalisations depuis les urgences "englobent une pluralité de situations (zone et unités d'hospitalisation de courte durée -ZHTCD et UHCD, mutation vers un autre service, transfert…)".
"La collecte des données concernant les hospitalisations est parfois rendue difficile par les nuances entre hospitalisations aux urgences en UHCD, en ZHTCD ou hors des urgences. Les logiciels des urgences, maillons essentiels de la collecte des données d'activité, ne sont pas toujours calibrés en adéquation avec la réalité des services d'urgence", est-il aussi noté par l'observatoire.
Le niveau de gravité des patients a également évolué. La part des CCMU (classification clinique des malades aux urgences) 1 et 2 a baissé au profit du code CCMU 3, qui est passé de 16% en 2022, à 27% en 2024 et à 28% en 2025. Les établissements de santé privés à intérêt collectif (Espic) et les hôpitaux publics accueillent le plus de patients codés comme graves (CCMU 3, CCMU 4 et CCMU 5), respectivement 69% et 45,6%. Les cliniques n'en reçoivent que 15,4%.
Les diagnostics les plus fréquents sont: "traumatisme du membre", "douleurs abdominales, pathologies digestives", "signes généraux et autres pathologies".
L'âge médian des patients des urgences d'Île-de-France a légèrement augmenté (37 ans) mais reste inférieur de 5 ans à celui du reste de la France. Entre les départements, l'âge moyen des patients varie de 35 ans en Seine-Saint-Denis à 39 ans dans les Yvelines. Il est de 42 ans dans le reste de la France.
Les hôpitaux publics prennent en charge 95% des passages aux urgences des 0-1 an, 70% des 75-84 ans et 74% des plus de 85 ans. La tranche d'âge la plus représentée dans le privé à but lucratif est celle des 18-74 ans.
Les appels reçus par les Samu-SAS en hausse de 2,7% en Île-de-France
Les Samu et les services d'accès aux soins (SAS) d'Île-de-France ont reçu près de 4,8 millions d'appels en 2025, soit 2,7% de plus qu'en 2024, est-il signalé dans un autre rapport de l'ORSNP sur leur activité.
Le nombre de dossiers de régulation médicale (DRM) créés en 2025 a atteint environ 2,2 millions, en hausse de 4,7% par rapport à l'année précédente. Les DRM "correspondent en principe chacun à un patient concerné par un appel au Samu ou au SAS, dès lors qu'il y a eu un acte de régulation médicale par un médecin. En ce sens, le volume de DRM est un indicateur pertinent pour mesurer l'activité médicale des Samu et des SAS", est-il précisé dans le rapport.
Le volume de DRM est concentré de 8h à 20h, l'activité baisse ensuite sur la plage 20h-minuit et est beaucoup plus faible durant la nuit (0-8h). À Paris, l'activité entre midi et 16h est plus importante que dans les autres départements. La Seine-Saint-Denis connaît une forte activité en soirée (20h-minuit), plus importante que dans le reste des départements, "à mettre en lien avec la régulation des patients se rendant en maisons médicales de garde".
La régulation en médecine d'urgence représente environ un quart des DRM pour les Samu et les SAS de l'Essonne, des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne contre près de la moitié pour Paris, la Seine-et-Marne, les Yvelines et le Val-d'Oise.
Toutefois, l'ORSNP met en garde sur l'interprétation de ces chiffres, "à considérer avec précaution du fait des différences de pratiques qui peuvent exister entre les Samu et les SAS quant à la catégorisation des DRM". Ces catégorisations peuvent également dépendre des disponibilités des médecins urgentistes ou généralistes, est-il ajouté.
Pour le Samu et les SAS du Val-d'Oise et de la Seine-et-Marne, la part des dossiers régulés comme médecine d'urgence connaît une baisse importante (autour de 10 points de pourcentage), en raison d'un plus grand nombre de médecins généralistes régulateurs disponibles.
Les motifs d'appels les plus récurrents sont des traumatismes, des pathologies digestives, et de la fièvre, particulièrement chez les enfants de moins de 2 ans. Par rapport à 2024, la part des DRM ayant pour motif d'appel un traumatisme a augmenté pour toutes les tranches d'âge. La proportion est passée de 6,8% à 8,5%, ce qui en fait le premier motif de recours en 2025. Chez les adultes, les motifs "malaise" et "douleur thoracique" prennent une part non négligeable.
En Île-de-France, en 2025, 919.849 DRM ont conduit à des engagements de moyens, environ 42%. Dans le détail, 26% des DRM comportaient un engagement des pompiers, 17% un envoi d'ambulance et 4% une intervention Smur en mission primaire.
(Rapport d'activité 2025 "activité des structures d'urgence" et "activité des Samu et des SAS" de l'ORSNP Île-de-France)
ah/nc/APMnews
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L'ACTIVITÉ ANNUELLE DES URGENCES RELATIVEMENT STABLE EN ÎLE-DE-FRANCE EN 2025 (ORSNP)
Le rapport utilise les données régionales des résumés de passage aux urgences (RPU), mises à disposition par le groupement régional francilien d'appui au développement de l'e-santé (Grades) Sesan, ainsi que les données nationales des RPU fournies par l'Agence technique de l'information sur l'hospitalisation (ATIH).
Dans le reste de la France, l'activité annuelle des urgences (en volume brut, nombre total sans les doublons) a augmenté de 1,5% entre 2024 et 2025 et de +1,2% à périmètre constant (l'analyse est restreinte aux établissements n'ayant pas eu d'interruption de transmissions de leurs passages aux urgences).
En Île-de-France, plus de 4,2 millions de RPU ont été enregistrés en 2025, soit 19,9% des RPU de la France entière, alors que l'Île-de-France ne représente que 18,2% de la population française.
Les habitants d'Île-de-France vont plus aux urgences que la moyenne du reste de la France. En 2025, le taux de passage par 1.000 habitants est 11% plus élevé en Île-de-France que dans le reste de la France (336 passages contre 302 passages). Cela peut s'expliquer par "une offre de soins plus accessible et un maillage des structures d'urgence plus fin en région francilienne, ainsi qu'à la mise en place d'une régulation en amont des urgences dans certaines régions, qui n'existe pas en Île-de-France", est-il pointé.
La même tendance était observée en 2024 mais le taux de passage par millier d'habitants était alors de 14%, rappelle-t-on (cf dépêche du 03/06/2025 à 13:56). "Cet écart s'est légèrement resserré en 2025 avec une diminution du nombre de passages en Île-de-France mais une augmentation dans le reste de la France", note l'ORSNP.
Hausse des patients présentant des niveaux de gravité plus importants
D'après les données collectées, le taux d'hospitalisation des patients passés par les urgences est de 15,2% en Île-de-France contre 22,8% dans le reste de la France. Le taux d'hospitalisation pour 1.000 habitants est de 47,6% en Île-de-France en 2024 contre 69% dans le reste du pays.
Par rapport à 2024, le taux d'hospitalisations est en hausse d'un point dans la région francilienne. Cette augmentation est cohérente avec l'augmentation générale du taux d'hospitalisation dans le reste de la France, bien que moins marquée (de 22,5% en 2024 à 22,8% en 2025).
L'ORSNP alerte toutefois sur quelques éléments méthodologiques pour interpréter ces chiffres, notamment le fait que les hospitalisations depuis les urgences "englobent une pluralité de situations (zone et unités d'hospitalisation de courte durée -ZHTCD et UHCD, mutation vers un autre service, transfert…)".
"La collecte des données concernant les hospitalisations est parfois rendue difficile par les nuances entre hospitalisations aux urgences en UHCD, en ZHTCD ou hors des urgences. Les logiciels des urgences, maillons essentiels de la collecte des données d'activité, ne sont pas toujours calibrés en adéquation avec la réalité des services d'urgence", est-il aussi noté par l'observatoire.
Le niveau de gravité des patients a également évolué. La part des CCMU (classification clinique des malades aux urgences) 1 et 2 a baissé au profit du code CCMU 3, qui est passé de 16% en 2022, à 27% en 2024 et à 28% en 2025. Les établissements de santé privés à intérêt collectif (Espic) et les hôpitaux publics accueillent le plus de patients codés comme graves (CCMU 3, CCMU 4 et CCMU 5), respectivement 69% et 45,6%. Les cliniques n'en reçoivent que 15,4%.
Les diagnostics les plus fréquents sont: "traumatisme du membre", "douleurs abdominales, pathologies digestives", "signes généraux et autres pathologies".
L'âge médian des patients des urgences d'Île-de-France a légèrement augmenté (37 ans) mais reste inférieur de 5 ans à celui du reste de la France. Entre les départements, l'âge moyen des patients varie de 35 ans en Seine-Saint-Denis à 39 ans dans les Yvelines. Il est de 42 ans dans le reste de la France.
Les hôpitaux publics prennent en charge 95% des passages aux urgences des 0-1 an, 70% des 75-84 ans et 74% des plus de 85 ans. La tranche d'âge la plus représentée dans le privé à but lucratif est celle des 18-74 ans.
Les appels reçus par les Samu-SAS en hausse de 2,7% en Île-de-France
Les Samu et les services d'accès aux soins (SAS) d'Île-de-France ont reçu près de 4,8 millions d'appels en 2025, soit 2,7% de plus qu'en 2024, est-il signalé dans un autre rapport de l'ORSNP sur leur activité.
Le nombre de dossiers de régulation médicale (DRM) créés en 2025 a atteint environ 2,2 millions, en hausse de 4,7% par rapport à l'année précédente. Les DRM "correspondent en principe chacun à un patient concerné par un appel au Samu ou au SAS, dès lors qu'il y a eu un acte de régulation médicale par un médecin. En ce sens, le volume de DRM est un indicateur pertinent pour mesurer l'activité médicale des Samu et des SAS", est-il précisé dans le rapport.
Le volume de DRM est concentré de 8h à 20h, l'activité baisse ensuite sur la plage 20h-minuit et est beaucoup plus faible durant la nuit (0-8h). À Paris, l'activité entre midi et 16h est plus importante que dans les autres départements. La Seine-Saint-Denis connaît une forte activité en soirée (20h-minuit), plus importante que dans le reste des départements, "à mettre en lien avec la régulation des patients se rendant en maisons médicales de garde".
La régulation en médecine d'urgence représente environ un quart des DRM pour les Samu et les SAS de l'Essonne, des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne contre près de la moitié pour Paris, la Seine-et-Marne, les Yvelines et le Val-d'Oise.
Toutefois, l'ORSNP met en garde sur l'interprétation de ces chiffres, "à considérer avec précaution du fait des différences de pratiques qui peuvent exister entre les Samu et les SAS quant à la catégorisation des DRM". Ces catégorisations peuvent également dépendre des disponibilités des médecins urgentistes ou généralistes, est-il ajouté.
Pour le Samu et les SAS du Val-d'Oise et de la Seine-et-Marne, la part des dossiers régulés comme médecine d'urgence connaît une baisse importante (autour de 10 points de pourcentage), en raison d'un plus grand nombre de médecins généralistes régulateurs disponibles.
Les motifs d'appels les plus récurrents sont des traumatismes, des pathologies digestives, et de la fièvre, particulièrement chez les enfants de moins de 2 ans. Par rapport à 2024, la part des DRM ayant pour motif d'appel un traumatisme a augmenté pour toutes les tranches d'âge. La proportion est passée de 6,8% à 8,5%, ce qui en fait le premier motif de recours en 2025. Chez les adultes, les motifs "malaise" et "douleur thoracique" prennent une part non négligeable.
En Île-de-France, en 2025, 919.849 DRM ont conduit à des engagements de moyens, environ 42%. Dans le détail, 26% des DRM comportaient un engagement des pompiers, 17% un envoi d'ambulance et 4% une intervention Smur en mission primaire.
(Rapport d'activité 2025 "activité des structures d'urgence" et "activité des Samu et des SAS" de l'ORSNP Île-de-France)
ah/nc/APMnews
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