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22/02 2021
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LANCEMENT DU SERVICE D'ACCÈS AUX SOINS DANS LE RHÔNE: LE DISPOSITIF DÉTAILLÉ PAR LES PARTENAIRES

LYON, 22 février 2020 (APMnews) - Le service d'accès aux soins (SAS) du Rhône, opérationnel depuis le 1er février dans les locaux du Samu 69, a notamment donné lieu à une association fédérant l'ensemble des libéraux et un outil spécifique pour faire le lien avec la médecine de ville, expliquent l'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, l'union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux et les Hospices civils de Lyon (HCL) dans un communiqué de lundi.

Les HCL avaient annoncé mettre en oeuvre, avec leurs partenaires, l'expérimentation du SAS depuis le 1er février (cf dépêche du 02/02/2021 à 10:10).

Le projet lyonnais fait partie des 22 projets pilotes retenus en novembre 2020 pour expérimenter ce dispositif, mesure du pacte de refondation des urgences réaffirmée dans le cadre du Ségur de la santé.

Le SAS vise la création d'une structure commune à la médecine de ville et aux professionnels de l’urgence hospitalière des Samu pour prendre en charge les demandes de soins non programmés au moyen d'une régulation des appels et d'une plateforme numérique, rappelle-t-on (cf dépêche du 23/11/2020 à 14:00).

Ce nouveau service "permet d’apporter une réponse 24h/24 et 7j/7 à toute demande de soins urgents ou non programmés", souligne le communiqué des partenaires rhodaniens, selon lequel le SAS du département "est le premier à être en fonctionnement au niveau national".

D'autres porteurs de projets ont récemment communiqué sur l'avancement de leur dispositif pour le début de l'année, comme en Haute-Garonne où le SAS était prévu pour débuter en janvier, note-t-on (cf dépêche du 03/12/2020 à 17:16).

Le SAS 69 "repose sur un partenariat unique entre les professionnels de l’urgence hospitalière, les Hospices civils de Lyon siège du Samu 69 et les professionnels de médecine libérale, représentés par l'URPS médecins libéraux Auvergne-Rhône-Alpes", pointent les signataires du communiqué.

Le centre d’appels du SAS 69 est situé dans les locaux du centre de régulation et de réception des appels du Samu 69, à l’hôpital Edouard-Herriot.

Le projet "fédère tous les acteurs de soin de première ligne du territoire, en organisant l’aide médicale urgente et en contribuant à la structuration des soins de ville non programmés, en partenariat avec SOS Médecins Lyon, le SDMIS (service départemental-métropolitain d'incendie de secours) pour le secours à la personne et l’Association des transports sanitaires urgents (ATSU)".

Une association fédérant l’ensemble des libéraux, "SASLIB 69, a été créée pour prendre en charge le volet ambulatoire de l’organisation". Elle est présidée par Pascal Dureau, élu à l'URPS médecins libéraux.

Le SAS 69 a pour objectif "d’organiser une réponse aux demandes de soins durant la journée de 8h à 20h. Il s’articule avec la permanence des soins ambulatoires (PDSA), qui fonctionne en soirée et le week-end aux heures de fermeture des cabinets. Les organisations de PDSA restent donc identiques, le SAS 69 offre aux patients et usagers un service étendu en journée", précisent les acteurs du projet.

Des protocoles locaux entre médecins hospitaliers et de ville

"Médecins spécialistes de second recours, pharmaciens, infirmiers libéraux et tous les acteurs de soins susceptibles d’intervenir dans le parcours de soins du patient sont concernés". A terme, "toutes les filières de prise en charge des urgences et de soins non programmés y compris au sein du CHU (hotlines gériatriques, centre antipoison, psychiatrie, pédiatrie) seront intégrées".

Les acteurs rappellent que, conformément à l'objet du dispositif, le SAS 69 a vocation à assurer "un décroché et une réponse rapides des appels, que ce soit pour une aide médicale urgente, une demande d’intervention relevant de la médecine générale ou d’une filière spécialisée".

Des protocoles locaux, "élaborés conjointement par les médecins hospitaliers et de ville, permettent d’assurer une régulation commune des appels dans une totale neutralité et apporter une réponse au plus près du besoin du patient".

Concrètement, toute personne ayant un besoin de santé urgent ou n’ayant pas de médecin traitant disponible et nécessitant un soin non programmé "peut accéder à distance -via le 15 ou le 04.72.33.00.33, (numéro des maisons médicales de garde)- à un professionnel de santé".

Un assistant de régulation médicale (ARM) prend son appel et évalue le degré d’urgence. Suivant le degré de gravité:

  • 1- Des secours sont envoyés sur place (Smur, transporteurs sanitaires, pompiers).

  • 2 - Un 2e ARM prend l’appel "pour suivre le dossier avant de passer le médecin régulateur des urgences ou le médecin généraliste".

  • 3 - En fonction de la situation identifiée au point 2, un transport sanitaire urgent est dépêché sur place ou l’opérateur de soins non programmés prend la suite pour fixer un rendez-vous avec une structure adaptée (SOS Médecins par exemple) ou auprès d’un médecin de ville.

"En coopération avec les permanenciers du Samu, l’OSNP [l'opérateur de soins non programmés] a pour mission d’assister les médecins régulateurs du SAS 69", est-il précisé dans le communiqué de l'ARS, des HCL et de l'URPS. "Une fois que le médecin définit la prise en charge médicale adéquate dont le patient a besoin et dans quel délai, c’est l’OSNP qui est chargé de trouver le professionnel et la structure adaptée."

Les signataires du communiqué soulignent que "le SAS 69 repose sur la mise en commun d’outils déjà opérationnels, éprouvés et performants, tels que AppliSamu (logiciel de régulation du Samu 69), Urgentime (logiciel de vidéo-régulation du Samu 69) et Medunion Urgences".

"Ce dernier outil a été développé spécifiquement par l’URPS médecins libéraux pour assurer la gestion des demandes de soins non programmés et la prise de rendez-vous en ville." Grâce à cet outil, "l’OSNP peut prendre également rendez-vous avec des médecins libéraux. Des créneaux sont préalablement réservés par les médecins libéraux et mis à disposition du SAS 69".

Il est précisé que l'ARS propose un soutien aux porteurs de projet, qui "permet notamment d’appuyer la coordination entre la ville et l’hôpital, de favoriser le partage de bonnes pratiques entre les projets de SAS de la région, et de s’assurer de la répartition des financements alloués par le niveau national".

Le SAS 69 "va concerner l’ensemble du département et couvre un bassin de population de 2 millions d’habitants".

Les acteurs ajoutent que la première phase d’expérimentation "s’étendra jusqu’à la fin de l’année 2021".

Dès juin, "un premier bilan de l’expérimentation sera transmis au gouvernement, et plusieurs indicateurs seront étudiés".

Le acteurs citent l'"évaluation de l’usage des outils d’orientation et de régulation", de "l’intégration de la médecine de ville au SAS (nombre de rendez-vous, nombre de structures mobilisées, nombre de créneaux disponibles…)" et celle de "l’atteinte des objectifs".

Avec le SAS, le gouvernement ambitionne d'améliorer la réponse à l'usager lors d'une demande de soins urgents ou non programmés, de "réinsérer des patients sans médecin traitant dans un parcours de soins" et de limiter le recours aux services d'urgences "pour des motifs qui ne relèvent pas de tels services", est-il rappelé dans le communiqué.

mlb/ab/APMnews

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LYON, 22 février 2020 (APMnews) - Le service d'accès aux soins (SAS) du Rhône, opérationnel depuis le 1er février dans les locaux du Samu 69, a notamment donné lieu à une association fédérant l'ensemble des libéraux et un outil spécifique pour faire le lien avec la médecine de ville, expliquent l'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, l'union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins libéraux et les Hospices civils de Lyon (HCL) dans un communiqué de lundi.

Les HCL avaient annoncé mettre en oeuvre, avec leurs partenaires, l'expérimentation du SAS depuis le 1er février (cf dépêche du 02/02/2021 à 10:10).

Le projet lyonnais fait partie des 22 projets pilotes retenus en novembre 2020 pour expérimenter ce dispositif, mesure du pacte de refondation des urgences réaffirmée dans le cadre du Ségur de la santé.

Le SAS vise la création d'une structure commune à la médecine de ville et aux professionnels de l’urgence hospitalière des Samu pour prendre en charge les demandes de soins non programmés au moyen d'une régulation des appels et d'une plateforme numérique, rappelle-t-on (cf dépêche du 23/11/2020 à 14:00).

Ce nouveau service "permet d’apporter une réponse 24h/24 et 7j/7 à toute demande de soins urgents ou non programmés", souligne le communiqué des partenaires rhodaniens, selon lequel le SAS du département "est le premier à être en fonctionnement au niveau national".

D'autres porteurs de projets ont récemment communiqué sur l'avancement de leur dispositif pour le début de l'année, comme en Haute-Garonne où le SAS était prévu pour débuter en janvier, note-t-on (cf dépêche du 03/12/2020 à 17:16).

Le SAS 69 "repose sur un partenariat unique entre les professionnels de l’urgence hospitalière, les Hospices civils de Lyon siège du Samu 69 et les professionnels de médecine libérale, représentés par l'URPS médecins libéraux Auvergne-Rhône-Alpes", pointent les signataires du communiqué.

Le centre d’appels du SAS 69 est situé dans les locaux du centre de régulation et de réception des appels du Samu 69, à l’hôpital Edouard-Herriot.

Le projet "fédère tous les acteurs de soin de première ligne du territoire, en organisant l’aide médicale urgente et en contribuant à la structuration des soins de ville non programmés, en partenariat avec SOS Médecins Lyon, le SDMIS (service départemental-métropolitain d'incendie de secours) pour le secours à la personne et l’Association des transports sanitaires urgents (ATSU)".

Une association fédérant l’ensemble des libéraux, "SASLIB 69, a été créée pour prendre en charge le volet ambulatoire de l’organisation". Elle est présidée par Pascal Dureau, élu à l'URPS médecins libéraux.

Le SAS 69 a pour objectif "d’organiser une réponse aux demandes de soins durant la journée de 8h à 20h. Il s’articule avec la permanence des soins ambulatoires (PDSA), qui fonctionne en soirée et le week-end aux heures de fermeture des cabinets. Les organisations de PDSA restent donc identiques, le SAS 69 offre aux patients et usagers un service étendu en journée", précisent les acteurs du projet.

Des protocoles locaux entre médecins hospitaliers et de ville

"Médecins spécialistes de second recours, pharmaciens, infirmiers libéraux et tous les acteurs de soins susceptibles d’intervenir dans le parcours de soins du patient sont concernés". A terme, "toutes les filières de prise en charge des urgences et de soins non programmés y compris au sein du CHU (hotlines gériatriques, centre antipoison, psychiatrie, pédiatrie) seront intégrées".

Les acteurs rappellent que, conformément à l'objet du dispositif, le SAS 69 a vocation à assurer "un décroché et une réponse rapides des appels, que ce soit pour une aide médicale urgente, une demande d’intervention relevant de la médecine générale ou d’une filière spécialisée".

Des protocoles locaux, "élaborés conjointement par les médecins hospitaliers et de ville, permettent d’assurer une régulation commune des appels dans une totale neutralité et apporter une réponse au plus près du besoin du patient".

Concrètement, toute personne ayant un besoin de santé urgent ou n’ayant pas de médecin traitant disponible et nécessitant un soin non programmé "peut accéder à distance -via le 15 ou le 04.72.33.00.33, (numéro des maisons médicales de garde)- à un professionnel de santé".

Un assistant de régulation médicale (ARM) prend son appel et évalue le degré d’urgence. Suivant le degré de gravité:

  • 1- Des secours sont envoyés sur place (Smur, transporteurs sanitaires, pompiers).

  • 2 - Un 2e ARM prend l’appel "pour suivre le dossier avant de passer le médecin régulateur des urgences ou le médecin généraliste".

  • 3 - En fonction de la situation identifiée au point 2, un transport sanitaire urgent est dépêché sur place ou l’opérateur de soins non programmés prend la suite pour fixer un rendez-vous avec une structure adaptée (SOS Médecins par exemple) ou auprès d’un médecin de ville.

"En coopération avec les permanenciers du Samu, l’OSNP [l'opérateur de soins non programmés] a pour mission d’assister les médecins régulateurs du SAS 69", est-il précisé dans le communiqué de l'ARS, des HCL et de l'URPS. "Une fois que le médecin définit la prise en charge médicale adéquate dont le patient a besoin et dans quel délai, c’est l’OSNP qui est chargé de trouver le professionnel et la structure adaptée."

Les signataires du communiqué soulignent que "le SAS 69 repose sur la mise en commun d’outils déjà opérationnels, éprouvés et performants, tels que AppliSamu (logiciel de régulation du Samu 69), Urgentime (logiciel de vidéo-régulation du Samu 69) et Medunion Urgences".

"Ce dernier outil a été développé spécifiquement par l’URPS médecins libéraux pour assurer la gestion des demandes de soins non programmés et la prise de rendez-vous en ville." Grâce à cet outil, "l’OSNP peut prendre également rendez-vous avec des médecins libéraux. Des créneaux sont préalablement réservés par les médecins libéraux et mis à disposition du SAS 69".

Il est précisé que l'ARS propose un soutien aux porteurs de projet, qui "permet notamment d’appuyer la coordination entre la ville et l’hôpital, de favoriser le partage de bonnes pratiques entre les projets de SAS de la région, et de s’assurer de la répartition des financements alloués par le niveau national".

Le SAS 69 "va concerner l’ensemble du département et couvre un bassin de population de 2 millions d’habitants".

Les acteurs ajoutent que la première phase d’expérimentation "s’étendra jusqu’à la fin de l’année 2021".

Dès juin, "un premier bilan de l’expérimentation sera transmis au gouvernement, et plusieurs indicateurs seront étudiés".

Le acteurs citent l'"évaluation de l’usage des outils d’orientation et de régulation", de "l’intégration de la médecine de ville au SAS (nombre de rendez-vous, nombre de structures mobilisées, nombre de créneaux disponibles…)" et celle de "l’atteinte des objectifs".

Avec le SAS, le gouvernement ambitionne d'améliorer la réponse à l'usager lors d'une demande de soins urgents ou non programmés, de "réinsérer des patients sans médecin traitant dans un parcours de soins" et de limiter le recours aux services d'urgences "pour des motifs qui ne relèvent pas de tels services", est-il rappelé dans le communiqué.

mlb/ab/APMnews

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