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LE RADIOTRACEUR 18F-MK6240 SEMBLE SUPÉRIEUR AU 18F-FLORTAUCIPIR POUR IDENTIFIER DES PERSONNES AVEC UNE TAUOPATHIE
La caractérisation dans le cerveau de dégénérescences neurofibrillaires induites par des agrégats de protéines tau, à l'aide de la tomographie par émission de positons (TEP), est essentielle pour diagnostiquer une maladie d'Alzheimer, déterminer son stade et identifier les patients candidats à un traitement par anticorps monoclonal ou à un essai clinique, rappellent Guilherme Povala et Bruna Bellaver de l'université de Pittsburgh et leurs collègues.
Les deux radiotraceurs les plus utilisés pour la TEP cérébrale pour évaluer la présence de la protéine tau sont le 18F-flortaucipir et le 18F-MK6240 (marqué au fluor 18). Le premier est déjà commercialisé tandis que le second est en cours d'examen par la Food and Drug Administration (FDA) américaine, note-t-on.
Le MK6240 présente un meilleur ratio signal-bruit par rapport au flortaucipir, mais il reste à déterminer si l'utilisation de l'un ou l'autre a des effets sur la détection de la protéine tau et le diagnostic de maladie d'Alzheimer.
Dans cette étude financée par le National Institute on Aging (NIA, dépendant des NIH américains), les chercheurs ont comparé les deux produits en réalisant une TEP avec l'un et l'autre, de manière prospective, en ouvert, chez 682 participants inclus dans huit centres.
Dans cette cohorte, 38 étaient de jeunes adultes (23 ans en moyenne), 362 des personnes âgées (67 ans en moyenne) sans déclin cognitif, 183 avec un déclin cognitif léger et 99 avec une démence.
L'analyse des données montre que l'examen du lobe temporal médian par TEP avec le MK6240 distingue les personnes avec une maladie d'Alzheimer de celles qui n'en ont pas avec une plus grande précision qu'avec le flortaucipir, avec une aire sous la courbe (ASC) de 0,93 vs 0,86, soit une différence statistiquement significative.
Chez les adultes âgés, la positivité pour la protéine tau était concordante entre les deux radiotraceurs pour 87% dans le lobe temporal médian en particulier.
Chez ceux sans déclin cognitif mais positifs pour le peptide amyloïde, il apparaît que pour identifier un cas positif pour la protéine tau dans cette région cérébrale, il faut faire une TEP avec le MK6240 chez 2,6 participants, contre 6,3 avec le flortaucipir. Le MK6240 permet ainsi d'identifier en plus 23 personnes positives pour tau parmi 100 sans déclin cognitif mais positives pour l'amyloïde, par rapport au flortaucipir.
Chez les participants avec un déclin cognitif, la TEP avec le MK6240 a permis d'identifier deux fois plus de cas positifs pour la protéine tau dans le lobe temporal médian qu'avec le flortaucipir (15% vs 6%).
De la même manière, l'utilisation du MK6240 permet d'identifier 16 cas en plus avec un déclin cognitif léger et 12 cas en plus avec une démence d'Alzheimer avec une positivité pour tau dans le lobe temporal médian parmi 100 personnes avec un déclin cognitif et positives pour l'amyloïde, par rapport au flortaucipir.
Parmi les cas discordants, 75 personnes en particulier étaient positives pour tau avec le MK6240 uniquement. Elles étaient plus souvent positives pour l'amyloïde que celles qui étaient négatives pour tau avec les deux radiotraceurs (64% vs 17%) et porteuses de l'allèle ApoE4 (55% vs 28%), et avaient un plus mauvais score de mémoire.
Inversement, les personnes qui étaient uniquement positives pour tau avec le flortaucipir ne se distinguaient pas sur ces critères de celles qui étaient négatives avec les deux radiotraceurs.
Globalement, ces résultats suggèrent que le radiotraceur MK640, qui est encore pour le moment réservé à la recherche et aux essais cliniques, permet d'évaluer les dégénérescences fibrillaires in vivo par TEP avec de meilleures performances que le flortaucipir actuellement commercialisé et semble pouvoir détecter la protéine tau à des stades plus précoces de la maladie d'Alzheimer, concluent les chercheurs.
Ces données suggèrent encore qu'actuellement, la tauopathie est sous-estimée et potentiellement identifiée avec retard. Un radiotraceur plus performant peut jouer un rôle crucial dans le parcours de soins, pour une identification précoce et un accès équitable à la prise en charge, commentent-ils.
(The Lancet, vol. 407, n°10544, p2217-2226)
ld/nc/APMnews
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LE RADIOTRACEUR 18F-MK6240 SEMBLE SUPÉRIEUR AU 18F-FLORTAUCIPIR POUR IDENTIFIER DES PERSONNES AVEC UNE TAUOPATHIE
La caractérisation dans le cerveau de dégénérescences neurofibrillaires induites par des agrégats de protéines tau, à l'aide de la tomographie par émission de positons (TEP), est essentielle pour diagnostiquer une maladie d'Alzheimer, déterminer son stade et identifier les patients candidats à un traitement par anticorps monoclonal ou à un essai clinique, rappellent Guilherme Povala et Bruna Bellaver de l'université de Pittsburgh et leurs collègues.
Les deux radiotraceurs les plus utilisés pour la TEP cérébrale pour évaluer la présence de la protéine tau sont le 18F-flortaucipir et le 18F-MK6240 (marqué au fluor 18). Le premier est déjà commercialisé tandis que le second est en cours d'examen par la Food and Drug Administration (FDA) américaine, note-t-on.
Le MK6240 présente un meilleur ratio signal-bruit par rapport au flortaucipir, mais il reste à déterminer si l'utilisation de l'un ou l'autre a des effets sur la détection de la protéine tau et le diagnostic de maladie d'Alzheimer.
Dans cette étude financée par le National Institute on Aging (NIA, dépendant des NIH américains), les chercheurs ont comparé les deux produits en réalisant une TEP avec l'un et l'autre, de manière prospective, en ouvert, chez 682 participants inclus dans huit centres.
Dans cette cohorte, 38 étaient de jeunes adultes (23 ans en moyenne), 362 des personnes âgées (67 ans en moyenne) sans déclin cognitif, 183 avec un déclin cognitif léger et 99 avec une démence.
L'analyse des données montre que l'examen du lobe temporal médian par TEP avec le MK6240 distingue les personnes avec une maladie d'Alzheimer de celles qui n'en ont pas avec une plus grande précision qu'avec le flortaucipir, avec une aire sous la courbe (ASC) de 0,93 vs 0,86, soit une différence statistiquement significative.
Chez les adultes âgés, la positivité pour la protéine tau était concordante entre les deux radiotraceurs pour 87% dans le lobe temporal médian en particulier.
Chez ceux sans déclin cognitif mais positifs pour le peptide amyloïde, il apparaît que pour identifier un cas positif pour la protéine tau dans cette région cérébrale, il faut faire une TEP avec le MK6240 chez 2,6 participants, contre 6,3 avec le flortaucipir. Le MK6240 permet ainsi d'identifier en plus 23 personnes positives pour tau parmi 100 sans déclin cognitif mais positives pour l'amyloïde, par rapport au flortaucipir.
Chez les participants avec un déclin cognitif, la TEP avec le MK6240 a permis d'identifier deux fois plus de cas positifs pour la protéine tau dans le lobe temporal médian qu'avec le flortaucipir (15% vs 6%).
De la même manière, l'utilisation du MK6240 permet d'identifier 16 cas en plus avec un déclin cognitif léger et 12 cas en plus avec une démence d'Alzheimer avec une positivité pour tau dans le lobe temporal médian parmi 100 personnes avec un déclin cognitif et positives pour l'amyloïde, par rapport au flortaucipir.
Parmi les cas discordants, 75 personnes en particulier étaient positives pour tau avec le MK6240 uniquement. Elles étaient plus souvent positives pour l'amyloïde que celles qui étaient négatives pour tau avec les deux radiotraceurs (64% vs 17%) et porteuses de l'allèle ApoE4 (55% vs 28%), et avaient un plus mauvais score de mémoire.
Inversement, les personnes qui étaient uniquement positives pour tau avec le flortaucipir ne se distinguaient pas sur ces critères de celles qui étaient négatives avec les deux radiotraceurs.
Globalement, ces résultats suggèrent que le radiotraceur MK640, qui est encore pour le moment réservé à la recherche et aux essais cliniques, permet d'évaluer les dégénérescences fibrillaires in vivo par TEP avec de meilleures performances que le flortaucipir actuellement commercialisé et semble pouvoir détecter la protéine tau à des stades plus précoces de la maladie d'Alzheimer, concluent les chercheurs.
Ces données suggèrent encore qu'actuellement, la tauopathie est sous-estimée et potentiellement identifiée avec retard. Un radiotraceur plus performant peut jouer un rôle crucial dans le parcours de soins, pour une identification précoce et un accès équitable à la prise en charge, commentent-ils.
(The Lancet, vol. 407, n°10544, p2217-2226)
ld/nc/APMnews
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