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06/05 2026
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LES AUTORITÉS SANITAIRES APPELLENT À "NE PAS BAISSER LA GARDE" FACE AU RISQUE DE TRANSMISSION AUTOCHTONE D'ARBOVIROSES

PARIS, 6 mai 2026 (APMnews) - La direction générale de la santé (DGS) et Santé publique France (SPF) ont appelé à "ne pas baisser la garde" face au risque de transmission autochtone de maladies transmises par les moustiques en métropole, comme le chikungunya et la dengue, étant donné que le vecteur est désormais implanté dans 83 départements et qu'il s'y trouve parfois à des densités "très importantes", mercredi lors d'un point presse organisé au ministère de la santé.

L'entrée dans la période de surveillance renforcée des arboviroses, qui s'étend du 1er mai au 30 novembre, a été l'occasion pour les autorités sanitaires de revenir sur le bilan de la surveillance 2025, les actions de lutte déployées contre les arboviroses ainsi que les conduites à tenir et les mesures de prévention.


Marie Bâville, cheffe du centre de crises sanitaires de la DGS, et Harold Noël, directeur adjoint de la direction des maladies infectieuses de SPF, ont rappelé que 2025 avait été une "année record" pour le chikungunya (cf dépêche du 22/10/2025 à 18:12), avec 809 cas autochtones recensés en métropole.


Toutes les conditions étaient alors réunies pour une "transmission majeure", à savoir une épidémie dans l'Océan indien avec "un nombre important de cas importés virémiques dès le début de la saison", une souche particulièrement adaptée au vecteur présent en France, le moustique Aedes albopictus, sa présence répandue sur le territoire métropolitain et parfois à des densités importantes, et des températures très élevées dès le début de la saison, a listé Harold Noël.


Une transmission autochtone de la dengue a également été observée, "mais au second plan", avec 30 cas recensés au total durant la période de surveillance renforcée.


L'année 2025 a aussi été marquée par un nombre record de cas autochtones d'infections à virus West Nile (cf dépêche du 22/10/2025 à 19:21), transmis lui par le moustique Culex, avec un total de 62 cas autochtones identifiés.


Après cette année "exceptionnelle à plusieurs titres", "2026 sera légèrement différente, principalement du fait que la pression d'importation, notamment pour le virus chikungunya, semble moins importante", a estimé le représentant de SPF.


Mais le moustique tigre est désormais implanté dans 83 départements, et il y est dans certains cas "depuis très longtemps" et "avec des densités vectorielles très importantes", ce qui veut dire que "le coût pour qu'[une transmission autochtone] démarre à partir de l'introduction du virus par une personne revenant d'une zone de virémie est beaucoup plus bas", a-t-il averti.


Se protéger des piqûres


Harold Noël a précisé qu'il n'y avait "pas de modèle qui permette, d'une année sur l'autre, de prédire le nombre de cas autochtones", mais que des travaux de modélisation conduits notamment par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) montraient qu'il fallait "s'attendre à avoir de plus en plus de circulation tous les étés du chikungunya, de la dengue, voire du Zika".


Il a donc estimé qu'on ne pouvait "baisser la garde" ni sur le chikungunya ni sur la dengue.


Car même si un éventuel afflux de cas importés de chikungunya "dépend fortement de l'épidémiologie" à l'international et que la situation est pour l'heure moins critique cette année, le risque reste présent. D'autant qu'"on a vu l'an dernier qu'à nombre de cas importés équivalents, il y avait eu 26 fois plus de cas autochtones de chikungunya que de cas autochtones de dengue".


Quant à la dengue, qui est "l'arbovirose la plus fréquente dans le monde", le virus circule "toute l'année", ce qui signifie qu'à tout moment, "des gens vont pouvoir revenir d'une zone où ça circule", a-t-il pointé.


C'est pour ces raisons que la vigilance est de mise et que le déploiement de mesures de prévention est essentiel, ont insisté Marie Bâville et Harold Noël.


Ils ont rappelé à ce titre que "chacun pouvait contribuer à la lutte contre les maladies transmises par les moustiques" en éliminant les gîtes larvaires, en se protégeant des piqûres, et en consultant rapidement un médecin en cas de survenue de symptômes après un voyage dans une zone à risque.


Ils ont également évoqué le "rôle essentiel" des professionnels de santé dans la surveillance des arboviroses et rappelé que la déclaration de ces maladies pouvait désormais se faire de façon dématérialisée (cf dépêche du 22/04/2026 à 19:10).


sb/rm/APMnews

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PARIS, 6 mai 2026 (APMnews) - La direction générale de la santé (DGS) et Santé publique France (SPF) ont appelé à "ne pas baisser la garde" face au risque de transmission autochtone de maladies transmises par les moustiques en métropole, comme le chikungunya et la dengue, étant donné que le vecteur est désormais implanté dans 83 départements et qu'il s'y trouve parfois à des densités "très importantes", mercredi lors d'un point presse organisé au ministère de la santé.

L'entrée dans la période de surveillance renforcée des arboviroses, qui s'étend du 1er mai au 30 novembre, a été l'occasion pour les autorités sanitaires de revenir sur le bilan de la surveillance 2025, les actions de lutte déployées contre les arboviroses ainsi que les conduites à tenir et les mesures de prévention.


Marie Bâville, cheffe du centre de crises sanitaires de la DGS, et Harold Noël, directeur adjoint de la direction des maladies infectieuses de SPF, ont rappelé que 2025 avait été une "année record" pour le chikungunya (cf dépêche du 22/10/2025 à 18:12), avec 809 cas autochtones recensés en métropole.


Toutes les conditions étaient alors réunies pour une "transmission majeure", à savoir une épidémie dans l'Océan indien avec "un nombre important de cas importés virémiques dès le début de la saison", une souche particulièrement adaptée au vecteur présent en France, le moustique Aedes albopictus, sa présence répandue sur le territoire métropolitain et parfois à des densités importantes, et des températures très élevées dès le début de la saison, a listé Harold Noël.


Une transmission autochtone de la dengue a également été observée, "mais au second plan", avec 30 cas recensés au total durant la période de surveillance renforcée.


L'année 2025 a aussi été marquée par un nombre record de cas autochtones d'infections à virus West Nile (cf dépêche du 22/10/2025 à 19:21), transmis lui par le moustique Culex, avec un total de 62 cas autochtones identifiés.


Après cette année "exceptionnelle à plusieurs titres", "2026 sera légèrement différente, principalement du fait que la pression d'importation, notamment pour le virus chikungunya, semble moins importante", a estimé le représentant de SPF.


Mais le moustique tigre est désormais implanté dans 83 départements, et il y est dans certains cas "depuis très longtemps" et "avec des densités vectorielles très importantes", ce qui veut dire que "le coût pour qu'[une transmission autochtone] démarre à partir de l'introduction du virus par une personne revenant d'une zone de virémie est beaucoup plus bas", a-t-il averti.


Se protéger des piqûres


Harold Noël a précisé qu'il n'y avait "pas de modèle qui permette, d'une année sur l'autre, de prédire le nombre de cas autochtones", mais que des travaux de modélisation conduits notamment par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) montraient qu'il fallait "s'attendre à avoir de plus en plus de circulation tous les étés du chikungunya, de la dengue, voire du Zika".


Il a donc estimé qu'on ne pouvait "baisser la garde" ni sur le chikungunya ni sur la dengue.


Car même si un éventuel afflux de cas importés de chikungunya "dépend fortement de l'épidémiologie" à l'international et que la situation est pour l'heure moins critique cette année, le risque reste présent. D'autant qu'"on a vu l'an dernier qu'à nombre de cas importés équivalents, il y avait eu 26 fois plus de cas autochtones de chikungunya que de cas autochtones de dengue".


Quant à la dengue, qui est "l'arbovirose la plus fréquente dans le monde", le virus circule "toute l'année", ce qui signifie qu'à tout moment, "des gens vont pouvoir revenir d'une zone où ça circule", a-t-il pointé.


C'est pour ces raisons que la vigilance est de mise et que le déploiement de mesures de prévention est essentiel, ont insisté Marie Bâville et Harold Noël.


Ils ont rappelé à ce titre que "chacun pouvait contribuer à la lutte contre les maladies transmises par les moustiques" en éliminant les gîtes larvaires, en se protégeant des piqûres, et en consultant rapidement un médecin en cas de survenue de symptômes après un voyage dans une zone à risque.


Ils ont également évoqué le "rôle essentiel" des professionnels de santé dans la surveillance des arboviroses et rappelé que la déclaration de ces maladies pouvait désormais se faire de façon dématérialisée (cf dépêche du 22/04/2026 à 19:10).


sb/rm/APMnews

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