Actualités de l'Urgence - APM

11/09 2019
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REFONDATION DES URGENCES: LES ACTIONS LANCÉES EN PACA, GRAND EST, CENTRE-VAL DE LOIRE ET BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ

PARIS, 11 septembre 2019 (APMnews) - Les agences régionales de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), Grand Est, Centre-Val de Loire et Bourgogne-Franche-Comté ont fait part des mesures déjà lancées pour améliorer la prise en charge et l'organisation des urgences, dans des communiqués mardi et mercredi.

L'ARS Paca a détaillé une dizaine de mesures "déployées dès maintenant" pour encadrer le nombre de passages aux urgences, en déclinaison des récentes annonces nationales de la ministre des solidarités et de la santé.

Elle annonce l'attribution de "près de" 2 millions d'euros (M€) aux établissements de santé d'ici à la fin 2019 dans le cadre "d'un plan d'équipement exceptionnel" pour améliorer la qualité de la prise en charge et fluidifier les parcours.

Des maisons médicales de garde (MMG) doivent être installées à proximité de "chaque service d'urgence de grande taille". Deux de ces structures s'apprêtent à ouvrir leurs portes à l'hôpital de La Timone (Assistance publique-hôpitaux de Marseille, AP-HM) et à Carpentras (Vaucluse). Elles soulageront les services d'urgence "en accueillant des patients en dehors des horaires d'ouverture des cabinets de ville", souligne l'ARS.

L'ARS Paca va créer un répertoire des lieux de soins non programmés qui sera communiqué à la population via "le nouveau site santé.fr", indique-t-elle. En outre, un centre de formation d'assistants de régulation médicale (ARM) doit ouvrir prochainement à l'AP-HM (cf dépêche du 15/07/2019 à 17:30) et le tiers payant pour les soins réalisés par des généralistes va être expérimenté (cf dépêche du 03/09/2019 à 09:32), rappelle-t-elle.

L'agence annonce également le déploiement de médecins correspondants de Samu qui interviendront "en premier recours" dans les territoires isolés.

Dans un communiqué diffusé lundi, l’ARS Grand Est a indiqué que son directeur général, Christophe Lannelongue, avait amorcé en août "un travail avec l’ensemble des acteurs concourant à la prise en charge des soins non programmés, afin d’élaborer un plan d’actions territorial sur le thème de la prise en charge des soins urgents et non programmés".

"L’ARS a donc demandé à chaque directeur d’établissement-support de groupement hospitalier de territoire [GHT] d’établir d’ici le 30 octobre prochain, conjointement avec les délégués territoriaux de l’ARS, en concertation avec tous les acteurs publics et privés et du médico-social, un plan d’actions visant à mettre en oeuvre les annonces de la ministre", a rapporté l’agence.

L'ARS Centre-Val de Loire a détaillé mardi dans un communiqué les mesures qu'elle met en oeuvre localement pour résorber la crise des urgences, en application des mesures nationales annoncées par Agnès Buzyn et de diverses engagées précédemment.

En ce qui concerne la prise en charge des patients en amont des urgences, 16 maisons médicales de garde existent dans la région. Certaines de ces MMG sont implantées à proximité de services d'urgence, notamment à Loches (Indre-et-Loire), Montargis (Loiret), Vierzon (Cher) et Chartres (Eure-et-Loir). Elles "permettent de mieux orienter les patients entre la médecine de ville et les urgences", souligne l'ARS.

Le centre de santé de Chavy a été créé au nord de Blois (Loir-et-Cher) avec la contribution du centre hospitalier (CH) qui met à disposition des médecins salariés pour accueillir les patients en soins non programmés.

Depuis mars, des infirmiers interviennent la nuit dans 99 établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de la région pour éviter le transport de patients âgés aux urgences.

Des médecins libéraux de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Bourges (Cher) s’organisent depuis début septembre pour prendre en charge des patients appelant le centre 15 en journée pour des soins non programmés.

En aval des urgences, le CH de Châteauroux (Indre) a mis en place en mars 2017 un logiciel permettant une gestion des lits en "temps réel", indique l'ARS Centre-Val de Loire.

Au CH d'Orléans, les patients aux urgences pour lesquels une hospitalisation est prescrite sont transférés "au plus tard 4 heures après la conclusion de leur prise en charge" dans les services ("dispositif dit de boarding"), poursuit-elle.

Concernant le lien ville et hôpital, le CH de Chinon (Indre-et-Loire) et le CH de Vendôme (Loir-et-Cher) organisent des "échanges réguliers et une communication directe" entre leurs gériatres et les médecins de ville. Cela permet "d’une part, d’éviter des passages aux urgences et d’autre part, de faciliter les entrées directes dans les services de l’hôpital", explique l'ARS.

L’ARS Bourgogne-Franche-Comté (ARS BFC) a mis en avant mardi dans un dossier de presse les différentes démarches qu’elle soutenait pour favoriser l’accès aux soins urgents sur son territoire.

En écho aux annonces de la ministre sur son intention d’impliquer plus amplement la médecine de ville dans la prise en charge des soins non programmés (cf dépêche du 09/09/2019 à 17:14), l’agence a notamment souligné que 21 projets de communautés à l’initiative des professionnels de santé sont d’ores et déjà connus et accompagnés par l’ARS.

L’ARS Bourgogne-Franche-Comté a rappelé qu’elle comptait déjà 10 MMG sur son territoire, dont 3 sont localisées au sein d’un service d’urgence avec un accueil mutualisé (Lons-le-Saunier, Chalon-sur-Saône, Decize) et 4 à proximité d’un service d’urgence, voire dans l’enceinte du centre hospitalier (Dijon, Beaune, Nevers, Mâcon).

"De nouveaux projets seront accompagnés par l’ARS, en particulier à Dole ou encore en Haute-Saône", a indiqué l’agence.

"Les services d’urgence de la région ont bénéficié à hauteur de plus d’1,5 M€ de l’aide exceptionnelle de 15 M€ allouée cet été à l’échelle nationale pour surmonter les tensions saisonnières", a également rapporté l’ARS BFC, en précisant que "6 projets représentant 23 millions d’investissement sont déjà engagés" et "[qu’]une quinzaine de nouveaux projets représentant plus de 12 M€ ont été identifiés".

Une série d'actions sont également déployées dans les Hauts-de-France (cf dépêche du 10/09/2019 à 16:08) et en Ile-de-France (cf dépêche du 27/06/2019 à 19:07).

syl-gl/san/ab/APMnews

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