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06/05 2026
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RÉSULTATS CONTRADICTOIRES SUR LE REFROIDISSEMENT CÉRÉBRAL ASSOCIÉ À LA THROMBECTOMIE DANS L'AVC

MAASTRICHT (Pays-Bas), 6 mai 2026 (APMnews) - Chez des patients avec un accident vasculaire cérébral (AVC) lié à l'occlusion d'un gros vaisseau, un refroidissement du cerveau en plus de la thrombectomie a amélioré l'évolution fonctionnelle dans un essai chinois mais pas dans un autre, selon des résultats "late-breaking" présentés mercredi en session plénière du congrès de l'European Stroke Organisation (ESO) à Maastricht.

Plusieurs études ont suggéré que l'hypothermie ciblée semblait avoir des effets thérapeutiques chez les patients victimes d'un AVC. Cependant, cette stratégie peut aussi avoir des effets délétères. Jusqu'à présent, les données ne permettent ni de conclure à un bénéfice ni d'écarter définitivement cette approche.


En session plénière, le Dr Zhi-Xin Huang du deuxième hôpital général provincial du Guangdong à Canton a présenté des résultats positifs pour cette approche, issus de l'essai multicentrique CHILL-ART.


Les chercheurs ont inclus 262 patients dans les 24 heures suivant un AVC, puis les ont randomisés entre le traitement par thrombectomie associé à un refroidissement cérébral par perfusion de 350 mL de solution saline froide (4°C) et la thrombectomie avec perfusion de 350 mL de solution saline à température ambiante.


À trois mois de suivi, respectivement 54,7% et 39,8% des patients présentaient une évolution fonctionnelle favorable, avec un score mRS de 0-2 points, soit une probabilité statistiquement significative augmentée de 36% avec l'hypothermie localisée.


La mortalité à trois mois était de 13,3% et 18% respectivement, mais sans différence significative.


Le taux d'hémorragie cérébrale symptomatique était équivalent entre les deux groupes: respectivement 7% et 9%.


"Même après le retrait d'un caillot et le rétablissement de la circulation sanguine, de nombreux patients ne récupèrent pas entièrement en raison d'une lésion cérébrale persistante", rappelle le Dr Huang dans un communiqué de l'ESO.


"Nos résultats montrent qu'une hypothermie ciblée administrée directement dans le cerveau au moment de la reperfusion peut améliorer la récupération sans augmenter les risques", ajoute-t-il.


En outre, cette approche est facile à mettre en œuvre et à déployer, ne nécessitant pas d'équipement spécialisé ni de formation supplémentaires.


Des études de plus grande taille ou mieux ciblées sont nécessaires


Cependant, ces résultats n'ont pas été confirmés par ceux présentés ensuite par une autre équipe chinoise. La Pr Shen Li de l'hôpital Shijitan à Pékin a rapporté les données de l'essai FOCUS, mené auprès de 258 patients randomisés entre la thrombectomie associée à un refroidissement cérébral et la thrombectomie seule.


Cette fois, l'hypothermie localisée était obtenue par l'administration de 50 mL de solution saline à 4°C dans la zone ischémiée à l'aide d'un micro-cathéter à un taux de 10 mL/min puis, après revascularisation, le refroidissement était maintenu par deux nouvelles perfusions à 22 mL/min pendant 10 minutes, à 10 minutes d'intervalle.


À trois mois, la distribution des scores mRS était équivalente entre les deux groupes, avec notamment 38,5% des patients avec refroidissement cérébral et 37,5% dans le groupe contrôle obtenant une évolution fonctionnelle favorable.


L'hypothermie cérébrale était en revanche associée à un risque réduit d'hémorragie cérébrale dans les 24 heures, mais le taux des hémorragies symptomatiques et la mortalité étaient similaires entre les deux groupes.


"Ces résultats confirment la faisabilité du refroidissement intra-artériel en association à la thrombectomie, avec un effet potentiel protecteur contre les hémorragies cérébrales", commente la Pr Li.


D'autres études de plus grande taille ou avec une sélection affinée des patients sont nécessaires pour préciser le potentiel neuroprotecteur de l'hypothermie ciblée dans le traitement de l'AVC.


ld/lb/APMnews

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RÉSULTATS CONTRADICTOIRES SUR LE REFROIDISSEMENT CÉRÉBRAL ASSOCIÉ À LA THROMBECTOMIE DANS L'AVC

MAASTRICHT (Pays-Bas), 6 mai 2026 (APMnews) - Chez des patients avec un accident vasculaire cérébral (AVC) lié à l'occlusion d'un gros vaisseau, un refroidissement du cerveau en plus de la thrombectomie a amélioré l'évolution fonctionnelle dans un essai chinois mais pas dans un autre, selon des résultats "late-breaking" présentés mercredi en session plénière du congrès de l'European Stroke Organisation (ESO) à Maastricht.

Plusieurs études ont suggéré que l'hypothermie ciblée semblait avoir des effets thérapeutiques chez les patients victimes d'un AVC. Cependant, cette stratégie peut aussi avoir des effets délétères. Jusqu'à présent, les données ne permettent ni de conclure à un bénéfice ni d'écarter définitivement cette approche.


En session plénière, le Dr Zhi-Xin Huang du deuxième hôpital général provincial du Guangdong à Canton a présenté des résultats positifs pour cette approche, issus de l'essai multicentrique CHILL-ART.


Les chercheurs ont inclus 262 patients dans les 24 heures suivant un AVC, puis les ont randomisés entre le traitement par thrombectomie associé à un refroidissement cérébral par perfusion de 350 mL de solution saline froide (4°C) et la thrombectomie avec perfusion de 350 mL de solution saline à température ambiante.


À trois mois de suivi, respectivement 54,7% et 39,8% des patients présentaient une évolution fonctionnelle favorable, avec un score mRS de 0-2 points, soit une probabilité statistiquement significative augmentée de 36% avec l'hypothermie localisée.


La mortalité à trois mois était de 13,3% et 18% respectivement, mais sans différence significative.


Le taux d'hémorragie cérébrale symptomatique était équivalent entre les deux groupes: respectivement 7% et 9%.


"Même après le retrait d'un caillot et le rétablissement de la circulation sanguine, de nombreux patients ne récupèrent pas entièrement en raison d'une lésion cérébrale persistante", rappelle le Dr Huang dans un communiqué de l'ESO.


"Nos résultats montrent qu'une hypothermie ciblée administrée directement dans le cerveau au moment de la reperfusion peut améliorer la récupération sans augmenter les risques", ajoute-t-il.


En outre, cette approche est facile à mettre en œuvre et à déployer, ne nécessitant pas d'équipement spécialisé ni de formation supplémentaires.


Des études de plus grande taille ou mieux ciblées sont nécessaires


Cependant, ces résultats n'ont pas été confirmés par ceux présentés ensuite par une autre équipe chinoise. La Pr Shen Li de l'hôpital Shijitan à Pékin a rapporté les données de l'essai FOCUS, mené auprès de 258 patients randomisés entre la thrombectomie associée à un refroidissement cérébral et la thrombectomie seule.


Cette fois, l'hypothermie localisée était obtenue par l'administration de 50 mL de solution saline à 4°C dans la zone ischémiée à l'aide d'un micro-cathéter à un taux de 10 mL/min puis, après revascularisation, le refroidissement était maintenu par deux nouvelles perfusions à 22 mL/min pendant 10 minutes, à 10 minutes d'intervalle.


À trois mois, la distribution des scores mRS était équivalente entre les deux groupes, avec notamment 38,5% des patients avec refroidissement cérébral et 37,5% dans le groupe contrôle obtenant une évolution fonctionnelle favorable.


L'hypothermie cérébrale était en revanche associée à un risque réduit d'hémorragie cérébrale dans les 24 heures, mais le taux des hémorragies symptomatiques et la mortalité étaient similaires entre les deux groupes.


"Ces résultats confirment la faisabilité du refroidissement intra-artériel en association à la thrombectomie, avec un effet potentiel protecteur contre les hémorragies cérébrales", commente la Pr Li.


D'autres études de plus grande taille ou avec une sélection affinée des patients sont nécessaires pour préciser le potentiel neuroprotecteur de l'hypothermie ciblée dans le traitement de l'AVC.


ld/lb/APMnews

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