AuteursS. AGHA BABAEI (1), E. BAYLE (1), R. COJOCARU (1), S. HARSCOET (1), F. KHALIL (1), J. KOPFERSCHMITT (1), J. MARTZ (1), M. POTOCNIK (1) 1. Service des urgences médico-chirgicales Adlultes NHC, Hôpitaux Universitaires de Strasbourg, Strasbourg, France ![]() |
Introductionl’érysipèle est une pathologie fréquente, dont les critères d’hospitalisation ne sont pas clairement établis (selon consensus SPILF). A partir d’une étude en trois étapes, nous avons cherché à déterminer les critères d’hospitalisation à partir d’un service d’urgence. MéthodeLa première étape consiste à mener une étude rétrospective sur 5 mois, de juillet à novembre 2010, analysant tous les dossiers dont le diagnostic de sortie principal est Erysipèle. Les patients ont été répartis en deux catégories hospitalisé ou retour à domicile. Nous avons relevé les critères suivants : âge, comorbidités et leur nombre, adressé ou non par un médecin, présence de signes de gravité locaux et généraux. Résultats83 dossiers comportant le diagnostic principal d’érysipèle ont été analysés. 3 dossiers ont été exclus (sortie contre avis médical). Sur les 80 dossiers restant, 40 patients sont rentrés à domicile et 40 ont été hospitalisés. Les tests de comparaisons (de moyenne et chi2) ont permis de trouver des différences significatives entre les deux groupes, pour les critères suivants : les patients hospitalisés sont en moyenne plus âgés (moyenne de 65,6 contre 51,9, p < 0,01), ils ont plus de comorbidités (1,62 contre 0,67, p < 0,0001), notamment cardiaques (p < 0,001) et diabétiques (p < 0,001). Ils ont par ailleurs plus de signes de gravité locaux (p < 0,05). Nos comparaisons ne trouvent pas de différences significatives pour d’autres critères : être adressé par un médecin, comorbidités respiratoire, rénale, hépatique, ou de signes de gravité généraux. DiscussionCette première évaluation, tendant à établir des critères d’hospitalisation des érysipèles à partir des SAU, porte sur un échantillon restreint. Notre objectif a été de chercher si des différences pouvaient se dégager de manière significative entre les deux groupes. Les limites d’un telle étude sont les biais méthodologiques et la taille de l’échantillon. Nous souhaitons poursuivre ce travail en analysant ces critères de manière prospective lors d’une deuxième étude pilote puis dans une troisième phase prospective, multicentrique pour augmenter puissance, améliorer la robustesse et permettre une analyse uni puis multi variée des critères d’hospitalisation des érysipèles. ConclusionDans une série de 80 patients atteints d’érysipèle aux urgences, les patients hospitalisés sont plus âgés, ont plus de comorbidités cardiaques, métaboliques et de signes locaux de gravité que les patients rentrés à domicile. |