AuteursCoralie Forget Poupon (1), Audrey Geoffroy Dequincey (1), Annick Lefebvre (2), Jean-Michel Yeguiayan (1), Esther Milojevitch (1), Marc Freysz (1), Laurent Boidron (1) 1. SAMU 21, CHU Dijon, Dijon, France 2. Service d'Epidémiologie et d'Hygiène hospitalière, CHU Dijon, Dijon, France ![]() |
IntroductionL'EtCO2 est une source d'information importante et obligatoire dans la prise en charge des patients intubés. Nous avons voulu évaluer son utilisation par les médecins préhospitaliers afin de définir des objectifs de formation. Matériel et méthodeNous avons envoyé un questionnaire informatique aux médecins préhospitaliers de la région portant sur les indications de l'EtCo2, le moment d'utilisation lors de l'intubation et la prise en charge de l'arrêt cardiaque. Les participants devaient également interpréter 5 capnogrammes. Résultats/discussionSur les 127 interrogés, 47 médecins urgentistes ont répondu. Bien qu'une majorité des praticiens interrogés (92%) déclare utiliser l'EtCO2 chez les patients intubés/ventilés, seule la moitié connait le gradient EtCO2/PaCO2 (54%) et la valeur cible pour un traumatisé crânien grave (45%). Les médecins l'utilisent très largement (94%) au cours de la réanimation cardio-pulmonaire. Une majorité des capnogrammes est reconnue: intubation oesophagienne (92%), extubation accidentelle (84%), bronchospasme (82%), arrêt cardiaque (74%), désadaptation du respirateur (39%). La figure 1 montre que la mise en place de l'EtCO2 se fait majoritairement après l'intubation. ConclusionSeule la moitié des médecin a répondu au questionnaire avec une connaissance pouvant encore être améliorée. Ces résultats nous permettent de centrer nos objectifs pédagogiques sur l'utilisation de l'EtCO2 à l'intubation et l'interprétation de capnogrammes.
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