AuteursCamille JOURDREN (1), Noémie FERRE (2), Clément ROUAUD (1), Karima HAMMAS (2), Pascal JARNO (2), Michel LE DUFF (3), Jacques BOUGET (1) 1. Urgences, CHU Pontchaillou, Rennes, France 2. Santé Publique, CHU Pontchaillou, Rennes, France 3. Service de Pharmacie, CHU Pontchaillou, Rennes, France ![]() |
IntroductionLa pose d’une voie veineuse périphérique (VVP) aux urgences est un acte courant mais pas toujours justifié qui expose les patients à des risques. L’objectif de cette étude était d’évaluer la pertinence de la pose de VVP aux urgences. MéthodologieCette étude prospective a été menée au sein d’un CHU français en 2014. Tous les patients admis aux urgences entre 8h et 20h sur une période de sept jours ont été inclus. La pose effective ou non d’une VVP a été systématiquement vérifiée au cours des quatre premières heures du séjour. Le caractère justifié (à partir d’une grille d’indications définie à dires d’expert) ainsi que les paramètres répondant aux objectifs secondaires (codage IAO, motif d’admission entre autres) ont été recueillis à l’aide du logiciel de gestion patient. Résultats572 séjours ont été inclus. Parmi les séjours pour lesquels une VVP a été posée (n=240), la proportion de poses non-justifiées s’élevait à 10.8% [6.9-14.7]. La répartition selon les motifs d’admission (thésaurus SFMU) est résumée dans la figure 1. Le degré d’urgence était significativement moins élevé (p=0.048) et la disponibilité de la voie orale plus fréquente (p=0.0001) dans les cas de pose non justifiée.
ConclusionUne pose de VVP sur dix serait non-justifiée, et ce malgré une possible sous-estimation due à certains choix méthodologiques (population « de jour », indications larges); d’où l’importance de mettre en œuvre des stratégies pour limiter celles-ci. |