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AP-HP: LE NOUVEAU PAVILLON FEMME-ENFANT DE L'HÔPITAL AVICENNE À BOBIGNY OUVRIRA EN 2028
Bénédicte Isabey, directrice du GHU Paris Seine-Saint-Denis, le Pr Loïc de Pontual, chef du service de pédiatrie et des urgences pédiatriques de l'hôpital Jean-Verdier, directeur médical du projet, et Laurent Pérusat, architecte au cabinet AIA Associés, ont présenté le projet quelques heures avant la pose de la première pierre du prochain bâtiment.

Un projet médical élaboré dès 2016 prévoit ainsi le regroupement des activités lourdes, aiguës et interventionnelles du GHU sur le site de l'hôpital Avicenne, tandis que Jean-Verdier (Bondy) doit être reconstruit pour devenir en 2031 un "hôpital ambulatoire universitaire de proximité" (cf dépêche du 13/02/2026 à 16:07).
Le site gériatrique de René-Muret (Sevran), où sont concentrées les activités de soins médicaux et de réadaptation (SMR) spécialisés, doit accueillir, à l'horizon 2028, un nouveau bâtiment de SMR neurologiques et de soins de longue durée (SLD).
Au total, "ce sont plus de 300 millions d'euros qui sont investis par l'AP-HP sur l'ensemble de notre GHU, avec le soutien financier de l'ARS et de l'Etat", a chiffré Bénédicte Isabey. Le PFE représente un investissement de 100 M€ (équipements compris), le nouvel hôpital Jean-Verdier environ 130 M€ et le bâtiment de René-Muret plus de 40 M€.
Les activités de gastro-entérologie, de chirurgie digestive, de radiologie interventionnelle et d'hépatologie ont déjà été transférées, "il y a quelques années, de Jean-Verdier vers Avicenne", a-t-elle noté. La dernière étape est donc "le transfert depuis Jean-Verdier des activités de pédiatrie, de périnatalité, et de notre centre de la fertilité".
Cette redistribution "déborde notre GHU puisque le centre de fertilité intégrera également les activités Cecos [centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme humain] et biologie de la reproduction de l'hôpital Bichat" (GHU AP-HP Nord-Université Paris Cité).
"Nous portons avec la même ambition chacun de nos projets, avec en particulier [l'idée] que l'excellence n'est pas l'apanage des activités de recours", a pointé la directrice du GHU, insistant sur le double objectif d'expertise et de proximité.
L'enjeu est de "gagner en lisibilité avec des cartes d'identité claires et différenciantes", a-t-elle insisté. Il s'agit aussi de "rassembler sur un même site les ressources, notamment les ressources humaines rares, et nos équipements", pour "renforcer la qualité, la sécurité de la prise en charge et utiliser au mieux ces ressources".
Un autre objectif est de "densifier l'offre de soins sur le territoire", sachant que "nous sommes un département où nous avons un taux de fuite de l'ordre de 50%", et ainsi de renforcer l'attractivité, tant en direction des patients que des professionnels.
Parmi cette offre, la maternité permettra de passer "de 2.200 à 3.000 accouchements", sachant que "l'on est l'un des départements à avoir l'un des taux de natalité les plus élevés", a détaillé Bénédicte Isabey. Par ailleurs, "on va renforcer nos capacités d'hospitalisation, puisque nous allons créer sept lits" supplémentaires sur l'ensemble du PFE.
Ce dernier abritera un scanner et un IRM qui seront "aussi ouverts à la population du territoire, y compris à [celle] qui n'est pas suivie sur le site", comme avec un centre d'imagerie de ville, "en secteur 1, sans avance de frais".
Cette stratégie se développe à l'échelle du GHU, puisqu'à "Jean-Verdier, d'ores et déjà, nous avons ouvert notre offre IRM et scanner et nous ferons de même en 2027 à René-Muret, où nous implanterons un scanner".
Cette logique de "réponse aux besoins du territoire" a vocation à se déployer "en lien avec nos partenaires, qu'il s'agisse des autres groupements hospitaliers ou des [professionnels] de ville", a ajouté Bénédicte Isabey.
Proximité des services et articulation des parcours
"C'est avant tout un projet médical centré sur le patient", a fait valoir le Pr de Pontual. Le territoire "a énormément de besoins et une offre de soins insuffisamment développée" ou pâtissant d'une "organisation historique".
Le projet vise notamment un meilleur suivi des grossesses pathologiques, qui vont représenter "sans doute au moins la moitié des femmes [se présentant à Avicenne], grâce à la proximité de services spécialisés (neurologie, cardiologie, médecine interne), et ainsi limiter l'incidence de la prématurité".

Aujourd'hui, la néonatalogie "est très éloignée de la maternité, avec des conséquences pour la prise en charge des nouveau-nés", a pointé Loïc de Pontual. A l'avenir, "seront situés sur un même plateau, au rez-de-chaussée, les salles de naissance et la néonatalogie, qui comporte neuf lits de soins intensifs".
Il n'y a pas, "pour l'instant, de réanimation néonatale", mais l'établissement fait partie d'un réseau de périnatalogie au sein duquel s'organisent les coopérations et la gradation des soins, a spécifié Loïc de Pontual. "Les hôpitaux de Montreuil et de Saint-Denis, qui sont hors AP-HP, ont tous les deux un niveau 3, donc une réanimation néonatale."
Alors que le service des urgences pédiatriques de Jean-Verdier "draine actuellement les deux territoires de Bondy et Bobigny", il y aura "une cohérence" à les mettre avec "l'aval dans le même bâtiment". De même, l'organisation de "la transition" (passage vers l'âge adulte) des adolescents suivis pour des pathologies chroniques (drépanocytose, diabète, maladies neurologiques…) devrait être facilitée.
Le rapprochement des services de pédopsychiatrie et de psychiatrie adulte "est un élément important pour mieux prendre en charge les situations de violences faites aux femmes et aux enfants", a également souligné le chef de service.
Le projet renforce également l'offre de soins sur le site de Jean-Verdier, a-t-il expliqué. "Presque tous les services d'Avicenne auront des consultations avancées dans le nouvel hôpital ambulatoire", notamment en pédiatrie et gynécologie-obstétrique. Des consultations de sages-femmes pourront par exemple avoir lieu à Jean-Verdier.
L'activité femme-enfant "représente à peu près la moitié des lits" de l'hôpital Jean-Verdier actuellement, a-t-il précisé. S'agissant du transfert des équipes, "nous avons une méthode d'accompagnement individuel" en fonction des projets d'évolution des professionnels, a précisé la directrice du GHU.
Certains, "la majorité, souhaitent rejoindre le site d'Avicenne, d'autres rester sur Jean-Verdier ou rejoindre d'autres sites, voire même Avicenne mais dans un autre service". Un volume "de l'ordre 500 professionnels" (sur 950 pour l'ensemble du périmètre des activités de Jean-Verdier) devrait être transféré vers le nouveau pavillon.
"Les effectifs globaux, entre ce que l'on a actuellement à Jean-Verdier pour la pédiatrie, la maternité, la gynécologie-obstétrique, et ce qu'il y aura dans le PFE, vont être à peu près équivalents, mais surtout vont s'adapter à l'activité", a relevé Loïc de Pontual. "Il n'y a pas de réduction d'effectifs."

Le PFE "s'inscrit sur deux axes, l'axe historique avec la porte mauresque et le pavillon historique [Larrey C] et l'axe Est-Ouest qui permet de mettre en relation une cour avec l'entrée du nouveau pavillon". Sur les niveaux supérieurs, "on va retrouver des terrasses arborées qui s'ouvrent largement sur l'espace végétalisé qui accueille les patients". L'architecte a aussi décrit l'attention portée aux ambiances intérieures, notamment à travers la luminosité naturelle des chambres.
La conception du pavillon répond "aux enjeux environnementaux actuels" par la réduction des consommations énergétiques et la "résilience technique du bâtiment", est-il précisé dans le dossier de presse sur le projet.
Celui-ci "intègre également une forte dimension patrimoniale et paysagère: il s'inscrit dans le site historique d'Avicenne, inauguré en 1935 et emblématique du style mauresque".
Une capacité de 181 lits et places sur 20.000 m²Le pavillon femme-enfant de l'hôpital d'Avicenne disposera, dans un bâtiment de 20.000 m² (sur six étages), d'une capacité de 120 lits d'hospitalisation et 61 places de médecine et chirurgie ambulatoires. Il comprendra:
Le pavillon disposera également d'un plateau de 49 places de chirurgie ambulatoire, ouvert aux autres services de chirurgie de l'hôpital Avicenne. |
mlb/nc/APMnews
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AP-HP: LE NOUVEAU PAVILLON FEMME-ENFANT DE L'HÔPITAL AVICENNE À BOBIGNY OUVRIRA EN 2028
Bénédicte Isabey, directrice du GHU Paris Seine-Saint-Denis, le Pr Loïc de Pontual, chef du service de pédiatrie et des urgences pédiatriques de l'hôpital Jean-Verdier, directeur médical du projet, et Laurent Pérusat, architecte au cabinet AIA Associés, ont présenté le projet quelques heures avant la pose de la première pierre du prochain bâtiment.

Un projet médical élaboré dès 2016 prévoit ainsi le regroupement des activités lourdes, aiguës et interventionnelles du GHU sur le site de l'hôpital Avicenne, tandis que Jean-Verdier (Bondy) doit être reconstruit pour devenir en 2031 un "hôpital ambulatoire universitaire de proximité" (cf dépêche du 13/02/2026 à 16:07).
Le site gériatrique de René-Muret (Sevran), où sont concentrées les activités de soins médicaux et de réadaptation (SMR) spécialisés, doit accueillir, à l'horizon 2028, un nouveau bâtiment de SMR neurologiques et de soins de longue durée (SLD).
Au total, "ce sont plus de 300 millions d'euros qui sont investis par l'AP-HP sur l'ensemble de notre GHU, avec le soutien financier de l'ARS et de l'Etat", a chiffré Bénédicte Isabey. Le PFE représente un investissement de 100 M€ (équipements compris), le nouvel hôpital Jean-Verdier environ 130 M€ et le bâtiment de René-Muret plus de 40 M€.
Les activités de gastro-entérologie, de chirurgie digestive, de radiologie interventionnelle et d'hépatologie ont déjà été transférées, "il y a quelques années, de Jean-Verdier vers Avicenne", a-t-elle noté. La dernière étape est donc "le transfert depuis Jean-Verdier des activités de pédiatrie, de périnatalité, et de notre centre de la fertilité".
Cette redistribution "déborde notre GHU puisque le centre de fertilité intégrera également les activités Cecos [centre d'étude et de conservation des œufs et du sperme humain] et biologie de la reproduction de l'hôpital Bichat" (GHU AP-HP Nord-Université Paris Cité).
"Nous portons avec la même ambition chacun de nos projets, avec en particulier [l'idée] que l'excellence n'est pas l'apanage des activités de recours", a pointé la directrice du GHU, insistant sur le double objectif d'expertise et de proximité.
L'enjeu est de "gagner en lisibilité avec des cartes d'identité claires et différenciantes", a-t-elle insisté. Il s'agit aussi de "rassembler sur un même site les ressources, notamment les ressources humaines rares, et nos équipements", pour "renforcer la qualité, la sécurité de la prise en charge et utiliser au mieux ces ressources".
Un autre objectif est de "densifier l'offre de soins sur le territoire", sachant que "nous sommes un département où nous avons un taux de fuite de l'ordre de 50%", et ainsi de renforcer l'attractivité, tant en direction des patients que des professionnels.
Parmi cette offre, la maternité permettra de passer "de 2.200 à 3.000 accouchements", sachant que "l'on est l'un des départements à avoir l'un des taux de natalité les plus élevés", a détaillé Bénédicte Isabey. Par ailleurs, "on va renforcer nos capacités d'hospitalisation, puisque nous allons créer sept lits" supplémentaires sur l'ensemble du PFE.
Ce dernier abritera un scanner et un IRM qui seront "aussi ouverts à la population du territoire, y compris à [celle] qui n'est pas suivie sur le site", comme avec un centre d'imagerie de ville, "en secteur 1, sans avance de frais".
Cette stratégie se développe à l'échelle du GHU, puisqu'à "Jean-Verdier, d'ores et déjà, nous avons ouvert notre offre IRM et scanner et nous ferons de même en 2027 à René-Muret, où nous implanterons un scanner".
Cette logique de "réponse aux besoins du territoire" a vocation à se déployer "en lien avec nos partenaires, qu'il s'agisse des autres groupements hospitaliers ou des [professionnels] de ville", a ajouté Bénédicte Isabey.
Proximité des services et articulation des parcours
"C'est avant tout un projet médical centré sur le patient", a fait valoir le Pr de Pontual. Le territoire "a énormément de besoins et une offre de soins insuffisamment développée" ou pâtissant d'une "organisation historique".
Le projet vise notamment un meilleur suivi des grossesses pathologiques, qui vont représenter "sans doute au moins la moitié des femmes [se présentant à Avicenne], grâce à la proximité de services spécialisés (neurologie, cardiologie, médecine interne), et ainsi limiter l'incidence de la prématurité".

Aujourd'hui, la néonatalogie "est très éloignée de la maternité, avec des conséquences pour la prise en charge des nouveau-nés", a pointé Loïc de Pontual. A l'avenir, "seront situés sur un même plateau, au rez-de-chaussée, les salles de naissance et la néonatalogie, qui comporte neuf lits de soins intensifs".
Il n'y a pas, "pour l'instant, de réanimation néonatale", mais l'établissement fait partie d'un réseau de périnatalogie au sein duquel s'organisent les coopérations et la gradation des soins, a spécifié Loïc de Pontual. "Les hôpitaux de Montreuil et de Saint-Denis, qui sont hors AP-HP, ont tous les deux un niveau 3, donc une réanimation néonatale."
Alors que le service des urgences pédiatriques de Jean-Verdier "draine actuellement les deux territoires de Bondy et Bobigny", il y aura "une cohérence" à les mettre avec "l'aval dans le même bâtiment". De même, l'organisation de "la transition" (passage vers l'âge adulte) des adolescents suivis pour des pathologies chroniques (drépanocytose, diabète, maladies neurologiques…) devrait être facilitée.
Le rapprochement des services de pédopsychiatrie et de psychiatrie adulte "est un élément important pour mieux prendre en charge les situations de violences faites aux femmes et aux enfants", a également souligné le chef de service.
Le projet renforce également l'offre de soins sur le site de Jean-Verdier, a-t-il expliqué. "Presque tous les services d'Avicenne auront des consultations avancées dans le nouvel hôpital ambulatoire", notamment en pédiatrie et gynécologie-obstétrique. Des consultations de sages-femmes pourront par exemple avoir lieu à Jean-Verdier.
L'activité femme-enfant "représente à peu près la moitié des lits" de l'hôpital Jean-Verdier actuellement, a-t-il précisé. S'agissant du transfert des équipes, "nous avons une méthode d'accompagnement individuel" en fonction des projets d'évolution des professionnels, a précisé la directrice du GHU.
Certains, "la majorité, souhaitent rejoindre le site d'Avicenne, d'autres rester sur Jean-Verdier ou rejoindre d'autres sites, voire même Avicenne mais dans un autre service". Un volume "de l'ordre 500 professionnels" (sur 950 pour l'ensemble du périmètre des activités de Jean-Verdier) devrait être transféré vers le nouveau pavillon.
"Les effectifs globaux, entre ce que l'on a actuellement à Jean-Verdier pour la pédiatrie, la maternité, la gynécologie-obstétrique, et ce qu'il y aura dans le PFE, vont être à peu près équivalents, mais surtout vont s'adapter à l'activité", a relevé Loïc de Pontual. "Il n'y a pas de réduction d'effectifs."

Le PFE "s'inscrit sur deux axes, l'axe historique avec la porte mauresque et le pavillon historique [Larrey C] et l'axe Est-Ouest qui permet de mettre en relation une cour avec l'entrée du nouveau pavillon". Sur les niveaux supérieurs, "on va retrouver des terrasses arborées qui s'ouvrent largement sur l'espace végétalisé qui accueille les patients". L'architecte a aussi décrit l'attention portée aux ambiances intérieures, notamment à travers la luminosité naturelle des chambres.
La conception du pavillon répond "aux enjeux environnementaux actuels" par la réduction des consommations énergétiques et la "résilience technique du bâtiment", est-il précisé dans le dossier de presse sur le projet.
Celui-ci "intègre également une forte dimension patrimoniale et paysagère: il s'inscrit dans le site historique d'Avicenne, inauguré en 1935 et emblématique du style mauresque".
Une capacité de 181 lits et places sur 20.000 m²Le pavillon femme-enfant de l'hôpital d'Avicenne disposera, dans un bâtiment de 20.000 m² (sur six étages), d'une capacité de 120 lits d'hospitalisation et 61 places de médecine et chirurgie ambulatoires. Il comprendra:
Le pavillon disposera également d'un plateau de 49 places de chirurgie ambulatoire, ouvert aux autres services de chirurgie de l'hôpital Avicenne. |
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