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02/02 2026
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AU SEIN DU GHT NORD HAUTS-DE-SEINE, LA STRUCTURATION DE FILIÈRES DE PROXIMITÉ AVEC L'AP-HP

(Par Maryannick LE BRIS, à Nanterre)

NANTERRE, 2 février 2026 (APMnews) - Au sein du nouveau groupement hospitalier de territoire (GHT) Nord Hauts-de-Seine, l'hôpital de Nanterre et l'EPS Roger-Prévot ont la particularité d'associer à leur projet médical partagé un hôpital de l'AP-HP, l'hôpital Louis-Mourier, avec lequel sont organisées des "coopérations mutuelles", ont expliqué jeudi à APMnews les représentants de ces établissements, à l'occasion de la "première cérémonie des vœux" de ce GHT.


Au 1ᵉʳ janvier, le GHT Sud Val-d'Oise Nord Hauts-de-Seine a été scindé en deux pour laisser place à deux GHT: Sud Val-d'Oise, qui a pour établissement support l'hôpital d'Argenteuil, et Nord Hauts-de-Seine, qui réunit le centre d'accueil et de soins hospitaliers (Cash) de Nanterre (établissement support) et l'établissement spécialisé en psychiatrie Roger-Prévot (cf dépêche du 20/01/2026 à 10:44 et dépêche du 27/01/2026 à 17:38).


Ces deux derniers, en direction commune, partagent depuis 2020 un projet médical commun et prévoient de réunir d'ici 2030 leurs activités sur le site de Nanterre. Leur GHT a la particularité d'associer l'hôpital Louis-Mourier de Colombes (GHU Nord Université Paris Cité de l'AP-HP) à travers un "projet médical de territoire" validé à l'été 2024.


Les instances de concertation et de gouvernance des deux établissements membres du nouveau GHT "ont enfin clarifié [leur] stratégie médicale et territoriale", s'est félicitée jeudi Luce Legendre, directrice du Cash de Nanterre et de l'EPS Roger-Prévot, dans son discours prononcé lors de la "première cérémonie des vœux" du GHT Nord Hauts-de-Seine.


"L'hôpital de Nanterre et l'hôpital Louis-Mourier, tous deux implantés en grande proximité géographique, ont collaboré depuis le début de l'année 2024 à la conception d'un projet médical de territoire en vue de conforter une offre de soins complémentaires et des parcours structurés" dans plusieurs filières, qui vont se renforcer ou se développer, a-t-elle rappelé.


La directrice a également souligné les liens avec les autres acteurs du territoire (communautés professionnelles territoriales de santé -CPTS-, dispositifs d'appui à la coordination -DAC-, conseils locaux de santé mentale, centres de santé, structures médico-sociales, associations…), constituant "un terreau favorable à une démarche de responsabilité populationnelle".


"Un hôpital psychiatrique au sein d'un GHT", qui plus est quand il est l'un des deux membres, est l'occasion de "lui offrir un nouvel espace d'expression", a mis en perspective la Dr Isabelle Delmotte, présidente la commission médicale d'établissement (CME) de l'EPS Roger-Prévot, réélue à cette fonction en décembre 2025.


Au-delà de la direction commune, les attendus du GHT concrétisent dans ce cas "un système où la psychiatrie, voire la santé mentale si on choisit un prisme plus large, est pleinement intégrée au parcours de soins", a-t-elle pointé.


Ce GHT présente l'opportunité d'une "meilleure articulation avec le somatique", d'un "accès facilité au plateau technique", a-t-elle projeté. Il "peut devenir un modèle d'intégration entre psychiatrie et hôpital général au service d'une prise en charge globale de la population", sans "nier les identités" respectives.


Le renforcement des coopérations avec l'hôpital Louis-Mourier de l'AP-HP a entraîné des évolutions dans les projections capacitaires initiales du projet immobilier du site de Nanterre, a rappelé Luce Legendre.


Le projet architectural vise à ouvrir, d'ici 2030, deux nouveaux bâtiments (cf dépêche du 25/10/2024 à 17:17), l'un pour l'activité de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO, avec 190 lits et 20 places), et l'autre (197 lits), qui accueillera l'activité de psychiatrie de l'EPS Roger-Prévot, actuellement située à Moisselles, dans le Val-d'Oise.


Anticiper les besoins de santé du territoire


Pendant l'élaboration du "projet de territoire" avec l'hôpital Louis-Mourier, "nous avons anticipé les évolutions en termes de besoins de santé sur le territoire du nord des Hauts-de-Seine", a expliqué Luce Legendre à APMnews.


Ce travail a conduit notamment "à passer de 24 à 30 lits de maternité dans le futur bâtiment. On a repensé la partie urgences, avec plus de box de consultation et plus de lits en unité d'hospitalisation de courte durée [passant de 4 à 10 lits]. Nous avons aussi renforcé, toujours en concertation avec l'hôpital Louis-Mourier, le capacitaire de médecine interne, de 20 à 30 lits."


Le projet se traduit par "une collaboration fructueuse et mutuelle selon les disciplines", a précisé le Pr Nicolas Javaud, responsable médical de l'hôpital Louis-Mourier, interrogé par APMnews en marge de la cérémonie des vœux. L'hôpital de Nanterre vient en appui de l'établissement de l'AP-HP "sur certaines disciplines, notamment la gériatrie aiguë" sur le plan capacitaire, et, "de l'autre côté, on vient en support de l'hôpital de Nanterre, notamment pour les urgences digestives et la réanimation".


Le professeur a également salué des "échanges remarquables" en psychiatrie. En Ile-de-France, les patients "ont tendance à stagner trop longtemps aux urgences, ce n'est pas le cas [à Louis-Mourier]" grâce "aux parcours parfaitement fluides" travaillés avec l'EPS Roger-Prévot et l'hôpital de Nanterre, a-t-il expliqué.


Le fait que le GHT soit "adossé à l'AP-HP" permet "la meilleure offre de soins" sur le territoire, a également fait valoir Arnaud Giraudet, directeur de l'hôpital Louis-Mourier, soulignant qu'il s'agit de la "première coopération" du genre, pouvant faire office de "laboratoire d'idées".


"Depuis plus d'un an, une instance de gouvernance commune nous permet d'analyser, filière par filière, nos complémentarités et les éventuels points de rupture" pour lesquels apporter des réponses, a complété Luce Legendre. Une quinzaine de filières ont ainsi été identifiées, dont l'obstétrique, la gériatrie, la médecine interne, la cardiologie, la pneumologie, les urgences, les soins critiques et l'imagerie.


Les instances du GHT seront installées après l'élection de la présidence de la CME de l'hôpital de Nanterre, qui aura lieu dans "la première quinzaine de février", a-t-elle précisé à APMnews.


"L'AP-HP ne fait partie d'aucun GHT", conformément à la réglementation, et le choix a été fait "d'avoir un statut particulier pour que le GHT Nord Hauts-de-Seine s'adosse à l'hôpital Louis-Mourier", a commenté auprès d'APMnews Guillaume du Chaffaut, directeur du GHU AP-HP Nord - Université Paris Cité, également présent à la cérémonie des vœux.


L'objectif est "d'organiser la réponse aux besoins sur le territoire", a-t-il insisté, précisant que cette stratégie prévalait sur les enjeux de capacitaire. "En l'occurrence, l'hôpital Louis-Mourier a besoin d'aval, d'adressages, de construire intelligemment des parcours, avec la ville, avec le Cash et les autres acteurs du territoire".


Interrogé sur l'influence du projet de campus hospitalo-universitaire Grand Paris Nord (cf dépêche du 25/09/2025 à 18:52), qui résultera à l'horizon 2030 du déménagement à Saint-Ouen des hôpitaux Bichat (Paris XVIIIe) et Beaujon (Clichy, Hauts-de-Seine) de l'AP-HP, Guillaume Du Chaffaut a relevé que ces derniers ne "partaient pas très loin" de leurs sites respectifs.


Ils ne couvrent "pas tout à fait le même bassin de population", a-t-il précisé. Dans le territoire du nouveau GHT, "les gens ne vont pas tellement à Bichat et à Beaujon", mais "le pôle universitaire de Louis-Mourier est très important".


Comme ce dernier est "à 1 km du Cash, cela n'avait aucun sens de se tourner le dos et de ne pas construire ensemble des filières", a-t-il ajouté.


Lors des discours de vœux, Raphaël Adam, maire de Nanterre (divers gauche) et président du conseil d'administration du Cash, a tenu à souligner la "place singulière" occupée par l'établissement, dont l'identité est caractérisée par sa "vocation sanitaire et sociale".


Alors que les travaux de transformation immobilière du site ont débuté, "un geste fort a été posé, un symbole fort, avec la destruction du mur d'enceinte de cette ancienne prison qui isolait, qui séparait finalement l'hôpital de la ville et du territoire dans lequel il était implanté", a-t-il mentionné.


Interrogée par APMnews sur l'avancement des travaux, Luce Legendre a précisé que la livraison des deux bâtiments était attendue "pour le premier semestre 2029". L'opération devrait être intégralement achevée en 2030, après l'aménagement du parvis, la démolition des anciens bâtiments et le déménagement des services.


Les chantiers concernant les "rocades" doivent se poursuivre en 2026. Pour préparer le site à la construction des nouveaux bâtiments, "une trentaine d'opérations préalables" ont été identifiées, a-t-elle précisé.


En attendant la reconfiguration du site, le service des urgences a été délocalisé en 2025 dans des locaux plus vastes, permettant notamment de disposer d'un nombre de box plus important. La maternité doit également connaître en 2026 des travaux de rénovation avant de pouvoir rejoindre d'ici cinq ans le nouveau bâtiment, "qui aura un plateau complet pour l'obstétrique".


Quant à la situation budgétaire de l'hôpital de Nanterre, Luce Legendre a fait état d'une situation déficitaire "de longue date". En revanche, l'EPS Roger-Prévot "présente une excellente santé financière".


En 2025, "notre activité a augmenté, ce qui est très prometteur, même si l'exercice en site occupé n'est pas facile", a précisé la directrice, espérant une continuité de la progression en 2026.


mlb/nc/APMnews

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(Par Maryannick LE BRIS, à Nanterre)

NANTERRE, 2 février 2026 (APMnews) - Au sein du nouveau groupement hospitalier de territoire (GHT) Nord Hauts-de-Seine, l'hôpital de Nanterre et l'EPS Roger-Prévot ont la particularité d'associer à leur projet médical partagé un hôpital de l'AP-HP, l'hôpital Louis-Mourier, avec lequel sont organisées des "coopérations mutuelles", ont expliqué jeudi à APMnews les représentants de ces établissements, à l'occasion de la "première cérémonie des vœux" de ce GHT.


Au 1ᵉʳ janvier, le GHT Sud Val-d'Oise Nord Hauts-de-Seine a été scindé en deux pour laisser place à deux GHT: Sud Val-d'Oise, qui a pour établissement support l'hôpital d'Argenteuil, et Nord Hauts-de-Seine, qui réunit le centre d'accueil et de soins hospitaliers (Cash) de Nanterre (établissement support) et l'établissement spécialisé en psychiatrie Roger-Prévot (cf dépêche du 20/01/2026 à 10:44 et dépêche du 27/01/2026 à 17:38).


Ces deux derniers, en direction commune, partagent depuis 2020 un projet médical commun et prévoient de réunir d'ici 2030 leurs activités sur le site de Nanterre. Leur GHT a la particularité d'associer l'hôpital Louis-Mourier de Colombes (GHU Nord Université Paris Cité de l'AP-HP) à travers un "projet médical de territoire" validé à l'été 2024.


Les instances de concertation et de gouvernance des deux établissements membres du nouveau GHT "ont enfin clarifié [leur] stratégie médicale et territoriale", s'est félicitée jeudi Luce Legendre, directrice du Cash de Nanterre et de l'EPS Roger-Prévot, dans son discours prononcé lors de la "première cérémonie des vœux" du GHT Nord Hauts-de-Seine.


"L'hôpital de Nanterre et l'hôpital Louis-Mourier, tous deux implantés en grande proximité géographique, ont collaboré depuis le début de l'année 2024 à la conception d'un projet médical de territoire en vue de conforter une offre de soins complémentaires et des parcours structurés" dans plusieurs filières, qui vont se renforcer ou se développer, a-t-elle rappelé.


La directrice a également souligné les liens avec les autres acteurs du territoire (communautés professionnelles territoriales de santé -CPTS-, dispositifs d'appui à la coordination -DAC-, conseils locaux de santé mentale, centres de santé, structures médico-sociales, associations…), constituant "un terreau favorable à une démarche de responsabilité populationnelle".


"Un hôpital psychiatrique au sein d'un GHT", qui plus est quand il est l'un des deux membres, est l'occasion de "lui offrir un nouvel espace d'expression", a mis en perspective la Dr Isabelle Delmotte, présidente la commission médicale d'établissement (CME) de l'EPS Roger-Prévot, réélue à cette fonction en décembre 2025.


Au-delà de la direction commune, les attendus du GHT concrétisent dans ce cas "un système où la psychiatrie, voire la santé mentale si on choisit un prisme plus large, est pleinement intégrée au parcours de soins", a-t-elle pointé.


Ce GHT présente l'opportunité d'une "meilleure articulation avec le somatique", d'un "accès facilité au plateau technique", a-t-elle projeté. Il "peut devenir un modèle d'intégration entre psychiatrie et hôpital général au service d'une prise en charge globale de la population", sans "nier les identités" respectives.


Le renforcement des coopérations avec l'hôpital Louis-Mourier de l'AP-HP a entraîné des évolutions dans les projections capacitaires initiales du projet immobilier du site de Nanterre, a rappelé Luce Legendre.


Le projet architectural vise à ouvrir, d'ici 2030, deux nouveaux bâtiments (cf dépêche du 25/10/2024 à 17:17), l'un pour l'activité de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO, avec 190 lits et 20 places), et l'autre (197 lits), qui accueillera l'activité de psychiatrie de l'EPS Roger-Prévot, actuellement située à Moisselles, dans le Val-d'Oise.


Anticiper les besoins de santé du territoire


Pendant l'élaboration du "projet de territoire" avec l'hôpital Louis-Mourier, "nous avons anticipé les évolutions en termes de besoins de santé sur le territoire du nord des Hauts-de-Seine", a expliqué Luce Legendre à APMnews.


Ce travail a conduit notamment "à passer de 24 à 30 lits de maternité dans le futur bâtiment. On a repensé la partie urgences, avec plus de box de consultation et plus de lits en unité d'hospitalisation de courte durée [passant de 4 à 10 lits]. Nous avons aussi renforcé, toujours en concertation avec l'hôpital Louis-Mourier, le capacitaire de médecine interne, de 20 à 30 lits."


Le projet se traduit par "une collaboration fructueuse et mutuelle selon les disciplines", a précisé le Pr Nicolas Javaud, responsable médical de l'hôpital Louis-Mourier, interrogé par APMnews en marge de la cérémonie des vœux. L'hôpital de Nanterre vient en appui de l'établissement de l'AP-HP "sur certaines disciplines, notamment la gériatrie aiguë" sur le plan capacitaire, et, "de l'autre côté, on vient en support de l'hôpital de Nanterre, notamment pour les urgences digestives et la réanimation".


Le professeur a également salué des "échanges remarquables" en psychiatrie. En Ile-de-France, les patients "ont tendance à stagner trop longtemps aux urgences, ce n'est pas le cas [à Louis-Mourier]" grâce "aux parcours parfaitement fluides" travaillés avec l'EPS Roger-Prévot et l'hôpital de Nanterre, a-t-il expliqué.


Le fait que le GHT soit "adossé à l'AP-HP" permet "la meilleure offre de soins" sur le territoire, a également fait valoir Arnaud Giraudet, directeur de l'hôpital Louis-Mourier, soulignant qu'il s'agit de la "première coopération" du genre, pouvant faire office de "laboratoire d'idées".


"Depuis plus d'un an, une instance de gouvernance commune nous permet d'analyser, filière par filière, nos complémentarités et les éventuels points de rupture" pour lesquels apporter des réponses, a complété Luce Legendre. Une quinzaine de filières ont ainsi été identifiées, dont l'obstétrique, la gériatrie, la médecine interne, la cardiologie, la pneumologie, les urgences, les soins critiques et l'imagerie.


Les instances du GHT seront installées après l'élection de la présidence de la CME de l'hôpital de Nanterre, qui aura lieu dans "la première quinzaine de février", a-t-elle précisé à APMnews.


"L'AP-HP ne fait partie d'aucun GHT", conformément à la réglementation, et le choix a été fait "d'avoir un statut particulier pour que le GHT Nord Hauts-de-Seine s'adosse à l'hôpital Louis-Mourier", a commenté auprès d'APMnews Guillaume du Chaffaut, directeur du GHU AP-HP Nord - Université Paris Cité, également présent à la cérémonie des vœux.


L'objectif est "d'organiser la réponse aux besoins sur le territoire", a-t-il insisté, précisant que cette stratégie prévalait sur les enjeux de capacitaire. "En l'occurrence, l'hôpital Louis-Mourier a besoin d'aval, d'adressages, de construire intelligemment des parcours, avec la ville, avec le Cash et les autres acteurs du territoire".


Interrogé sur l'influence du projet de campus hospitalo-universitaire Grand Paris Nord (cf dépêche du 25/09/2025 à 18:52), qui résultera à l'horizon 2030 du déménagement à Saint-Ouen des hôpitaux Bichat (Paris XVIIIe) et Beaujon (Clichy, Hauts-de-Seine) de l'AP-HP, Guillaume Du Chaffaut a relevé que ces derniers ne "partaient pas très loin" de leurs sites respectifs.


Ils ne couvrent "pas tout à fait le même bassin de population", a-t-il précisé. Dans le territoire du nouveau GHT, "les gens ne vont pas tellement à Bichat et à Beaujon", mais "le pôle universitaire de Louis-Mourier est très important".


Comme ce dernier est "à 1 km du Cash, cela n'avait aucun sens de se tourner le dos et de ne pas construire ensemble des filières", a-t-il ajouté.


Lors des discours de vœux, Raphaël Adam, maire de Nanterre (divers gauche) et président du conseil d'administration du Cash, a tenu à souligner la "place singulière" occupée par l'établissement, dont l'identité est caractérisée par sa "vocation sanitaire et sociale".


Alors que les travaux de transformation immobilière du site ont débuté, "un geste fort a été posé, un symbole fort, avec la destruction du mur d'enceinte de cette ancienne prison qui isolait, qui séparait finalement l'hôpital de la ville et du territoire dans lequel il était implanté", a-t-il mentionné.


Interrogée par APMnews sur l'avancement des travaux, Luce Legendre a précisé que la livraison des deux bâtiments était attendue "pour le premier semestre 2029". L'opération devrait être intégralement achevée en 2030, après l'aménagement du parvis, la démolition des anciens bâtiments et le déménagement des services.


Les chantiers concernant les "rocades" doivent se poursuivre en 2026. Pour préparer le site à la construction des nouveaux bâtiments, "une trentaine d'opérations préalables" ont été identifiées, a-t-elle précisé.


En attendant la reconfiguration du site, le service des urgences a été délocalisé en 2025 dans des locaux plus vastes, permettant notamment de disposer d'un nombre de box plus important. La maternité doit également connaître en 2026 des travaux de rénovation avant de pouvoir rejoindre d'ici cinq ans le nouveau bâtiment, "qui aura un plateau complet pour l'obstétrique".


Quant à la situation budgétaire de l'hôpital de Nanterre, Luce Legendre a fait état d'une situation déficitaire "de longue date". En revanche, l'EPS Roger-Prévot "présente une excellente santé financière".


En 2025, "notre activité a augmenté, ce qui est très prometteur, même si l'exercice en site occupé n'est pas facile", a précisé la directrice, espérant une continuité de la progression en 2026.


mlb/nc/APMnews

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