Actualités de l'Urgence - APM

21/04 2026
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DANS LA VIE DES ÉTABLISSEMENTS: CHU DE MARTINIQUE, GH PORTES DE PROVENCE, CH DE THIERS, GHT DU SUD SEINE-ET-MARNE, CHU DE LIMOGES, CENTRE PSYCHOTHÉRAPIQUE DE L'ORNE

Le 21 avril 2026 (APMnews) -

Le CHU de Martinique déploie l'application d'information des patients FollowMe* aux urgences

FORT-DE-FRANCE - Le CHU de Martinique déploie la solution FollowMe* au sein du service des urgences de son site Pierre-Zobda-Quitman 2, afin de permettre aux patients et à leurs proches de suivre en temps réel les étapes de la prise en charge, a-t-il informé lundi dans un communiqué.


"Dans un contexte de tension croissante sur les services d'urgence, marqué par une augmentation continue de l'activité et un allongement des durées de passage, la question de l'information des patients constitue un enjeu central", souligne le CHU. "L'attente, souvent perçue comme opaque, génère incompréhension, stress et tensions, tant pour les patients que pour leurs proches."


Avec FollowMe* (MyCareProcess), le CHU de Martinique entend "réduire l'incertitude", améliorer l'information des proches "souvent absents des circuits de soins", "diminuer les sollicitations auprès des équipes" et "renforcer la transparence et la compréhension du parcours de soins".


Dès son admission, le patient reçoit un SMS lui donnant accès à une interface sécurisée, sans téléchargement. Après vérification de son identité par la saisie de sa date de naissance, il peut "suivre en temps réel les différentes étapes de sa prise en charge", accéder à des contenus "pédagogiques expliquant le fonctionnement des urgences et de l'hôpital", partager le suivi avec ses proches grâce à un lien sécurisé et exprimer sa satisfaction "à chaud" à l'issue de son parcours.


Le dispositif "respecte strictement la confidentialité des données et ne comporte aucune information médicale ou diagnostique", est-il précisé. Sa mise en œuvre s'inscrit dans "une démarche centrée sur l'expérience patient". Des représentants des usagers ont été intégrés à l'équipe projet, ce qui a permis "d'adapter la solution aux besoins réels des patients et de leurs proches", selon l'établissement.


Cette solution "complète les dispositifs déployés auparavant, permettant notamment d'avoir une visibilité en temps réel de l'activité, d'aider nos médecins à analyser les radiographies via le recours à l'IA [intelligence artificielle] ou encore d'accéder à la totalité de l'antériorité des informations médico-soignantes via le dossier patient informatisé", commente Rodrigue Alexander, directeur des systèmes d'information (DSI) du CHU de Martinique, cité dans le communiqué.


mlb/sl/lb/APMnews


Le groupement hospitalier Portes de Provence va lancer un parcours de soins adapté aux patients en situation d'obésité

MONTÉLIMAR (Drôme) - Le groupement hospitalier Portes de Provence (GHPP) va lancer en mai un nouveau parcours de soins structuré autour du centre hospitalier de Montélimar et adapté aux patients en situation d'obésité, a-t-il annoncé dans un communiqué diffusé à l'occasion de la journée mondiale de l'obésité, le 14 avril.


Ce parcours, élaboré par les équipes soignantes avec l'appui de l'association Centre d'équilibre nutritionnel et d'accompagnement (Cena), créée fin 2025 par deux médecins du GHPP, le Dr Fernando Prudente et le Dr Thiago Tatagiba, est personnalisé en fonction des objectifs de chaque patient, explique l'établissement. Il s'inscrit dans les prises en charge du service d'accompagnement médical (SAM) situé au troisième étage du bâtiment Duquesne.


Les patients sont orientés par leur médecin traitant afin de bénéficier d'une consultation médicale initiale et d'un bilan complet. Le programme comprend ensuite huit ateliers, dont six collectifs et deux individuels, permettant un accompagnement personnalisé et progressif en fonction des objectifs du patient.


Il s'agit d'une prise en charge au long cours, d'une durée comprise entre trois mois et un an. Tout au long de son parcours de soins, le patient est accompagné par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, d'un enseignant en activité physique adaptée, d'un psychologue, d'un infirmier, d'un chirurgien, d'un diététicien…


L'équipe a fait une projection annuelle de 140 venues -ce qui représente 36 patients sur l'année-, a précisé l'établissement à APMnews.


Le GHPP a déposé un programme d'éducation thérapeutique dans ce cadre précis, auprès de l'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, qui pourrait déclencher des financements, a-t-il ajouté, précisant être dans l'attente d'un appel à projets de l'ARS avant l'été.


san/sl/lb/APMnews


Puy-de-Dôme: le CH de Thiers certifié par la HAS

SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis) - La Haute Autorité de santé (HAS) a certifié le centre hospitalier (CH) de Thiers avec le niveau "qualité des soins confirmée", selon un rapport daté de mars et mis en ligne le 17 avril.


L'établissement a rempli 86% des critères du chapitre 1 (le patient), 90% de ceux du chapitre 2 (les équipes de soins) et 84% de ceux du chapitre 3 (l'établissement).


La HAS précise que le CH de Thiers est en direction commune avec le CH d'Ambert et des Ehpad.


La certification hospitalière s'est inscrite "dans un contexte marqué par un renouvellement important de la gouvernance de l'établissement [avec les nominations, au cours des six derniers mois, du directeur, du directeur des soins, du directeur adjoint et du président de la commission médicale d'établissement -CME], une situation budgétaire et financière critique, un retard pris dans l'exécution des travaux de restructuration de l'hôpital, des tensions dans certaines disciplines médicales et paramédicales, une réingénierie nécessaire de la direction commune", explique-t-elle.


"Dans ce contexte, la préparation à la certification a été saisie par la gouvernance médico-administrative comme l'opportunité d'améliorer l'identification et la qualité des filières de soins prioritaires ainsi que des parcours patients intra-hospitaliers, de poursuivre l'amélioration des organisations et des pratiques de soins, et de revoir certains travaux de restructuration en veillant à intégrer les dimensions d'humanisation et de fluidification des parcours (rapprochement imagerie-urgences, ou bloc opératoire-unité ambulatoire pour exemples)", souligne-t-elle.


"Les patients questionnés ont tous souligné leur satisfaction et le souci constant par les équipes du respect de leur dignité et intimité", écrit la HAS au début du chapitre 1.


Elle précise que l'hôpital a un projet de restructuration qui vise à réaliser des travaux d'humanisation des chambres, de réfection des urgences et à ajouter une salle d'attente pédiatrique.


Actuellement, les chambres d'hospitalisation, qui sont dans la grande majorité individuelles, "disposent d'un cabinet de toilette mais ne sont pas équipées de douches, excepté en psychiatrie et en unité de soins de longue durée", note-t-elle. Aux urgences, il existe un box qui peut être fermé, destiné à la prise en charge de personnes avec des troubles graves du comportement, mais "celui-ci n'est pas conforme", déclare la HAS.


"Les équipes des secteurs de consultation et des secteurs d'hospitalisation se coordonnent pour assurer une prise en charge fluide et veiller à l'amélioration continue du parcours", souligne-t-elle dans le chapitre 2. "En cas de prescription d'examen complémentaire (imagerie, biologie), le patient est accompagné dans la prise de rendez-vous", ajoute-t-elle.


"Les équipes respectent les bonnes pratiques d'identification du patient à toutes les étapes de sa prise en charge", salue-t-elle. "Le circuit du médicament est globalement maîtrisé", de même que la prise en charge des urgences vitales.


Le centre hospitalier "s'inscrit dans un maillage territorial fort en lien avec le CHU de Clermont-Ferrand (établissement support du groupement hospitalier de territoire), l'hôpital de Vichy et l'ensemble des acteurs médicaux et médico-sociaux ville-hôpital", déclare par ailleurs la HAS.


Il conduit des travaux en lien avec les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), concourant notamment à l'amélioration du parcours des personnes âgées.


(HAS, rapport de certification du CH de Thiers, avril 2026)


san/sl/lb/APMnews


Le GHT du Sud Seine-et-Marne a installé sa commission médicale de groupement

FONTAINEBLEAU - Le groupement hospitalier de territoire (GHT) du Sud Seine-et-Marne a installé sa commission médicale de groupement, présidée par le Dr Nourredine Harriche, a informé le centre hospitalier du Sud-Seine-et-Marne (Fontainebleau, Montereau-Fault-Yvonne et Nemours) dans un post sur LinkedIn vendredi.


"L'installation de la commission médicale de groupement (CMG) le 7 avril dernier constitue une étape majeure dans la consolidation de la gouvernance médicale territoriale ainsi que la réactivation du groupement hospitalier de territoire désormais nommé GHT des hôpitaux de Seine-et-Marne", précise l'établissement.


Les désaccords sur l'établissement support du GHT désigné en 2016 (hôpital de Melun) ainsi que sur le périmètre du groupement avaient bloqué le fonctionnement de ses instances, rappelle-t-on. L'agence régionale de santé (ARS) Île-de-France avait fini par mettre le GHT "en veille" en 2021 (cf dépêche du 25/01/2023 à 14:19).


En 2025, le groupe hospitalier Sud Île-de-France (GHSIF) et le CH du Sud Seine-et-Marne, désormais en direction commune, ont adopté leurs nouveaux projets d'établissement, réunis par une identité -"Convergence(s) 2030"- et des ambitions communes, prémices du futur projet médico-soignant du GHT qu'ils souhaitent réactiver (cf dépêche du 04/11/2025 à 20:04).


Le président de la CMG, le Dr Nourredine Harriche, chef du pôle de chirurgie-anesthésie au CH du Sud Seine-et-Marne, a présidé la commission médicale d'établissement (CME) de ce dernier de 2016 à décembre 2025 (cf dépêche du 24/12/2025 à 16:47).


Le Dr Mehran Monchi a été élu vice-président de la CMG. Responsable du département de médecine intensive du GHSIF, il a présidé la CME de cet établissement pendant deux mandats, jusqu'en 2022.


Après ces nominations, "a été engagé le lancement de l'écriture du projet médico-soignant partagé, véritable socle stratégique commun", ajoute le CH du Sud Seine-et-Marne.


"Dans la foulée de l'adoption des deux projets d'établissement en 2025, ce document aura pour ambition de définir une vision partagée de l'organisation des prises en charge, de renforcer la coopération entre les équipes médicales et soignantes et de structurer des filières de soins graduées, lisibles et efficientes au bénéfice de la population du territoire."


Dans ce cadre, "15 filières de soins" ont été retenues comme prioritaires, "en lien avec le groupe hospitalier universitaire Henri-Mondor (AP-HP) et de façon cohérente avec les fédérations médicales interhospitalières (FMIH) déjà actives: médecine interne, soins critiques, urgences, cancérologie, santé mentale…"


Parallèlement, des démarches "sont poursuivies en faveur de l'universitarisation du territoire, en lien étroit avec la faculté de santé de l'université Paris Est-Créteil (Upec) et les collectivités territoriales", selon le CH. "Ces partenariats structurants traduisent une ambition partagée de renforcer l'attractivité médicale du territoire, de développer l'accueil et la formation des étudiants et des internes, et de promouvoir les activités de recherche et d'innovation en santé en lien avec notre nouveau fonds de dotation."


Des professeurs associés "ont été récemment nommés et de nouvelles nominations devraient suivre. La volonté "d'accueillir des chefs de clinique assistants sur certaines filières est également partagée", est-il souligné dans le post.


mlb/sl/lb/APMnews


Le CHU de Limoges ouvre deux nouvelles antennes du centre public départemental de santé

LIMOGES - Le CHU de Limoges a ouvert deux antennes du centre public départemental de santé (CPDS), dans la commune de Bellac et au sein du quartier de Beaubreuil, a précisé la direction, jointe mardi par APMnews.


Le CPDS, structure portée par le CHU de Limoges, a ouvert deux antennes à Bellac et Beaubreuil, respectivement les 2 janvier et 15 avril.


Bellac est une commune de 3.537 habitants, sous-préfecture de la Haute-Vienne, confronté à un manque de médecins. Beaubreuil est un quartier limougeaud prioritaire de la politique de la ville qui "ne disposait plus d'aucun médecin généraliste depuis 2022", a expliqué le CHU.


"L'antenne de Beaubreuil propose des consultations de médecine générale, des consultations de sage-femme et, prochainement, des consultations de santé mentale", a détaillé l'établissement, notant que d'autres spécialités pourraient être proposées "à moyen terme".


"Les patients pourront bénéficier du plateau technique du CHU, un outil informatique permettant d'organiser le lien et la prise de rendez-vous avec les consultations de spécialité de l'établissement", a-t-il également précisé.


L'antenne de Beaubreuil regroupe un médecin généraliste, deux sages-femmes et une secrétaire médicale. Un psychiatre est prochainement attendu, à raison de deux demi-journées par semaine. À l'exception du psychiatre, mis à disposition par le CH spécialisé Esquirol de Limoges, tous les professionnels sont agents du CHU de Limoges.


Le modèle économique de l'antenne repose sur l'activité de consultations, l'accord national des centres de santé apportant des subventions de l'assurance maladie et une subvention d'aide à l'équipement au démarrage apportée par la Ville de Limoges.


mg/sl/lb/APMnews


Le centre psychothérapique de l'Orne certifié par la HAS

SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis) - Le centre psychothérapique de l'Orne (CPO) à Alençon a été certifié par la Haute Autorité de santé (HAS) "qualité des soins confirmée", selon un rapport mis en ligne vendredi.


Il avait été certifié sous conditions en 2024, mais a pu améliorer sa situation et il atteint maintenant un taux de 89% pour le chapitre 1 (le patient), 94% pour le chapitre 2 (les équipes de soins) et 93% pour le chapitre 3 (l'établissement).


Au chapitre 1, la HAS relève que le patient bénéficie du respect de son intimité et de sa dignité grâce à une quasi-totalité de chambres individuelles. Le rapport note que plusieurs bâtiments du site principal sont très anciens et ne répondent plus à l'ensemble des exigences pour l'accessibilité des personnes à mobilité réduite (déficits visuels notamment), mais un programme pluriannuel de rénovation et de modernisation est engagé.


Sur l'information des patients, le centre n'a pas mis en œuvre d'action avec ses correspondants externes pour informer, en amont de l'hospitalisation, les patients sur l'importance de rédiger les directives anticipées. Il reste à améliorer la traçabilité de la réévaluation de la douleur, pointe le rapport.


Au chapitre 2, les experts visiteurs notent que les informations nécessaires à la coordination des soins sont facilement accessibles en permanence via le dossier patient informatisé (DPI). De plus, "la prise en charge médicamenteuse est organisée et totalement informatisée"; la prise en compte des interventions des pharmaciens est tracée; et la dispensation des médicaments est hebdomadaire et nominative.


"Les mesures de contention restent exceptionnelles" et les espaces destinés à l'isolement et la contention ont été rénovés avec un nombre de chambres volontairement réduit. Les indicateurs qualité et sécurité des soins sont bien suivis par la commission médicale d'établissement (CME) et la coopération entre la CME et la direction des soins est "permanente".


Au chapitre 3, la HAS constate que la politique de qualité et sécurité des soins a été revue et est davantage déployée. Les actions d'appropriation se sont renforcées; le suivi est régulier. Des efforts restent à faire sur la formation des professionnels à l'annonce d'un éventuel dommage lié aux soins.


"Le CPO est un acteur majeur du projet territorial de santé mentale (PTSM) et, dans ce cadre, s'est impliqué dans la définition de parcours de prise en charge adaptés, en coordination avec l'ensemble des acteurs de santé du territoire et en cohérence avec son projet médico-soignant", ajoute encore l'agence. Le centre est aussi partenaire d'un projet régional de structuration de la recherche comprenant des collaborations avec les CHU de Rouen et Caen.


Le projet d'établissement intègre une stratégie de développement durable. Des procédures favorisant les achats écoresponsables sont mises en œuvre en partenariat avec le centre hospitalier intercommunal Alençon-Mamers, établissement support du groupement hospitalier de territoire (GHT) Orne-Perche-Saosnois. Un référent développement durable est identifié. Un groupe "carbone" est par ailleurs en place.


(HAS, rapport de certification du CPO, avril)


sl/lb/APMnews

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Le 21 avril 2026 (APMnews) -

Le CHU de Martinique déploie l'application d'information des patients FollowMe* aux urgences

FORT-DE-FRANCE - Le CHU de Martinique déploie la solution FollowMe* au sein du service des urgences de son site Pierre-Zobda-Quitman 2, afin de permettre aux patients et à leurs proches de suivre en temps réel les étapes de la prise en charge, a-t-il informé lundi dans un communiqué.


"Dans un contexte de tension croissante sur les services d'urgence, marqué par une augmentation continue de l'activité et un allongement des durées de passage, la question de l'information des patients constitue un enjeu central", souligne le CHU. "L'attente, souvent perçue comme opaque, génère incompréhension, stress et tensions, tant pour les patients que pour leurs proches."


Avec FollowMe* (MyCareProcess), le CHU de Martinique entend "réduire l'incertitude", améliorer l'information des proches "souvent absents des circuits de soins", "diminuer les sollicitations auprès des équipes" et "renforcer la transparence et la compréhension du parcours de soins".


Dès son admission, le patient reçoit un SMS lui donnant accès à une interface sécurisée, sans téléchargement. Après vérification de son identité par la saisie de sa date de naissance, il peut "suivre en temps réel les différentes étapes de sa prise en charge", accéder à des contenus "pédagogiques expliquant le fonctionnement des urgences et de l'hôpital", partager le suivi avec ses proches grâce à un lien sécurisé et exprimer sa satisfaction "à chaud" à l'issue de son parcours.


Le dispositif "respecte strictement la confidentialité des données et ne comporte aucune information médicale ou diagnostique", est-il précisé. Sa mise en œuvre s'inscrit dans "une démarche centrée sur l'expérience patient". Des représentants des usagers ont été intégrés à l'équipe projet, ce qui a permis "d'adapter la solution aux besoins réels des patients et de leurs proches", selon l'établissement.


Cette solution "complète les dispositifs déployés auparavant, permettant notamment d'avoir une visibilité en temps réel de l'activité, d'aider nos médecins à analyser les radiographies via le recours à l'IA [intelligence artificielle] ou encore d'accéder à la totalité de l'antériorité des informations médico-soignantes via le dossier patient informatisé", commente Rodrigue Alexander, directeur des systèmes d'information (DSI) du CHU de Martinique, cité dans le communiqué.


mlb/sl/lb/APMnews


Le groupement hospitalier Portes de Provence va lancer un parcours de soins adapté aux patients en situation d'obésité

MONTÉLIMAR (Drôme) - Le groupement hospitalier Portes de Provence (GHPP) va lancer en mai un nouveau parcours de soins structuré autour du centre hospitalier de Montélimar et adapté aux patients en situation d'obésité, a-t-il annoncé dans un communiqué diffusé à l'occasion de la journée mondiale de l'obésité, le 14 avril.


Ce parcours, élaboré par les équipes soignantes avec l'appui de l'association Centre d'équilibre nutritionnel et d'accompagnement (Cena), créée fin 2025 par deux médecins du GHPP, le Dr Fernando Prudente et le Dr Thiago Tatagiba, est personnalisé en fonction des objectifs de chaque patient, explique l'établissement. Il s'inscrit dans les prises en charge du service d'accompagnement médical (SAM) situé au troisième étage du bâtiment Duquesne.


Les patients sont orientés par leur médecin traitant afin de bénéficier d'une consultation médicale initiale et d'un bilan complet. Le programme comprend ensuite huit ateliers, dont six collectifs et deux individuels, permettant un accompagnement personnalisé et progressif en fonction des objectifs du patient.


Il s'agit d'une prise en charge au long cours, d'une durée comprise entre trois mois et un an. Tout au long de son parcours de soins, le patient est accompagné par une équipe pluridisciplinaire composée de médecins, d'un enseignant en activité physique adaptée, d'un psychologue, d'un infirmier, d'un chirurgien, d'un diététicien…


L'équipe a fait une projection annuelle de 140 venues -ce qui représente 36 patients sur l'année-, a précisé l'établissement à APMnews.


Le GHPP a déposé un programme d'éducation thérapeutique dans ce cadre précis, auprès de l'agence régionale de santé (ARS) Auvergne-Rhône-Alpes, qui pourrait déclencher des financements, a-t-il ajouté, précisant être dans l'attente d'un appel à projets de l'ARS avant l'été.


san/sl/lb/APMnews


Puy-de-Dôme: le CH de Thiers certifié par la HAS

SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis) - La Haute Autorité de santé (HAS) a certifié le centre hospitalier (CH) de Thiers avec le niveau "qualité des soins confirmée", selon un rapport daté de mars et mis en ligne le 17 avril.


L'établissement a rempli 86% des critères du chapitre 1 (le patient), 90% de ceux du chapitre 2 (les équipes de soins) et 84% de ceux du chapitre 3 (l'établissement).


La HAS précise que le CH de Thiers est en direction commune avec le CH d'Ambert et des Ehpad.


La certification hospitalière s'est inscrite "dans un contexte marqué par un renouvellement important de la gouvernance de l'établissement [avec les nominations, au cours des six derniers mois, du directeur, du directeur des soins, du directeur adjoint et du président de la commission médicale d'établissement -CME], une situation budgétaire et financière critique, un retard pris dans l'exécution des travaux de restructuration de l'hôpital, des tensions dans certaines disciplines médicales et paramédicales, une réingénierie nécessaire de la direction commune", explique-t-elle.


"Dans ce contexte, la préparation à la certification a été saisie par la gouvernance médico-administrative comme l'opportunité d'améliorer l'identification et la qualité des filières de soins prioritaires ainsi que des parcours patients intra-hospitaliers, de poursuivre l'amélioration des organisations et des pratiques de soins, et de revoir certains travaux de restructuration en veillant à intégrer les dimensions d'humanisation et de fluidification des parcours (rapprochement imagerie-urgences, ou bloc opératoire-unité ambulatoire pour exemples)", souligne-t-elle.


"Les patients questionnés ont tous souligné leur satisfaction et le souci constant par les équipes du respect de leur dignité et intimité", écrit la HAS au début du chapitre 1.


Elle précise que l'hôpital a un projet de restructuration qui vise à réaliser des travaux d'humanisation des chambres, de réfection des urgences et à ajouter une salle d'attente pédiatrique.


Actuellement, les chambres d'hospitalisation, qui sont dans la grande majorité individuelles, "disposent d'un cabinet de toilette mais ne sont pas équipées de douches, excepté en psychiatrie et en unité de soins de longue durée", note-t-elle. Aux urgences, il existe un box qui peut être fermé, destiné à la prise en charge de personnes avec des troubles graves du comportement, mais "celui-ci n'est pas conforme", déclare la HAS.


"Les équipes des secteurs de consultation et des secteurs d'hospitalisation se coordonnent pour assurer une prise en charge fluide et veiller à l'amélioration continue du parcours", souligne-t-elle dans le chapitre 2. "En cas de prescription d'examen complémentaire (imagerie, biologie), le patient est accompagné dans la prise de rendez-vous", ajoute-t-elle.


"Les équipes respectent les bonnes pratiques d'identification du patient à toutes les étapes de sa prise en charge", salue-t-elle. "Le circuit du médicament est globalement maîtrisé", de même que la prise en charge des urgences vitales.


Le centre hospitalier "s'inscrit dans un maillage territorial fort en lien avec le CHU de Clermont-Ferrand (établissement support du groupement hospitalier de territoire), l'hôpital de Vichy et l'ensemble des acteurs médicaux et médico-sociaux ville-hôpital", déclare par ailleurs la HAS.


Il conduit des travaux en lien avec les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), concourant notamment à l'amélioration du parcours des personnes âgées.


(HAS, rapport de certification du CH de Thiers, avril 2026)


san/sl/lb/APMnews


Le GHT du Sud Seine-et-Marne a installé sa commission médicale de groupement

FONTAINEBLEAU - Le groupement hospitalier de territoire (GHT) du Sud Seine-et-Marne a installé sa commission médicale de groupement, présidée par le Dr Nourredine Harriche, a informé le centre hospitalier du Sud-Seine-et-Marne (Fontainebleau, Montereau-Fault-Yvonne et Nemours) dans un post sur LinkedIn vendredi.


"L'installation de la commission médicale de groupement (CMG) le 7 avril dernier constitue une étape majeure dans la consolidation de la gouvernance médicale territoriale ainsi que la réactivation du groupement hospitalier de territoire désormais nommé GHT des hôpitaux de Seine-et-Marne", précise l'établissement.


Les désaccords sur l'établissement support du GHT désigné en 2016 (hôpital de Melun) ainsi que sur le périmètre du groupement avaient bloqué le fonctionnement de ses instances, rappelle-t-on. L'agence régionale de santé (ARS) Île-de-France avait fini par mettre le GHT "en veille" en 2021 (cf dépêche du 25/01/2023 à 14:19).


En 2025, le groupe hospitalier Sud Île-de-France (GHSIF) et le CH du Sud Seine-et-Marne, désormais en direction commune, ont adopté leurs nouveaux projets d'établissement, réunis par une identité -"Convergence(s) 2030"- et des ambitions communes, prémices du futur projet médico-soignant du GHT qu'ils souhaitent réactiver (cf dépêche du 04/11/2025 à 20:04).


Le président de la CMG, le Dr Nourredine Harriche, chef du pôle de chirurgie-anesthésie au CH du Sud Seine-et-Marne, a présidé la commission médicale d'établissement (CME) de ce dernier de 2016 à décembre 2025 (cf dépêche du 24/12/2025 à 16:47).


Le Dr Mehran Monchi a été élu vice-président de la CMG. Responsable du département de médecine intensive du GHSIF, il a présidé la CME de cet établissement pendant deux mandats, jusqu'en 2022.


Après ces nominations, "a été engagé le lancement de l'écriture du projet médico-soignant partagé, véritable socle stratégique commun", ajoute le CH du Sud Seine-et-Marne.


"Dans la foulée de l'adoption des deux projets d'établissement en 2025, ce document aura pour ambition de définir une vision partagée de l'organisation des prises en charge, de renforcer la coopération entre les équipes médicales et soignantes et de structurer des filières de soins graduées, lisibles et efficientes au bénéfice de la population du territoire."


Dans ce cadre, "15 filières de soins" ont été retenues comme prioritaires, "en lien avec le groupe hospitalier universitaire Henri-Mondor (AP-HP) et de façon cohérente avec les fédérations médicales interhospitalières (FMIH) déjà actives: médecine interne, soins critiques, urgences, cancérologie, santé mentale…"


Parallèlement, des démarches "sont poursuivies en faveur de l'universitarisation du territoire, en lien étroit avec la faculté de santé de l'université Paris Est-Créteil (Upec) et les collectivités territoriales", selon le CH. "Ces partenariats structurants traduisent une ambition partagée de renforcer l'attractivité médicale du territoire, de développer l'accueil et la formation des étudiants et des internes, et de promouvoir les activités de recherche et d'innovation en santé en lien avec notre nouveau fonds de dotation."


Des professeurs associés "ont été récemment nommés et de nouvelles nominations devraient suivre. La volonté "d'accueillir des chefs de clinique assistants sur certaines filières est également partagée", est-il souligné dans le post.


mlb/sl/lb/APMnews


Le CHU de Limoges ouvre deux nouvelles antennes du centre public départemental de santé

LIMOGES - Le CHU de Limoges a ouvert deux antennes du centre public départemental de santé (CPDS), dans la commune de Bellac et au sein du quartier de Beaubreuil, a précisé la direction, jointe mardi par APMnews.


Le CPDS, structure portée par le CHU de Limoges, a ouvert deux antennes à Bellac et Beaubreuil, respectivement les 2 janvier et 15 avril.


Bellac est une commune de 3.537 habitants, sous-préfecture de la Haute-Vienne, confronté à un manque de médecins. Beaubreuil est un quartier limougeaud prioritaire de la politique de la ville qui "ne disposait plus d'aucun médecin généraliste depuis 2022", a expliqué le CHU.


"L'antenne de Beaubreuil propose des consultations de médecine générale, des consultations de sage-femme et, prochainement, des consultations de santé mentale", a détaillé l'établissement, notant que d'autres spécialités pourraient être proposées "à moyen terme".


"Les patients pourront bénéficier du plateau technique du CHU, un outil informatique permettant d'organiser le lien et la prise de rendez-vous avec les consultations de spécialité de l'établissement", a-t-il également précisé.


L'antenne de Beaubreuil regroupe un médecin généraliste, deux sages-femmes et une secrétaire médicale. Un psychiatre est prochainement attendu, à raison de deux demi-journées par semaine. À l'exception du psychiatre, mis à disposition par le CH spécialisé Esquirol de Limoges, tous les professionnels sont agents du CHU de Limoges.


Le modèle économique de l'antenne repose sur l'activité de consultations, l'accord national des centres de santé apportant des subventions de l'assurance maladie et une subvention d'aide à l'équipement au démarrage apportée par la Ville de Limoges.


mg/sl/lb/APMnews


Le centre psychothérapique de l'Orne certifié par la HAS

SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis) - Le centre psychothérapique de l'Orne (CPO) à Alençon a été certifié par la Haute Autorité de santé (HAS) "qualité des soins confirmée", selon un rapport mis en ligne vendredi.


Il avait été certifié sous conditions en 2024, mais a pu améliorer sa situation et il atteint maintenant un taux de 89% pour le chapitre 1 (le patient), 94% pour le chapitre 2 (les équipes de soins) et 93% pour le chapitre 3 (l'établissement).


Au chapitre 1, la HAS relève que le patient bénéficie du respect de son intimité et de sa dignité grâce à une quasi-totalité de chambres individuelles. Le rapport note que plusieurs bâtiments du site principal sont très anciens et ne répondent plus à l'ensemble des exigences pour l'accessibilité des personnes à mobilité réduite (déficits visuels notamment), mais un programme pluriannuel de rénovation et de modernisation est engagé.


Sur l'information des patients, le centre n'a pas mis en œuvre d'action avec ses correspondants externes pour informer, en amont de l'hospitalisation, les patients sur l'importance de rédiger les directives anticipées. Il reste à améliorer la traçabilité de la réévaluation de la douleur, pointe le rapport.


Au chapitre 2, les experts visiteurs notent que les informations nécessaires à la coordination des soins sont facilement accessibles en permanence via le dossier patient informatisé (DPI). De plus, "la prise en charge médicamenteuse est organisée et totalement informatisée"; la prise en compte des interventions des pharmaciens est tracée; et la dispensation des médicaments est hebdomadaire et nominative.


"Les mesures de contention restent exceptionnelles" et les espaces destinés à l'isolement et la contention ont été rénovés avec un nombre de chambres volontairement réduit. Les indicateurs qualité et sécurité des soins sont bien suivis par la commission médicale d'établissement (CME) et la coopération entre la CME et la direction des soins est "permanente".


Au chapitre 3, la HAS constate que la politique de qualité et sécurité des soins a été revue et est davantage déployée. Les actions d'appropriation se sont renforcées; le suivi est régulier. Des efforts restent à faire sur la formation des professionnels à l'annonce d'un éventuel dommage lié aux soins.


"Le CPO est un acteur majeur du projet territorial de santé mentale (PTSM) et, dans ce cadre, s'est impliqué dans la définition de parcours de prise en charge adaptés, en coordination avec l'ensemble des acteurs de santé du territoire et en cohérence avec son projet médico-soignant", ajoute encore l'agence. Le centre est aussi partenaire d'un projet régional de structuration de la recherche comprenant des collaborations avec les CHU de Rouen et Caen.


Le projet d'établissement intègre une stratégie de développement durable. Des procédures favorisant les achats écoresponsables sont mises en œuvre en partenariat avec le centre hospitalier intercommunal Alençon-Mamers, établissement support du groupement hospitalier de territoire (GHT) Orne-Perche-Saosnois. Un référent développement durable est identifié. Un groupe "carbone" est par ailleurs en place.


(HAS, rapport de certification du CPO, avril)


sl/lb/APMnews

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