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DANS LA VIE DES ÉTABLISSEMENTS: GHT DU CHER, CHU DE CLERMONT-FERRAND, CHS DE MONTFAVET, GHT GRAND PARIS NORD EST, CLINIQUE PASTEUR DE ROYAN
Le GHT du Cher achèvera le déploiement de son DPI convergent "fin 2026"
BOURGES - Le déploiement du dossier patient informatisé (DPI) Hopital Manager* (Softway Medical) au centre hospitalier (CH) George-Sand est planifié pour "juin 2026" et s'achèvera "fin 2026", date qui marquera la fin du chantier de convergence du DPI au sein du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Cher, a indiqué Noëlle Périer, directrice du système d'information (DSI) du CH Jacques-Cœur Bourges-Sancerre et du GHT du Cher, à APMnews.Le GHT du Cher avait fait le choix du DPI Hopital Manager* en septembre 2021, dans le cadre de sa stratégie de convergence des systèmes d'information.
Le déploiement du DPI s'est fait progressivement dans les établissements du GHT, commençant en 2022 avec "le paramétrage commun puis le déploiement des CH de Vierzon et de Saint-Amand-Montrond", a rappelé Noëlle Périer.
Le dossier patient a ensuite été installé au CH Jacques-Cœur de Bourges (établissement support du GHT) en 2024, puis au CH de Sancerre en 2025. Des "paramétrages complémentaires" ont également été réalisés la même année pour mettre en œuvre le DPI commun au CH George-Sand, a précisé la DSI.
"Il n'y a pas eu de points de blocage particuliers. Compte tenu de la poursuite de l'accompagnement en 2023 des sites de Vierzon et de Saint-Amand-Montrond déployés en 2022, de la taille de l'établissement support de GHT et du nombre de services, du paramétrage réalisé sur le précédent DPI (Crossway*, installé depuis 2002 sur le CH Jacques-Cœur) à reprendre sur le nouveau DPI Hopital Manager* et du nombre de professionnels du CH à former, il était nécessaire de consacrer 2023 au paramétrage et 2024 au déploiement de l'établissement support", a rapporté Noëlle Périer.
Le coût total de l'opération s'élève à 10 millions d'euros, rappelle-t-on (cf dépêche du 17/01/2025 à 17:36).
ct/san/lb/APMnews
Le CHU de Clermont-Ferrand ouvre un hôpital de jour consacré à la prévention du risque iatroègne médicamenteux
CLERMONT-FERRAND - Le CHU de Clermont-Ferrand a ouvert, au sein du site Gabriel-Montpied, un hôpital de jour dévolu à la prévention du risque iatrogène médicamenteux, baptisé "MoSIRIS"."En une demi‑journée, sans hospitalisation complète, les patients bénéficient d'une évaluation globale et coordonnée de leur situation thérapeutique et de leur état de santé", explique le CHU dans un communiqué diffusé jeudi.
L'objectif est "d'identifier les situations à risque, d'optimiser les traitements lorsque cela est nécessaire, de s'assurer de leur pertinence au regard de l'état clinique et des objectifs de soins, et de prévenir la survenue d'événements indésirables médicamenteux évitables, dans une logique d'amélioration de la qualité de vie et de maintien de l'autonomie", souligne-t-il.
Porté par une équipe "pluridisciplinaire", MoSIRIS "s'inscrit dans un modèle de coordination renforcée entre l'hôpital et les professionnels de santé de ville". "Chaque passage donne lieu à une synthèse claire et opérationnelle, remise au patient puis qui est transmise à son médecin traitant et à son pharmacien, garantissant la continuité du suivi et une prise en charge réellement intégrée", détaille le CHU.
Il s'adresse en priorité aux patients en situation de polymédication, recevant des traitements complexes ou à risque, présentant une fragilité ou des difficultés dans la gestion de leur traitement, ou ayant besoin d'une réévaluation thérapeutique à la suite d'une hospitalisation.
L'orientation peut être réalisée par un praticien hospitalier, un médecin libéral ou un pharmacien d'officine, notamment lors d'un dépistage du risque iatrogène au cours d'une consultation ou d'une hospitalisation.
"En renforçant la coordination entre l'hôpital et les soins de ville, MoSIRIS contribue à un parcours de santé plus sûr et plus pertinent et mieux coordonné" et "participe à la réduction des événements indésirables évitables et à une meilleure sécurisation des prescriptions, au bénéfice direct des patients", commente le CHU.
san/lb/APMnews
Le CHS Montfavet lance une opération de réhabilitation immobilière à 13,9 millions d'euros
AVIGNON - Le centre hospitalier spécialisé (CHS) de Montfavet, à Avignon, a lancé officiellement mercredi la réhabilitation de son pôle Luberon Val Durance de 22 lits, annonce-t-il dans un communiqué diffusé jeudi.Ce programme à 4,2 millions d'euros (M€) vise à restructurer 1.362 m², d'ici à avril 2027, et sera suivi par la réhabilitation (2.155 m²) et l'extension (1.070m²) du pôle des Aigues et du Ventoux, de 38 lits, entre le troisième trimestre 2027 et le premier trimestre 2029, qui représente un investissement de 9,7 M€.
L'ensemble est soutenu par l'agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), au titre du volet investissement du Ségur de la santé, à hauteur de 2,4 M€. Les 11,5 M€ restants sont pour moitié financés par l'emprunt et pour moitié par autofinancement.
Il s'agit à la fois d'améliorer le confort thermique, d'optimiser les consommations des deux bâtiments et d'améliorer le confort hôtelier, le cadre de vie et les conditions de travail.
Le CHS précise aussi qu'il prévoit la création d'une unité spécialisée de soins intensifs psychiatriques fin 2027 et l'ouverture d'une unité autisme complexe.
Il ajoute par ailleurs avoir remporté un prix "H'ment fiers!" de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur (ARS Paca), pour sa régulation psychiatrique intégrée au Samu du Vaucluse, qui consiste à appuyer le médecin régulateur via un infirmier spécialisé du CHS présent à ses côtés, afin de lui "proposer des orientations" et ainsi d'améliorer la gestion préhospitalière des urgences psychiatriques.
bd/lb/APMnews
Le maire de Montfermeil élu président du conseil de surveillance du GHT Grand Paris Nord Est
MONTFERMEIL (Seine-Saint-Denis) - Le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, a été élu président du conseil de surveillance du groupement hospitalier de territoire (GHT) Grand Paris Nord Est (GPNE), a appris APMnews jeudi de la direction de l'établissement.Le groupement hospitalier intercommunal (GHI) Le Raincy-Montfermeil, le centre hospitalier intercommunal (CHI) André-Grégoire à Montreuil et le CHI Robert-Ballanger d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui composent le GHT, ont fusionné au 1er janvier, rappelle-t-on (cf dépêche du 20/01/2026 à 09:55).
À la suite de cette fusion, l'établissement met en place les instances prévues.
Vendredi 17 avril, lors de la première réunion du conseil de surveillance de l'hôpital, le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine (divers droite), en a été élu président.
Le Dr Albert Boccara est à la tête de la commission médicale d'établissement (CME), rappelle-t-on (cf dépêche du 03/02/2026 à 17:45).
ah/lb/APMnews
Inquiétudes après la réduction d'astreintes de chirurgie à la clinique Pasteur de Royan
ROYAN - L'agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine a réduit début avril les astreintes de chirurgie à la clinique royannaise Pasteur (Vivalto Santé), provoquant une vive réaction des professionnels de santé et une inquiétude sur la sécurité des patients du territoire.Depuis le 1ᵉʳ avril, l'ARS a réduit l'astreinte de chirurgie orthopédique de la clinique Pasteur, celle-ci ne couvrant désormais plus l'ensemble de la nuit, mais seulement le créneau de 20h à minuit.
"Ce sont des décisions qui mettent en danger la population", a réagi jeudi le Dr Sauveur Meglio, responsable de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf) en Charente-Maritime et médecin urgentiste au centre hospitalier (CH) de Royan, joint par APMnews. Pour rappel, le CH de Royan n'a plus de plateau chirurgical depuis 2005.
Dans un premier temps, l'ARS aurait en outre annoncé une réduction de moitié de l'astreinte de chirurgie viscérale, avant de revenir sur sa décision face aux protestations des chirurgiens de la clinique privée, selon le Dr Meglio. "Sans une astreinte complète pour la chirurgie viscérale, après minuit, les patients auraient dû être envoyés à Saintes", a-t-il pointé.
Interrogée mercredi par APMnews, l'ARS a expliqué qu'à l'occasion de la révision des financements de la permanence des soins en établissement de santé, elle avait engagé, à l'automne 2025, une concertation générale, qui a duré plusieurs mois, pour un nouveau cadre sur les permanences des soins non réglementées.
À la suite des dernières concertations, "le financement ARS de la permanence des soins est maintenu pour la ligne d'astreinte en chirurgie viscérale, il est réduit à une demi-astreinte pour la chirurgie orthopédique", a-t-elle précisé.
L'ARS a reconnu que cette décision n'était pas sans conséquences pour les patients: "Pour les situations urgentes et vitales liées à l'orthopédie en nuit profonde, cela peut conduire à une orientation vers un autre établissement que celui de la clinique Pasteur (suivant la provenance du patient, la régulation du Samu peut orienter vers Saintes ou Rochefort)", a-t-elle détaillé.
Mais la colère des professionnels de santé porte également sur le non-financement des astreintes en urologie et chirurgie vasculaire. L'ARS s'est montrée formelle sur le sujet: "Ces deux astreintes […] n'ont jamais été financées par l'ARS et, de fait, n'ont pas été retirées pour tout ou partie."
Pour le responsable départemental de l'Amuf, la situation est plus complexe. Le CH de Royan n'ayant plus de chirurgie, une astreinte "informelle" aurait été tolérée et mise en place jusqu'à fin mars 2026 à la clinique Pasteur concernant l'urologie et la chirurgie vasculaire.
Il a ainsi jugé "malhonnête" la réponse de l'ARS. "Pour les urgences vasculaires notamment, cela signifie qu'à partir de 18h, les patients devront se rendre vers La Rochelle ou Saintes. C'est 1 heure minimum en ambulance, soit plus cher que les 120 euros financés par astreinte", a-t-il insisté.
mg/lb/APMnews
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DANS LA VIE DES ÉTABLISSEMENTS: GHT DU CHER, CHU DE CLERMONT-FERRAND, CHS DE MONTFAVET, GHT GRAND PARIS NORD EST, CLINIQUE PASTEUR DE ROYAN
Le GHT du Cher achèvera le déploiement de son DPI convergent "fin 2026"
BOURGES - Le déploiement du dossier patient informatisé (DPI) Hopital Manager* (Softway Medical) au centre hospitalier (CH) George-Sand est planifié pour "juin 2026" et s'achèvera "fin 2026", date qui marquera la fin du chantier de convergence du DPI au sein du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Cher, a indiqué Noëlle Périer, directrice du système d'information (DSI) du CH Jacques-Cœur Bourges-Sancerre et du GHT du Cher, à APMnews.Le GHT du Cher avait fait le choix du DPI Hopital Manager* en septembre 2021, dans le cadre de sa stratégie de convergence des systèmes d'information.
Le déploiement du DPI s'est fait progressivement dans les établissements du GHT, commençant en 2022 avec "le paramétrage commun puis le déploiement des CH de Vierzon et de Saint-Amand-Montrond", a rappelé Noëlle Périer.
Le dossier patient a ensuite été installé au CH Jacques-Cœur de Bourges (établissement support du GHT) en 2024, puis au CH de Sancerre en 2025. Des "paramétrages complémentaires" ont également été réalisés la même année pour mettre en œuvre le DPI commun au CH George-Sand, a précisé la DSI.
"Il n'y a pas eu de points de blocage particuliers. Compte tenu de la poursuite de l'accompagnement en 2023 des sites de Vierzon et de Saint-Amand-Montrond déployés en 2022, de la taille de l'établissement support de GHT et du nombre de services, du paramétrage réalisé sur le précédent DPI (Crossway*, installé depuis 2002 sur le CH Jacques-Cœur) à reprendre sur le nouveau DPI Hopital Manager* et du nombre de professionnels du CH à former, il était nécessaire de consacrer 2023 au paramétrage et 2024 au déploiement de l'établissement support", a rapporté Noëlle Périer.
Le coût total de l'opération s'élève à 10 millions d'euros, rappelle-t-on (cf dépêche du 17/01/2025 à 17:36).
ct/san/lb/APMnews
Le CHU de Clermont-Ferrand ouvre un hôpital de jour consacré à la prévention du risque iatroègne médicamenteux
CLERMONT-FERRAND - Le CHU de Clermont-Ferrand a ouvert, au sein du site Gabriel-Montpied, un hôpital de jour dévolu à la prévention du risque iatrogène médicamenteux, baptisé "MoSIRIS"."En une demi‑journée, sans hospitalisation complète, les patients bénéficient d'une évaluation globale et coordonnée de leur situation thérapeutique et de leur état de santé", explique le CHU dans un communiqué diffusé jeudi.
L'objectif est "d'identifier les situations à risque, d'optimiser les traitements lorsque cela est nécessaire, de s'assurer de leur pertinence au regard de l'état clinique et des objectifs de soins, et de prévenir la survenue d'événements indésirables médicamenteux évitables, dans une logique d'amélioration de la qualité de vie et de maintien de l'autonomie", souligne-t-il.
Porté par une équipe "pluridisciplinaire", MoSIRIS "s'inscrit dans un modèle de coordination renforcée entre l'hôpital et les professionnels de santé de ville". "Chaque passage donne lieu à une synthèse claire et opérationnelle, remise au patient puis qui est transmise à son médecin traitant et à son pharmacien, garantissant la continuité du suivi et une prise en charge réellement intégrée", détaille le CHU.
Il s'adresse en priorité aux patients en situation de polymédication, recevant des traitements complexes ou à risque, présentant une fragilité ou des difficultés dans la gestion de leur traitement, ou ayant besoin d'une réévaluation thérapeutique à la suite d'une hospitalisation.
L'orientation peut être réalisée par un praticien hospitalier, un médecin libéral ou un pharmacien d'officine, notamment lors d'un dépistage du risque iatrogène au cours d'une consultation ou d'une hospitalisation.
"En renforçant la coordination entre l'hôpital et les soins de ville, MoSIRIS contribue à un parcours de santé plus sûr et plus pertinent et mieux coordonné" et "participe à la réduction des événements indésirables évitables et à une meilleure sécurisation des prescriptions, au bénéfice direct des patients", commente le CHU.
san/lb/APMnews
Le CHS Montfavet lance une opération de réhabilitation immobilière à 13,9 millions d'euros
AVIGNON - Le centre hospitalier spécialisé (CHS) de Montfavet, à Avignon, a lancé officiellement mercredi la réhabilitation de son pôle Luberon Val Durance de 22 lits, annonce-t-il dans un communiqué diffusé jeudi.Ce programme à 4,2 millions d'euros (M€) vise à restructurer 1.362 m², d'ici à avril 2027, et sera suivi par la réhabilitation (2.155 m²) et l'extension (1.070m²) du pôle des Aigues et du Ventoux, de 38 lits, entre le troisième trimestre 2027 et le premier trimestre 2029, qui représente un investissement de 9,7 M€.
L'ensemble est soutenu par l'agence régionale de santé (ARS) Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), au titre du volet investissement du Ségur de la santé, à hauteur de 2,4 M€. Les 11,5 M€ restants sont pour moitié financés par l'emprunt et pour moitié par autofinancement.
Il s'agit à la fois d'améliorer le confort thermique, d'optimiser les consommations des deux bâtiments et d'améliorer le confort hôtelier, le cadre de vie et les conditions de travail.
Le CHS précise aussi qu'il prévoit la création d'une unité spécialisée de soins intensifs psychiatriques fin 2027 et l'ouverture d'une unité autisme complexe.
Il ajoute par ailleurs avoir remporté un prix "H'ment fiers!" de l'agence régionale de santé Provence-Alpes-Côte d'Azur (ARS Paca), pour sa régulation psychiatrique intégrée au Samu du Vaucluse, qui consiste à appuyer le médecin régulateur via un infirmier spécialisé du CHS présent à ses côtés, afin de lui "proposer des orientations" et ainsi d'améliorer la gestion préhospitalière des urgences psychiatriques.
bd/lb/APMnews
Le maire de Montfermeil élu président du conseil de surveillance du GHT Grand Paris Nord Est
MONTFERMEIL (Seine-Saint-Denis) - Le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine, a été élu président du conseil de surveillance du groupement hospitalier de territoire (GHT) Grand Paris Nord Est (GPNE), a appris APMnews jeudi de la direction de l'établissement.Le groupement hospitalier intercommunal (GHI) Le Raincy-Montfermeil, le centre hospitalier intercommunal (CHI) André-Grégoire à Montreuil et le CHI Robert-Ballanger d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), qui composent le GHT, ont fusionné au 1er janvier, rappelle-t-on (cf dépêche du 20/01/2026 à 09:55).
À la suite de cette fusion, l'établissement met en place les instances prévues.
Vendredi 17 avril, lors de la première réunion du conseil de surveillance de l'hôpital, le maire de Montfermeil, Xavier Lemoine (divers droite), en a été élu président.
Le Dr Albert Boccara est à la tête de la commission médicale d'établissement (CME), rappelle-t-on (cf dépêche du 03/02/2026 à 17:45).
ah/lb/APMnews
Inquiétudes après la réduction d'astreintes de chirurgie à la clinique Pasteur de Royan
ROYAN - L'agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine a réduit début avril les astreintes de chirurgie à la clinique royannaise Pasteur (Vivalto Santé), provoquant une vive réaction des professionnels de santé et une inquiétude sur la sécurité des patients du territoire.Depuis le 1ᵉʳ avril, l'ARS a réduit l'astreinte de chirurgie orthopédique de la clinique Pasteur, celle-ci ne couvrant désormais plus l'ensemble de la nuit, mais seulement le créneau de 20h à minuit.
"Ce sont des décisions qui mettent en danger la population", a réagi jeudi le Dr Sauveur Meglio, responsable de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf) en Charente-Maritime et médecin urgentiste au centre hospitalier (CH) de Royan, joint par APMnews. Pour rappel, le CH de Royan n'a plus de plateau chirurgical depuis 2005.
Dans un premier temps, l'ARS aurait en outre annoncé une réduction de moitié de l'astreinte de chirurgie viscérale, avant de revenir sur sa décision face aux protestations des chirurgiens de la clinique privée, selon le Dr Meglio. "Sans une astreinte complète pour la chirurgie viscérale, après minuit, les patients auraient dû être envoyés à Saintes", a-t-il pointé.
Interrogée mercredi par APMnews, l'ARS a expliqué qu'à l'occasion de la révision des financements de la permanence des soins en établissement de santé, elle avait engagé, à l'automne 2025, une concertation générale, qui a duré plusieurs mois, pour un nouveau cadre sur les permanences des soins non réglementées.
À la suite des dernières concertations, "le financement ARS de la permanence des soins est maintenu pour la ligne d'astreinte en chirurgie viscérale, il est réduit à une demi-astreinte pour la chirurgie orthopédique", a-t-elle précisé.
L'ARS a reconnu que cette décision n'était pas sans conséquences pour les patients: "Pour les situations urgentes et vitales liées à l'orthopédie en nuit profonde, cela peut conduire à une orientation vers un autre établissement que celui de la clinique Pasteur (suivant la provenance du patient, la régulation du Samu peut orienter vers Saintes ou Rochefort)", a-t-elle détaillé.
Mais la colère des professionnels de santé porte également sur le non-financement des astreintes en urologie et chirurgie vasculaire. L'ARS s'est montrée formelle sur le sujet: "Ces deux astreintes […] n'ont jamais été financées par l'ARS et, de fait, n'ont pas été retirées pour tout ou partie."
Pour le responsable départemental de l'Amuf, la situation est plus complexe. Le CH de Royan n'ayant plus de chirurgie, une astreinte "informelle" aurait été tolérée et mise en place jusqu'à fin mars 2026 à la clinique Pasteur concernant l'urologie et la chirurgie vasculaire.
Il a ainsi jugé "malhonnête" la réponse de l'ARS. "Pour les urgences vasculaires notamment, cela signifie qu'à partir de 18h, les patients devront se rendre vers La Rochelle ou Saintes. C'est 1 heure minimum en ambulance, soit plus cher que les 120 euros financés par astreinte", a-t-il insisté.
mg/lb/APMnews
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