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DES MÉDECINS CUBAINS EN RENFORT DANS LES CÉVENNES?
Le CH d'Alès est l'établissement de référence des Cévennes, territoire connaissant l'une des croissances démographiques "les plus rapides de France", a estimé le directeur de l'hôpital, Christian Cataldo. Rien qu'à Alès, 1.500 habitants supplémentaires arrivent chaque année, dans une ville de 45.000 âmes.
Pour offrir un meilleur maillage, le CH a mis en place des consultations avancées sur son site de Ponteils-et-Brésis, mais aussi dans des Ehpad, en lien avec la médecine de ville.
En complément, l'hôpital étudie actuellement la possibilité de recourir à des médecins cubains, une solution qui lui a été présentée par plusieurs élus début 2025, a expliqué le directeur.
Ce renfort, déjà expérimenté dans d'autres villes (cf dépêche du 21/02/2024 à 12:32), se ferait sous deux formes autour d'Alès: des médecins généralistes, encadrés par le CH mais qui exerceront une activité libérale hors de l'hôpital; ainsi que des médecins spécialistes et des paramédicaux qui viendraient gonfler les effectifs de l'établissement alésien.
Le CH d'Alès espère notamment accueillir dans ses murs des médecins "en ORL, ophtalmologie, en cardiologie et en psychiatrie, et, du côté des paramédicaux, des manipulateurs radios".
Des "Padhue libéraux"
Si le projet est alléchant pour l'hôpital, il est compliqué à mettre en place. "Il faut passer une convention entre Cuba et la France et régler différentes questions: le financement du dispositif, le statut de ces médecins, leur logement, etc.", a fait valoir le CH.
A priori, le système retenu reposerait sur des médecins payés par Cuba, qui serait ensuite remboursé par l'Etat français. Pour le statut légal, le CH a évoqué un modèle de "Padhue [praticiens à diplôme hors Union européenne] libéraux" qui reste à construire.
La direction du CH a partagé son souhait de pouvoir recevoir ces médecins pendant "au moins trois ans". En échange, l'hôpital sera chargé de les encadrer, d'assurer leur coordination sur le territoire mais aussi de les former. L'établissement ne veut cependant pas supporter "de charges nouvelles" s'agissant des médecins qui exerceront en ville, a souligné Christian Cataldo.
L'hôpital a demandé en retour que ces médecins aient les rudiments de la langue française et que les communes participent, en prenant en charge le logement des soignants cubains.
La direction a démenti vouloir recruter 80 médecins cubains, contrairement à ce qui était mentionné dans la presse locale: "On vise plutôt une quarantaine, mais ils ne vont pas tous être reçus d'un coup. Ça sera d'abord quatre, puis peut-être huit ou dix, ça va prendre plusieurs années", a soutenu le directeur.
A ce stade, les discussions sont encore en cours. Le représentant de l'ambassade de Cuba en France, Justo Rodríguez, a rencontré la direction du CH et plusieurs élus locaux lundi. Un rendez-vous avec le ministère des affaires étrangères doit en outre avoir lieu mi-mars.
Réduction du déficit
La direction attend beaucoup de ce projet, mais a néanmoins souligné que la situation dans ses murs s'était améliorée: les 270 lits de l'hôpital sont désormais tous ouverts, ce qui était l'objectif fixé début 2025 (cf dépêche du 11/04/2025 à 13:16).
Le CH a par ailleurs bénéficié de l'arrivée de 18 internes et de huit externes, ainsi que de près de 20 Padhue.
Les travaux de rénovation de l'institut de formation aux métiers de la santé (IFMS), qui devaient démarrer fin 2025, ont toutefois été décalés d'environ six mois, a fait savoir la direction, qui prévoit de lancer l'appel d'offres avant l'été.
D'autres travaux doivent aboutir d'ici 2027-2028: l'extension de l'imagerie, qui va accueillir un second appareil d'IRM et un troisième scanner à la rentrée 2026, et l'extension des urgences.
L'établissement connaît toujours des difficultés financières, mais a toutefois réduit son déficit, passé de 12 millions d'euros (M€) environ en 2024 à environ 5-6 M€ en 2025.
mg/nc/APMnews
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Le CH d'Alès est l'établissement de référence des Cévennes, territoire connaissant l'une des croissances démographiques "les plus rapides de France", a estimé le directeur de l'hôpital, Christian Cataldo. Rien qu'à Alès, 1.500 habitants supplémentaires arrivent chaque année, dans une ville de 45.000 âmes.
Pour offrir un meilleur maillage, le CH a mis en place des consultations avancées sur son site de Ponteils-et-Brésis, mais aussi dans des Ehpad, en lien avec la médecine de ville.
En complément, l'hôpital étudie actuellement la possibilité de recourir à des médecins cubains, une solution qui lui a été présentée par plusieurs élus début 2025, a expliqué le directeur.
Ce renfort, déjà expérimenté dans d'autres villes (cf dépêche du 21/02/2024 à 12:32), se ferait sous deux formes autour d'Alès: des médecins généralistes, encadrés par le CH mais qui exerceront une activité libérale hors de l'hôpital; ainsi que des médecins spécialistes et des paramédicaux qui viendraient gonfler les effectifs de l'établissement alésien.
Le CH d'Alès espère notamment accueillir dans ses murs des médecins "en ORL, ophtalmologie, en cardiologie et en psychiatrie, et, du côté des paramédicaux, des manipulateurs radios".
Des "Padhue libéraux"
Si le projet est alléchant pour l'hôpital, il est compliqué à mettre en place. "Il faut passer une convention entre Cuba et la France et régler différentes questions: le financement du dispositif, le statut de ces médecins, leur logement, etc.", a fait valoir le CH.
A priori, le système retenu reposerait sur des médecins payés par Cuba, qui serait ensuite remboursé par l'Etat français. Pour le statut légal, le CH a évoqué un modèle de "Padhue [praticiens à diplôme hors Union européenne] libéraux" qui reste à construire.
La direction du CH a partagé son souhait de pouvoir recevoir ces médecins pendant "au moins trois ans". En échange, l'hôpital sera chargé de les encadrer, d'assurer leur coordination sur le territoire mais aussi de les former. L'établissement ne veut cependant pas supporter "de charges nouvelles" s'agissant des médecins qui exerceront en ville, a souligné Christian Cataldo.
L'hôpital a demandé en retour que ces médecins aient les rudiments de la langue française et que les communes participent, en prenant en charge le logement des soignants cubains.
La direction a démenti vouloir recruter 80 médecins cubains, contrairement à ce qui était mentionné dans la presse locale: "On vise plutôt une quarantaine, mais ils ne vont pas tous être reçus d'un coup. Ça sera d'abord quatre, puis peut-être huit ou dix, ça va prendre plusieurs années", a soutenu le directeur.
A ce stade, les discussions sont encore en cours. Le représentant de l'ambassade de Cuba en France, Justo Rodríguez, a rencontré la direction du CH et plusieurs élus locaux lundi. Un rendez-vous avec le ministère des affaires étrangères doit en outre avoir lieu mi-mars.
Réduction du déficit
La direction attend beaucoup de ce projet, mais a néanmoins souligné que la situation dans ses murs s'était améliorée: les 270 lits de l'hôpital sont désormais tous ouverts, ce qui était l'objectif fixé début 2025 (cf dépêche du 11/04/2025 à 13:16).
Le CH a par ailleurs bénéficié de l'arrivée de 18 internes et de huit externes, ainsi que de près de 20 Padhue.
Les travaux de rénovation de l'institut de formation aux métiers de la santé (IFMS), qui devaient démarrer fin 2025, ont toutefois été décalés d'environ six mois, a fait savoir la direction, qui prévoit de lancer l'appel d'offres avant l'été.
D'autres travaux doivent aboutir d'ici 2027-2028: l'extension de l'imagerie, qui va accueillir un second appareil d'IRM et un troisième scanner à la rentrée 2026, et l'extension des urgences.
L'établissement connaît toujours des difficultés financières, mais a toutefois réduit son déficit, passé de 12 millions d'euros (M€) environ en 2024 à environ 5-6 M€ en 2025.
mg/nc/APMnews
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