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08/12 2025
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EPIDÉMIE DE BRONCHIOLITE: 16 PATIENTS TRANSFÉRÉS DEPUIS LES URGENCES PÉDIATRIQUES FRANCILIENNES (ARS)

SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 8 décembre 2025 (APMnews) - Face à l'épidémie de bronchiolite et l'augmentation du flux de patients dans les services d'urgences pédiatriques franciliens, 16 patients ont été transférés vers des établissements de régions limitrophes depuis le 17 octobre, précise l'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France lundi dans un communiqué, faisant valoir "une cohérence dans la réponse territoriale".

L'épidémie de bronchiolite "monte en puissance en Ile-de-France, la région étant en alerte épidémique pour la sixième semaine consécutive" (cf dépêche du 03/12/2025 à 18:40), souligne l'agence.

"Ces 16 transferts, dont 2 le dernier week-end", répondent selon elle "le plus souvent à une logique de proximité des soins". "En effet, pour certaines zones géographiques, notamment en grande couronne, il est plus logique de transférer les patients les plus jeunes dans un établissement d'une région limitrophe que de transférer dans un établissement francilien plus éloigné géographiquement du domicile des parents."

L'ARS ajoute que "parmi ces 16 transferts, 6 ne sont pas liés aux tensions sur les places d'hospitalisation en Ile-de-France mais répondaient à une problématique non médicale de rapprochement avec le domicile des parents, notamment dans le Val-d'Oise et dans les Yvelines".

Les 10 autres transferts peuvent être "attribués à une tension locale sur l'offre, mais pas nécessairement à une saturation des services à l'échelle régionale", fait également valoir l'agence.

S'agissant de l'épidémie, "on compte notamment entre le 24 et le 30 novembre une augmentation du nombre de passages aux urgences pour bronchiolite de 7,4% pour les moins de 2 ans et de 9,7% pour les moins de 1 an par rapport à la semaine précédente", précise-t-elle.

Ces augmentations sont pour l'agence "à relativiser puisqu'on observe néanmoins aux urgences un infléchissement des passages pour bronchiolite chez les moins de 2 ans depuis le 29 novembre".

En outre, "les niveaux d'activités liés à la bronchiolite se stabilisent sur les deux dernières semaines, atteignant un niveau comparable à ceux observés la saison passée".

L'ARS "reste toutefois attentive à l'évolution de la situation dans les services pédiatriques franciliens afin de réguler toute saturation", assure-t-elle.

A ce jour, "la région dispose de places disponibles: 1 lit en réanimation pédiatrique, 12 lits en soins intensifs pédiatriques et 14 lits en unités de soins continus pédiatriques, 9 berceaux en réanimation [de] néonatalogie et 12 en unité de soins intensifs de néonatalogie. Ces chiffres font l'objet d'un suivi quotidien."

Rappel sur les traitements préventifs

L'ARS Ile-de-France rappelle dans son communiqué que les traitements préventifs contre les infections par VRS "sont disponibles en maternité comme en officine et permettent de préserver les nourrissons et de réduire l'impact de ces maladies sur les services d'urgences pédiatriques en période hivernale".

Elle insiste également, en direction des professionnels de santé et des parents, sur "les gestes simples permettant de limiter la circulation de ces virus dans l'espace public et son exposition chez les jeunes enfants".

Selon la Société française de pédiatrie, 46% des bébés nés entre le 1ᵉʳ février et le 31 août 2025 ont reçu le traitement préventif Beyfortus* (nirsévimab, Sanofi et AstraZeneca) en ville, jugeant cette couverture insuffisante (cf dépêche du 10/11/2025 à 16:18). Cet anticorps monoclonal est proposé depuis l'hiver 2023-2024, rappelle-t-on.

Dans son communiqué, l'ARS souligne que Synagis* (palivizumab) "est indiqué chez certains enfants prématurés et chez les nourrissons à haut risque", tandis qu'Abrysvo* (Pfizer) peut être administré aux femmes enceintes au huitième mois de grossesse.

En août, la direction générale de la santé (DGS) avait fait valoir que l'épidémie était plus courte et de plus faible intensité qu'avant la mise en place des campagnes de traitement préventif, notamment chez les nourrissons de moins de 3 mois (cf dépêche du 28/08/2025 à 15:20).

En novembre 2022, plus de 30 transferts en réanimation pédiatrique avaient été effectués hors Ile-de-France, dans un contexte de saturation des lits et de crise du secteur qui avait amené l'ex-ministre de la santé et de la prévention, François Braun, à lancer les travaux des Assises de la pédiatrie, rappelle-t-on (cf dépêche du 02/11/2022 à 07:00).

mlb/nc/APMnews

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SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 8 décembre 2025 (APMnews) - Face à l'épidémie de bronchiolite et l'augmentation du flux de patients dans les services d'urgences pédiatriques franciliens, 16 patients ont été transférés vers des établissements de régions limitrophes depuis le 17 octobre, précise l'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France lundi dans un communiqué, faisant valoir "une cohérence dans la réponse territoriale".

L'épidémie de bronchiolite "monte en puissance en Ile-de-France, la région étant en alerte épidémique pour la sixième semaine consécutive" (cf dépêche du 03/12/2025 à 18:40), souligne l'agence.

"Ces 16 transferts, dont 2 le dernier week-end", répondent selon elle "le plus souvent à une logique de proximité des soins". "En effet, pour certaines zones géographiques, notamment en grande couronne, il est plus logique de transférer les patients les plus jeunes dans un établissement d'une région limitrophe que de transférer dans un établissement francilien plus éloigné géographiquement du domicile des parents."

L'ARS ajoute que "parmi ces 16 transferts, 6 ne sont pas liés aux tensions sur les places d'hospitalisation en Ile-de-France mais répondaient à une problématique non médicale de rapprochement avec le domicile des parents, notamment dans le Val-d'Oise et dans les Yvelines".

Les 10 autres transferts peuvent être "attribués à une tension locale sur l'offre, mais pas nécessairement à une saturation des services à l'échelle régionale", fait également valoir l'agence.

S'agissant de l'épidémie, "on compte notamment entre le 24 et le 30 novembre une augmentation du nombre de passages aux urgences pour bronchiolite de 7,4% pour les moins de 2 ans et de 9,7% pour les moins de 1 an par rapport à la semaine précédente", précise-t-elle.

Ces augmentations sont pour l'agence "à relativiser puisqu'on observe néanmoins aux urgences un infléchissement des passages pour bronchiolite chez les moins de 2 ans depuis le 29 novembre".

En outre, "les niveaux d'activités liés à la bronchiolite se stabilisent sur les deux dernières semaines, atteignant un niveau comparable à ceux observés la saison passée".

L'ARS "reste toutefois attentive à l'évolution de la situation dans les services pédiatriques franciliens afin de réguler toute saturation", assure-t-elle.

A ce jour, "la région dispose de places disponibles: 1 lit en réanimation pédiatrique, 12 lits en soins intensifs pédiatriques et 14 lits en unités de soins continus pédiatriques, 9 berceaux en réanimation [de] néonatalogie et 12 en unité de soins intensifs de néonatalogie. Ces chiffres font l'objet d'un suivi quotidien."

Rappel sur les traitements préventifs

L'ARS Ile-de-France rappelle dans son communiqué que les traitements préventifs contre les infections par VRS "sont disponibles en maternité comme en officine et permettent de préserver les nourrissons et de réduire l'impact de ces maladies sur les services d'urgences pédiatriques en période hivernale".

Elle insiste également, en direction des professionnels de santé et des parents, sur "les gestes simples permettant de limiter la circulation de ces virus dans l'espace public et son exposition chez les jeunes enfants".

Selon la Société française de pédiatrie, 46% des bébés nés entre le 1ᵉʳ février et le 31 août 2025 ont reçu le traitement préventif Beyfortus* (nirsévimab, Sanofi et AstraZeneca) en ville, jugeant cette couverture insuffisante (cf dépêche du 10/11/2025 à 16:18). Cet anticorps monoclonal est proposé depuis l'hiver 2023-2024, rappelle-t-on.

Dans son communiqué, l'ARS souligne que Synagis* (palivizumab) "est indiqué chez certains enfants prématurés et chez les nourrissons à haut risque", tandis qu'Abrysvo* (Pfizer) peut être administré aux femmes enceintes au huitième mois de grossesse.

En août, la direction générale de la santé (DGS) avait fait valoir que l'épidémie était plus courte et de plus faible intensité qu'avant la mise en place des campagnes de traitement préventif, notamment chez les nourrissons de moins de 3 mois (cf dépêche du 28/08/2025 à 15:20).

En novembre 2022, plus de 30 transferts en réanimation pédiatrique avaient été effectués hors Ile-de-France, dans un contexte de saturation des lits et de crise du secteur qui avait amené l'ex-ministre de la santé et de la prévention, François Braun, à lancer les travaux des Assises de la pédiatrie, rappelle-t-on (cf dépêche du 02/11/2022 à 07:00).

mlb/nc/APMnews

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