Actualités de l'Urgence - APM

FERMETURE DES URGENCES D'AGEN ET DU SAMU DU LOT-ET-GARONNE LES 30 ET 31 AOÛT, LE PLAN BLANC DÉCLENCHÉ
Mardi, le directeur général de l'ARS, Benoît Elleboode, avait rencontré les urgentistes du CH, après que l'équipe médicale du service d'urgence eut fait part de son épuisement et de son exaspération, ayant dû effectuer 5.700 heures de temps de travail additionnel (TTA) pour assurer la continuité des soins dans le Lot-et-Garonne et le Gers durant l'été (cf dépêche du 22/08/2025 à 17:24 et dépêche du 27/08/2025 à 13:03).
Il s'était notamment dit prêt à revoir le maillage régional des urgences.
L'ARS et le CH assurent vendredi que "toutes les possibilités d'appui extérieures sont activées".
"En lien étroit avec l'ARS, un dialogue constructif se poursuit avec l'équipe des urgentistes afin d'apporter des réponses aux revendications exprimées et de trouver, collectivement, des solutions durables. L'ensemble de la gouvernance de l'établissement est mobilisée dans cette démarche, avec l'appui de l'agence régionale de santé."
Dans son communiqué daté de jeudi, l'équipe des urgentistes fait savoir que "ses praticiens cessent d'être volontaires, pour remplir les lignes de planning vides, à compter du samedi 30 août 2025, sur l'ensemble des lignes de garde [des] structures de médecine d'urgence de son service, comme la loi lui en donne le droit".
"Certains praticiens ont dû enchaîner plus de 80 heures hebdomadaires de travail clinique, afin de compenser les fermetures ponctuelles des urgences de la clinique Esquirol-Saint-Hilaire, d'Auch et de Moissac, et de sécuriser au mieux la prise en charge des patients", déplorent les urgentistes.
Ils demandent un "accompagnement clair et durable des ARS de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie autour d'un projet ambitieux et structurant, dont l'objectif reste la sécurisation des prises en charge, la protection de [leurs] équipes, la projection vers l'avenir et l'attractivité de [leurs] services".
La question de la valorisation de la régulation du Gers en suspens
"Malgré de nombreuses alertes adressées à leur direction hospitalière, aucune aide concrète ne leur a été apportée. Le 18 août 2025, le tableau de service n'avait plus de praticiens volontaires pour exercer dans des conditions devenues dangereuses et insécurisantes, associé à un sentiment d'abandon et un épuisement général", poursuivent-ils.
"Les réponses, bien que volontaristes du côté de l'ARS, contrastent fortement avec la posture floue et attentiste de la direction hospitalière également présente. Ce double discours a laissé les équipes perplexes et très fortement démotivées", ajoutent-ils.
"A l'issue de cette réunion, certains praticiens, déjà fortement éprouvés, ont été choqués par des propos condescendants et dénigrants voire mensongers de notre direction, ne prenant pas toute la mesure de l'urgence à bâtir un projet solide avec des engagements forts et clairs", affirment-ils, avant de mentionner une nouvelle rencontre avec Benoît Elleboode vendredi.
Contacté par APMnews, ce dernier explique qu'un des enjeux encore en suspens concerne la valorisation de la régulation du Gers -département limitrophe en Occitanie-, opérée par les urgentistes d'Agen-Nérac depuis Agen, pour laquelle une solution réglementaire est recherchée. Dans le même temps, la direction du CH et l'ARS travaillent à l'amélioration des conditions de travail aux urgences, informe-t-il.
Benoît Elleboode assure qu'il accompagnera cet établissement aussi longtemps que nécessaire. L'éventuelle redéfinition du maillage régional des urgences pourrait aller vite, à condition que, dans chacun des territoires, urgentistes et élus locaux l'acceptent.
Sollicitée vendredi par APMnews, la direction du CH assure s'efforcer de "tout faire pour maintenir les conditions d'un dialogue apaisé et constructif avec ses urgentistes".
"Ce dialogue est en cours. Les conclusions et avancées autour des résultats de cette recherche d'accord seront communiquées dès l'aboutissement de ce travail de concertation", ajoute-t-elle.
Elle se dit "bien consciente des très fortes tensions vécues tout l'été par l'équipe médicale des urgences, du fait d'un effectif médical insuffisant, comme dans de nombreux établissements, mais aussi du fait des fermetures à répétition de structures d'urgence dans le département comme dans certains départements limitrophes", appuie-t-elle.
bd/lb/APMnews
Informations professionnelles
- AFMU
- Agenda
- Annonces de postes
- Annuaire de l'urgence
- Audits
- Calculateurs
- Cas cliniques
- Cochrane PEC
- COVID-19
- DynaMed
- E-learning
- Géodes
- Grand public
- Librairie
- Médecine factuelle
- Outils professionnels
- Podcast
- Portail de l'urgence
- Recherche avancée
- Recommandations
- Recommandations SFMU
- Référentiels SFMU
- Textes réglementaires
- UrgencesDPC
- Webinaire
- Weblettre

FERMETURE DES URGENCES D'AGEN ET DU SAMU DU LOT-ET-GARONNE LES 30 ET 31 AOÛT, LE PLAN BLANC DÉCLENCHÉ
Mardi, le directeur général de l'ARS, Benoît Elleboode, avait rencontré les urgentistes du CH, après que l'équipe médicale du service d'urgence eut fait part de son épuisement et de son exaspération, ayant dû effectuer 5.700 heures de temps de travail additionnel (TTA) pour assurer la continuité des soins dans le Lot-et-Garonne et le Gers durant l'été (cf dépêche du 22/08/2025 à 17:24 et dépêche du 27/08/2025 à 13:03).
Il s'était notamment dit prêt à revoir le maillage régional des urgences.
L'ARS et le CH assurent vendredi que "toutes les possibilités d'appui extérieures sont activées".
"En lien étroit avec l'ARS, un dialogue constructif se poursuit avec l'équipe des urgentistes afin d'apporter des réponses aux revendications exprimées et de trouver, collectivement, des solutions durables. L'ensemble de la gouvernance de l'établissement est mobilisée dans cette démarche, avec l'appui de l'agence régionale de santé."
Dans son communiqué daté de jeudi, l'équipe des urgentistes fait savoir que "ses praticiens cessent d'être volontaires, pour remplir les lignes de planning vides, à compter du samedi 30 août 2025, sur l'ensemble des lignes de garde [des] structures de médecine d'urgence de son service, comme la loi lui en donne le droit".
"Certains praticiens ont dû enchaîner plus de 80 heures hebdomadaires de travail clinique, afin de compenser les fermetures ponctuelles des urgences de la clinique Esquirol-Saint-Hilaire, d'Auch et de Moissac, et de sécuriser au mieux la prise en charge des patients", déplorent les urgentistes.
Ils demandent un "accompagnement clair et durable des ARS de Nouvelle-Aquitaine et d'Occitanie autour d'un projet ambitieux et structurant, dont l'objectif reste la sécurisation des prises en charge, la protection de [leurs] équipes, la projection vers l'avenir et l'attractivité de [leurs] services".
La question de la valorisation de la régulation du Gers en suspens
"Malgré de nombreuses alertes adressées à leur direction hospitalière, aucune aide concrète ne leur a été apportée. Le 18 août 2025, le tableau de service n'avait plus de praticiens volontaires pour exercer dans des conditions devenues dangereuses et insécurisantes, associé à un sentiment d'abandon et un épuisement général", poursuivent-ils.
"Les réponses, bien que volontaristes du côté de l'ARS, contrastent fortement avec la posture floue et attentiste de la direction hospitalière également présente. Ce double discours a laissé les équipes perplexes et très fortement démotivées", ajoutent-ils.
"A l'issue de cette réunion, certains praticiens, déjà fortement éprouvés, ont été choqués par des propos condescendants et dénigrants voire mensongers de notre direction, ne prenant pas toute la mesure de l'urgence à bâtir un projet solide avec des engagements forts et clairs", affirment-ils, avant de mentionner une nouvelle rencontre avec Benoît Elleboode vendredi.
Contacté par APMnews, ce dernier explique qu'un des enjeux encore en suspens concerne la valorisation de la régulation du Gers -département limitrophe en Occitanie-, opérée par les urgentistes d'Agen-Nérac depuis Agen, pour laquelle une solution réglementaire est recherchée. Dans le même temps, la direction du CH et l'ARS travaillent à l'amélioration des conditions de travail aux urgences, informe-t-il.
Benoît Elleboode assure qu'il accompagnera cet établissement aussi longtemps que nécessaire. L'éventuelle redéfinition du maillage régional des urgences pourrait aller vite, à condition que, dans chacun des territoires, urgentistes et élus locaux l'acceptent.
Sollicitée vendredi par APMnews, la direction du CH assure s'efforcer de "tout faire pour maintenir les conditions d'un dialogue apaisé et constructif avec ses urgentistes".
"Ce dialogue est en cours. Les conclusions et avancées autour des résultats de cette recherche d'accord seront communiquées dès l'aboutissement de ce travail de concertation", ajoute-t-elle.
Elle se dit "bien consciente des très fortes tensions vécues tout l'été par l'équipe médicale des urgences, du fait d'un effectif médical insuffisant, comme dans de nombreux établissements, mais aussi du fait des fermetures à répétition de structures d'urgence dans le département comme dans certains départements limitrophes", appuie-t-elle.
bd/lb/APMnews