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19/01 2026
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GHT YVELINES NORD: LES TROIS HÔPITAUX MCO GUIDÉS À LA FOIS PAR L'IMPÉRATIF D'EFFICIENCE ET L'ADAPTATION DE L'OFFRE DE SOINS

(Par Maryannick LE BRIS)

POISSY (Yvelines), 19 janvier 2026 (APMnews) - Les trois hôpitaux de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) du groupement hospitalier de territoire (GHT) Yvelines Nord, en direction commune, font évoluer leur offre de soins dans un double objectif de recherche d'efficience, dans un contexte budgétaire tendu, et d'adaptation aux besoins de la population, a décrit Diane Petter, leur directrice, accompagnée des représentants de la communauté médicale, jeudi lors d'un entretien avec APMnews.

Le CHI de Poissy-Saint-Germain-en-Laye, établissement support du GHT, le CHI de Meulan-Les Mureaux et le CH de Mantes suivent la tendance générale de la "bascule ambulatoire" mais n'ont pas, en 2025, "sur l'ensemble de leurs activités, retrouvé le niveau d'avant-Covid", a expliqué Diane Petter.

Sur le plan budgétaire, la fin de la sécurisation modulée à l'activité (SMA) "nous a mis en grande difficulté" et les comptes des trois établissements "se sont dégradés", a-t-elle précisé. En 2024, l'établissement support (plus de 900 lits et places) avait enregistré un déficit de près de 30 millions d'euros sur son budget principal (320 M€).

"Pour autant, on a continué à moderniser l'offre sur l'ensemble du territoire", a pointé la directrice. A Mantes, une activité de neuroradiologie interventionnelle (thrombectomie mécanique) a été lancée en février 2025 "pour l'ensemble des Yvelines Nord" (cf dépêche du 16/09/2025 à 18:25). Plus de 20 interventions ont déjà été réalisées et l'objectif est d'en faire 100 par an (un fonctionnement H24 est prévu d'ici mars).

Un nouveau centre de radiothérapie a ouvert fin 2025 sur le site de Saint-Germain-en-Laye (cf dépêche du 25/11/2025 à 18:02), qui a accueilli en juin l'équipe (privée) de médecine nucléaire du site de Mantes-la-Jolie. "Cela permet une bien meilleure articulation pour les prescripteurs du site de Poissy", a relevé Diane Petter.

Par ailleurs, les établissements du GHT "ont rapidement entretenu des relations avec les CPTS [communautés professionnelles territoriales de santé]" pour monter un programme de prise en charge du diabète de type 2, dans le cadre de la démarche de "responsabilité populationnelle" engagée au début de l'année dernière, avec le parrainage de l'agence régionale de santé (ARS) et de la caisse primaire d'assurance maladie (cf dépêche du 16/01/2025 à 19:14).

Le modèle yvelinois entre désormais dans sa phase de déploiement, si bien que les CPTS franciliennes souhaiteraient qu'il puisse être repris par la Fédération des CPTS, nationale, afin de le dupliquer, a souligné Diane Petter. La Fédération hospitalière de France (FHF) a initié cette démarche, qui ne se veut pour autant pas "hospitalo-centrée", a-t-elle rappelé. Sur le plan des financements, "on a un accompagnement des ARS, via les CPTS".

D'un point de vue purement hospitalier, le GHT "travaille d'arrache-pied" pour faire face aux enjeux de la baisse de la natalité (il compte trois maternités de niveaux 1, 2B et 3 tandis que le territoire ne compte plus de maternité privée), du vieillissement de la population, qui nécessite de réfléchir "à la façon d'accueillir toujours plus d'urgences" et des besoins en santé mentale, a exposé le Pr Pascal Boileau, nouveau président de la commission médicale d'établissement (CME) du CHI de Poissy-Saint-Germain-en-Laye.

En psychiatrie, le projet de l'établissement support de regrouper son offre à Chambourcy avance. Ce site proposera, une fois le prochain bâtiment construit, une unité mixte "mineurs-majeurs" (16-25 ans) qui manque actuellement sur le territoire, "en lien avec l'hôpital de Montesson [membre du GHT], qui porte une grosse partie de l'offre pédopsychiatrique", a développé Diane Petter.

"On va déposer le permis de construire début 2026 et on espère que le bâtiment sera terminé pour fin 2028", a-t-elle précisé. La conclusion d'un bail emphytéotique permettra l'opération, tandis que l'hôpital procède à la cession "par morceaux" de la parcelle de Chambourcy.

Le GHT intensifie par ailleurs son travail sur les filières de soins. "Une quinzaine de filières" ont été identifiées et "on est en train de nommer les animateurs" pour chacune d'entre elles, a expliqué le Dr Norbert Tibi, président de la commission médicale de groupement du GHT. Il s'agit de décliner les parcours en faisant "travailler ensemble les professionnels d'une même spécialité ou de spécialités" appelées à avoir des patients communs.

L'objectif est que "le patient, comme son médecin généraliste, ait une visibilité de la filière dans laquelle il rentre, et que les soignants sachent exactement se positionner à chaque étape de la prise en charge", en lien avec des partenaires relais pour certaines spécialités.

Le Dr Tibi a cité l'orthopédie, la rhumatologie, la médecine du sport, les soins médicaux et de réadaptation (SMR), le pneumo-thoracique, le cardio-vasculaire, la neurologie, la gastro-entérologie, la chirurgie viscérale, ou encore les urgences parmi ses filières. Certaines ont donné naissance à des fédérations, des pôles ou des services bi-sites.

Continuer à rouvrir des lits en médecine

Des coopérations se concrétisent également entre le CHI de Meulan-Les Mureaux, l'AP-HP et l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, autour d'une filière de SMR créée à la faveur du projet d'Institut Parasport santé. Celui-ci est porté par la fondation IPS, présidée par le Pr François Genêt, chef du service de médecine physique et de réadaptation (MPR) de l'hôpital Raymond-Poincaré (AP-HP, à Garches), où un espace de consultation spécifique a déjà été ouvert. Il doit être implanté à l'horizon fin 2027 dans un bâtiment qui sera voisin du CHI, sur le site de Bécheville-Les Mureaux.

Depuis janvier, "trois temps médicaux", arrivés de l'hôpital Raymond-Poincaré et partagés avec ce dernier, ont pris leurs fonctions au CHI de Meulan-Les Mureaux, dont deux à mi-temps et un à temps plein.

Tous trois, dont un praticien hospitalier universitaire, sont "qualifiés en MPR", ce qui permet "un soutien pour rouvrir des lits qui étaient fermés", a projeté Diane Petter. D'ores et déjà, des parcours patients sont dessinés entre l'hôpital de Garches et l'hospitalisation en SMR au CHI de Meulan.

Sur le plan des effectifs et du capacitaire, "la reprise est amorcée", mais "trop lentement à notre goût" (cf dépêche du 17/01/2025 à 19:15), a estimé la directrice.

La logique est de "continuer à rouvrir des lits de médecine et, sur la chirurgie, d'être bien ajustés sur ce dont on a besoin, en se concentrant sur des parcours ambulatoires qui soient le plus fluides possible", a-t-elle poursuivi, soulignant le "facteur limitant" que constitue la nécessité d'investir dans des infrastructures adaptées.

S'agissant des chantiers immobiliers, le CH de Mantes-la-Jolie devrait ouvrir ses urgences rénovées et étendues en avril (cf dépêche du 04/10/2024 à 18:11). "On a en parallèle sécurisé [les installations] électriques du site, qui étaient d'une grande vétusté."

Sur le site de Poissy, les travaux de modernisation doivent se poursuivre avec l'enclenchement cette année d'"opérations tiroirs" concernant le bâtiment historique: la rénovation des blocs opératoires, la relocalisation des SMR gériatriques et des chirurgies gynécologiques et ORL. Les hôpitaux de jour d'onco-hématologie et de médecine seront installés dans des locaux plus adaptés à leur activité. Ces premiers travaux devraient s'étaler jusqu'en 2029.

"Cela permettra de remodeler l'occupation des étages du bâtiment", qui avait regroupé plusieurs activités du fait de la nécessité de libérer des espaces sur le site de Saint-Germain, qui a été reconfiguré pour se concentrer sur des activités ambulatoires.

Sur ce site, il reste à "réinstaller la médecine du sport, à échéance de 2028, dans le bâtiment principal", à moderniser les admissions et "rapatrier" des équipes (service achats) qui sont actuellement situées en centre-ville de Poissy, faute de place.

Ces projets représentent "5 à 6 millions d'euros" qui n'étaient pas inclus dans les crédits d'investissement du Ségur, et qu'il faut donc "arriver à trouver".

Perspective de redressement budgétaire "à quatre ans"

Dans un contexte financier très contraint, les établissements de la direction commune sont "très soutenus par l'ARS", avec laquelle un contrat de performance a été signé pour chacun d'entre eux, a fait valoir Diane Petter.

"On a renforcé nos plans d'efficience" sur les leviers de la maîtrise des dépenses et du développement de l'activité, avec la perspective d'un redressement budgétaire "à quatre ans" (cf dépêche du 02/12/2025 à 20:20). Le CHI de Poissy-Saint-Germain-en-Laye a reçu pour 2025 une aide exceptionnelle de 6,6 M€, le CH de Mantes 4,4 M€ et le CHI de Meulan 800.000 euros, soit "une aide significative" sur l'ensemble du GHT.

Par ailleurs, l'hôpital de Mantes a reçu "un coup de pouce" de 2 M€ pour ses travaux de sécurisation et d'autres investissements "urgents".

"Il y a une grande logique de partage et de communication avec les équipes, au travers des dialogues de gestion avec les pôles, de séminaires d'établissement pour que les [professionnels] comprennent les enjeux de financement", a souligné la directrice.

Au vu des difficultés, elle a salué "l'investissement des professionnels de santé, qui, malgré la situation qui peut être très anxiogène, sont toujours là pour assurer les missions de service public", notamment auprès "des populations vulnérables" dans les bassins de Meulan et Mantes.

L'hôpital est souvent "la seule solution de recours pour pas mal de patients", a-t-elle insisté. Pendant l'épisode neigeux, "on a eu très peu d'absentéisme, les gens sont venus travailler pour que les patients soient pris en charge".

"Ce week-end [du 10 et 11 janvier], lundi et mardi ont été très compliqués", les passages ont augmenté "de 30% à Mantes et à Poissy, du fait de l'effet conjugué du plateau épidémique et de la grève" des médecins libéraux.

La directrice a par ailleurs mis en valeur le "dynamisme de la recherche clinique" portée par l'établissement support du GHT, notamment en lien avec le CH de Versailles. De nouveaux projets d'universitarisation sont en cours, comme en réanimation adulte et, au niveau du territoire, en santé mentale.

mlb/nc/APMnews

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(Par Maryannick LE BRIS)

POISSY (Yvelines), 19 janvier 2026 (APMnews) - Les trois hôpitaux de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) du groupement hospitalier de territoire (GHT) Yvelines Nord, en direction commune, font évoluer leur offre de soins dans un double objectif de recherche d'efficience, dans un contexte budgétaire tendu, et d'adaptation aux besoins de la population, a décrit Diane Petter, leur directrice, accompagnée des représentants de la communauté médicale, jeudi lors d'un entretien avec APMnews.

Le CHI de Poissy-Saint-Germain-en-Laye, établissement support du GHT, le CHI de Meulan-Les Mureaux et le CH de Mantes suivent la tendance générale de la "bascule ambulatoire" mais n'ont pas, en 2025, "sur l'ensemble de leurs activités, retrouvé le niveau d'avant-Covid", a expliqué Diane Petter.

Sur le plan budgétaire, la fin de la sécurisation modulée à l'activité (SMA) "nous a mis en grande difficulté" et les comptes des trois établissements "se sont dégradés", a-t-elle précisé. En 2024, l'établissement support (plus de 900 lits et places) avait enregistré un déficit de près de 30 millions d'euros sur son budget principal (320 M€).

"Pour autant, on a continué à moderniser l'offre sur l'ensemble du territoire", a pointé la directrice. A Mantes, une activité de neuroradiologie interventionnelle (thrombectomie mécanique) a été lancée en février 2025 "pour l'ensemble des Yvelines Nord" (cf dépêche du 16/09/2025 à 18:25). Plus de 20 interventions ont déjà été réalisées et l'objectif est d'en faire 100 par an (un fonctionnement H24 est prévu d'ici mars).

Un nouveau centre de radiothérapie a ouvert fin 2025 sur le site de Saint-Germain-en-Laye (cf dépêche du 25/11/2025 à 18:02), qui a accueilli en juin l'équipe (privée) de médecine nucléaire du site de Mantes-la-Jolie. "Cela permet une bien meilleure articulation pour les prescripteurs du site de Poissy", a relevé Diane Petter.

Par ailleurs, les établissements du GHT "ont rapidement entretenu des relations avec les CPTS [communautés professionnelles territoriales de santé]" pour monter un programme de prise en charge du diabète de type 2, dans le cadre de la démarche de "responsabilité populationnelle" engagée au début de l'année dernière, avec le parrainage de l'agence régionale de santé (ARS) et de la caisse primaire d'assurance maladie (cf dépêche du 16/01/2025 à 19:14).

Le modèle yvelinois entre désormais dans sa phase de déploiement, si bien que les CPTS franciliennes souhaiteraient qu'il puisse être repris par la Fédération des CPTS, nationale, afin de le dupliquer, a souligné Diane Petter. La Fédération hospitalière de France (FHF) a initié cette démarche, qui ne se veut pour autant pas "hospitalo-centrée", a-t-elle rappelé. Sur le plan des financements, "on a un accompagnement des ARS, via les CPTS".

D'un point de vue purement hospitalier, le GHT "travaille d'arrache-pied" pour faire face aux enjeux de la baisse de la natalité (il compte trois maternités de niveaux 1, 2B et 3 tandis que le territoire ne compte plus de maternité privée), du vieillissement de la population, qui nécessite de réfléchir "à la façon d'accueillir toujours plus d'urgences" et des besoins en santé mentale, a exposé le Pr Pascal Boileau, nouveau président de la commission médicale d'établissement (CME) du CHI de Poissy-Saint-Germain-en-Laye.

En psychiatrie, le projet de l'établissement support de regrouper son offre à Chambourcy avance. Ce site proposera, une fois le prochain bâtiment construit, une unité mixte "mineurs-majeurs" (16-25 ans) qui manque actuellement sur le territoire, "en lien avec l'hôpital de Montesson [membre du GHT], qui porte une grosse partie de l'offre pédopsychiatrique", a développé Diane Petter.

"On va déposer le permis de construire début 2026 et on espère que le bâtiment sera terminé pour fin 2028", a-t-elle précisé. La conclusion d'un bail emphytéotique permettra l'opération, tandis que l'hôpital procède à la cession "par morceaux" de la parcelle de Chambourcy.

Le GHT intensifie par ailleurs son travail sur les filières de soins. "Une quinzaine de filières" ont été identifiées et "on est en train de nommer les animateurs" pour chacune d'entre elles, a expliqué le Dr Norbert Tibi, président de la commission médicale de groupement du GHT. Il s'agit de décliner les parcours en faisant "travailler ensemble les professionnels d'une même spécialité ou de spécialités" appelées à avoir des patients communs.

L'objectif est que "le patient, comme son médecin généraliste, ait une visibilité de la filière dans laquelle il rentre, et que les soignants sachent exactement se positionner à chaque étape de la prise en charge", en lien avec des partenaires relais pour certaines spécialités.

Le Dr Tibi a cité l'orthopédie, la rhumatologie, la médecine du sport, les soins médicaux et de réadaptation (SMR), le pneumo-thoracique, le cardio-vasculaire, la neurologie, la gastro-entérologie, la chirurgie viscérale, ou encore les urgences parmi ses filières. Certaines ont donné naissance à des fédérations, des pôles ou des services bi-sites.

Continuer à rouvrir des lits en médecine

Des coopérations se concrétisent également entre le CHI de Meulan-Les Mureaux, l'AP-HP et l'université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, autour d'une filière de SMR créée à la faveur du projet d'Institut Parasport santé. Celui-ci est porté par la fondation IPS, présidée par le Pr François Genêt, chef du service de médecine physique et de réadaptation (MPR) de l'hôpital Raymond-Poincaré (AP-HP, à Garches), où un espace de consultation spécifique a déjà été ouvert. Il doit être implanté à l'horizon fin 2027 dans un bâtiment qui sera voisin du CHI, sur le site de Bécheville-Les Mureaux.

Depuis janvier, "trois temps médicaux", arrivés de l'hôpital Raymond-Poincaré et partagés avec ce dernier, ont pris leurs fonctions au CHI de Meulan-Les Mureaux, dont deux à mi-temps et un à temps plein.

Tous trois, dont un praticien hospitalier universitaire, sont "qualifiés en MPR", ce qui permet "un soutien pour rouvrir des lits qui étaient fermés", a projeté Diane Petter. D'ores et déjà, des parcours patients sont dessinés entre l'hôpital de Garches et l'hospitalisation en SMR au CHI de Meulan.

Sur le plan des effectifs et du capacitaire, "la reprise est amorcée", mais "trop lentement à notre goût" (cf dépêche du 17/01/2025 à 19:15), a estimé la directrice.

La logique est de "continuer à rouvrir des lits de médecine et, sur la chirurgie, d'être bien ajustés sur ce dont on a besoin, en se concentrant sur des parcours ambulatoires qui soient le plus fluides possible", a-t-elle poursuivi, soulignant le "facteur limitant" que constitue la nécessité d'investir dans des infrastructures adaptées.

S'agissant des chantiers immobiliers, le CH de Mantes-la-Jolie devrait ouvrir ses urgences rénovées et étendues en avril (cf dépêche du 04/10/2024 à 18:11). "On a en parallèle sécurisé [les installations] électriques du site, qui étaient d'une grande vétusté."

Sur le site de Poissy, les travaux de modernisation doivent se poursuivre avec l'enclenchement cette année d'"opérations tiroirs" concernant le bâtiment historique: la rénovation des blocs opératoires, la relocalisation des SMR gériatriques et des chirurgies gynécologiques et ORL. Les hôpitaux de jour d'onco-hématologie et de médecine seront installés dans des locaux plus adaptés à leur activité. Ces premiers travaux devraient s'étaler jusqu'en 2029.

"Cela permettra de remodeler l'occupation des étages du bâtiment", qui avait regroupé plusieurs activités du fait de la nécessité de libérer des espaces sur le site de Saint-Germain, qui a été reconfiguré pour se concentrer sur des activités ambulatoires.

Sur ce site, il reste à "réinstaller la médecine du sport, à échéance de 2028, dans le bâtiment principal", à moderniser les admissions et "rapatrier" des équipes (service achats) qui sont actuellement situées en centre-ville de Poissy, faute de place.

Ces projets représentent "5 à 6 millions d'euros" qui n'étaient pas inclus dans les crédits d'investissement du Ségur, et qu'il faut donc "arriver à trouver".

Perspective de redressement budgétaire "à quatre ans"

Dans un contexte financier très contraint, les établissements de la direction commune sont "très soutenus par l'ARS", avec laquelle un contrat de performance a été signé pour chacun d'entre eux, a fait valoir Diane Petter.

"On a renforcé nos plans d'efficience" sur les leviers de la maîtrise des dépenses et du développement de l'activité, avec la perspective d'un redressement budgétaire "à quatre ans" (cf dépêche du 02/12/2025 à 20:20). Le CHI de Poissy-Saint-Germain-en-Laye a reçu pour 2025 une aide exceptionnelle de 6,6 M€, le CH de Mantes 4,4 M€ et le CHI de Meulan 800.000 euros, soit "une aide significative" sur l'ensemble du GHT.

Par ailleurs, l'hôpital de Mantes a reçu "un coup de pouce" de 2 M€ pour ses travaux de sécurisation et d'autres investissements "urgents".

"Il y a une grande logique de partage et de communication avec les équipes, au travers des dialogues de gestion avec les pôles, de séminaires d'établissement pour que les [professionnels] comprennent les enjeux de financement", a souligné la directrice.

Au vu des difficultés, elle a salué "l'investissement des professionnels de santé, qui, malgré la situation qui peut être très anxiogène, sont toujours là pour assurer les missions de service public", notamment auprès "des populations vulnérables" dans les bassins de Meulan et Mantes.

L'hôpital est souvent "la seule solution de recours pour pas mal de patients", a-t-elle insisté. Pendant l'épisode neigeux, "on a eu très peu d'absentéisme, les gens sont venus travailler pour que les patients soient pris en charge".

"Ce week-end [du 10 et 11 janvier], lundi et mardi ont été très compliqués", les passages ont augmenté "de 30% à Mantes et à Poissy, du fait de l'effet conjugué du plateau épidémique et de la grève" des médecins libéraux.

La directrice a par ailleurs mis en valeur le "dynamisme de la recherche clinique" portée par l'établissement support du GHT, notamment en lien avec le CH de Versailles. De nouveaux projets d'universitarisation sont en cours, comme en réanimation adulte et, au niveau du territoire, en santé mentale.

mlb/nc/APMnews

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