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08/01 2026
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GRÈVE DES LIBÉRAUX: LAMINE GHARBI PROMET UNE FERMETURE DE "L'ENSEMBLE DES BLOCS OPÉRATOIRES" DES CLINIQUES DU 12 AU 14 JANVIER

PARIS, 8 janvier 2026 (APMnews) - Le président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), Lamine Gharbi, a annoncé mercredi soir, lors de la cérémonie des vœux 2026 de la FHP, à Paris, une fermeture de "l'ensemble des blocs opératoires" lundi, mardi et mercredi, soit "95% de l'activité" chirurgicale des cliniques commerciales supprimée sur ces trois jours.

Le mouvement de grève, peu suivi à l'hôpital public (cf dépêche du 06/01/2026 à 19:38), a notamment entraîné une baisse de 15% de l'activité généraliste libérale, lundi (cf dépêche du 07/01/2026 à 19:24), et met par ricochet certains hôpitaux à l'épreuve, notamment en Bretagne (cf dépêche du 07/01/2026 à 19:33).

Lamine Gharbi avait déjà prédit une mobilisation importante parmi les médecins libéraux travaillant au sein des cliniques (cf dépêche du 05/01/2026 à 18:31).

Mercredi soir, il a demandé à ses adhérents d'être "très nombreux" samedi lors de la manifestation, aux côtés des médecins libéraux.

Lamine Gharbi a rappelé l'inquiétude des fédérations hospitalières quant à l'absence de hausse des tarifs hospitaliers en 2026 (malgré un sous-objectif national de dépenses d'assurance maladie à 2,7%, correspondant à la hausse d'activité attendue), voire à des "tarifs négatifs".

La "remise en question du cadre conventionnel pour les médecins libéraux" et le "gel des tarifs hospitaliers en 2026" constituent "la même menace pour l'accès aux soins", a-t-il estimé, avant de demander "plus largement […] un changement radical de méthode dans la conduite des politiques de santé fondée sur le dialogue".

"Il faut voir, depuis hier et avant-hier, la régulation du 15 qui sature parce que nos médecins ont décidé de fermer leur cabinet. Il faut voir la détresse des ARS [agences régionales de santé] qui ne cessent de nous harceler pour qu'on délivre par voie d'huissier à nos médecins les réquisitions. Il faut voir au plus haut sommet de l'Etat la crainte que ça dérape", a-t-il déclaré, tout en assurant que les cliniques privées se montreraient "responsables".

"Il ne se passe pas une journée sans que les CHU appellent les copains du territoire en disant 'Bon, allez hein, maintenant il faut arrêter hein, faut travailler, on ne peut plus'", s'est-il gargarisé.

"On demande, et c'est la moindre des choses, une évolution positive de nos tarifs", de 1% à 1,5%, "c'est-à-dire l'inflation", faisant valoir que 50% des établissements adhérents de la FHP sont en déficit, dont trois des quatre établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) au sein de son groupe (Cap Santé). Une quinzaine de cliniques ont déposé le bilan en 2025, a-t-il évoqué.

Il s'est aussi ému de voir les fonds de la formation professionnelle et de l'apprentissage "asséchés", mettant en difficulté les instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) et d'aides-soignants (Ifas).

Lamine Gharbi a de nouveau demandé que "les professionnels de santé qui exercent au sein des cliniques privées et qui accomplissent les mêmes missions que leurs homologues du secteur public bénéficient de la même considération", regrettant un "écart de salaires de 10%, 15% ou 20% entre une infirmière du public et [une autre] du privé" et demandant une "enveloppe pérenne de 140 millions d'euros", en réponse à laquelle les cliniques commerciales mettraient "la même somme pour bâtir enfin l'avenant 33" (cf dépêche du 12/03/2025 à 16:09).

Il a par ailleurs plaidé pour une loi de programmation pluriannuelle en santé, dont il a regretté qu'elle demeure une "arlésienne".

Lamine Gharbi a appelé à faire de 2026 "une année utile pour consolider les alliances avec les autres fédérations hospitalières, les médecins libéraux et l'ensemble des acteurs de santé, les complémentaires et les associations de patients".

"Nous devons mener ensemble des plaidoyers dans la perspective de l'élection présidentielle", a-t-il ajouté.

Il a souhaité dans ce cadre "proposer un plan d'action ambitieux sur la pertinence, l'innovation et l'efficience", au sujet de laquelle il s'est interrogé quant à la publication du rapport des inspections générales des affaires sociales et des finances relatif à l'efficience de l'hôpital.

bd/nc/APMnews

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PARIS, 8 janvier 2026 (APMnews) - Le président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP), Lamine Gharbi, a annoncé mercredi soir, lors de la cérémonie des vœux 2026 de la FHP, à Paris, une fermeture de "l'ensemble des blocs opératoires" lundi, mardi et mercredi, soit "95% de l'activité" chirurgicale des cliniques commerciales supprimée sur ces trois jours.

Le mouvement de grève, peu suivi à l'hôpital public (cf dépêche du 06/01/2026 à 19:38), a notamment entraîné une baisse de 15% de l'activité généraliste libérale, lundi (cf dépêche du 07/01/2026 à 19:24), et met par ricochet certains hôpitaux à l'épreuve, notamment en Bretagne (cf dépêche du 07/01/2026 à 19:33).

Lamine Gharbi avait déjà prédit une mobilisation importante parmi les médecins libéraux travaillant au sein des cliniques (cf dépêche du 05/01/2026 à 18:31).

Mercredi soir, il a demandé à ses adhérents d'être "très nombreux" samedi lors de la manifestation, aux côtés des médecins libéraux.

Lamine Gharbi a rappelé l'inquiétude des fédérations hospitalières quant à l'absence de hausse des tarifs hospitaliers en 2026 (malgré un sous-objectif national de dépenses d'assurance maladie à 2,7%, correspondant à la hausse d'activité attendue), voire à des "tarifs négatifs".

La "remise en question du cadre conventionnel pour les médecins libéraux" et le "gel des tarifs hospitaliers en 2026" constituent "la même menace pour l'accès aux soins", a-t-il estimé, avant de demander "plus largement […] un changement radical de méthode dans la conduite des politiques de santé fondée sur le dialogue".

"Il faut voir, depuis hier et avant-hier, la régulation du 15 qui sature parce que nos médecins ont décidé de fermer leur cabinet. Il faut voir la détresse des ARS [agences régionales de santé] qui ne cessent de nous harceler pour qu'on délivre par voie d'huissier à nos médecins les réquisitions. Il faut voir au plus haut sommet de l'Etat la crainte que ça dérape", a-t-il déclaré, tout en assurant que les cliniques privées se montreraient "responsables".

"Il ne se passe pas une journée sans que les CHU appellent les copains du territoire en disant 'Bon, allez hein, maintenant il faut arrêter hein, faut travailler, on ne peut plus'", s'est-il gargarisé.

"On demande, et c'est la moindre des choses, une évolution positive de nos tarifs", de 1% à 1,5%, "c'est-à-dire l'inflation", faisant valoir que 50% des établissements adhérents de la FHP sont en déficit, dont trois des quatre établissements de médecine, chirurgie, obstétrique (MCO) au sein de son groupe (Cap Santé). Une quinzaine de cliniques ont déposé le bilan en 2025, a-t-il évoqué.

Il s'est aussi ému de voir les fonds de la formation professionnelle et de l'apprentissage "asséchés", mettant en difficulté les instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi) et d'aides-soignants (Ifas).

Lamine Gharbi a de nouveau demandé que "les professionnels de santé qui exercent au sein des cliniques privées et qui accomplissent les mêmes missions que leurs homologues du secteur public bénéficient de la même considération", regrettant un "écart de salaires de 10%, 15% ou 20% entre une infirmière du public et [une autre] du privé" et demandant une "enveloppe pérenne de 140 millions d'euros", en réponse à laquelle les cliniques commerciales mettraient "la même somme pour bâtir enfin l'avenant 33" (cf dépêche du 12/03/2025 à 16:09).

Il a par ailleurs plaidé pour une loi de programmation pluriannuelle en santé, dont il a regretté qu'elle demeure une "arlésienne".

Lamine Gharbi a appelé à faire de 2026 "une année utile pour consolider les alliances avec les autres fédérations hospitalières, les médecins libéraux et l'ensemble des acteurs de santé, les complémentaires et les associations de patients".

"Nous devons mener ensemble des plaidoyers dans la perspective de l'élection présidentielle", a-t-il ajouté.

Il a souhaité dans ce cadre "proposer un plan d'action ambitieux sur la pertinence, l'innovation et l'efficience", au sujet de laquelle il s'est interrogé quant à la publication du rapport des inspections générales des affaires sociales et des finances relatif à l'efficience de l'hôpital.

bd/nc/APMnews

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