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01/04 2026
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GUADELOUPE: PRIORITÉ EST DONNÉE À LA STRUCTURATION DE L'OFFRE DE SOINS (DG DE L'ARS)

(Par Bruno DECOTTIGNIES)

GOURBEYRE (Guadeloupe), 1ᵉʳ avril 2026 (APMnews) - Le nouveau directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) Guadeloupe, Philippe Luccioni-Michaux, a insisté sur la nécessité de structurer l'offre de soins au sein de l'archipel, lors d'un entretien accordé mardi à APMnews.


Il a été nommé fin février à la tête de l'ARS Guadeloupe (cf dépêche du 25/02/2026 à 17:06). Il visite actuellement l'ensemble des établissements du territoire, et était en début de semaine dans les îles du Nord (Saint-Martin et Saint-Barthélemy).


Au titre de la structuration de l'offre de soins, la priorité est la mise en service du nouveau CHU, qui devrait commencer "dans les prochaines semaines" et s'achever avant la fin de l'année, estime-t-il.


Les voies de circulation internes au CHU sont achevées, la commission de sécurité partielle a rendu lundi un avis positif, et il reste à terminer les voies d'accès extérieures au bâtiment, qui relèvent de la compétence du conseil départemental.


"C'est un très bel outil pour les professionnels, pour les Guadeloupéens et aussi pour les îles du Nord", assure le DG de l'ARS, citant la perspective de développer dans ces îles des consultations avancées.


De manière générale, "la problématique du tissu hospitalier" appelle son attention.


A Saint-Martin, il s'agit de doter le centre hospitalier (CH) d'un nouveau directeur à même de mener les "transformations nécessaires".


De "très beaux projets y sont possibles", considère Philippe Luccioni-Michaux, malgré les difficultés passées de l'établissement, dont le dernier directeur titulaire en date a été suspendu de ses fonctions (cf dépêche du 03/03/2026 à 18:10, dépêche du 20/02/2026 à 18:01, dépêche du 14/05/2025 à 17:13 et dépêche du 29/11/2024 à 16:15).


A Saint-Barthélemy, Philippe Luccioni-Michaux salue le "compromis" trouvé avec la collectivité pour le partage du foncier permettant de relancer le projet de reconstruction de l'hôpital.


Il compte "inscrire l'ARS sur le territoire, en dialogue avec tous les acteurs", notamment pour renforcer l'attractivité du territoire auprès des professionnels de santé, avec les collectivités locales ou encore France Travail, par exemple en développant un "guichet unique", ou en traitant de la question de la sécurité des personnels.


"Il faut travailler avec la préfecture pour conduire des diagnostics de sécurité sur les bâtiments, détecter les failles, et réaliser les investissements nécessaires, tel le CH de la Basse-Terre, qui sera doté d'un grand sas de sécurité aux urgences d'ici début 2027", explique-t-il par ailleurs.


Concernant les soins de ville, il insiste sur la nécessité de mettre en place un service d'accès aux soins (SAS), afin d'avoir une évaluation des situations médicales côté ville.


"Tant qu'il n'y a pas de SAS ville, il n'y a pas de SAS psychiatrique, alors que c'est un outil essentiel pour structurer les évaluations et mobiliser les leviers de prise en charge les plus adaptés. Ça peut réellement changer le territoire sans beaucoup plus de ressources", appuie-t-il.


En santé mentale, il prône un travail interministériel pour développer la prévention, notamment en milieu scolaire (addictions, violences intrafamiliales, précarité…), afin d'éviter les "angles morts".


Philippe Luccioni-Michaux souligne aussi l'importance des équipes mobiles, en gériatrie comme en précarité psychiatrie.


Interrogé par APMnews sur les observations des différents rapports publiés récemment sur l'offre de soins en Guadeloupe, et notamment en psychiatrie (cf dépêche du 25/03/2026 à 11:32 et dépêche du 20/01/2026 à 06:00), le directeur général y voit des sources de "repères", mais estime que seule une meilleure structuration de l'offre de soins pourra in fine y répondre.


Concernant la situation financière des hôpitaux du territoire, qui s'inscrit dans la tendance nationale de creusement des déficits observée ces dernières années, il assure qu'il existe une marge pour l'améliorer, en développant l'ambulatoire, les activités de recours ou par une "compression intelligente" des charges, dans un contexte de hausse des allocations des crédits de l'assurance maladie, quand bien même certains établissements souffrant d'une "double voire une triple insularité" auront plus de difficultés à tendre vers l'équilibre.


bd/nc/APMnews

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(Par Bruno DECOTTIGNIES)

GOURBEYRE (Guadeloupe), 1ᵉʳ avril 2026 (APMnews) - Le nouveau directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) Guadeloupe, Philippe Luccioni-Michaux, a insisté sur la nécessité de structurer l'offre de soins au sein de l'archipel, lors d'un entretien accordé mardi à APMnews.


Il a été nommé fin février à la tête de l'ARS Guadeloupe (cf dépêche du 25/02/2026 à 17:06). Il visite actuellement l'ensemble des établissements du territoire, et était en début de semaine dans les îles du Nord (Saint-Martin et Saint-Barthélemy).


Au titre de la structuration de l'offre de soins, la priorité est la mise en service du nouveau CHU, qui devrait commencer "dans les prochaines semaines" et s'achever avant la fin de l'année, estime-t-il.


Les voies de circulation internes au CHU sont achevées, la commission de sécurité partielle a rendu lundi un avis positif, et il reste à terminer les voies d'accès extérieures au bâtiment, qui relèvent de la compétence du conseil départemental.


"C'est un très bel outil pour les professionnels, pour les Guadeloupéens et aussi pour les îles du Nord", assure le DG de l'ARS, citant la perspective de développer dans ces îles des consultations avancées.


De manière générale, "la problématique du tissu hospitalier" appelle son attention.


A Saint-Martin, il s'agit de doter le centre hospitalier (CH) d'un nouveau directeur à même de mener les "transformations nécessaires".


De "très beaux projets y sont possibles", considère Philippe Luccioni-Michaux, malgré les difficultés passées de l'établissement, dont le dernier directeur titulaire en date a été suspendu de ses fonctions (cf dépêche du 03/03/2026 à 18:10, dépêche du 20/02/2026 à 18:01, dépêche du 14/05/2025 à 17:13 et dépêche du 29/11/2024 à 16:15).


A Saint-Barthélemy, Philippe Luccioni-Michaux salue le "compromis" trouvé avec la collectivité pour le partage du foncier permettant de relancer le projet de reconstruction de l'hôpital.


Il compte "inscrire l'ARS sur le territoire, en dialogue avec tous les acteurs", notamment pour renforcer l'attractivité du territoire auprès des professionnels de santé, avec les collectivités locales ou encore France Travail, par exemple en développant un "guichet unique", ou en traitant de la question de la sécurité des personnels.


"Il faut travailler avec la préfecture pour conduire des diagnostics de sécurité sur les bâtiments, détecter les failles, et réaliser les investissements nécessaires, tel le CH de la Basse-Terre, qui sera doté d'un grand sas de sécurité aux urgences d'ici début 2027", explique-t-il par ailleurs.


Concernant les soins de ville, il insiste sur la nécessité de mettre en place un service d'accès aux soins (SAS), afin d'avoir une évaluation des situations médicales côté ville.


"Tant qu'il n'y a pas de SAS ville, il n'y a pas de SAS psychiatrique, alors que c'est un outil essentiel pour structurer les évaluations et mobiliser les leviers de prise en charge les plus adaptés. Ça peut réellement changer le territoire sans beaucoup plus de ressources", appuie-t-il.


En santé mentale, il prône un travail interministériel pour développer la prévention, notamment en milieu scolaire (addictions, violences intrafamiliales, précarité…), afin d'éviter les "angles morts".


Philippe Luccioni-Michaux souligne aussi l'importance des équipes mobiles, en gériatrie comme en précarité psychiatrie.


Interrogé par APMnews sur les observations des différents rapports publiés récemment sur l'offre de soins en Guadeloupe, et notamment en psychiatrie (cf dépêche du 25/03/2026 à 11:32 et dépêche du 20/01/2026 à 06:00), le directeur général y voit des sources de "repères", mais estime que seule une meilleure structuration de l'offre de soins pourra in fine y répondre.


Concernant la situation financière des hôpitaux du territoire, qui s'inscrit dans la tendance nationale de creusement des déficits observée ces dernières années, il assure qu'il existe une marge pour l'améliorer, en développant l'ambulatoire, les activités de recours ou par une "compression intelligente" des charges, dans un contexte de hausse des allocations des crédits de l'assurance maladie, quand bien même certains établissements souffrant d'une "double voire une triple insularité" auront plus de difficultés à tendre vers l'équilibre.


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