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HAUSSE DES ACTIVITÉS ET BAISSE DU DÉFICIT POUR LE CHU DE GRENOBLE EN 2025
Le CHU explique qu'il a "renforcé" en 2025 ses capacités de prise en charge, tant en ambulatoire qu'en hospitalisation conventionnelle.
"Cette dynamique se traduit par une hausse des séjours MCO [médecine, chirurgie et obstétrique] de 4,7%, dont +7,2% d'activités ambulatoires avec notamment une progression marquée des séances de radiothérapie, grâce à l'installation de nouveaux équipements de pointe tels que le CyberKnife*", souligne-t-il.
Elle se traduit aussi par "une forte montée en charge de l'hospitalisation à domicile (HAD), dont le nombre de journées augmente de près de 50%", ajoute-t-il.
L'activité des urgences est "en forte hausse", poursuit le CHU.
"A l'hôpital Michallon, seul service ouvert 24h/24 et 7j/7 sur le département en continu", "les passages ont augmenté de 14,2%".
Le CHU précise qu'on peut observer "un pic notable [de] +21,1% sur la tranche 18h-8h, en lien avec une moindre disponibilité territoriale la nuit".
Il se félicite que "grâce au professionnalisme des équipes et à une attractivité médicale retrouvée", il ait "pu maintenir la continuité des soins urgents et réduire la durée médiane de ses passages aux urgences de plus d'une heure".
"Malgré un contexte national de pénurie d'urgentistes, l'établissement se rapproche désormais de sa cible de 52 ETP [équivalents temps plein] médicaux en recrutant plus d'une dizaine d'urgentistes, après avoir connu une période critique à 40% de l'effectif", annonce-t-il.
Ces informations font écho à des constats qu'avait dressés la chambre régionale des comptes (CRC) Auvergne-Rhône-Alpes dans un rapport publié début 2025 (cf dépêche du 13/03/2025 à 18:50). Dans ce rapport, la CRC avait observé que malgré la "baisse" du nombre de passages de patients, l'activité du service d'accueil des urgences (SAU) adultes, dit Nord, du CHU avait "explosé", en raison notamment du manque de lits d'aval. Elle avait estimé que cette situation pesait sur les conditions de travail et sur le maintien des effectifs, constatant que l'effectif médical apparaissait particulièrement bas en 2022, avec seulement 49% des postes pourvus.
Recrutement de plus de 112 ETP et réduction du déficit
Globalement, en 2025, le Chuga a recruté plus de 112 ETP soignants, poursuit-il dans son communiqué, en saluant aussi "l'engagement" de ses professionnels.
Les organisations de travail ont été "repensées pour améliorer les conditions d'exercice".
Ainsi, pour accompagner la transformation de l'offre de soins, près de 50% des unités fonctionnent désormais en horaires mixtes (12h, 10h, 7h30…).
"Ces organisations, coconstruites avec les équipes, permettent d'améliorer la cohérence des prises en charge, l'efficience du fonctionnement quotidien et l'équilibre vie professionnelle-vie personnelle", souligne l'établissement.
Il ajoute qu'"en parallèle, un travail ambitieux va être mis en place sur la délégation de responsabilité au plus près du terrain pour renforcer l'autonomie, la capacité d'initiative et l'intelligence collective au sein des services et des pôles".
Sur le plan financier, il soutient que "grâce à l'évolution de l'activité et à la mobilisation des équipes", il "améliore fortement sa trajectoire financière".
Son déficit pour 2025 a atteint 9,8 millions d'euros (M€) contre 28 M€ en 2024, "soit une amélioration de plus de 18 M€, à niveau d'accompagnement financier de l'ARS stable".
"Le déficit représente désormais moins d'1% du budget global d'exploitation, un niveau témoignant d'un rétablissement tangible et maîtrisé", met en avant le CHU.
En matière de recherche, il a conforté son positionnement national, ayant obtenu trois projets PHRC (programme hospitalier de recherche clinique) lauréats, un projet Preps (programme de recherche sur la performance du système de soins), et le financement national "le plus important" dans l'appel à projets DATAé, pour le projet Modernism, consacré à la valorisation des entrepôts de données de santé (cf dépêche du 09/07/2025 à 18:43).
Pour les PHRC, il a obtenu des financements d'un montant global de plus de 2,4 M€, avait-il annoncé dans un communiqué, en décembre 2025.
Certification et poursuite de projets immobiliers
L'année 2026 sera marquée pour le CHU par "deux évaluations majeures", avec la visite en mars du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres) puis celle, en juin, de la Haute autorité de santé (HAS) pour la certification.
S'agissant de sa transformation, le projet "nouveau plateau interventionnel" (blocs opératoires) va connaître une "nouvelle phase majeure", avec l'ouverture de 14 salles en 2026, dont huit salles interventionnelles, après l'ouverture de 14 salles en 2021 et de six salles en 2022.
Le CHU va poursuivre son projet "CIME" (créer, innover, moderniser ensemble) à travers la relocalisation du Samu-Smur et les aménagements préalables à la construction du futur bâtiment sur le site Michallon. "Ce projet d'ampleur, mené en site occupé jusqu'en 2035, incarne la transformation globale et lisible du CHU de demain", rappelle-t-il (cf dépêche du 07/04/2025 à 15:03).
Il poursuit également son travail avec les acteurs territoriaux, notamment les huit communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), les trois cliniques, la maison ressource santé en Isère (MRSI) "pour améliorer les parcours et répondre aux enjeux de santé populationnelle".
Il rappelle que deux priorités sont engagées: sur l'insuffisance cardiaque et le diabète de type 2, avec des parcours structurés depuis le dépistage précoce jusqu'à l'accompagnement de long terme (cf dépêche du 06/10/2025 à 14:56).
"Les premiers déploiements opérationnels associant professionnels libéraux et hospitaliers interviendront courant 2026", précise-t-il.
Codage des actes: le CHU participe à l'évaluation de la CIM-11Dans un communiqué daté du 18 décembre 2025, le CHU avait aussi fait part de son implication dans un projet intitulé "Connecter le système de santé français à la CIM-11 pour améliorer la précision du codage diagnostique et la comparabilité internationale", mené conjointement avec l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM).Ce projet a pour objectif d'évaluer, en conditions réelles, l'apport de la Classification internationale des maladies-11ᵉ révision (CIM-11) par rapport à la CIM-10 pour le codage hospitalier. L'étude portera sur 6.000 séjours hospitaliers en médecine et chirurgie, codés en routine en CIM-10 puis recodés en CIM-11 par des codeurs professionnels formés, avec un sous-échantillon codé par des médecins cliniciens. Une revue standardisée des dossiers médicaux constituera un gold standard pour comparer la validité des deux systèmes pour environ 50 diagnostics de référence. Le projet est mené en partenariat avec l'Agence technique de l'information hospitalière (ATIH), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'éditeur Maincare et des équipes académiques internationales, afin d'éclairer l'implémentation nationale de la CIM-11, prévue à l'horizon 2030. |
san/lb/APMnews
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HAUSSE DES ACTIVITÉS ET BAISSE DU DÉFICIT POUR LE CHU DE GRENOBLE EN 2025
Le CHU explique qu'il a "renforcé" en 2025 ses capacités de prise en charge, tant en ambulatoire qu'en hospitalisation conventionnelle.
"Cette dynamique se traduit par une hausse des séjours MCO [médecine, chirurgie et obstétrique] de 4,7%, dont +7,2% d'activités ambulatoires avec notamment une progression marquée des séances de radiothérapie, grâce à l'installation de nouveaux équipements de pointe tels que le CyberKnife*", souligne-t-il.
Elle se traduit aussi par "une forte montée en charge de l'hospitalisation à domicile (HAD), dont le nombre de journées augmente de près de 50%", ajoute-t-il.
L'activité des urgences est "en forte hausse", poursuit le CHU.
"A l'hôpital Michallon, seul service ouvert 24h/24 et 7j/7 sur le département en continu", "les passages ont augmenté de 14,2%".
Le CHU précise qu'on peut observer "un pic notable [de] +21,1% sur la tranche 18h-8h, en lien avec une moindre disponibilité territoriale la nuit".
Il se félicite que "grâce au professionnalisme des équipes et à une attractivité médicale retrouvée", il ait "pu maintenir la continuité des soins urgents et réduire la durée médiane de ses passages aux urgences de plus d'une heure".
"Malgré un contexte national de pénurie d'urgentistes, l'établissement se rapproche désormais de sa cible de 52 ETP [équivalents temps plein] médicaux en recrutant plus d'une dizaine d'urgentistes, après avoir connu une période critique à 40% de l'effectif", annonce-t-il.
Ces informations font écho à des constats qu'avait dressés la chambre régionale des comptes (CRC) Auvergne-Rhône-Alpes dans un rapport publié début 2025 (cf dépêche du 13/03/2025 à 18:50). Dans ce rapport, la CRC avait observé que malgré la "baisse" du nombre de passages de patients, l'activité du service d'accueil des urgences (SAU) adultes, dit Nord, du CHU avait "explosé", en raison notamment du manque de lits d'aval. Elle avait estimé que cette situation pesait sur les conditions de travail et sur le maintien des effectifs, constatant que l'effectif médical apparaissait particulièrement bas en 2022, avec seulement 49% des postes pourvus.
Recrutement de plus de 112 ETP et réduction du déficit
Globalement, en 2025, le Chuga a recruté plus de 112 ETP soignants, poursuit-il dans son communiqué, en saluant aussi "l'engagement" de ses professionnels.
Les organisations de travail ont été "repensées pour améliorer les conditions d'exercice".
Ainsi, pour accompagner la transformation de l'offre de soins, près de 50% des unités fonctionnent désormais en horaires mixtes (12h, 10h, 7h30…).
"Ces organisations, coconstruites avec les équipes, permettent d'améliorer la cohérence des prises en charge, l'efficience du fonctionnement quotidien et l'équilibre vie professionnelle-vie personnelle", souligne l'établissement.
Il ajoute qu'"en parallèle, un travail ambitieux va être mis en place sur la délégation de responsabilité au plus près du terrain pour renforcer l'autonomie, la capacité d'initiative et l'intelligence collective au sein des services et des pôles".
Sur le plan financier, il soutient que "grâce à l'évolution de l'activité et à la mobilisation des équipes", il "améliore fortement sa trajectoire financière".
Son déficit pour 2025 a atteint 9,8 millions d'euros (M€) contre 28 M€ en 2024, "soit une amélioration de plus de 18 M€, à niveau d'accompagnement financier de l'ARS stable".
"Le déficit représente désormais moins d'1% du budget global d'exploitation, un niveau témoignant d'un rétablissement tangible et maîtrisé", met en avant le CHU.
En matière de recherche, il a conforté son positionnement national, ayant obtenu trois projets PHRC (programme hospitalier de recherche clinique) lauréats, un projet Preps (programme de recherche sur la performance du système de soins), et le financement national "le plus important" dans l'appel à projets DATAé, pour le projet Modernism, consacré à la valorisation des entrepôts de données de santé (cf dépêche du 09/07/2025 à 18:43).
Pour les PHRC, il a obtenu des financements d'un montant global de plus de 2,4 M€, avait-il annoncé dans un communiqué, en décembre 2025.
Certification et poursuite de projets immobiliers
L'année 2026 sera marquée pour le CHU par "deux évaluations majeures", avec la visite en mars du Haut Conseil de l'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (Hcéres) puis celle, en juin, de la Haute autorité de santé (HAS) pour la certification.
S'agissant de sa transformation, le projet "nouveau plateau interventionnel" (blocs opératoires) va connaître une "nouvelle phase majeure", avec l'ouverture de 14 salles en 2026, dont huit salles interventionnelles, après l'ouverture de 14 salles en 2021 et de six salles en 2022.
Le CHU va poursuivre son projet "CIME" (créer, innover, moderniser ensemble) à travers la relocalisation du Samu-Smur et les aménagements préalables à la construction du futur bâtiment sur le site Michallon. "Ce projet d'ampleur, mené en site occupé jusqu'en 2035, incarne la transformation globale et lisible du CHU de demain", rappelle-t-il (cf dépêche du 07/04/2025 à 15:03).
Il poursuit également son travail avec les acteurs territoriaux, notamment les huit communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), les trois cliniques, la maison ressource santé en Isère (MRSI) "pour améliorer les parcours et répondre aux enjeux de santé populationnelle".
Il rappelle que deux priorités sont engagées: sur l'insuffisance cardiaque et le diabète de type 2, avec des parcours structurés depuis le dépistage précoce jusqu'à l'accompagnement de long terme (cf dépêche du 06/10/2025 à 14:56).
"Les premiers déploiements opérationnels associant professionnels libéraux et hospitaliers interviendront courant 2026", précise-t-il.
Codage des actes: le CHU participe à l'évaluation de la CIM-11Dans un communiqué daté du 18 décembre 2025, le CHU avait aussi fait part de son implication dans un projet intitulé "Connecter le système de santé français à la CIM-11 pour améliorer la précision du codage diagnostique et la comparabilité internationale", mené conjointement avec l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM).Ce projet a pour objectif d'évaluer, en conditions réelles, l'apport de la Classification internationale des maladies-11ᵉ révision (CIM-11) par rapport à la CIM-10 pour le codage hospitalier. L'étude portera sur 6.000 séjours hospitaliers en médecine et chirurgie, codés en routine en CIM-10 puis recodés en CIM-11 par des codeurs professionnels formés, avec un sous-échantillon codé par des médecins cliniciens. Une revue standardisée des dossiers médicaux constituera un gold standard pour comparer la validité des deux systèmes pour environ 50 diagnostics de référence. Le projet est mené en partenariat avec l'Agence technique de l'information hospitalière (ATIH), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'éditeur Maincare et des équipes académiques internationales, afin d'éclairer l'implémentation nationale de la CIM-11, prévue à l'horizon 2030. |
san/lb/APMnews
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