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L'assemblée générale de l'Isni a accordé sa confiance à Arthur Poncin pour assurer la fin du mandat 2025-2026 jusqu'en septembre. Il assurait l'intérim à la tête du syndicat après la démission surprise de Mélanie Debarreix fin février (cf
dépêche du 25/02/2026 à 09:09).
Le reste du bureau, élu avec Mélanie Debarreix début septembre 2025 (cf dépêche du 10/09/2025 à 17:22), demeure inchangé.
L'assemblée générale s'est exprimée en défaveur du projet de loi portant mesures de décentralisation.
Selon l'avant-projet de texte, qui a circulé, le gouvernement envisage de transformer les agences régionales de santé (ARS) en "directions régionales et départementales de la santé et de l'autonomie" (DRSA et DDSA, cf dépêche du 11/02/2026 à 18:07), tout en donnant autorité aux préfets de département pour superviser l'élaboration de contrats territoriaux encadrant l'organisation du secours d'urgence (cf dépêche du 12/02/2026 à 14:30). Le gouvernement aurait toutefois renoncé à certains axes pour privilégier la voie réglementaire (cf dépêche du 20/03/2026 à 15:31).
"Nous sommes en faveur du maintien d'une régulation médicale forte, indépendante et décisionnaire dans l'organisation de l'aide médicale urgente", selon la position adoptée par l'Isni et communiquée à APMnews. "Nous rappelons que l'évaluation de la situation, l'orientation du patient et le choix du niveau de réponse relèvent d'une logique médicale et ne sauraient être réduits à une simple logique organisationnelle ou logistique", poursuit l'Isni.
Le syndicat se déclare opposé à "toute généralisation des plateformes communes de réception et de régulation des appels en l'absence de bénéfice démontré pour la qualité des soins, la sécurité des patients, la pertinence de l'orientation et l'efficience organisationnelle par une évaluation nationale indépendante, comparative et objective des différents modèles organisationnels existants, y compris des modèles interconnectés non colocalisés".
L'Isni entend que "le choix des moyens engagés en préhospitalier demeure pleinement intégré à la décision médicale", estimant que "la détermination du vecteur, du niveau de médicalisation et de la filière d'orientation fait partie intégrante de la régulation médicale et ne peut être dissociée de celle-ci sans risque pour la qualité et la sécurité des prises en charge".
Elle souhaite préserver "la médicalisation préhospitalière", ainsi qu'"une orientation des patients fondée avant tout sur la pertinence médicale", et se déclare hostile à "toute réforme conduisant à un transfert progressif de la gouvernance ou du financement de l'aide médicale urgente hors du champ sanitaire, au détriment des établissements de santé, des Samu et des structures médicalisées préhospitalières".
"Finalement, nous nous positionnons pour que toute réforme de la gouvernance territoriale du secours à personne et de l'aide médicale urgente associe pleinement les acteurs de santé concernés, notamment les [Samu], les structures d'urgence, les spécialités impliquées dans les filières temps-dépendant et les établissements de santé", écrit-elle.
vg/lb/APMnews