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L'ACIDE TRANEXAMIQUE RÉDUIT LA MORTALITÉ APRÈS TRAUMATISME CRÂNIEN AIGU
L'essai CRASH-2 publié en 2010 avait démontré le bénéfice de l'acide tranexamique administré dans les 3 heures sur la mortalité des patients ayant une hémorragie post-traumatique extra-crânienne (cf dépêche du 15/06/2010 à 19:19). CRASH-3 l'a évalué sur la mortalité après un traumatisme crânien.
L'étude a inclus 9.202 patients traités dans les 3 h après le traumatisme crânien, ayant un score de Glasgow de 12 ou moins ou une hémorragie intracrânienne à l'imagerie. Ils ont été randomisés entre l'administration d'acide tranexamique et d'un placebo.
La mortalité intra-hospitalière liée aux lésions intracrâniennes dans les 28 jours était de 18,5% dans le groupe acide tranexamique contre 19,8% dans le groupe placebo, la différence n'étant pas statistiquement significative.
Mais en excluant les patients les plus graves, ayant un score de Glasgow de 3 (absence totale d'ouverture des yeux, de réponse verbale et de réponse motrice), cette mortalité était respectivement de 12,5% et 14,0%.
La mortalité était significativement diminuée de 22% chez les patients ayant un traumatisme crânien léger à modéré (score de Glasgow de 9 ou plus), mais pas chez ceux ayant un traumatisme crânien sévère (score de Glasgow entre 3 et 8).
En outre, dans les cas légers à modérés, le risque de décès augmentait avec le délai de traitement.
Le risque d'évènement thrombotique était similaire sous acide tranexamique et placebo, ainsi que le risque de convulsions.
Avant l'essai CRASH-2 de 2010, les chercheurs avaient réalisé une revue systématique de la littérature scientifique et n'avaient trouvé que 2 essais randomisés sur l'acide tranexamique dans les traumatismes crâniens, portant sur un total de 510 patients. La méta-analyse de ces 2 essais avait montré une réduction significative de la mortalité avec l'acide tranexamique, mais cela nécessitait confirmation sur un plus grand nombre de patients, avaient estimé les auteurs.
Ils ont de nouveau recherché les essais randomisés publiés entre-temps jusqu'au 30 août 2019. Ils ont identifié un seul autre essai randomisé, portant sur 967 patients, avec la même dose d'acide tranexamique que dans CRASH-3 et excluant les patients avec un score de Glasgow de 3. L'analyse poolée de cet essai et de CRASH-3 conclut à une réduction des décès liés aux lésions cérébrales avec l'acide tranexamique, sans signe de risque accru d'évènement thrombotique ou de convulsions.
Les résultats combinés de l'ensemble des essais randomisés sur l'acide tranexamique dans les traumatismes crâniens aigus montrent une réduction des décès liés aux lésions cérébrales.
"L'administration précoce d'acide tranexamique devrait être envisagée chez les patients ayant un traumatisme crânien", concluent les auteurs.
(The Lancet, publication en ligne du 14 octobre)
cd/ab/APMnews
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L'essai CRASH-2 publié en 2010 avait démontré le bénéfice de l'acide tranexamique administré dans les 3 heures sur la mortalité des patients ayant une hémorragie post-traumatique extra-crânienne (cf dépêche du 15/06/2010 à 19:19). CRASH-3 l'a évalué sur la mortalité après un traumatisme crânien.
L'étude a inclus 9.202 patients traités dans les 3 h après le traumatisme crânien, ayant un score de Glasgow de 12 ou moins ou une hémorragie intracrânienne à l'imagerie. Ils ont été randomisés entre l'administration d'acide tranexamique et d'un placebo.
La mortalité intra-hospitalière liée aux lésions intracrâniennes dans les 28 jours était de 18,5% dans le groupe acide tranexamique contre 19,8% dans le groupe placebo, la différence n'étant pas statistiquement significative.
Mais en excluant les patients les plus graves, ayant un score de Glasgow de 3 (absence totale d'ouverture des yeux, de réponse verbale et de réponse motrice), cette mortalité était respectivement de 12,5% et 14,0%.
La mortalité était significativement diminuée de 22% chez les patients ayant un traumatisme crânien léger à modéré (score de Glasgow de 9 ou plus), mais pas chez ceux ayant un traumatisme crânien sévère (score de Glasgow entre 3 et 8).
En outre, dans les cas légers à modérés, le risque de décès augmentait avec le délai de traitement.
Le risque d'évènement thrombotique était similaire sous acide tranexamique et placebo, ainsi que le risque de convulsions.
Avant l'essai CRASH-2 de 2010, les chercheurs avaient réalisé une revue systématique de la littérature scientifique et n'avaient trouvé que 2 essais randomisés sur l'acide tranexamique dans les traumatismes crâniens, portant sur un total de 510 patients. La méta-analyse de ces 2 essais avait montré une réduction significative de la mortalité avec l'acide tranexamique, mais cela nécessitait confirmation sur un plus grand nombre de patients, avaient estimé les auteurs.
Ils ont de nouveau recherché les essais randomisés publiés entre-temps jusqu'au 30 août 2019. Ils ont identifié un seul autre essai randomisé, portant sur 967 patients, avec la même dose d'acide tranexamique que dans CRASH-3 et excluant les patients avec un score de Glasgow de 3. L'analyse poolée de cet essai et de CRASH-3 conclut à une réduction des décès liés aux lésions cérébrales avec l'acide tranexamique, sans signe de risque accru d'évènement thrombotique ou de convulsions.
Les résultats combinés de l'ensemble des essais randomisés sur l'acide tranexamique dans les traumatismes crâniens aigus montrent une réduction des décès liés aux lésions cérébrales.
"L'administration précoce d'acide tranexamique devrait être envisagée chez les patients ayant un traumatisme crânien", concluent les auteurs.
(The Lancet, publication en ligne du 14 octobre)
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