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LA FUSION ENTRE LE GH DE LA ROCHELLE-RÉ-AUNIS ET LE CH DE ROCHEFORT SERA EFFECTIVE EN 2027
La fusion entre le GH de La Rochelle-Ré-Aunis (1.951 lits et places) et le CH de Rochefort (486 lits et places) était toujours "en réflexion" début 2025 (cf dépêche du 25/02/2025 à 13:38).
Cette fusion constitue un "tournant stratégique majeur pour nos établissements", a estimé Valérie Bénéat-Marlier. "Il s'agit de la réponse politique et organisationnelle la plus adaptée aux contraintes auxquelles nous sommes confrontés."
Elle "sera effective au 1ᵉʳ janvier 2027 et constitue l'aboutissement logique et cohérent de plusieurs années de coopérations entre nos équipes", a continué la directrice. Elle vise à "garantir une offre publique de soins pérenne, graduée et accessible sur l'ensemble du territoire".
En outre, la directrice a rappelé que cette fusion s'inscrivait dans un contexte de fortes tensions sur la démographie médicale, d'une organisation de plus en plus complexe de la permanence des soins, de risques de ruptures de l'offre dans certaines disciplines, de la vulnérabilité croissante de certains services de petite taille, ainsi que de difficultés "particulièrement prégnantes" sur le site de Rochefort.
"La fusion, c'est le refus du statu quo ou de l'attentisme face aux enjeux qui nous attendent et des contraintes qui s'imposent à nous", a insisté la directrice.
Le projet médical et soignant partagé, qui a été élaboré par les équipes des deux établissements, "en constitue le socle". Il vise à "structurer des filières de soins cohérentes, clarifier les rôles de chaque site et organiser la gradation des prises en charge".
Contractualisation avec les pôles cliniques et mise en œuvre du SDSI
Dans cette perspective, 2026 sera une "année charnière", qui sera notamment consacrée à la préparation opérationnelle de la future entité issue de la fusion.
"Elle doit permettre de poser les bases de la nouvelle gouvernance, de faire évoluer le périmètre de certains pôles d'activité et de poursuivre les travaux engagés en matière de management participatif", anticipe Valérie Bénéat-Marlier.
La directrice a également annoncé l'engagement d'une contractualisation avec les pôles cliniques, afin d'associer davantage les équipes médicales et soignantes au pilotage de leur activité.
"L'objectif est de structurer et consolider les filières de soins, d'assurer une gradation cohérente des prises en charge dans un établissement unique multisites, de développer l'activité et d'optimiser l'efficience des organisations", explique-t-elle.
Plusieurs projets doivent par ailleurs se poursuivre ou entrer en phase opérationnelle en 2026.
Le schéma directeur des systèmes d'information (SDSI) 2026-2030, adopté en décembre 2025, prévoit la modernisation et la simplification des outils numériques. Le choix d'un dossier patient informatisé (DPI) de "nouvelle génération" doit être finalisé avant l'été 2026.
Parmi les opérations immobilières, l'extension du service d'hémodialyse, destinée à permettre d'accueillir un module supplémentaire de huit postes de dialyse, doit être mise en service en juin 2026. La nouvelle maison d'accueil spécialisée (MAS) de 50 lits, située sur le site du Fief de la mare, doit ouvrir en mars 2026.
En psychiatrie, plusieurs projets sont en cours de déploiement, dont un centre de soins spécialisé en psychotraumatisme, ainsi que la régulation psychiatrique départementale en lien avec le centre 15 et la création d'une équipe mobile pour les adolescents de 12 à 18 ans en souffrance psychique.
Une activité dynamique en 2025
Les premières tendances d'activité pour 2025 sont dynamiques.
A fin novembre 2025, l'activité de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) était en hausse de 3% par rapport à 2024, soit 2.398 séjours supplémentaires, selon des données transmises lundi à APMnews.
Cette progression est portée par une forte hausse de l'hospitalisation de jour (+7,5%) et des séances (+5,5%), tandis que le nombre de séjours en hospitalisation complète a reculé de 3%. Par ailleurs, la durée moyenne de séjour "reste à un niveau élevé", précise l'établissement.
Malgré ce dynamisme, le GH de La Rochelle-Ré-Aunis devrait enregistrer un déficit de 4,4 millions d'euros (M€) en 2025 sur son budget principal, soit 1% du total des produits. Il s'agit toutefois d'une légère amélioration par rapport à 2024, année où le déficit s'élevait à 4,8 M€ (1,1% des produits).
A noter l'élection d'un nouveau président à la commission médicale d'établissement (CME): Christophe Roncato, angiologue, a ainsi succédé à Thierry Godeau, diabétologue-endocrinologue, qui était à la tête de l'instance depuis 2007.
syl/lb/APMnews
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LA FUSION ENTRE LE GH DE LA ROCHELLE-RÉ-AUNIS ET LE CH DE ROCHEFORT SERA EFFECTIVE EN 2027
La fusion entre le GH de La Rochelle-Ré-Aunis (1.951 lits et places) et le CH de Rochefort (486 lits et places) était toujours "en réflexion" début 2025 (cf dépêche du 25/02/2025 à 13:38).
Cette fusion constitue un "tournant stratégique majeur pour nos établissements", a estimé Valérie Bénéat-Marlier. "Il s'agit de la réponse politique et organisationnelle la plus adaptée aux contraintes auxquelles nous sommes confrontés."
Elle "sera effective au 1ᵉʳ janvier 2027 et constitue l'aboutissement logique et cohérent de plusieurs années de coopérations entre nos équipes", a continué la directrice. Elle vise à "garantir une offre publique de soins pérenne, graduée et accessible sur l'ensemble du territoire".
En outre, la directrice a rappelé que cette fusion s'inscrivait dans un contexte de fortes tensions sur la démographie médicale, d'une organisation de plus en plus complexe de la permanence des soins, de risques de ruptures de l'offre dans certaines disciplines, de la vulnérabilité croissante de certains services de petite taille, ainsi que de difficultés "particulièrement prégnantes" sur le site de Rochefort.
"La fusion, c'est le refus du statu quo ou de l'attentisme face aux enjeux qui nous attendent et des contraintes qui s'imposent à nous", a insisté la directrice.
Le projet médical et soignant partagé, qui a été élaboré par les équipes des deux établissements, "en constitue le socle". Il vise à "structurer des filières de soins cohérentes, clarifier les rôles de chaque site et organiser la gradation des prises en charge".
Contractualisation avec les pôles cliniques et mise en œuvre du SDSI
Dans cette perspective, 2026 sera une "année charnière", qui sera notamment consacrée à la préparation opérationnelle de la future entité issue de la fusion.
"Elle doit permettre de poser les bases de la nouvelle gouvernance, de faire évoluer le périmètre de certains pôles d'activité et de poursuivre les travaux engagés en matière de management participatif", anticipe Valérie Bénéat-Marlier.
La directrice a également annoncé l'engagement d'une contractualisation avec les pôles cliniques, afin d'associer davantage les équipes médicales et soignantes au pilotage de leur activité.
"L'objectif est de structurer et consolider les filières de soins, d'assurer une gradation cohérente des prises en charge dans un établissement unique multisites, de développer l'activité et d'optimiser l'efficience des organisations", explique-t-elle.
Plusieurs projets doivent par ailleurs se poursuivre ou entrer en phase opérationnelle en 2026.
Le schéma directeur des systèmes d'information (SDSI) 2026-2030, adopté en décembre 2025, prévoit la modernisation et la simplification des outils numériques. Le choix d'un dossier patient informatisé (DPI) de "nouvelle génération" doit être finalisé avant l'été 2026.
Parmi les opérations immobilières, l'extension du service d'hémodialyse, destinée à permettre d'accueillir un module supplémentaire de huit postes de dialyse, doit être mise en service en juin 2026. La nouvelle maison d'accueil spécialisée (MAS) de 50 lits, située sur le site du Fief de la mare, doit ouvrir en mars 2026.
En psychiatrie, plusieurs projets sont en cours de déploiement, dont un centre de soins spécialisé en psychotraumatisme, ainsi que la régulation psychiatrique départementale en lien avec le centre 15 et la création d'une équipe mobile pour les adolescents de 12 à 18 ans en souffrance psychique.
Une activité dynamique en 2025
Les premières tendances d'activité pour 2025 sont dynamiques.
A fin novembre 2025, l'activité de médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) était en hausse de 3% par rapport à 2024, soit 2.398 séjours supplémentaires, selon des données transmises lundi à APMnews.
Cette progression est portée par une forte hausse de l'hospitalisation de jour (+7,5%) et des séances (+5,5%), tandis que le nombre de séjours en hospitalisation complète a reculé de 3%. Par ailleurs, la durée moyenne de séjour "reste à un niveau élevé", précise l'établissement.
Malgré ce dynamisme, le GH de La Rochelle-Ré-Aunis devrait enregistrer un déficit de 4,4 millions d'euros (M€) en 2025 sur son budget principal, soit 1% du total des produits. Il s'agit toutefois d'une légère amélioration par rapport à 2024, année où le déficit s'élevait à 4,8 M€ (1,1% des produits).
A noter l'élection d'un nouveau président à la commission médicale d'établissement (CME): Christophe Roncato, angiologue, a ainsi succédé à Thierry Godeau, diabétologue-endocrinologue, qui était à la tête de l'instance depuis 2007.
syl/lb/APMnews
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