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LA PLAINTE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE STRASBOURG CONTRE LE PR MARESCAUX ET PLUSIEURS MÉDIAS JUGÉE IRRECEVABLE
En janvier 2014, un article de Mediapart révélait les dénonciations du Pr Christian Marescaux, alors responsable de l'unité neurovasculaire de l'hôpital de Hautepierre, relatives aux retards fréquents d'accès à l'IRM au sein de l'hôpital, notamment pour les patients ayant une suspicion d'accident vasculaire cérébral (AVC).
Plusieurs médecins de l'établissement rapportaient de façon anonyme que les équipements d'imagerie n'étaient pas accessibles aux patients admis aux urgences parce qu'ils étaient utilisés pour les patients non hospitalisés, notamment la clientèle privée. En février, l'établissement contestait ces accusations en affirmant que ces retards anciens étaient liés à des difficultés de diagnostic plutôt qu'à un problème organisationnel.
Fin avril 2014, l'établissement portait plainte en diffamation contre le Pr Christian Marescaux et plusieurs médias qui avaient donné la parole au médecin: RTL, les Dernières nouvelles d'Alsace, l'Agence France Presse (AFP) et France 3. La plainte ciblait des déclarations faites les 15 et 16 avril 2014 par le Pr Marescaux, selon son avocate, Me Geneviève Folzer. Le spécialiste y évoquait entre autres du matériel détérioré, les difficultés des urgentistes, les pressions exercées sur les médecins, des détournements de financements et des modifications de comptes rendus médicaux, a énuméré à l'APM l'avocate de la défense.
La plainte a été déclarée irrecevable mercredi par la sixième chambre du tribunal correctionnel de Strasbourg. La plainte était "mal rédigée", a commenté Me Folzer.
Une première plainte en diffamation avait également été jugée irrecevable par la cour d'appel de Colmar en mai. L'hôpital avait saisi la possibilité de se pourvoir en cassation. Pour la décision rendue mercredi, l'établissement n'a pas la possibilité de faire appel.
Joints mercredi par l'APM, les HUS ont indiqué qu'ils ne communiqueraient aucune information sur cette affaire.
A 64 ans, le Pr Marescaux exerce toujours au CHU de Strasbourg mais "il y est placardisé et n'a plus aucune responsabilité", selon son avocate. Dans le moteur de recherche du CHU, le Pr Christian Marescaux n'est pas référencé, note-t-on.
Selon l'avocate, une procédure devant le tribunal administratif est "envisageable".
Deux plaintes et un signalement de patients (ou de leur famille) sont en cours d'instruction.
vib/ab/APM polsan
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LA PLAINTE DES HÔPITAUX UNIVERSITAIRES DE STRASBOURG CONTRE LE PR MARESCAUX ET PLUSIEURS MÉDIAS JUGÉE IRRECEVABLE
En janvier 2014, un article de Mediapart révélait les dénonciations du Pr Christian Marescaux, alors responsable de l'unité neurovasculaire de l'hôpital de Hautepierre, relatives aux retards fréquents d'accès à l'IRM au sein de l'hôpital, notamment pour les patients ayant une suspicion d'accident vasculaire cérébral (AVC).
Plusieurs médecins de l'établissement rapportaient de façon anonyme que les équipements d'imagerie n'étaient pas accessibles aux patients admis aux urgences parce qu'ils étaient utilisés pour les patients non hospitalisés, notamment la clientèle privée. En février, l'établissement contestait ces accusations en affirmant que ces retards anciens étaient liés à des difficultés de diagnostic plutôt qu'à un problème organisationnel.
Fin avril 2014, l'établissement portait plainte en diffamation contre le Pr Christian Marescaux et plusieurs médias qui avaient donné la parole au médecin: RTL, les Dernières nouvelles d'Alsace, l'Agence France Presse (AFP) et France 3. La plainte ciblait des déclarations faites les 15 et 16 avril 2014 par le Pr Marescaux, selon son avocate, Me Geneviève Folzer. Le spécialiste y évoquait entre autres du matériel détérioré, les difficultés des urgentistes, les pressions exercées sur les médecins, des détournements de financements et des modifications de comptes rendus médicaux, a énuméré à l'APM l'avocate de la défense.
La plainte a été déclarée irrecevable mercredi par la sixième chambre du tribunal correctionnel de Strasbourg. La plainte était "mal rédigée", a commenté Me Folzer.
Une première plainte en diffamation avait également été jugée irrecevable par la cour d'appel de Colmar en mai. L'hôpital avait saisi la possibilité de se pourvoir en cassation. Pour la décision rendue mercredi, l'établissement n'a pas la possibilité de faire appel.
Joints mercredi par l'APM, les HUS ont indiqué qu'ils ne communiqueraient aucune information sur cette affaire.
A 64 ans, le Pr Marescaux exerce toujours au CHU de Strasbourg mais "il y est placardisé et n'a plus aucune responsabilité", selon son avocate. Dans le moteur de recherche du CHU, le Pr Christian Marescaux n'est pas référencé, note-t-on.
Selon l'avocate, une procédure devant le tribunal administratif est "envisageable".
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vib/ab/APM polsan
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