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LE CH DE VALENCE MET EN ŒUVRE UN PLAN "PERFORMANCE" DANS UN CONTEXTE DE DÉMÉNAGEMENTS ET DE VISITE DE CERTIFICATION
VALENCE, 12 janvier 2026 (APMnews) - Le centre hospitalier de Valence (CHV) va consacrer 2026 à la mise en œuvre d'un plan "performance", destiné à résorber son déficit, tout en procédant à de nombreux déménagements internes de services et en préparant sa visite de certification et celle des établissements de sa direction commune, a annoncé son directeur général, Bertrand Prudhommeaux, dans un entretien accordé à APMnews lundi matin.
"L'année qui s'ouvre sera celle de la poursuite et de la consolidation mais aussi une année particulièrement décisive et engageante pour la suite", a déclaré Bertrand Prudhommeaux, lors de son discours de vœux, qui s'est déroulé en fin de semaine dernière.
En interne, le CHV va poursuivre la phase 2 de son nouveau plateau technique et procéder en 2026 à "énormément de déménagements de services" dans le cadre d'"opérations tiroirs", notamment du court séjour gériatrique, des grossesses pathologiques et de la chirurgie gynécologique, de l'hospitalisation complète d'oncologie et dermatologie, de l'unité d'accueil préopératoire, des activités de gastro-entérologie et du bloc obstétrical.
Ces changements se feront après l'ouverture en 2025 du nouveau plateau technique du CHV (cf dépêche du 12/06/2025 à 16:22), d'un nouveau bâtiment qui accueille le Samu-SAS et le centre d'enseignement des soins d'urgence (Cesu) (cf dépêche du 10/10/2025 à 18:20), un nouveau service de consultations en cardiologie et d'explorations fonctionnelles et un hôpital de jour, ainsi qu'une seconde salle de coronarographie.
Interrogé par APMnews, Bertrand Prudhommeaux précise que 2026 va être également importante sur le plan financier, le CHV prévoyant un déficit de l'ordre de 19 millions d'euros (M€) hors aides, pour 2025, sur un total de produits de 312 M€, malgré une progression de 5% de la valorisation de ses séjours par rapport à 2024.
Il a donc commencé à travailler sur l'application d'un plan "performance" pour réduire ce déficit à l'horizon 2030, mais en souhaitant une vraie inflexion en 2026.
"En 2025, nous avons effectué un macro-diagnostic que nous avons communiqué pendant l'été et avons objectivé de façon plus précise les causes du déficit. Puis nous avons établi le plan de performance et, parallèlement, avons refondu la logique du dialogue de gestion et refait tous les contrats de pôle", explique le chef d'établissement.
L'équipe a aussi "travaillé sur [ses] outils médico-économiques et refait les tableaux de bord, qu'il s'agisse de leurs formats, pour qu'ils soient plus compréhensibles" et de leur diffusion.
Le "vrai gisement" pour améliorer la situation financière porte sur "les développements d'activités", le CH étant situé dans un territoire qui souffre d'un "sous-recours aux soins". Mais il doit aussi améliorer la valorisation de ses activités et réduire globalement la durée moyenne de séjour (DMS) qui est "trop élevée". Et réduire la DMS permet de "libérer des lits et d'augmenter le nombre de patients pris en charge en post-urgences", ajoute le directeur.
Fluidifier la prise en charge des patients en aval des urgences est d'autant plus nécessaire que les urgences adultes du CH de Valence ont de nouveau progressé en 2025. Avec toutes les autres urgences (gynécologiques, pédiatriques, ophtalmologiques…), il a enregistré 70.200 passages, contre un peu plus de 64.100 en 2024, soit environ 9% d'activité en plus.
Cette situation est due au fait que d'autres offreurs sont "fragiles", comme le CH de Crest (Drôme) qui a dû fermer ses urgences trois jours par manque de médecins urgentistes, ou l'hôpital de Romans des Hôpitaux Drôme Nord, qui souffre souvent d'une saturation de ses urgences, souligne Bertrand Prudhommeaux. Il estime que les difficultés sont aussi liées actuellement aux offreurs libéraux, sans pouvoir le mesurer.
Sur le plan des effectifs, l'établissement a confirmé en 2025 son "attractivité" vis-à-vis des personnels paramédicaux et a de "belles équipes" sur le plan médical. Il a surtout "un point de fragilité" en pneumologie, n'ayant qu'un seul pneumologue, a besoin aussi d'oncologues et donc à certains moments, de médecins urgentistes, d'autant que ceux-ci doivent aller épauler les autres établissements de la direction commune ou du GHT.
L'établissement dispose aussi depuis fin 2025 d'un nouveau binôme à la tête de sa commission médicale d'établissement (CME), avec la Dr Claude Zamour, cheffe des urgences et du Samu-Smur, qui a été élue présidente, et la Dr Sandie Dauriac, anesthésiste et cheffe du pôle chirurgie-anesthésie-bloc, qui est devenue vice-présidente.
Visites de certification en 2026
Interrogé sur les autres projets pour 2026, le directeur indique que, dans le cadre d'une cellule commune sur la qualité, le CH de Valence se prépare, avec les autres établissements de sa direction commune (Crest, Die, Tournon, Lamastre et Le Cheylard), à la visite de certification.
La qualité est aussi un axe important de mutualisation avec les autres établissements du groupement hospitalier de territoire (GHT) Drôme-Ardèche-Vercors -dont il est établissement support- à travers un comité de pilotage qui permet des partages de bonnes pratiques, des retours d'expérience communs…
Au sein de sa direction commune, le CH de Valence réfléchit aussi sur la création d'une marque employeur.
Au niveau de son GHT, il attend le retour de l'agence régionale de santé (ARS) sur le projet médical partagé qui a été validé par les instances en 2025 et souhaite le décliner en "programmes d'actions" pour chacun des établissements.
Les équipes support ont aussi des "objectifs majeurs et structurants" sur le territoire, notamment, en matière de système d'information, la poursuite du déploiement du dossier patient informatisé (DPI) commun sur "les établissements du Sud".
Pour la fonction achat mutualisée (cf dépêche du 10/11/2025 à 14:58), 2026 sera marquée par les travaux en cours sur la sécurisation des procédures, la promotion de l'achat durable et la démarche de sourcing.
Des opérations au bénéfice de plusieurs hôpitaux de la direction communeDes opérations ont été ou vont être lancées au bénéfice de différents hôpitaux faisant partie de la direction commune du CH de Valence, souligne leur directeur général, auprès d'APMnews. Il évoque la pose de la première pierre du futur Ehpad du CH de Crest (Drôme) pour un montant de 31 M€ (cf dépêche du 12/01/2026 à 18:34). L'Ehpad du CH de Tournon (Ardèche) fait aussi l'objet d'une opération immobilière d'une durée de quatre ans. Celle-ci ayant lieu en site occupé, l'opération est "un peu complexe", note le directeur. Le CH du Cheylard (Ardèche), qui a bénéficié en 2025 de l'installation d'un scanner (cf dépêche du 18/09/2025 à 18:26), va connaître une opération de rénovation-restructuration. Elle concernera tout le site, l'hôpital et l'Ehpad. Le projet a un coût de l'ordre de 26 M€ avec un accompagnement à hauteur de 12,2 M€ par l'ARS et 1,9 M€ par le conseil départemental. Le permis de construire a été déposé et le démarrage des travaux est prévu à l'été 2026. L'hôpital de Die (Drôme) a aussi un projet de reconstruction. "Nous avons eu en 2025 la validation du préprogramme par l'ARS et espérons maintenant la validation du programme technique détaillé en 2026", souligne Bertrand Prudhommeaux. |
san/nc/APMnews
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LE CH DE VALENCE MET EN ŒUVRE UN PLAN "PERFORMANCE" DANS UN CONTEXTE DE DÉMÉNAGEMENTS ET DE VISITE DE CERTIFICATION
VALENCE, 12 janvier 2026 (APMnews) - Le centre hospitalier de Valence (CHV) va consacrer 2026 à la mise en œuvre d'un plan "performance", destiné à résorber son déficit, tout en procédant à de nombreux déménagements internes de services et en préparant sa visite de certification et celle des établissements de sa direction commune, a annoncé son directeur général, Bertrand Prudhommeaux, dans un entretien accordé à APMnews lundi matin.
"L'année qui s'ouvre sera celle de la poursuite et de la consolidation mais aussi une année particulièrement décisive et engageante pour la suite", a déclaré Bertrand Prudhommeaux, lors de son discours de vœux, qui s'est déroulé en fin de semaine dernière.
En interne, le CHV va poursuivre la phase 2 de son nouveau plateau technique et procéder en 2026 à "énormément de déménagements de services" dans le cadre d'"opérations tiroirs", notamment du court séjour gériatrique, des grossesses pathologiques et de la chirurgie gynécologique, de l'hospitalisation complète d'oncologie et dermatologie, de l'unité d'accueil préopératoire, des activités de gastro-entérologie et du bloc obstétrical.
Ces changements se feront après l'ouverture en 2025 du nouveau plateau technique du CHV (cf dépêche du 12/06/2025 à 16:22), d'un nouveau bâtiment qui accueille le Samu-SAS et le centre d'enseignement des soins d'urgence (Cesu) (cf dépêche du 10/10/2025 à 18:20), un nouveau service de consultations en cardiologie et d'explorations fonctionnelles et un hôpital de jour, ainsi qu'une seconde salle de coronarographie.
Interrogé par APMnews, Bertrand Prudhommeaux précise que 2026 va être également importante sur le plan financier, le CHV prévoyant un déficit de l'ordre de 19 millions d'euros (M€) hors aides, pour 2025, sur un total de produits de 312 M€, malgré une progression de 5% de la valorisation de ses séjours par rapport à 2024.
Il a donc commencé à travailler sur l'application d'un plan "performance" pour réduire ce déficit à l'horizon 2030, mais en souhaitant une vraie inflexion en 2026.
"En 2025, nous avons effectué un macro-diagnostic que nous avons communiqué pendant l'été et avons objectivé de façon plus précise les causes du déficit. Puis nous avons établi le plan de performance et, parallèlement, avons refondu la logique du dialogue de gestion et refait tous les contrats de pôle", explique le chef d'établissement.
L'équipe a aussi "travaillé sur [ses] outils médico-économiques et refait les tableaux de bord, qu'il s'agisse de leurs formats, pour qu'ils soient plus compréhensibles" et de leur diffusion.
Le "vrai gisement" pour améliorer la situation financière porte sur "les développements d'activités", le CH étant situé dans un territoire qui souffre d'un "sous-recours aux soins". Mais il doit aussi améliorer la valorisation de ses activités et réduire globalement la durée moyenne de séjour (DMS) qui est "trop élevée". Et réduire la DMS permet de "libérer des lits et d'augmenter le nombre de patients pris en charge en post-urgences", ajoute le directeur.
Fluidifier la prise en charge des patients en aval des urgences est d'autant plus nécessaire que les urgences adultes du CH de Valence ont de nouveau progressé en 2025. Avec toutes les autres urgences (gynécologiques, pédiatriques, ophtalmologiques…), il a enregistré 70.200 passages, contre un peu plus de 64.100 en 2024, soit environ 9% d'activité en plus.
Cette situation est due au fait que d'autres offreurs sont "fragiles", comme le CH de Crest (Drôme) qui a dû fermer ses urgences trois jours par manque de médecins urgentistes, ou l'hôpital de Romans des Hôpitaux Drôme Nord, qui souffre souvent d'une saturation de ses urgences, souligne Bertrand Prudhommeaux. Il estime que les difficultés sont aussi liées actuellement aux offreurs libéraux, sans pouvoir le mesurer.
Sur le plan des effectifs, l'établissement a confirmé en 2025 son "attractivité" vis-à-vis des personnels paramédicaux et a de "belles équipes" sur le plan médical. Il a surtout "un point de fragilité" en pneumologie, n'ayant qu'un seul pneumologue, a besoin aussi d'oncologues et donc à certains moments, de médecins urgentistes, d'autant que ceux-ci doivent aller épauler les autres établissements de la direction commune ou du GHT.
L'établissement dispose aussi depuis fin 2025 d'un nouveau binôme à la tête de sa commission médicale d'établissement (CME), avec la Dr Claude Zamour, cheffe des urgences et du Samu-Smur, qui a été élue présidente, et la Dr Sandie Dauriac, anesthésiste et cheffe du pôle chirurgie-anesthésie-bloc, qui est devenue vice-présidente.
Visites de certification en 2026
Interrogé sur les autres projets pour 2026, le directeur indique que, dans le cadre d'une cellule commune sur la qualité, le CH de Valence se prépare, avec les autres établissements de sa direction commune (Crest, Die, Tournon, Lamastre et Le Cheylard), à la visite de certification.
La qualité est aussi un axe important de mutualisation avec les autres établissements du groupement hospitalier de territoire (GHT) Drôme-Ardèche-Vercors -dont il est établissement support- à travers un comité de pilotage qui permet des partages de bonnes pratiques, des retours d'expérience communs…
Au sein de sa direction commune, le CH de Valence réfléchit aussi sur la création d'une marque employeur.
Au niveau de son GHT, il attend le retour de l'agence régionale de santé (ARS) sur le projet médical partagé qui a été validé par les instances en 2025 et souhaite le décliner en "programmes d'actions" pour chacun des établissements.
Les équipes support ont aussi des "objectifs majeurs et structurants" sur le territoire, notamment, en matière de système d'information, la poursuite du déploiement du dossier patient informatisé (DPI) commun sur "les établissements du Sud".
Pour la fonction achat mutualisée (cf dépêche du 10/11/2025 à 14:58), 2026 sera marquée par les travaux en cours sur la sécurisation des procédures, la promotion de l'achat durable et la démarche de sourcing.
Des opérations au bénéfice de plusieurs hôpitaux de la direction communeDes opérations ont été ou vont être lancées au bénéfice de différents hôpitaux faisant partie de la direction commune du CH de Valence, souligne leur directeur général, auprès d'APMnews. Il évoque la pose de la première pierre du futur Ehpad du CH de Crest (Drôme) pour un montant de 31 M€ (cf dépêche du 12/01/2026 à 18:34). L'Ehpad du CH de Tournon (Ardèche) fait aussi l'objet d'une opération immobilière d'une durée de quatre ans. Celle-ci ayant lieu en site occupé, l'opération est "un peu complexe", note le directeur. Le CH du Cheylard (Ardèche), qui a bénéficié en 2025 de l'installation d'un scanner (cf dépêche du 18/09/2025 à 18:26), va connaître une opération de rénovation-restructuration. Elle concernera tout le site, l'hôpital et l'Ehpad. Le projet a un coût de l'ordre de 26 M€ avec un accompagnement à hauteur de 12,2 M€ par l'ARS et 1,9 M€ par le conseil départemental. Le permis de construire a été déposé et le démarrage des travaux est prévu à l'été 2026. L'hôpital de Die (Drôme) a aussi un projet de reconstruction. "Nous avons eu en 2025 la validation du préprogramme par l'ARS et espérons maintenant la validation du programme technique détaillé en 2026", souligne Bertrand Prudhommeaux. |
san/nc/APMnews
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