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12/02 2026
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LE CHU DE BESANÇON VA ÉLABORER UN PROJET D'ÉTABLISSEMENT METTANT L'ACCENT SUR UNE GOUVERNANCE PARTAGÉE AVEC LES SERVICES

(Par Geoffroy LANG)

PARIS, 12 février 2026 (APMnews) - Après avoir retrouvé son "rythme de croisière" en 2025, le CHU de Besançon va lancer les travaux d'un futur projet d'établissement mettant l'accent sur la gouvernance et l'autonomie de ses services d'ici à fin 2026, a-t-on appris mercredi, lors d'un échange avec le directeur général du CHU, Thierry Gamond-Rius.


Après avoir accusé un déficit de près de 25 millions d'euros (M€) en 2023, le CHU a pu résorber son déficit à 15 M€ en 2024 et se dirige vers un déficit prévisionnel de 11 M€ pour 2025, tandis que son état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) pour 2026 table sur un déficit de 6,5 M€.


"On est sorti de l'ornière depuis trois ans, en post-Covid", s'est félicité Thierry Gamond-Rius, contacté mercredi par APMnews, en mettant également en avant une dynamique positive en ressources humaines avec 400 créations de poste et 600 titularisations ou passages en CDI en 2025.


Avec une croissance globale de son volume d'activité de 4,5% au cours de l'exercice 2025, portée par une hausse de 11% de l'activité ambulatoire, le CHU ambitionne de surfer sur cette dynamique avec l'ouverture de 40 places supplémentaires en chirurgie ambulatoire en 2026.


"Nous avons mené un travail important de remise à plat des organisations des blocs opératoires", a expliqué le directeur général.


"Nous allons prochainement ouvrir un nombre de vacations supplémentaires important à moyens constants", a-t-il poursuivi en mentionnant "une quinzaine de vacations en deux phases" qui devraient "permettre une hausse importante de l'activité opératoire".


"Au-delà des recettes, c'est également un facteur de fidélisation des jeunes anesthésistes et chirurgiens", a-t-il fait remarquer.


Alors que la remontée des activités du site historique de Saint-Jacques, en centre-ville de Besançon, vers le site principal du CHU, Jean-Minjoz, doit s'achever en 2027 avec la livraison du bâtiment destiné à accueillir les activités de psychiatrie du CHU, l'hôpital a lancé une réflexion sur la construction d'un bâtiment pour accueillir ses services de réanimation et de régulation médicale.


Plusieurs projets stratégiques lancés en 2026


"On en profite avec ce bâtiment pour mener une réflexion globale sur les urgences, qui ne sont plus adaptées à l'activité actuelle, et on va sans doute revoir l'UHCD [unité d'hospitalisation de courte durée]", a fait remarquer au passage Thierry Gamond-Rius, bien que le service d'urgence du CHU accueille dans ses murs une maison médicale de garde (MMG) depuis janvier.


"Les urgentistes, en lien avec la traumato[logie], sont en train de réfléchir à une refonte globale des modalités de prise en charge", a-t-il développé, en ajoutant que ces travaux "devraient aboutir à un projet de refonte du service d'urgence".


En 2026, le CHU va également plancher sur son futur projet d'établissement, avec la volonté de "mettre l'accent sur le projet de gouvernance et [de] redonner davantage d'autonomie aux services" en valorisant leur place dans l'établissement "au-delà des pôles".


Dans le cadre d'une réflexion sur le déploiement d'une première année de médecine territorialisée en Franche-Comté, le directeur général du CHU a également fait état de travaux engagés avec la nouvelle doyenne de la faculté de médecine, Marie-France Seronde, pour établir un projet médical partagé de subdivision en Franche-Comté d'ici à la fin 2026, à l'image de la démarche engagée par le CHU de Dijon pour la Bourgogne (cf dépêche du 30/01/2026 à 12:03).


Pour le directeur, il s'agit en premier lieu de "mener de concert une réflexion sur les effectifs des équipes médicales des différents établissements de la subdivision": "Plutôt que d'être toujours en 'mode pompier', on veut anticiper les difficultés de recrutement, les problématiques de démographie médicale et travailler en lien avec l'UFR de médecine."


Il a également mis en exergue la possibilité "d'amorcer un travail pour valoriser l'activité de recherche, que certains des plus gros établissements de la subdivision pourraient porter".


Les bénéfices d'une direction commune élargie


Après le passage en direction commune avec les hôpitaux de Pontarlier, Morteau et Ornans fin 2025 (cf dépêche du 01/08/2025 à 12:03), le CHU partage depuis début 2026 une direction commune avec l'hôpital de Quingey.


"Une direction commune qui permet de dépasser la concurrence entre établissements sur les rémunérations avec une stratégie de recrutement partagée", a estimé le directeur. "C'était un frein aux coopérations, parce qu'on ne peut pas développer des postes partagés si on a des contrats de motif 2 qui font concurrence."


Après près de deux ans de direction par intérim, puis de direction commune, le CH de Pontarlier a pu réaliser une vingtaine de recrutements, lui ayant notamment permis de sécuriser la maternité, tandis qu'aucun recrutement en contrat de motif 2 n'a été fait depuis, s'est félicité le directeur: "Cela montre bien que c'est possible quand on a une approche plus large que l'établissement tout seul."


"C'est la logique que l'on poursuit en MPR [médecine physique et de réadaptation] dans le cadre de la direction commune avec Quingey", a-t-il poursuivi. "Cela permet de développer une prise en charge de proximité sur les différents bassins de population et, de notre côté, de nous concentrer sur notre activité de recours."


Historiquement dépourvu d'un secteur médico-social et d'activités de soins médicaux et de réadaptation (SMR), le CHU a intégré fin 2024 le centre de soins et d'hébergement de longue durée Jacques-Weinman d'Avanne-Aveney, le centre de long séjour Bellevaux et le centre de soins et de réadaptation Les Tilleroyes dans sa direction commune, avant une fusion un an plus tard.


"On a travaillé un an sur la mise en œuvre pour que tout le monde trouve sa place", a souligné Thierry Gamond-Rius. "On avait des postes de gériatres vacants, aujourd'hui, ils sont pourvus, et c'est en grande partie grâce à la dynamique qui a été créée", a-t-il rapporté, en mettant en avant la réouverture d'une vingtaine de lits de SMR.


"On forme aujourd'hui une communauté de 8.500 professionnels, donc ça nous donne plus d'ampleur sur le territoire", a enchaîné le directeur. "Malgré les objectifs de mutualisation sur la partie administrative, logistique et technique que l'on s'est fixés à moyen terme -parce que ces établissements sont en déficit et il faut qu'on les redresse-, il faut faire en sorte que chacun trouve sa place."


Des gains substantiels sur le codage de l'activité


Interrogé sur les marges d'efficience de son établissement, en réponse à la lettre adressée en avril par l'ancien premier ministre François Bayrou aux agences régionales de santé (ARS) afin de mieux encadrer le pilotage budgétaire et financier des établissements de santé (cf dépêche du 24/04/2025 à 19:34), et à l'instruction de la direction générale de l'offre de soins (DGOS) qui l'avait précisée (cf dépêche du 15/10/2025 à 14:01), le directeur a souligné que son CHU avait réalisé un travail conséquent sur le codage de son activité depuis, au point de dégager 5 M€ de gains annuels.


"Au niveau de l'activité, on a mis l'accent sur le codage parce qu'on avait un très gros retard sur le sujet", a-t-il commenté. "Le codage des recettes, mais aussi l'image que l'on donne de l'établissement parce que c'est le reflet de son activité."


"Nous essayons de maîtriser l'évolution des dépenses, nous sommes très vigilants sur le portage de projets nouveaux et leurs impacts budgétaires", a-t-il développé, en faisant état d'un projet sur une mutualisation des métiers d'accueil (bureau des entrées et secrétariats médicaux dans les services).


Le CHU a également conduit un audit sur le référentiel du temps de travail face à la très forte demande de certaines équipes pour passer en 12h.


Dans le cadre d'une négociation avec les représentants du personnel, la direction a obtenu qu'ils acceptent la suppression de trois jours de RTT et le passage sur une maquette de journées de 7h30, contre 7h36 précédemment, en contrepartie de la validation des temps d'habillage et de déshabillage, de la fin de l'écrêtage des heures supplémentaires, de la liberté pour les agents de poser leurs 14 jours de RTT et de l'ouverture aux agents du CHU de passer à 80% dès le premier enfant.


Des crédits ont également été débloqués pour développer des pools de remplacement pour les postes de soignants, mais aussi pour les secrétariats médicaux.


Si le CHU avait été enjoint, durant l'été 2025, par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de renforcer l'encadrement de ses essais cliniques (cf dépêche du 27/10/2025 à 11:19), Thierry Gamond-Rius a mis en exergue le lancement au sein de son établissement d'UCPVax, une étude de phase I/II sur la toxicité et l'immunogénicité d'un vaccin thérapeutique chez des patients atteints de cancer du poumon.


"On va donner de la visibilité à UCPVax en le rentrant dans notre fonds de financement Phisalix [fonds de dotation du CHU créé il y a deux ans], pour obtenir des financements dans les différentes phases de préindustrialisation", a-t-il salué, alors que le CHU a validé fin 2025 une demande de levée de fonds de 1 M€ pour UCPVax.


Interrogé sur la façon dont avait résonné le procès de l'ancien anesthésiste Frédéric Péchier aux assises du Doubs au second semestre 2025 (cf dépêche du 18/12/2025 à 10:28), Thierry Gamond-Rius a confié que cela avait constitué "un vrai choc" pour la communauté hospitalière bisontine.


"Sur place, on en entend parler depuis très longtemps, et à force d'en entendre parler, on ne mesurait plus l'importance que cela avait", a-t-il reconnu. "Cela concernait des cliniques mais aussi les professionnels du CHU, parce que pour certains, il leur a fallu aller témoigner, cela a remué des souvenirs éprouvants pour certaines équipes."


"Il a fallu les accompagner, y compris au niveau judiciaire pour les soutenir", a-t-il repris, en estimant que, si nombre de professionnels impliqués de près ou de loin dans l'affaire s'étaient émus qu'elle n'ait pas éclaté plus tôt, "aujourd'hui, sans doute que l'on croiserait les infos et que les alertes viendraient plus vite".


gl/lb/APMnews

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(Par Geoffroy LANG)

PARIS, 12 février 2026 (APMnews) - Après avoir retrouvé son "rythme de croisière" en 2025, le CHU de Besançon va lancer les travaux d'un futur projet d'établissement mettant l'accent sur la gouvernance et l'autonomie de ses services d'ici à fin 2026, a-t-on appris mercredi, lors d'un échange avec le directeur général du CHU, Thierry Gamond-Rius.


Après avoir accusé un déficit de près de 25 millions d'euros (M€) en 2023, le CHU a pu résorber son déficit à 15 M€ en 2024 et se dirige vers un déficit prévisionnel de 11 M€ pour 2025, tandis que son état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) pour 2026 table sur un déficit de 6,5 M€.


"On est sorti de l'ornière depuis trois ans, en post-Covid", s'est félicité Thierry Gamond-Rius, contacté mercredi par APMnews, en mettant également en avant une dynamique positive en ressources humaines avec 400 créations de poste et 600 titularisations ou passages en CDI en 2025.


Avec une croissance globale de son volume d'activité de 4,5% au cours de l'exercice 2025, portée par une hausse de 11% de l'activité ambulatoire, le CHU ambitionne de surfer sur cette dynamique avec l'ouverture de 40 places supplémentaires en chirurgie ambulatoire en 2026.


"Nous avons mené un travail important de remise à plat des organisations des blocs opératoires", a expliqué le directeur général.


"Nous allons prochainement ouvrir un nombre de vacations supplémentaires important à moyens constants", a-t-il poursuivi en mentionnant "une quinzaine de vacations en deux phases" qui devraient "permettre une hausse importante de l'activité opératoire".


"Au-delà des recettes, c'est également un facteur de fidélisation des jeunes anesthésistes et chirurgiens", a-t-il fait remarquer.


Alors que la remontée des activités du site historique de Saint-Jacques, en centre-ville de Besançon, vers le site principal du CHU, Jean-Minjoz, doit s'achever en 2027 avec la livraison du bâtiment destiné à accueillir les activités de psychiatrie du CHU, l'hôpital a lancé une réflexion sur la construction d'un bâtiment pour accueillir ses services de réanimation et de régulation médicale.


Plusieurs projets stratégiques lancés en 2026


"On en profite avec ce bâtiment pour mener une réflexion globale sur les urgences, qui ne sont plus adaptées à l'activité actuelle, et on va sans doute revoir l'UHCD [unité d'hospitalisation de courte durée]", a fait remarquer au passage Thierry Gamond-Rius, bien que le service d'urgence du CHU accueille dans ses murs une maison médicale de garde (MMG) depuis janvier.


"Les urgentistes, en lien avec la traumato[logie], sont en train de réfléchir à une refonte globale des modalités de prise en charge", a-t-il développé, en ajoutant que ces travaux "devraient aboutir à un projet de refonte du service d'urgence".


En 2026, le CHU va également plancher sur son futur projet d'établissement, avec la volonté de "mettre l'accent sur le projet de gouvernance et [de] redonner davantage d'autonomie aux services" en valorisant leur place dans l'établissement "au-delà des pôles".


Dans le cadre d'une réflexion sur le déploiement d'une première année de médecine territorialisée en Franche-Comté, le directeur général du CHU a également fait état de travaux engagés avec la nouvelle doyenne de la faculté de médecine, Marie-France Seronde, pour établir un projet médical partagé de subdivision en Franche-Comté d'ici à la fin 2026, à l'image de la démarche engagée par le CHU de Dijon pour la Bourgogne (cf dépêche du 30/01/2026 à 12:03).


Pour le directeur, il s'agit en premier lieu de "mener de concert une réflexion sur les effectifs des équipes médicales des différents établissements de la subdivision": "Plutôt que d'être toujours en 'mode pompier', on veut anticiper les difficultés de recrutement, les problématiques de démographie médicale et travailler en lien avec l'UFR de médecine."


Il a également mis en exergue la possibilité "d'amorcer un travail pour valoriser l'activité de recherche, que certains des plus gros établissements de la subdivision pourraient porter".


Les bénéfices d'une direction commune élargie


Après le passage en direction commune avec les hôpitaux de Pontarlier, Morteau et Ornans fin 2025 (cf dépêche du 01/08/2025 à 12:03), le CHU partage depuis début 2026 une direction commune avec l'hôpital de Quingey.


"Une direction commune qui permet de dépasser la concurrence entre établissements sur les rémunérations avec une stratégie de recrutement partagée", a estimé le directeur. "C'était un frein aux coopérations, parce qu'on ne peut pas développer des postes partagés si on a des contrats de motif 2 qui font concurrence."


Après près de deux ans de direction par intérim, puis de direction commune, le CH de Pontarlier a pu réaliser une vingtaine de recrutements, lui ayant notamment permis de sécuriser la maternité, tandis qu'aucun recrutement en contrat de motif 2 n'a été fait depuis, s'est félicité le directeur: "Cela montre bien que c'est possible quand on a une approche plus large que l'établissement tout seul."


"C'est la logique que l'on poursuit en MPR [médecine physique et de réadaptation] dans le cadre de la direction commune avec Quingey", a-t-il poursuivi. "Cela permet de développer une prise en charge de proximité sur les différents bassins de population et, de notre côté, de nous concentrer sur notre activité de recours."


Historiquement dépourvu d'un secteur médico-social et d'activités de soins médicaux et de réadaptation (SMR), le CHU a intégré fin 2024 le centre de soins et d'hébergement de longue durée Jacques-Weinman d'Avanne-Aveney, le centre de long séjour Bellevaux et le centre de soins et de réadaptation Les Tilleroyes dans sa direction commune, avant une fusion un an plus tard.


"On a travaillé un an sur la mise en œuvre pour que tout le monde trouve sa place", a souligné Thierry Gamond-Rius. "On avait des postes de gériatres vacants, aujourd'hui, ils sont pourvus, et c'est en grande partie grâce à la dynamique qui a été créée", a-t-il rapporté, en mettant en avant la réouverture d'une vingtaine de lits de SMR.


"On forme aujourd'hui une communauté de 8.500 professionnels, donc ça nous donne plus d'ampleur sur le territoire", a enchaîné le directeur. "Malgré les objectifs de mutualisation sur la partie administrative, logistique et technique que l'on s'est fixés à moyen terme -parce que ces établissements sont en déficit et il faut qu'on les redresse-, il faut faire en sorte que chacun trouve sa place."


Des gains substantiels sur le codage de l'activité


Interrogé sur les marges d'efficience de son établissement, en réponse à la lettre adressée en avril par l'ancien premier ministre François Bayrou aux agences régionales de santé (ARS) afin de mieux encadrer le pilotage budgétaire et financier des établissements de santé (cf dépêche du 24/04/2025 à 19:34), et à l'instruction de la direction générale de l'offre de soins (DGOS) qui l'avait précisée (cf dépêche du 15/10/2025 à 14:01), le directeur a souligné que son CHU avait réalisé un travail conséquent sur le codage de son activité depuis, au point de dégager 5 M€ de gains annuels.


"Au niveau de l'activité, on a mis l'accent sur le codage parce qu'on avait un très gros retard sur le sujet", a-t-il commenté. "Le codage des recettes, mais aussi l'image que l'on donne de l'établissement parce que c'est le reflet de son activité."


"Nous essayons de maîtriser l'évolution des dépenses, nous sommes très vigilants sur le portage de projets nouveaux et leurs impacts budgétaires", a-t-il développé, en faisant état d'un projet sur une mutualisation des métiers d'accueil (bureau des entrées et secrétariats médicaux dans les services).


Le CHU a également conduit un audit sur le référentiel du temps de travail face à la très forte demande de certaines équipes pour passer en 12h.


Dans le cadre d'une négociation avec les représentants du personnel, la direction a obtenu qu'ils acceptent la suppression de trois jours de RTT et le passage sur une maquette de journées de 7h30, contre 7h36 précédemment, en contrepartie de la validation des temps d'habillage et de déshabillage, de la fin de l'écrêtage des heures supplémentaires, de la liberté pour les agents de poser leurs 14 jours de RTT et de l'ouverture aux agents du CHU de passer à 80% dès le premier enfant.


Des crédits ont également été débloqués pour développer des pools de remplacement pour les postes de soignants, mais aussi pour les secrétariats médicaux.


Si le CHU avait été enjoint, durant l'été 2025, par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) de renforcer l'encadrement de ses essais cliniques (cf dépêche du 27/10/2025 à 11:19), Thierry Gamond-Rius a mis en exergue le lancement au sein de son établissement d'UCPVax, une étude de phase I/II sur la toxicité et l'immunogénicité d'un vaccin thérapeutique chez des patients atteints de cancer du poumon.


"On va donner de la visibilité à UCPVax en le rentrant dans notre fonds de financement Phisalix [fonds de dotation du CHU créé il y a deux ans], pour obtenir des financements dans les différentes phases de préindustrialisation", a-t-il salué, alors que le CHU a validé fin 2025 une demande de levée de fonds de 1 M€ pour UCPVax.


Interrogé sur la façon dont avait résonné le procès de l'ancien anesthésiste Frédéric Péchier aux assises du Doubs au second semestre 2025 (cf dépêche du 18/12/2025 à 10:28), Thierry Gamond-Rius a confié que cela avait constitué "un vrai choc" pour la communauté hospitalière bisontine.


"Sur place, on en entend parler depuis très longtemps, et à force d'en entendre parler, on ne mesurait plus l'importance que cela avait", a-t-il reconnu. "Cela concernait des cliniques mais aussi les professionnels du CHU, parce que pour certains, il leur a fallu aller témoigner, cela a remué des souvenirs éprouvants pour certaines équipes."


"Il a fallu les accompagner, y compris au niveau judiciaire pour les soutenir", a-t-il repris, en estimant que, si nombre de professionnels impliqués de près ou de loin dans l'affaire s'étaient émus qu'elle n'ait pas éclaté plus tôt, "aujourd'hui, sans doute que l'on croiserait les infos et que les alertes viendraient plus vite".


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