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LE CHU DE NÎMES VA INVESTIR 250 MILLIONS D'EUROS SUR LES CINQ ANNÉES À VENIR SANS EMPRUNTER UN EURO
Frédéric Rimattei a insisté sur le "très bon bilan" du CHU en 2025, se félicitant de ce que l'établissement ait grimpé de la 18ᵉ à la 15ᵉ place du classement des CHU réalisé par Le Point (cf dépêche du 04/12/2025 à 10:27).
L'hôpital nîmois a ainsi clôturé l'exercice 2025 à l'équilibre, voire en léger excédent comptable, "ce qui nous permet de réinvestir", a noté le directeur général. Le CHU compte ainsi dépenser 250 millions d'euros (M€) d'ici aux cinq prochaines années pour ses différents projets immobiliers, et ce sans avoir recours à l'emprunt.
Il a souligné "une réelle dynamique" au niveau de l'activité, avec une croissance de 1,5% des hospitalisations complètes et de 3,5% de l'activité ambulatoire.
Une distinction se dessine toutefois entre la médecine ambulatoire, en nette hausse, et la chirurgie ambulatoire, plus stable. "Le virage ambulatoire en chirurgie commence à dater, donc on a atteint une phase de plateau, ce qui est logique", a expliqué le Dr Kinowski. En revanche, "le virage ambulatoire en médecine est beaucoup plus récent, donc nous disposons de plus de marges de progression".
Le CHU porte ainsi de nombreux projets pour développer sa médecine ambulatoire, en particulier en créant des hôpitaux de jour de parcours. Pour la chirurgie ambulatoire, l'activité devrait renouer avec la croissance à partir de 2027, grâce à l'ouverture du centre d'endoscopie diagnostique et interventionnelle (Cedi) au premier trimestre 2027.
Deux projets attendus d'ici à début 2027
Le Cedi représente un investissement de 23,5 M€, dont 11 M€ financés par le Ségur de la santé.
La nouvelle structure regroupera quatre salles d'endoscopie, permettant de développer les activités de dépistage et de traitement des cancers digestifs et pneumologiques, deux salles de chirurgie ambulatoire supplémentaires ainsi que des bureaux d'office surgery (chirurgie de bureau ou petite chirurgie).
"Le but de l'opération est de regrouper toutes les activités chirurgicales et interventionnelles, adultes et pédiatriques, à vocation ambulatoire. [Ce bâtiment] va bien au-delà de l'endoscopie, malgré son nom", a pointé Frédéric Rimattei.
Le CHU porte aussi de nombreux projets pour augmenter son activité en cancérologie.
Une première phase de travaux, qui doit s'achever en février, permettra de dédoubler les plateaux d'oncologie et d'hématologie au sein de l'institut de cancérologie du Gard -structure partagée avec notamment la clinique Kennedy d'Elsan et le centre médical Oncogard.
La deuxième phase vise à étendre l'activité de radiothérapie, en installant deux bunkers, pour un coût de 7 M€. Les travaux démarreront juste avant l'été, selon le calendrier prévisionnel de l'établissement.
Le bâtiment principal de l'institut fera par ailleurs l'objet d'une extension d'ici à 2030-2032, afin de développer l'offre de prise en charge personnalisée des cancers. Ce chantier doit s'élever à 35 M€, dont 20 M€ issus du Ségur.
Autre projet majeur du CHU, la construction d'un hôpital pédiatrique doit aboutir d'ici à 2030, pour un coût de 10 M€ environ, avec 1 M€ de subventions de l'agence régionale de santé (ARS) Occitanie.
"Le CHU étant le seul acteur hospitalier du département, il a une vocation territoriale majeure. Or cette vocation ne s'était pas traduite sur le plan des capacités d'accueil, du confort hôtelier, des conditions de travail", a constaté Frédéric Rimattei.
La rénovation, pour 25 M€, du centre de gérontologie de Serre Cavalier est aussi attendue dans les années à venir. Le CHU est fortement soutenu sur ce projet par l'ARS et par le conseil départemental, qui devraient apporter près de 7M€ à 8 M€ chacun.
Une UHCD en renfort aux urgences
Annoncé lors des premiers vœux de Frédéric Rimattei à la tête du CHU (cf dépêche du 14/01/2025 à 17:06), le projet d'extension des urgences doit aboutir d'ici à trois ou quatre ans.
Les urgences nîmoises sont en effet régulièrement confrontées à des tensions importantes, conduisant le CHU à déclencher le plan hôpital en tension -plan toujours en vigueur début février.
"On a connu un afflux de patients aux urgences cet hiver, le plan hôpital en tension a été revu", a fait valoir le vice-président de la CME, constatant que la grève des médecins libéraux avait aussi aggravé ces difficultés saisonnières.
Le directeur général a néanmoins souligné le travail important mené avec les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), regroupées au sein d'une inter-CPTS "très dynamique" dans le Gard.
Pour soulager ses urgences, le CHU a également créé une unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD) de 20 lits aux urgences. "On était un des seuls CHU à ne pas en avoir", a observé le Dr Jean-Marie Kinowski.
L'existence de quelques postes vacants, en anesthésie, aux urgences et en imagerie, a pu aussi peser, mais "ils n'ont pas entraîné de fermetures de lits", a mis en exergue Frédéric Rimattei.
mg/lb/APMnews
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LE CHU DE NÎMES VA INVESTIR 250 MILLIONS D'EUROS SUR LES CINQ ANNÉES À VENIR SANS EMPRUNTER UN EURO
Frédéric Rimattei a insisté sur le "très bon bilan" du CHU en 2025, se félicitant de ce que l'établissement ait grimpé de la 18ᵉ à la 15ᵉ place du classement des CHU réalisé par Le Point (cf dépêche du 04/12/2025 à 10:27).
L'hôpital nîmois a ainsi clôturé l'exercice 2025 à l'équilibre, voire en léger excédent comptable, "ce qui nous permet de réinvestir", a noté le directeur général. Le CHU compte ainsi dépenser 250 millions d'euros (M€) d'ici aux cinq prochaines années pour ses différents projets immobiliers, et ce sans avoir recours à l'emprunt.
Il a souligné "une réelle dynamique" au niveau de l'activité, avec une croissance de 1,5% des hospitalisations complètes et de 3,5% de l'activité ambulatoire.
Une distinction se dessine toutefois entre la médecine ambulatoire, en nette hausse, et la chirurgie ambulatoire, plus stable. "Le virage ambulatoire en chirurgie commence à dater, donc on a atteint une phase de plateau, ce qui est logique", a expliqué le Dr Kinowski. En revanche, "le virage ambulatoire en médecine est beaucoup plus récent, donc nous disposons de plus de marges de progression".
Le CHU porte ainsi de nombreux projets pour développer sa médecine ambulatoire, en particulier en créant des hôpitaux de jour de parcours. Pour la chirurgie ambulatoire, l'activité devrait renouer avec la croissance à partir de 2027, grâce à l'ouverture du centre d'endoscopie diagnostique et interventionnelle (Cedi) au premier trimestre 2027.
Deux projets attendus d'ici à début 2027
Le Cedi représente un investissement de 23,5 M€, dont 11 M€ financés par le Ségur de la santé.
La nouvelle structure regroupera quatre salles d'endoscopie, permettant de développer les activités de dépistage et de traitement des cancers digestifs et pneumologiques, deux salles de chirurgie ambulatoire supplémentaires ainsi que des bureaux d'office surgery (chirurgie de bureau ou petite chirurgie).
"Le but de l'opération est de regrouper toutes les activités chirurgicales et interventionnelles, adultes et pédiatriques, à vocation ambulatoire. [Ce bâtiment] va bien au-delà de l'endoscopie, malgré son nom", a pointé Frédéric Rimattei.
Le CHU porte aussi de nombreux projets pour augmenter son activité en cancérologie.
Une première phase de travaux, qui doit s'achever en février, permettra de dédoubler les plateaux d'oncologie et d'hématologie au sein de l'institut de cancérologie du Gard -structure partagée avec notamment la clinique Kennedy d'Elsan et le centre médical Oncogard.
La deuxième phase vise à étendre l'activité de radiothérapie, en installant deux bunkers, pour un coût de 7 M€. Les travaux démarreront juste avant l'été, selon le calendrier prévisionnel de l'établissement.
Le bâtiment principal de l'institut fera par ailleurs l'objet d'une extension d'ici à 2030-2032, afin de développer l'offre de prise en charge personnalisée des cancers. Ce chantier doit s'élever à 35 M€, dont 20 M€ issus du Ségur.
Autre projet majeur du CHU, la construction d'un hôpital pédiatrique doit aboutir d'ici à 2030, pour un coût de 10 M€ environ, avec 1 M€ de subventions de l'agence régionale de santé (ARS) Occitanie.
"Le CHU étant le seul acteur hospitalier du département, il a une vocation territoriale majeure. Or cette vocation ne s'était pas traduite sur le plan des capacités d'accueil, du confort hôtelier, des conditions de travail", a constaté Frédéric Rimattei.
La rénovation, pour 25 M€, du centre de gérontologie de Serre Cavalier est aussi attendue dans les années à venir. Le CHU est fortement soutenu sur ce projet par l'ARS et par le conseil départemental, qui devraient apporter près de 7M€ à 8 M€ chacun.
Une UHCD en renfort aux urgences
Annoncé lors des premiers vœux de Frédéric Rimattei à la tête du CHU (cf dépêche du 14/01/2025 à 17:06), le projet d'extension des urgences doit aboutir d'ici à trois ou quatre ans.
Les urgences nîmoises sont en effet régulièrement confrontées à des tensions importantes, conduisant le CHU à déclencher le plan hôpital en tension -plan toujours en vigueur début février.
"On a connu un afflux de patients aux urgences cet hiver, le plan hôpital en tension a été revu", a fait valoir le vice-président de la CME, constatant que la grève des médecins libéraux avait aussi aggravé ces difficultés saisonnières.
Le directeur général a néanmoins souligné le travail important mené avec les communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), regroupées au sein d'une inter-CPTS "très dynamique" dans le Gard.
Pour soulager ses urgences, le CHU a également créé une unité d'hospitalisation de courte durée (UHCD) de 20 lits aux urgences. "On était un des seuls CHU à ne pas en avoir", a observé le Dr Jean-Marie Kinowski.
L'existence de quelques postes vacants, en anesthésie, aux urgences et en imagerie, a pu aussi peser, mais "ils n'ont pas entraîné de fermetures de lits", a mis en exergue Frédéric Rimattei.
mg/lb/APMnews
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