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LE DÉFICIT 2025 DES HÔPITAUX PUBLICS ET ESPIC DE PACA POURRAIT ATTEINDRE 410 M€ (ARS)
Ce chiffre provisoire devrait toutefois s'améliorer sensiblement une fois la troisième circulaire intégrée. En 2024, le total de ces déficits était de 345 M€. Si la prévision actuelle induit une dégradation de 65 M€ entre 2024 et 2025, elle devrait être limitée à environ 50 M€ une fois les comptes 2025 clôturés.
Selon les chiffres provisoires, 67 des 92 établissements de la région seraient déficitaires, soit 70% d'entre eux. Yann Bubien table toutefois sur une baisse à une soixantaine d'établissements déficitaires une fois la troisième circulaire prise en compte, en mars.
Il a mentionné 12 plans d'efficience, dont sept Espic et cinq hôpitaux publics. L'ARS a précisé mercredi soir à APMnews qu'il s'agit des centres hospitaliers (CH) d’Hyères (Var), Brignoles (Var), Aubagne (Bouches-du-Rhône), Digne-les-Bains et Arles (Bouches-du-Rhône), ainsi que du centre de lutte contre le cancer Antoine Lacassagne (Nice), de l'hôpital pédiatrique Lenval (Nice), de l'hôpital gériatrique Les Sources (Nice), de l'Hôpital européen (Marseille), de l'Hôpital Saint-Joseph (Marseille), de l'institut de cancérologie Sainte-Catherine (Avignon) et de la maternité de l'Etoile (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône).
Concernant les projets d'investissements, Yann Bubien a listé 22 projets validés et financés parmi les 36 projets financés par le volet investissement du Ségur de la santé.
"Il y en a six qui ont passé la première phase d'instruction et sept qui ne sont pas totalement instruits, cela va se faire dans les mois qui viennent", a-t-il ajouté. "Tous les projets avancent bien dans la région", a-t-il assuré. Parmi les sept projets qui restent à instruire, figure "le projet qui concerne le CHU de Nice, le centre Antoine Lacassagne et l'hôpital pédiatrique Lenval", a mentionné l'ARS mercredi. Ce dernier, qui vise à rassembler les trois établissements sur le site de la plaine du Var, semble au point mort compte tenu de désaccords entre les trois parties (cf dépêche du 03/11/2023 à 14:49 et dépêche du 08/11/2023 à 17:46).
"On a la chance d'être dans une région où les collectivités territoriales participent beaucoup au financement des projets Ségur […]. Cela nous permet de passer le cap et de pouvoir commencer les premières phases des études et des travaux", a-t-il poursuivi, citant les exemples du CH de Martigues (Bouches-du-Rhône) ou encore de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM) (cf dépêche du 22/01/2026 à 12:41 et dépêche du 30/03/2022 à 17:51).
Il s'est par ailleurs félicité de ce que les effectifs d'urgentistes se soient étoffés aux CH de Digne-les-Bains et de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), bien que des difficultés persistent, et a noté qu'il n'y avait pas eu de "rupture" pendant les fêtes de fin d'année, marquées par un mouvement social à Digne-les-Bains (cf dépêche du 23/12/2025 à 13:53).
30% des généralistes investis dans le SAS
Concernant la démographie médicale au sein de la région, bien que celle-ci soit "la plus épargnée", Yann Bubien a souligné le vieillissement des professionnels y étant installés, dont les départs à la retraite sont à anticiper, ainsi que la concentration des professionnels sur le littoral, au détriment de l'intérieur des terres.
Il rejoint en cela le doyen de la faculté de Nice, le Pr Jean Dellamonica, qui demande avec insistance une hausse du nombre d'internes, limité à 177 à la rentrée 2025, alors qu'il en espérait 228, et 280 à terme (cf BRD6SAL4XY-5, dépêche du 19/12/2024 à 10:24 et dépêche du 04/08/2025 à 18:01).
"Cela va bouger dans les années qui viennent, entre les médecins du baby-boom qui partent à la retraite, et les nouveaux internes qui arrivent en nombre plus important du fait de la fin du numerus clausus, ainsi que 260 docteurs juniors qui vont arriver sur les territoires dans l'année", prévoit Yann Bubien.
Dans le cadre du nouveau zonage relatif aux aides à l'installation des médecins libéraux, réalisé début janvier, 75% des communes de la région sont potentiellement concernées, a-t-il relevé.
Il a ajouté que les cinq territoires pilotes retenus dans le cadre du dispositif de médecins solidaires fonctionnent bien, avec 25 médecins volontaires, et 300 consultations déjà proposées. L'objectif est aujourd'hui de "stabiliser" le dispositif sur ces territoires.
"On a aujourd'hui 161 maisons de santé pluridisciplinaires, dont neuf qui ont ouvert en 2025. Depuis 2018, il y en a 110 qui ont été créées. Le dispositif est bien rodé à l'ARS, avec les collectivités territoriales, que ce soit techniquement ou financièrement, puisqu'on finance tous les projets. On a aussi 64 centres de santé, et un plan ad hoc pour accompagner leur création et sécuriser leur financement", fait-il valoir.
Sur 93 structures éligibles au label "France santé", seule la maison de santé pluriprofessionnelle de Vedène, dans le Vaucluse, aurait refusé le label. Ses responsables ont souligné fin janvier, dans leur refus, l'"absence de cadre juridique", une labellisation sans leur accord préalable, un "flou sur les engagements et les financements", un "manque de concertation" et une "initiative qui semble davantage relever d'une opération de communication politique que d'une réelle volonté d'améliorer l'accès aux soins".
"Je pense que cela a du sens d'aller labelliser des maisons de santé et autres structures, par exemple un médicobus dans les Hautes-Alpes, parce qu'on met en valeur l'offre qui est faite sur les territoires, les professionnels, et cela remet en avant un cahier des charges important, notamment sur l'accueil de tous et l'engagement de donner un rendez-vous dans les 48 heures si c'est nécessaire", a estimé Yann Bubien.
Le taux de médecins généralistes proposant des rendez-vous dans le cadre du service d'accès aux soins (SAS) atteint 30%, a-t-il mentionné par ailleurs, avant d'annoncer l'extension à l'été 2026 du SAS psychiatrique à l'ensemble de la région (il est aujourd'hui opérationnel dans le Vaucluse et les Alpes-Maritimes).
"En psychiatrie, on voit bien qu'on a un vrai sujet de premier niveau, qui est le repérage précoce et la prévention. Donc nous développons les programmes de compétences psychosociales, qui sont développés sur tout le territoire de Paca, et qu'on reconduit financièrement en 2026". Ces programmes sont particulièrement importants "lorsqu'on manque de psychiatres et de pédopsychiatres", a ajouté le directeur général de l'ARS, qui vante par ailleurs le développement des premiers secours en santé mentale dans la région, auxquels il va lui-même se former en 2026. En 2023, 49 formations ont été financées par l'ARS.
Dans un communiqué diffusé vendredi, l'ARS Paca rappelle disposer depuis 2023 d'un centre régional de prévention du suicide, porté par l'AP-HM, qui coordonne le 3114 (près de 20.000 appels traités en 2025, soit 71% de plus en un an), VigilanS (1.772 accompagnements post-tentative de suicide en 2025) et l'Association pour la prévention du suicide et du mal-être adolescent (Asma), agissant auprès des mineurs ayant tenté de mettre fin à leurs jours (765 en 2025).
bd/nc/lb/APMnews
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LE DÉFICIT 2025 DES HÔPITAUX PUBLICS ET ESPIC DE PACA POURRAIT ATTEINDRE 410 M€ (ARS)
Ce chiffre provisoire devrait toutefois s'améliorer sensiblement une fois la troisième circulaire intégrée. En 2024, le total de ces déficits était de 345 M€. Si la prévision actuelle induit une dégradation de 65 M€ entre 2024 et 2025, elle devrait être limitée à environ 50 M€ une fois les comptes 2025 clôturés.
Selon les chiffres provisoires, 67 des 92 établissements de la région seraient déficitaires, soit 70% d'entre eux. Yann Bubien table toutefois sur une baisse à une soixantaine d'établissements déficitaires une fois la troisième circulaire prise en compte, en mars.
Il a mentionné 12 plans d'efficience, dont sept Espic et cinq hôpitaux publics. L'ARS a précisé mercredi soir à APMnews qu'il s'agit des centres hospitaliers (CH) d’Hyères (Var), Brignoles (Var), Aubagne (Bouches-du-Rhône), Digne-les-Bains et Arles (Bouches-du-Rhône), ainsi que du centre de lutte contre le cancer Antoine Lacassagne (Nice), de l'hôpital pédiatrique Lenval (Nice), de l'hôpital gériatrique Les Sources (Nice), de l'Hôpital européen (Marseille), de l'Hôpital Saint-Joseph (Marseille), de l'institut de cancérologie Sainte-Catherine (Avignon) et de la maternité de l'Etoile (Aix-en-Provence, Bouches-du-Rhône).
Concernant les projets d'investissements, Yann Bubien a listé 22 projets validés et financés parmi les 36 projets financés par le volet investissement du Ségur de la santé.
"Il y en a six qui ont passé la première phase d'instruction et sept qui ne sont pas totalement instruits, cela va se faire dans les mois qui viennent", a-t-il ajouté. "Tous les projets avancent bien dans la région", a-t-il assuré. Parmi les sept projets qui restent à instruire, figure "le projet qui concerne le CHU de Nice, le centre Antoine Lacassagne et l'hôpital pédiatrique Lenval", a mentionné l'ARS mercredi. Ce dernier, qui vise à rassembler les trois établissements sur le site de la plaine du Var, semble au point mort compte tenu de désaccords entre les trois parties (cf dépêche du 03/11/2023 à 14:49 et dépêche du 08/11/2023 à 17:46).
"On a la chance d'être dans une région où les collectivités territoriales participent beaucoup au financement des projets Ségur […]. Cela nous permet de passer le cap et de pouvoir commencer les premières phases des études et des travaux", a-t-il poursuivi, citant les exemples du CH de Martigues (Bouches-du-Rhône) ou encore de l'Assistance publique-hôpitaux de Marseille (AP-HM) (cf dépêche du 22/01/2026 à 12:41 et dépêche du 30/03/2022 à 17:51).
Il s'est par ailleurs félicité de ce que les effectifs d'urgentistes se soient étoffés aux CH de Digne-les-Bains et de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), bien que des difficultés persistent, et a noté qu'il n'y avait pas eu de "rupture" pendant les fêtes de fin d'année, marquées par un mouvement social à Digne-les-Bains (cf dépêche du 23/12/2025 à 13:53).
30% des généralistes investis dans le SAS
Concernant la démographie médicale au sein de la région, bien que celle-ci soit "la plus épargnée", Yann Bubien a souligné le vieillissement des professionnels y étant installés, dont les départs à la retraite sont à anticiper, ainsi que la concentration des professionnels sur le littoral, au détriment de l'intérieur des terres.
Il rejoint en cela le doyen de la faculté de Nice, le Pr Jean Dellamonica, qui demande avec insistance une hausse du nombre d'internes, limité à 177 à la rentrée 2025, alors qu'il en espérait 228, et 280 à terme (cf BRD6SAL4XY-5, dépêche du 19/12/2024 à 10:24 et dépêche du 04/08/2025 à 18:01).
"Cela va bouger dans les années qui viennent, entre les médecins du baby-boom qui partent à la retraite, et les nouveaux internes qui arrivent en nombre plus important du fait de la fin du numerus clausus, ainsi que 260 docteurs juniors qui vont arriver sur les territoires dans l'année", prévoit Yann Bubien.
Dans le cadre du nouveau zonage relatif aux aides à l'installation des médecins libéraux, réalisé début janvier, 75% des communes de la région sont potentiellement concernées, a-t-il relevé.
Il a ajouté que les cinq territoires pilotes retenus dans le cadre du dispositif de médecins solidaires fonctionnent bien, avec 25 médecins volontaires, et 300 consultations déjà proposées. L'objectif est aujourd'hui de "stabiliser" le dispositif sur ces territoires.
"On a aujourd'hui 161 maisons de santé pluridisciplinaires, dont neuf qui ont ouvert en 2025. Depuis 2018, il y en a 110 qui ont été créées. Le dispositif est bien rodé à l'ARS, avec les collectivités territoriales, que ce soit techniquement ou financièrement, puisqu'on finance tous les projets. On a aussi 64 centres de santé, et un plan ad hoc pour accompagner leur création et sécuriser leur financement", fait-il valoir.
Sur 93 structures éligibles au label "France santé", seule la maison de santé pluriprofessionnelle de Vedène, dans le Vaucluse, aurait refusé le label. Ses responsables ont souligné fin janvier, dans leur refus, l'"absence de cadre juridique", une labellisation sans leur accord préalable, un "flou sur les engagements et les financements", un "manque de concertation" et une "initiative qui semble davantage relever d'une opération de communication politique que d'une réelle volonté d'améliorer l'accès aux soins".
"Je pense que cela a du sens d'aller labelliser des maisons de santé et autres structures, par exemple un médicobus dans les Hautes-Alpes, parce qu'on met en valeur l'offre qui est faite sur les territoires, les professionnels, et cela remet en avant un cahier des charges important, notamment sur l'accueil de tous et l'engagement de donner un rendez-vous dans les 48 heures si c'est nécessaire", a estimé Yann Bubien.
Le taux de médecins généralistes proposant des rendez-vous dans le cadre du service d'accès aux soins (SAS) atteint 30%, a-t-il mentionné par ailleurs, avant d'annoncer l'extension à l'été 2026 du SAS psychiatrique à l'ensemble de la région (il est aujourd'hui opérationnel dans le Vaucluse et les Alpes-Maritimes).
"En psychiatrie, on voit bien qu'on a un vrai sujet de premier niveau, qui est le repérage précoce et la prévention. Donc nous développons les programmes de compétences psychosociales, qui sont développés sur tout le territoire de Paca, et qu'on reconduit financièrement en 2026". Ces programmes sont particulièrement importants "lorsqu'on manque de psychiatres et de pédopsychiatres", a ajouté le directeur général de l'ARS, qui vante par ailleurs le développement des premiers secours en santé mentale dans la région, auxquels il va lui-même se former en 2026. En 2023, 49 formations ont été financées par l'ARS.
Dans un communiqué diffusé vendredi, l'ARS Paca rappelle disposer depuis 2023 d'un centre régional de prévention du suicide, porté par l'AP-HM, qui coordonne le 3114 (près de 20.000 appels traités en 2025, soit 71% de plus en un an), VigilanS (1.772 accompagnements post-tentative de suicide en 2025) et l'Association pour la prévention du suicide et du mal-être adolescent (Asma), agissant auprès des mineurs ayant tenté de mettre fin à leurs jours (765 en 2025).
bd/nc/lb/APMnews
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