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LES ANALOGUES DU GLP-1 ASSOCIÉS À UN RISQUE RÉDUIT DE PASSAGES AUX URGENCES ET D'HOSPITALISATIONS POUR MIGRAINE CHRONIQUE
Cette étude observationnelle, menée par Vitoria Acar de l'université de Sao Paulo au Brésil et ses collègues, fera l'objet d'une présentation au congrès de l'American Academy of Neurology (AAN), qui se tiendra du 18 au 22 avril à Chicago et en ligne.
Les résultats suggèrent que "les analogues du GLP-1 pourraient aider à stabiliser le fardeau de la migraine chronique par des voies que nous n'avons pas encore pleinement appréhendées", commente la chercheuse, citée dans le communiqué. A l'heure actuelle, "les patients atteints de migraine chronique finissent souvent aux urgences ou ont besoin de tester plusieurs traitements prophylactiques avant de trouver celui qui leur convient", rappelle-t-elle.
Ce travail a été conduit grâce aux données de santé de quelque 22.000 patients ayant reçu un diagnostic de migraine chronique, définie par au moins 15 jours de migraine par mois (dont au moins huit jours avec des symptômes typiques de migraine, comme des douleurs pulsatiles, des nausées ou une sensibilité à la lumière) pendant au moins trois mois.
Deux groupes équivalents d'environ 11.000 patients ont été constitués -l'un ayant commencé un traitement par analogues du GLP-1 (liraglutide, sémaglutide, dulaglutide, exénatide, lixisénatide ou albiglutide) dans l'année suivant la pose du diagnostic de migraine chronique, l'autre un traitement par topiramate. Ils ont été appariés sur la base de plusieurs facteurs comme l'âge, l'indice de masse corporelle (IMC), l'existence d'autres problèmes médicaux et les antécédents de traitements antimigraineux.
L'analyse menée au cours d'un suivi d'un an et après ajustement sur les facteurs de confusion a révélé que la part de patients ayant eu recours aux services des urgences était de 23,7% dans le groupe GLP-1 versus 26,4% dans le groupe topiramate. Le risque de passage aux urgences était ainsi réduit de 10% dans le groupe prenant ces traitements antidiabétiques ou anti-obésité.
Leur risque d'hospitalisation était également réduit de 14% par rapport aux patients sous topiramate.
Les données montrent par ailleurs une baisse de 13%, sous analogues du GLP-1, du risque de devoir recourir à une procédure de bloc nerveux ou à une prescription de triptans, par rapport au groupe traité par topiramate.
Les patients sous analogues du GLP-1 présentaient en outre un moindre risque de prescription d'un nouveau traitement prophylactique de la migraine: -48% pour le valproate, -42% pour les anticorps monoclonaux anti-CGRP, -35% pour les antidépresseurs tricycliques et -23% pour les gépants.
Il n'y avait pas de différence significative entre les deux groupes s'agissant de l'initiation de bêta-bloquants.
"Il existe souvent des chevauchements entre la migraine chronique et des troubles métaboliques et inflammatoires comme l'obésité, l'insulinorésistance, l'apnée du sommeil ou la dépression, ce qui peut rendre les traitements plus compliqués", note Vitoria Acar, ajoutant que des recherches sont en cours pour déterminer si "les effets anti-inflammatoires et neurovasculaires des analogues du GLP-1 pourraient jouer un rôle dans le traitement de la migraine, et pas seulement par le biais d'une perte de poids".
Il est précisé dans le communiqué que l'étude ne s'est pas penchée sur l'évolution de certains paramètres au cours de l'année de suivi, comme la perte de poids, la sévérité de la migraine, les consommations de médicaments ou encore le changement du mode de vie -autant de facteurs qui pourraient aussi jouer un rôle dans les résultats observés.
sb/lb/APMnews
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LES ANALOGUES DU GLP-1 ASSOCIÉS À UN RISQUE RÉDUIT DE PASSAGES AUX URGENCES ET D'HOSPITALISATIONS POUR MIGRAINE CHRONIQUE
Cette étude observationnelle, menée par Vitoria Acar de l'université de Sao Paulo au Brésil et ses collègues, fera l'objet d'une présentation au congrès de l'American Academy of Neurology (AAN), qui se tiendra du 18 au 22 avril à Chicago et en ligne.
Les résultats suggèrent que "les analogues du GLP-1 pourraient aider à stabiliser le fardeau de la migraine chronique par des voies que nous n'avons pas encore pleinement appréhendées", commente la chercheuse, citée dans le communiqué. A l'heure actuelle, "les patients atteints de migraine chronique finissent souvent aux urgences ou ont besoin de tester plusieurs traitements prophylactiques avant de trouver celui qui leur convient", rappelle-t-elle.
Ce travail a été conduit grâce aux données de santé de quelque 22.000 patients ayant reçu un diagnostic de migraine chronique, définie par au moins 15 jours de migraine par mois (dont au moins huit jours avec des symptômes typiques de migraine, comme des douleurs pulsatiles, des nausées ou une sensibilité à la lumière) pendant au moins trois mois.
Deux groupes équivalents d'environ 11.000 patients ont été constitués -l'un ayant commencé un traitement par analogues du GLP-1 (liraglutide, sémaglutide, dulaglutide, exénatide, lixisénatide ou albiglutide) dans l'année suivant la pose du diagnostic de migraine chronique, l'autre un traitement par topiramate. Ils ont été appariés sur la base de plusieurs facteurs comme l'âge, l'indice de masse corporelle (IMC), l'existence d'autres problèmes médicaux et les antécédents de traitements antimigraineux.
L'analyse menée au cours d'un suivi d'un an et après ajustement sur les facteurs de confusion a révélé que la part de patients ayant eu recours aux services des urgences était de 23,7% dans le groupe GLP-1 versus 26,4% dans le groupe topiramate. Le risque de passage aux urgences était ainsi réduit de 10% dans le groupe prenant ces traitements antidiabétiques ou anti-obésité.
Leur risque d'hospitalisation était également réduit de 14% par rapport aux patients sous topiramate.
Les données montrent par ailleurs une baisse de 13%, sous analogues du GLP-1, du risque de devoir recourir à une procédure de bloc nerveux ou à une prescription de triptans, par rapport au groupe traité par topiramate.
Les patients sous analogues du GLP-1 présentaient en outre un moindre risque de prescription d'un nouveau traitement prophylactique de la migraine: -48% pour le valproate, -42% pour les anticorps monoclonaux anti-CGRP, -35% pour les antidépresseurs tricycliques et -23% pour les gépants.
Il n'y avait pas de différence significative entre les deux groupes s'agissant de l'initiation de bêta-bloquants.
"Il existe souvent des chevauchements entre la migraine chronique et des troubles métaboliques et inflammatoires comme l'obésité, l'insulinorésistance, l'apnée du sommeil ou la dépression, ce qui peut rendre les traitements plus compliqués", note Vitoria Acar, ajoutant que des recherches sont en cours pour déterminer si "les effets anti-inflammatoires et neurovasculaires des analogues du GLP-1 pourraient jouer un rôle dans le traitement de la migraine, et pas seulement par le biais d'une perte de poids".
Il est précisé dans le communiqué que l'étude ne s'est pas penchée sur l'évolution de certains paramètres au cours de l'année de suivi, comme la perte de poids, la sévérité de la migraine, les consommations de médicaments ou encore le changement du mode de vie -autant de facteurs qui pourraient aussi jouer un rôle dans les résultats observés.
sb/lb/APMnews
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