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27/01 2026
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LES HÔPITAUX CONFLUENCE (VAL-DE-MARNE) ROUVRENT DES LITS ET VISENT L'AMÉLIORATION DE LEUR SITUATION FINANCIÈRE

(Par Anna HUOT HERMANN, à Villeneuve-Saint-Georges)

VILLENEUVE-SAINT-GEORGES (Val-de-Marne), 27 janvier 2026 (APMnews) - Le groupement hospitalier de territoire (GHT) Hôpitaux Confluence, composé des centres hospitaliers intercommunaux de Créteil (Chic) et de Villeneuve-Saint-Georges (Chiv), a rouvert des lits en 2025 et devra se concentrer en 2026 sur la réduction du déficit, particulièrement au Chiv, a expliqué la directrice, Laurence Garo, dans un entretien à APMnews, lundi.

Au total, les deux établissements comptaient 1.080 lits et places en 2025, hors Ehpad, unités de soins longue durée (USLD) et soins médicaux et de réadaptation (SMR).

"Au Chiv, on est remonté à quasiment 92% de capacitaire ouvert, ce qui équivaut à près de quatre points gagnés. Au Chic, on est à 94,5%, on a pris un point", a déclaré Laurence Garo.

Au Chic, les travaux de la nouvelle maternité (cf dépêche du 28/11/2025 à 18:43 et dépêche du 01/07/2024 à 18:44) avaient nécessité la fermeture de certains lits, désormais rouverts, dans le but d'atteindre 4.000 naissances par an. En gériatrie, une vingtaine de lits restent néanmoins fermés car "les gériatres sont des denrées rares", a-t-elle expliqué.

Au Chiv, la réouverture de lits a constitué une "grande satisfaction" car elle a permis notamment de répondre à la crise des urgences qui avait frappé l'hôpital. En janvier 2025, une grève aux urgences avait mené à la signature d'un protocole d'accord, qui prévoyait des renforts et des états généraux, rappelle-t-on (cf dépêche du 10/02/2025 à 16:31 et dépêche du 07/01/2025 à 17:20).

"Nous sortons ce matin [lundi] des septièmes états généraux et nous avons constaté qu'à fin 2025, nous avions une vingtaine de lits supplémentaires par rapport à fin 2024, ce qui nous a grandement facilité le passage des pics épidémiques de la saison hivernale. Nous avons fait un énorme travail collectif pour améliorer la situation des urgences et en 2025, nous n'avons pas connu de saturation", a salué Laurence Garo.

L'unité d'aval des urgences (UAU) a été pérennisée et augmentée, passant de 12 à 20 lits en période hivernale. Cette unité a été placée sous la responsabilité des urgences.

Une dizaine de postes ont été créés dont des infirmiers diplômés d'Etat (IDE), un brancardier de nuit, un agent d'accueil de jour et de nuit et des aides-soignants.

Un protocole a été mis en place pour déterminer la criticité de la situation. Cinq niveaux de tension ont été déterminés avec, au niveau 3 une vigilance particulière à accorder à la situation, et l'accélération des montées dans les services et des sorties. A partir du niveau 4, des actions spécifiques à appliquer et l'ajout "d'un lit ou deux" et au niveau 5, "on n'est pas au plan blanc mais on a l'idée de mettre des lits supplémentaires dans certains secteurs", a explicité la directrice. La tension en lits sur le Chiv est suivie trois fois par jour.

"On a aussi recruté un coordinateur de parcours, qui a comme objectif de trouver des solutions d'aval en dehors de l'hôpital, quand l'hôpital est plein. Il vient en complément du bed manager qui, lui, est plutôt sur la gestion interne des lits", a-t-elle souligné.

Un travail a été mené sur les locaux avec la création de trois box de médecine supplémentaires, utilisables pour le circuit court et les consultations post-urgence. Un logisticien à mi-temps a été recruté pour gérer les stocks afin de libérer les équipes soignantes de ces tâches logistiques.

Des mesures ont été instaurées pour fidéliser les professionnels avec le développement d'un parcours d'intégration des nouveaux arrivants renforcé. "Le nouveau professionnel n'est pas censé être opérationnel tout de suite mais il va être accompagné et intégré", a détaillé la directrice.

"Il y a plus de fluidité dans la montée des patients des urgences vers les services. Il pouvait arriver par le passé qu'un patient attende plusieurs heures aux urgences alors qu'un lit était disponible dans les services, car la coordination n'était pas très bonne. Depuis, il y a eu de nettes améliorations", a souligné Laurence Garo.

"On a su remettre de la collégialité, là où, avant, tout le monde gérait un peu son problème dans son coin, ce qui fait que le problème collectif demeurait et qu'on en venait à transférer des patients à l'extérieur alors que des capacités existaient en interne", a-t-elle conclu.

Une année "charnière" pour le Chiv

L'état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) 2026 du Chiv a été présenté déficitaire de plus de 20 millions d'euros (M€) sur un budget avoisinant les 220 M€. L'établissement connaît un endettement massif en raison des travaux menés sur la "verticale du Chiv" (cf dépêche du 14/03/2022 à 18:56 et dépêche du 09/12/2024 à 18:34).

"On ne parle même plus de réhabilitation. J'ai coupé le programme arbitrairement lors de mon arrivée car on n'a pas les moyens de faire cette réhabilitation des étages. Par contre, tout ce qu'on ne peut pas arrêter continue, c'est-à-dire la mise en conformité et en sécurité des normes incendies", a développé la directrice. Le coût de ces travaux de mise en conformité est évalué à 50 M€, quand le coût total pour la réhabilitation était monté à 115 M€ contre 96 M€ initialement.

L'hôpital devrait bénéficier d'une aide de l'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France, désormais conditionnée au rétablissement de sa trajectoire financière.

"Pour le Chiv, 2026 va être une année charnière. Nous avons eu un audit 'Anap 360', que j'avais demandé dès mon arrivée. Les conclusions vont être rendues jeudi. On en pressent déjà les contours: développer l'activité, qui n'a jamais vraiment rattrapé le niveau de 2019, mieux la valoriser, mieux la coder et capter tout ce qui peut être fait sur le Chiv et transférer au minimum", a expliqué Laurence Garo.

Jusqu'en 2024, le Chiv était encore dans le dispositif de sécurisation modulée à l'activité (SMA), contrairement au Chic, rappelle-t-on (cf dépêche du 01/07/2024 à 18:44). Ce système ayant disparu en 2025, les difficultés se sont accrues au Chiv, a souligné la directrice.

"Des actions fortes devront être menées et des décisions majeures pour le projet d'établissement [devront être] mises en place, de sorte que des objectifs puissent être atteints dès fin 2026", a déclaré Laurence Garo, regrettant une "situation déficitaire très lourde nécessitant un plan de transformation en profondeur de nos organisations de soins".

L'accent sera mis sur les champs d'activité insuffisamment exploités, le développement de l'activité programmée et de l'ambulatoire et une réflexion devra être engagée sur les activités nécessitant de la permanence des soins, avec potentiellement une baisse de capacitaire.

Entre 2024 et novembre 2025, l'activité a augmenté de 2,5% en volume mais la valorisation des séjours "ne suit pas" avec une hausse de 1,1%. "On sait qu'on a un travail à faire de réorganisation du département de l'information médicale", a pointé la directrice.

"Dans les choses très positives, on a obtenu une autorisation de rythmologie niveau B (cf dépêche du 18/12/2025 à 18:45), supérieure à celle que l'on avait avant, dont l'activité a déjà démarré dans les locaux actuels et qui pourra se développer avec, en 2027, l'ouverture d'une salle de rythmologie." L'unité de soins intensifs en cardiologie doit passer de huit à 12 lits, dans une aile totalement rénovée.

Une troisième salle d'endoscopie doit être livrée en juin ainsi qu'une deuxième salle de bloc opératoire. Pour la surveillance postinterventionnelle, l'hôpital doit passer de 14 à 20 postes.

Des perspectives positives pour le Chic

Le Chic a présenté son EPRD 2026 déficitaire également, autour de -15 M€, pour un budget avoisinant les 310 M€. Cependant, ce déficit est stabilisé depuis fin 2024, a constaté la directrice qui note désormais sur une "inversion de la trajectoire".

"La bonne nouvelle sur le Chic est qu'on passe en marge brute, non aidée, positive dès 2026", a salué Laurence Garo. L'équilibre financier devrait être retrouvé en 2031 "toute chose égale par ailleurs". A cette date, la capacité d'autofinancement (CAF) devrait atteindre 10 M€.

"Les signaux sont plutôt encourageants car l'activité est présente", a-t-elle souligné. Entre 2024 et 2025, le Chic a enregistré une hausse de 2,5% d'activité en volume et la valorisation des séjours a grimpé de +5,4%.

Le déficit est surtout "conjoncturel", selon la directrice, et lié aux investissements engagés sur la maternité, la réanimation-néonatalité, la stérilisation et les circuits électriques. Le coût total de ces opérations s'est élevé à 36 M€, dont 8 M€ d'aides Ségur, le reste étant financé par l'emprunt.

"Le Chic se mobilise de façon très volontaire, ce qui a mené à l'extension des journées opératoires de bloc. Plusieurs salles terminent désormais à 18 heures au lieu de 16h. Nous sommes passés de 67 à 75 vacations hebdomadaires", a précisé la directrice. L'établissement a ainsi enregistré une augmentation de l'activité chirurgicale, a connu l'ouverture d'une salle d'urgence opérationnelle trois jours par semaine, et une optimisation horaire pour la chirurgie pédiatrique et pour la procréation médicale assistée (PMA).

Un projet médical partagé reporté

Le GHT prévoyait de finaliser son projet médical partagé (PMP) en 2025. Cette date a finalement été reportée du fait du décès du Pr Bassam Haddad (cf dépêche du 06/06/2025 à 18:33), qui était président de la conférence médicale de groupement (CMG), et de la nécessité de revoir en priorité le projet médical du Chiv.

Une garde alternée en chirurgie viscérale est en place entre le Chic et le Chiv.

Un travail est mené sur un laboratoire de territoire, "deux laboratoires avec une vision commune", qui devra voir le jour au deuxième trimestre. La gouvernance a été revue. Sont impliqués la direction générale, la présidence de CME, les trios de pôles. "On a remis de l'ordre dans la façon de piloter ce projet qui s'enlisait un peu et on est désormais sur la notion de spécialisation pour chacun des laboratoires afin d'éviter les doublons." Des actions de ré-internalisation de certains actes ont été menées.

Au Chic, un centre des maladies respiratoires rares (CMRR) pour adulte et enfant doit voir le jour fin avril. L'établissement a obtenu l'autorisation pour un deuxième scanner, qui sera mis en place en juin, afin de "desserrer la contrainte sur une activité très forte en imagerie".

Les deux établissements ont confirmé leur attractivité médicale concernant l'accueil des internes et des docteurs juniors. Au Chiv, 98 internes ont été accueillis en 2025 et 101 en 2024. Au Chic, 257 internes ont été accueillis en 2025 et 246 en 2024.

ah/sl/APMnews

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(Par Anna HUOT HERMANN, à Villeneuve-Saint-Georges)

VILLENEUVE-SAINT-GEORGES (Val-de-Marne), 27 janvier 2026 (APMnews) - Le groupement hospitalier de territoire (GHT) Hôpitaux Confluence, composé des centres hospitaliers intercommunaux de Créteil (Chic) et de Villeneuve-Saint-Georges (Chiv), a rouvert des lits en 2025 et devra se concentrer en 2026 sur la réduction du déficit, particulièrement au Chiv, a expliqué la directrice, Laurence Garo, dans un entretien à APMnews, lundi.

Au total, les deux établissements comptaient 1.080 lits et places en 2025, hors Ehpad, unités de soins longue durée (USLD) et soins médicaux et de réadaptation (SMR).

"Au Chiv, on est remonté à quasiment 92% de capacitaire ouvert, ce qui équivaut à près de quatre points gagnés. Au Chic, on est à 94,5%, on a pris un point", a déclaré Laurence Garo.

Au Chic, les travaux de la nouvelle maternité (cf dépêche du 28/11/2025 à 18:43 et dépêche du 01/07/2024 à 18:44) avaient nécessité la fermeture de certains lits, désormais rouverts, dans le but d'atteindre 4.000 naissances par an. En gériatrie, une vingtaine de lits restent néanmoins fermés car "les gériatres sont des denrées rares", a-t-elle expliqué.

Au Chiv, la réouverture de lits a constitué une "grande satisfaction" car elle a permis notamment de répondre à la crise des urgences qui avait frappé l'hôpital. En janvier 2025, une grève aux urgences avait mené à la signature d'un protocole d'accord, qui prévoyait des renforts et des états généraux, rappelle-t-on (cf dépêche du 10/02/2025 à 16:31 et dépêche du 07/01/2025 à 17:20).

"Nous sortons ce matin [lundi] des septièmes états généraux et nous avons constaté qu'à fin 2025, nous avions une vingtaine de lits supplémentaires par rapport à fin 2024, ce qui nous a grandement facilité le passage des pics épidémiques de la saison hivernale. Nous avons fait un énorme travail collectif pour améliorer la situation des urgences et en 2025, nous n'avons pas connu de saturation", a salué Laurence Garo.

L'unité d'aval des urgences (UAU) a été pérennisée et augmentée, passant de 12 à 20 lits en période hivernale. Cette unité a été placée sous la responsabilité des urgences.

Une dizaine de postes ont été créés dont des infirmiers diplômés d'Etat (IDE), un brancardier de nuit, un agent d'accueil de jour et de nuit et des aides-soignants.

Un protocole a été mis en place pour déterminer la criticité de la situation. Cinq niveaux de tension ont été déterminés avec, au niveau 3 une vigilance particulière à accorder à la situation, et l'accélération des montées dans les services et des sorties. A partir du niveau 4, des actions spécifiques à appliquer et l'ajout "d'un lit ou deux" et au niveau 5, "on n'est pas au plan blanc mais on a l'idée de mettre des lits supplémentaires dans certains secteurs", a explicité la directrice. La tension en lits sur le Chiv est suivie trois fois par jour.

"On a aussi recruté un coordinateur de parcours, qui a comme objectif de trouver des solutions d'aval en dehors de l'hôpital, quand l'hôpital est plein. Il vient en complément du bed manager qui, lui, est plutôt sur la gestion interne des lits", a-t-elle souligné.

Un travail a été mené sur les locaux avec la création de trois box de médecine supplémentaires, utilisables pour le circuit court et les consultations post-urgence. Un logisticien à mi-temps a été recruté pour gérer les stocks afin de libérer les équipes soignantes de ces tâches logistiques.

Des mesures ont été instaurées pour fidéliser les professionnels avec le développement d'un parcours d'intégration des nouveaux arrivants renforcé. "Le nouveau professionnel n'est pas censé être opérationnel tout de suite mais il va être accompagné et intégré", a détaillé la directrice.

"Il y a plus de fluidité dans la montée des patients des urgences vers les services. Il pouvait arriver par le passé qu'un patient attende plusieurs heures aux urgences alors qu'un lit était disponible dans les services, car la coordination n'était pas très bonne. Depuis, il y a eu de nettes améliorations", a souligné Laurence Garo.

"On a su remettre de la collégialité, là où, avant, tout le monde gérait un peu son problème dans son coin, ce qui fait que le problème collectif demeurait et qu'on en venait à transférer des patients à l'extérieur alors que des capacités existaient en interne", a-t-elle conclu.

Une année "charnière" pour le Chiv

L'état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) 2026 du Chiv a été présenté déficitaire de plus de 20 millions d'euros (M€) sur un budget avoisinant les 220 M€. L'établissement connaît un endettement massif en raison des travaux menés sur la "verticale du Chiv" (cf dépêche du 14/03/2022 à 18:56 et dépêche du 09/12/2024 à 18:34).

"On ne parle même plus de réhabilitation. J'ai coupé le programme arbitrairement lors de mon arrivée car on n'a pas les moyens de faire cette réhabilitation des étages. Par contre, tout ce qu'on ne peut pas arrêter continue, c'est-à-dire la mise en conformité et en sécurité des normes incendies", a développé la directrice. Le coût de ces travaux de mise en conformité est évalué à 50 M€, quand le coût total pour la réhabilitation était monté à 115 M€ contre 96 M€ initialement.

L'hôpital devrait bénéficier d'une aide de l'agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France, désormais conditionnée au rétablissement de sa trajectoire financière.

"Pour le Chiv, 2026 va être une année charnière. Nous avons eu un audit 'Anap 360', que j'avais demandé dès mon arrivée. Les conclusions vont être rendues jeudi. On en pressent déjà les contours: développer l'activité, qui n'a jamais vraiment rattrapé le niveau de 2019, mieux la valoriser, mieux la coder et capter tout ce qui peut être fait sur le Chiv et transférer au minimum", a expliqué Laurence Garo.

Jusqu'en 2024, le Chiv était encore dans le dispositif de sécurisation modulée à l'activité (SMA), contrairement au Chic, rappelle-t-on (cf dépêche du 01/07/2024 à 18:44). Ce système ayant disparu en 2025, les difficultés se sont accrues au Chiv, a souligné la directrice.

"Des actions fortes devront être menées et des décisions majeures pour le projet d'établissement [devront être] mises en place, de sorte que des objectifs puissent être atteints dès fin 2026", a déclaré Laurence Garo, regrettant une "situation déficitaire très lourde nécessitant un plan de transformation en profondeur de nos organisations de soins".

L'accent sera mis sur les champs d'activité insuffisamment exploités, le développement de l'activité programmée et de l'ambulatoire et une réflexion devra être engagée sur les activités nécessitant de la permanence des soins, avec potentiellement une baisse de capacitaire.

Entre 2024 et novembre 2025, l'activité a augmenté de 2,5% en volume mais la valorisation des séjours "ne suit pas" avec une hausse de 1,1%. "On sait qu'on a un travail à faire de réorganisation du département de l'information médicale", a pointé la directrice.

"Dans les choses très positives, on a obtenu une autorisation de rythmologie niveau B (cf dépêche du 18/12/2025 à 18:45), supérieure à celle que l'on avait avant, dont l'activité a déjà démarré dans les locaux actuels et qui pourra se développer avec, en 2027, l'ouverture d'une salle de rythmologie." L'unité de soins intensifs en cardiologie doit passer de huit à 12 lits, dans une aile totalement rénovée.

Une troisième salle d'endoscopie doit être livrée en juin ainsi qu'une deuxième salle de bloc opératoire. Pour la surveillance postinterventionnelle, l'hôpital doit passer de 14 à 20 postes.

Des perspectives positives pour le Chic

Le Chic a présenté son EPRD 2026 déficitaire également, autour de -15 M€, pour un budget avoisinant les 310 M€. Cependant, ce déficit est stabilisé depuis fin 2024, a constaté la directrice qui note désormais sur une "inversion de la trajectoire".

"La bonne nouvelle sur le Chic est qu'on passe en marge brute, non aidée, positive dès 2026", a salué Laurence Garo. L'équilibre financier devrait être retrouvé en 2031 "toute chose égale par ailleurs". A cette date, la capacité d'autofinancement (CAF) devrait atteindre 10 M€.

"Les signaux sont plutôt encourageants car l'activité est présente", a-t-elle souligné. Entre 2024 et 2025, le Chic a enregistré une hausse de 2,5% d'activité en volume et la valorisation des séjours a grimpé de +5,4%.

Le déficit est surtout "conjoncturel", selon la directrice, et lié aux investissements engagés sur la maternité, la réanimation-néonatalité, la stérilisation et les circuits électriques. Le coût total de ces opérations s'est élevé à 36 M€, dont 8 M€ d'aides Ségur, le reste étant financé par l'emprunt.

"Le Chic se mobilise de façon très volontaire, ce qui a mené à l'extension des journées opératoires de bloc. Plusieurs salles terminent désormais à 18 heures au lieu de 16h. Nous sommes passés de 67 à 75 vacations hebdomadaires", a précisé la directrice. L'établissement a ainsi enregistré une augmentation de l'activité chirurgicale, a connu l'ouverture d'une salle d'urgence opérationnelle trois jours par semaine, et une optimisation horaire pour la chirurgie pédiatrique et pour la procréation médicale assistée (PMA).

Un projet médical partagé reporté

Le GHT prévoyait de finaliser son projet médical partagé (PMP) en 2025. Cette date a finalement été reportée du fait du décès du Pr Bassam Haddad (cf dépêche du 06/06/2025 à 18:33), qui était président de la conférence médicale de groupement (CMG), et de la nécessité de revoir en priorité le projet médical du Chiv.

Une garde alternée en chirurgie viscérale est en place entre le Chic et le Chiv.

Un travail est mené sur un laboratoire de territoire, "deux laboratoires avec une vision commune", qui devra voir le jour au deuxième trimestre. La gouvernance a été revue. Sont impliqués la direction générale, la présidence de CME, les trios de pôles. "On a remis de l'ordre dans la façon de piloter ce projet qui s'enlisait un peu et on est désormais sur la notion de spécialisation pour chacun des laboratoires afin d'éviter les doublons." Des actions de ré-internalisation de certains actes ont été menées.

Au Chic, un centre des maladies respiratoires rares (CMRR) pour adulte et enfant doit voir le jour fin avril. L'établissement a obtenu l'autorisation pour un deuxième scanner, qui sera mis en place en juin, afin de "desserrer la contrainte sur une activité très forte en imagerie".

Les deux établissements ont confirmé leur attractivité médicale concernant l'accueil des internes et des docteurs juniors. Au Chiv, 98 internes ont été accueillis en 2025 et 101 en 2024. Au Chic, 257 internes ont été accueillis en 2025 et 246 en 2024.

ah/sl/APMnews

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