Actualités de l'Urgence - APM
Retour
MALADIE DE CROHN: LES LÉSIONS ENDOSCOPIQUES AU DIAGNOSTIC PAS ASSOCIÉES AU RISQUE ULTÉRIEUR DE COMPLICATION OU DE CHIRURGIE
Le risque de chirurgie et de complications pénétrantes ou fistulisantes est relativement fréquent chez les patients présentant une maladie de Crohn (50% à 60% après 25 ans d'évolution de la maladie), a rappelé Tanguy Brunet du CHU de Rennes.
Le caractère pronostique des lésions endoscopiques sévères décelées à la coloscopie fait toujours débat.
En 2002, une étude française avait montré une association entre lésions endoscopiques sévères au moment de la coloscopie et survenue de complications pénétrantes et colectomie. Les études ayant analysé cette question sont rares et présentent des biais: caractère rétrospectif, biais de sélection et hétérogénéité des patients à l'inclusion, a pointé Tanguy Brunet.
L'équipe du CHU de Rennes a conduit une étude issue de la cohorte prospective ABERMAD. Ils ont analysé tous les cas incidents de maladie de Crohn en Bretagne entre 1994 et 1997 en excluant les patients présentant des complications sténosantes ou fistulantes dès le diagnostic.
Parmi les 272 patients suivis dans la cohorte, après exclusion de 35% présentant des complications d'emblée et 5% pour lesquels la coloscopie était incomplète, 164 personnes ont été incluses.
La coloscopie mettait en évidence un ulcère profond sur au moins un segment chez un quart des patients.
Après un suivi moyen de 12,3 ans, les probabilités cumulatives à 10 ans d’un recours à la chirurgie, d’un dommage intestinal, d’une hospitalisation en rapport avec la maladie ou d’un traitement immunosuppresseur étaient respectivement de 40%, 21%, 34% et 36%, rapportent les auteurs dans le résumé de leur présentation.
La présence de lésions endoscopiques sévères au diagnostic n’était pas associée au recours à la chirurgie ni à la survenue de dommage intestinal. Toutefois, les patients présentant de telles lésions à la coloscopie étaient ensuite plus fréquemment hospitalisés et plus souvent traités par immunosuppresseurs.
Par ailleurs, dans cette étude, les patients sous immunosuppresseurs étaient plus fréquemment opérés ou atteints de dommages intestinaux.
Les lésions endoscopiques sévères au diagnostic sont associées à une présentation clinique plus sévère et plus d'hospitalisations, sans augmentation du recours à la chirurgie ni du développement de complications.
vib/ab/APMnews
Informations professionnelles
- AFMU
- Agenda
- Annonces de postes
- Annuaire de l'urgence
- Audits
- Calculateurs
- Cas cliniques
- CNPMU
- Cochrane PEC
- COVID-19
- DynaMed
- E-learning
- Géodes
- Grand public
- Librairie
- Médecine factuelle
- Outils professionnels
- Podcast
- Portail de l'urgence
- Recherche avancée
- Recommandations
- Recommandations SFMU
- Référentiels SFMU
- Textes réglementaires
- UrgencesDPC
- Webinaire
- Weblettre
Retour
MALADIE DE CROHN: LES LÉSIONS ENDOSCOPIQUES AU DIAGNOSTIC PAS ASSOCIÉES AU RISQUE ULTÉRIEUR DE COMPLICATION OU DE CHIRURGIE
Le risque de chirurgie et de complications pénétrantes ou fistulisantes est relativement fréquent chez les patients présentant une maladie de Crohn (50% à 60% après 25 ans d'évolution de la maladie), a rappelé Tanguy Brunet du CHU de Rennes.
Le caractère pronostique des lésions endoscopiques sévères décelées à la coloscopie fait toujours débat.
En 2002, une étude française avait montré une association entre lésions endoscopiques sévères au moment de la coloscopie et survenue de complications pénétrantes et colectomie. Les études ayant analysé cette question sont rares et présentent des biais: caractère rétrospectif, biais de sélection et hétérogénéité des patients à l'inclusion, a pointé Tanguy Brunet.
L'équipe du CHU de Rennes a conduit une étude issue de la cohorte prospective ABERMAD. Ils ont analysé tous les cas incidents de maladie de Crohn en Bretagne entre 1994 et 1997 en excluant les patients présentant des complications sténosantes ou fistulantes dès le diagnostic.
Parmi les 272 patients suivis dans la cohorte, après exclusion de 35% présentant des complications d'emblée et 5% pour lesquels la coloscopie était incomplète, 164 personnes ont été incluses.
La coloscopie mettait en évidence un ulcère profond sur au moins un segment chez un quart des patients.
Après un suivi moyen de 12,3 ans, les probabilités cumulatives à 10 ans d’un recours à la chirurgie, d’un dommage intestinal, d’une hospitalisation en rapport avec la maladie ou d’un traitement immunosuppresseur étaient respectivement de 40%, 21%, 34% et 36%, rapportent les auteurs dans le résumé de leur présentation.
La présence de lésions endoscopiques sévères au diagnostic n’était pas associée au recours à la chirurgie ni à la survenue de dommage intestinal. Toutefois, les patients présentant de telles lésions à la coloscopie étaient ensuite plus fréquemment hospitalisés et plus souvent traités par immunosuppresseurs.
Par ailleurs, dans cette étude, les patients sous immunosuppresseurs étaient plus fréquemment opérés ou atteints de dommages intestinaux.
Les lésions endoscopiques sévères au diagnostic sont associées à une présentation clinique plus sévère et plus d'hospitalisations, sans augmentation du recours à la chirurgie ni du développement de complications.
vib/ab/APMnews
Rechercher
Se connecter
Adhérer







Adhérer à la SFMU
Alerte sanitaire
Inscription newsletter