Actualités de l'Urgence - APM

04/06 2016
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MODERNISATION DES SYSTÈMES D'INFORMATION DES SAMU : L'ASIP SANTÉ PRÉSENTE SON "PLAN DE BATAILLE"

(Par Raphaël MOREAUX, au 10ème congrès de la médecine d'urgence)

PARIS, 3 juin 2016 (APM) - L'Agence des systèmes d'information partagés de santé (Asip santé) a présenté jeudi son "plan de bataille" pour l'étape "construction et pilote" du programme de modernisation des systèmes d'information (SI) et de télécommunication des services d'aide médicale urgente (Samu) à l'occasion du 10ème congrès de la médecine d'urgences au Palais des congrès à Paris.

L'Asip santé a organisé dans le cadre du congrès sa "3ème conférence des Samu". Elle y a dressé un bilan de l'étape d'amorçage du programme qui vient de s'achever et présenté la méthode employée pour construire une solution unique pour les SI des Samu et prévoir sa trajectoire de déploiement.

A la suite du rapport de Pierre Mardegan sur la modernisation des Samu rendu public en juillet 2010, la direction générale de l'offre de soins (DGOS) avait confié en 2011 une mission à l'Asip santé sur la modernisation des systèmes d'information et de télécommunication des Samu, rappelle-t-on.

Ce programme, qui prévoit la mise en oeuvre d'une solution unique et mutualisée, est entré dans sa phase de réalisation en juin 2014. Onze Samu ont été sélectionnés pour participer à la phase pilote du programme, avant l'étape de déploiement national.

Un décret publié en décembre 2015 a confié sa gestion à l'Asip santé, qui bénéficie d'un "droit exclusif limité" pour sa mise en oeuvre.

Le programme a reçu un "avis conforme et sans réserve" de la direction interministérielle du numérique et du système d'information et de communication de l'Etat (Dinsic), a rapporté Céline Schnebelen, chargée de mission Samu à la direction générale de l'offre de soins (DGOS), présente lors de la conférence organisée par l'Asip santé.

Rattachée à Matignon, la Dinsic doit donner un avis sur tout projet informatique de l'Etat supérieur à 9 millions d'euros. Elle a évalué le coût complet du programme SI-Samu à 243 millions d'euros, a indiqué le directeur de l'Asip santé, Michel Gagneux.

"Ce projet rentre parmi les principaux projets informatiques de l'Etat de par sa complexité et son ampleur. Si bien qu'il est sur le point d'être inscrit sur la liste des projets dits 'sensibles' qui seront suivis par les services du Premier ministre", a-t-il poursuivi.

Cela constitue "une contrainte" car "il faudra rendre compte en permanence à une instance de haut niveau", mais également "une garantie" puisque "cela signifie que le gouvernement l'a pris en compte dans une programmation pluriannuelle", s'est-il félicité.

NOUVELLES FONCTIONNALITES

La Dinsic a assorti son avis de recommandations qui ont amené à "repenser la vision du déploiement" et à "changer de paradigme en nous forçant à apporter plus tôt de la valeur métiers aux Samu", a expliqué Céline Schnebelen.

Cela s'est traduit par la décision de déployer des fonctionnalités complémentaires "en avance de phase", détaillées par Sébastien Bachem, directeur du projet à l'Asip santé.

Un "espace collaboratif" devra être mis à disposition de tous les Samu "avant la fin 2018", a-t-il assuré. Il permettra d'"informer sur l'actualité et l'avancée du programme", de "partager et d'accéder à des procédures et des protocoles de régulation médicale", et de disposer d'un outil de type "réseau social d'entreprise".

Un "portail de gestion de crise" permettant de "visualiser l'ensemble des moyens que les différents Samu ont mis à disposition sur une zone géographique" lors d'une situation d'urgence à caractère exceptionnel sera déployé à tous les Samu "entre fin 2017 et mi-2018", a expliqué Sébastien Bachem. Un groupe de travail doit être mis en place afin de "réfléchir avec les Samu" aux fonctionnalités offertes par le portail, a-t-il précisé.

Un "opérateur de service télécom national" et "non intrusif pour les Samu" est prévu pour être déployé à "au moins 40 Samu" avant "la fin de l'année 2018", a-t-il poursuivi. Il viendra s'ajouter aux solutions déjà existantes dans les différents Samu et permettra de "consolider les statistiques sur les données téléphoniques" et de "sécuriser les appels en détectant les situations de débordements ou de coupure téléphonique".

L'Asip santé prévoit enfin de mettre à disposition "un premier bandeau téléphonique" aux Samu qui ne disposent pas d'outils de téléphonie avancée "entre 2018 et 2020" afin de superviser les flux téléphoniques et d'obtenir des statistiques détaillées sur les données de téléphonie.

"Ces fonctionnalités viennent compléter la trajectoire initiale de déploiement" prévue entre 2017 et 2020 pour les 11 Samu pilotes, a précisé Sébastien Bachem. Les autres Samu bénéficieront du déploiement progressivement entre 2020 et 2023 après évaluation de la solution mise en place.

===Calendrier et critères de déploiement

La "planification" et le "cadrage" de ce déploiement constituent l'un des principaux objectifs de la nouvelle étape "construction et pilote" du programme.

Cette étape s'est ouverte en 2016 avec la publication des premiers appels d'offre de maîtrise d'oeuvre et d'assistance à maîtrise d'ouvrage.

Afin de s'assurer que tous les acteurs de terrain (agences régionales de santé, Samu, médecins libéraux etc.) puissent exprimer leurs besoins et avoir le même niveau d'information sur le programme, l'Asip santé organisera de juin à novembre 2016 "13 séminaires régionaux" d'une demi-journée.

Ces séminaires seront suivis de conférences téléphoniques avec chaque Samu, "si possible en présence de l'ARS", afin de "répondre aux interrogations résiduelles" et "mettre à jour les bilans technico-fonctionnels établis en 2013 pendant l'étude de faisabilité", détaille une planche de présentation de l'Asip santé.

Une "phase d'instruction de la trajectoire de déploiement" se tiendra d'août à décembre 2016 afin de réaliser la planification nationale du déploiement de la solution SI-Samu et des fonctionnalités proposées en avance de phase. Le positionnement de chacun des régions sur cette trajectoire sera notifiée par la DGOS et des réunions de lancement en régions auront lieu au premier trimestre 2017.

Céline Schnebelen a cité des exemples de critères déjà retenus pour construire le calendrier de déploiement des différentes versions de la solution, dont "la non régression fonctionnelle", c'est-à-dire l'impératif de ne pas déployer dans un Samu un système qui soit moins mature fonctionnellement que le pré-existant.

Elle a cité le critère de "cohérence régionale" qui doit favoriser une homogénéité des solutions employés sur un territoire.

"Nous allons aussi prendre en compte le fait de déployer rapidement des Samu actuellement engagés avec des éditeurs dits 'à risque' parce que trop endettés techniquement", a ajouté Sébastien Bachem.

===Gérer la transition industrielle

Le directeur du projet à l'Asip santé s'est dit "très vigilant" sur la problématique de "transition industrielle", identifiée comme "un point de complexité".

Il s'agit de gérer le passage entre une situation de marché concurrentiel à "une solution construite par l'Etat et mise à disposition de l'ensemble des Samu", a-t-il expliqué, reconnaissant que cette démarche allait "faire plus ou moins disparaître" le marché des éditeurs de logiciels de régulation médicale (LRM).

Cette transition soulève selon lui une "double problématique". Du point de vue des Samu, il s'agit de s'assurer d'avoir des systèmes qui fonctionnent en permanence jusqu'au passage à la solution unique et mutualisé.

Sébastien Bachem a rappelé sur ce point que "la solution SI Samu est une solution en devenir" et qu'elle doit "faire ses preuves". "Il est donc indispensable que vous mainteniez le niveau d'investissement nécessaire au maintien en condition opérationnelle de votre système", a-t-il lancé aux responsables de Samu présents dans la salle.

"Ces dépenses vont continuer à faire vivre les éditeurs dont a besoin pour assurer le relai jusqu'à l'arrivé du SI Samu", a-t-il fait valoir. Du côté des industriels, "il va falloir transformer les modèles économiques" et "engager une réflexion de recomposition sur le long terme", a-t-il ajouté.

Il a présenté les leviers identifiés pour mener à bien cette transition industrielle, parmi lesquels l'impératif d'"éclairer la trajectoire de déploiement". "Un nombre important de Samu vont devoir continuer à vivre avec leurs systèmes existants pendant au moins quatre ou cinq ans. Il est important de pouvoir donner cette vision du moment où vous serez susceptibles d'arriver sur le programme", a-t-il souligné.

===Appel aux experts des Samu

L'équipe de l'Asip santé présente au 10ème congrès de la médecine d'urgences a souligné à plusieurs reprises l'importance des référents des Samu au sein de la gouvernance du programme afin d'élaborer le "cahier d'expression du besoin" qui décrit les fonctionnalités attendues du SI-Samu.

"Aujourd'hui nous faisons le constat d'un nombre insuffisant d'experts métiers mobilisés", a partagé Frédéric Berthier, responsable d'étude et expert métier en systèmes d'information dans le domaine de la santé à l'Asip santé.

Il a lancé un "appel solennel" aux responsables des Samu, détaillant le "profil idéal" recherché: un homme ou une femme entre 35 et 50 ans, ayant au moins 10 ans d'expérience dans un Samu à moins de deux heures Paris et "qui n'est pas allergique à l'informatique".

Les référents des Samu contribuent à la gouvernance du programme au sein du comité de suivi métier médecine d'urgence (CSM-MU) et participent aux groupes de travail thématiques mis en place par l'Asip santé, rappelle-t-on.

rm/eh/APM polsan

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(Par Raphaël MOREAUX, au 10ème congrès de la médecine d'urgence)

PARIS, 3 juin 2016 (APM) - L'Agence des systèmes d'information partagés de santé (Asip santé) a présenté jeudi son "plan de bataille" pour l'étape "construction et pilote" du programme de modernisation des systèmes d'information (SI) et de télécommunication des services d'aide médicale urgente (Samu) à l'occasion du 10ème congrès de la médecine d'urgences au Palais des congrès à Paris.

L'Asip santé a organisé dans le cadre du congrès sa "3ème conférence des Samu". Elle y a dressé un bilan de l'étape d'amorçage du programme qui vient de s'achever et présenté la méthode employée pour construire une solution unique pour les SI des Samu et prévoir sa trajectoire de déploiement.

A la suite du rapport de Pierre Mardegan sur la modernisation des Samu rendu public en juillet 2010, la direction générale de l'offre de soins (DGOS) avait confié en 2011 une mission à l'Asip santé sur la modernisation des systèmes d'information et de télécommunication des Samu, rappelle-t-on.

Ce programme, qui prévoit la mise en oeuvre d'une solution unique et mutualisée, est entré dans sa phase de réalisation en juin 2014. Onze Samu ont été sélectionnés pour participer à la phase pilote du programme, avant l'étape de déploiement national.

Un décret publié en décembre 2015 a confié sa gestion à l'Asip santé, qui bénéficie d'un "droit exclusif limité" pour sa mise en oeuvre.

Le programme a reçu un "avis conforme et sans réserve" de la direction interministérielle du numérique et du système d'information et de communication de l'Etat (Dinsic), a rapporté Céline Schnebelen, chargée de mission Samu à la direction générale de l'offre de soins (DGOS), présente lors de la conférence organisée par l'Asip santé.

Rattachée à Matignon, la Dinsic doit donner un avis sur tout projet informatique de l'Etat supérieur à 9 millions d'euros. Elle a évalué le coût complet du programme SI-Samu à 243 millions d'euros, a indiqué le directeur de l'Asip santé, Michel Gagneux.

"Ce projet rentre parmi les principaux projets informatiques de l'Etat de par sa complexité et son ampleur. Si bien qu'il est sur le point d'être inscrit sur la liste des projets dits 'sensibles' qui seront suivis par les services du Premier ministre", a-t-il poursuivi.

Cela constitue "une contrainte" car "il faudra rendre compte en permanence à une instance de haut niveau", mais également "une garantie" puisque "cela signifie que le gouvernement l'a pris en compte dans une programmation pluriannuelle", s'est-il félicité.

NOUVELLES FONCTIONNALITES

La Dinsic a assorti son avis de recommandations qui ont amené à "repenser la vision du déploiement" et à "changer de paradigme en nous forçant à apporter plus tôt de la valeur métiers aux Samu", a expliqué Céline Schnebelen.

Cela s'est traduit par la décision de déployer des fonctionnalités complémentaires "en avance de phase", détaillées par Sébastien Bachem, directeur du projet à l'Asip santé.

Un "espace collaboratif" devra être mis à disposition de tous les Samu "avant la fin 2018", a-t-il assuré. Il permettra d'"informer sur l'actualité et l'avancée du programme", de "partager et d'accéder à des procédures et des protocoles de régulation médicale", et de disposer d'un outil de type "réseau social d'entreprise".

Un "portail de gestion de crise" permettant de "visualiser l'ensemble des moyens que les différents Samu ont mis à disposition sur une zone géographique" lors d'une situation d'urgence à caractère exceptionnel sera déployé à tous les Samu "entre fin 2017 et mi-2018", a expliqué Sébastien Bachem. Un groupe de travail doit être mis en place afin de "réfléchir avec les Samu" aux fonctionnalités offertes par le portail, a-t-il précisé.

Un "opérateur de service télécom national" et "non intrusif pour les Samu" est prévu pour être déployé à "au moins 40 Samu" avant "la fin de l'année 2018", a-t-il poursuivi. Il viendra s'ajouter aux solutions déjà existantes dans les différents Samu et permettra de "consolider les statistiques sur les données téléphoniques" et de "sécuriser les appels en détectant les situations de débordements ou de coupure téléphonique".

L'Asip santé prévoit enfin de mettre à disposition "un premier bandeau téléphonique" aux Samu qui ne disposent pas d'outils de téléphonie avancée "entre 2018 et 2020" afin de superviser les flux téléphoniques et d'obtenir des statistiques détaillées sur les données de téléphonie.

"Ces fonctionnalités viennent compléter la trajectoire initiale de déploiement" prévue entre 2017 et 2020 pour les 11 Samu pilotes, a précisé Sébastien Bachem. Les autres Samu bénéficieront du déploiement progressivement entre 2020 et 2023 après évaluation de la solution mise en place.

===Calendrier et critères de déploiement

La "planification" et le "cadrage" de ce déploiement constituent l'un des principaux objectifs de la nouvelle étape "construction et pilote" du programme.

Cette étape s'est ouverte en 2016 avec la publication des premiers appels d'offre de maîtrise d'oeuvre et d'assistance à maîtrise d'ouvrage.

Afin de s'assurer que tous les acteurs de terrain (agences régionales de santé, Samu, médecins libéraux etc.) puissent exprimer leurs besoins et avoir le même niveau d'information sur le programme, l'Asip santé organisera de juin à novembre 2016 "13 séminaires régionaux" d'une demi-journée.

Ces séminaires seront suivis de conférences téléphoniques avec chaque Samu, "si possible en présence de l'ARS", afin de "répondre aux interrogations résiduelles" et "mettre à jour les bilans technico-fonctionnels établis en 2013 pendant l'étude de faisabilité", détaille une planche de présentation de l'Asip santé.

Une "phase d'instruction de la trajectoire de déploiement" se tiendra d'août à décembre 2016 afin de réaliser la planification nationale du déploiement de la solution SI-Samu et des fonctionnalités proposées en avance de phase. Le positionnement de chacun des régions sur cette trajectoire sera notifiée par la DGOS et des réunions de lancement en régions auront lieu au premier trimestre 2017.

Céline Schnebelen a cité des exemples de critères déjà retenus pour construire le calendrier de déploiement des différentes versions de la solution, dont "la non régression fonctionnelle", c'est-à-dire l'impératif de ne pas déployer dans un Samu un système qui soit moins mature fonctionnellement que le pré-existant.

Elle a cité le critère de "cohérence régionale" qui doit favoriser une homogénéité des solutions employés sur un territoire.

"Nous allons aussi prendre en compte le fait de déployer rapidement des Samu actuellement engagés avec des éditeurs dits 'à risque' parce que trop endettés techniquement", a ajouté Sébastien Bachem.

===Gérer la transition industrielle

Le directeur du projet à l'Asip santé s'est dit "très vigilant" sur la problématique de "transition industrielle", identifiée comme "un point de complexité".

Il s'agit de gérer le passage entre une situation de marché concurrentiel à "une solution construite par l'Etat et mise à disposition de l'ensemble des Samu", a-t-il expliqué, reconnaissant que cette démarche allait "faire plus ou moins disparaître" le marché des éditeurs de logiciels de régulation médicale (LRM).

Cette transition soulève selon lui une "double problématique". Du point de vue des Samu, il s'agit de s'assurer d'avoir des systèmes qui fonctionnent en permanence jusqu'au passage à la solution unique et mutualisé.

Sébastien Bachem a rappelé sur ce point que "la solution SI Samu est une solution en devenir" et qu'elle doit "faire ses preuves". "Il est donc indispensable que vous mainteniez le niveau d'investissement nécessaire au maintien en condition opérationnelle de votre système", a-t-il lancé aux responsables de Samu présents dans la salle.

"Ces dépenses vont continuer à faire vivre les éditeurs dont a besoin pour assurer le relai jusqu'à l'arrivé du SI Samu", a-t-il fait valoir. Du côté des industriels, "il va falloir transformer les modèles économiques" et "engager une réflexion de recomposition sur le long terme", a-t-il ajouté.

Il a présenté les leviers identifiés pour mener à bien cette transition industrielle, parmi lesquels l'impératif d'"éclairer la trajectoire de déploiement". "Un nombre important de Samu vont devoir continuer à vivre avec leurs systèmes existants pendant au moins quatre ou cinq ans. Il est important de pouvoir donner cette vision du moment où vous serez susceptibles d'arriver sur le programme", a-t-il souligné.

===Appel aux experts des Samu

L'équipe de l'Asip santé présente au 10ème congrès de la médecine d'urgences a souligné à plusieurs reprises l'importance des référents des Samu au sein de la gouvernance du programme afin d'élaborer le "cahier d'expression du besoin" qui décrit les fonctionnalités attendues du SI-Samu.

"Aujourd'hui nous faisons le constat d'un nombre insuffisant d'experts métiers mobilisés", a partagé Frédéric Berthier, responsable d'étude et expert métier en systèmes d'information dans le domaine de la santé à l'Asip santé.

Il a lancé un "appel solennel" aux responsables des Samu, détaillant le "profil idéal" recherché: un homme ou une femme entre 35 et 50 ans, ayant au moins 10 ans d'expérience dans un Samu à moins de deux heures Paris et "qui n'est pas allergique à l'informatique".

Les référents des Samu contribuent à la gouvernance du programme au sein du comité de suivi métier médecine d'urgence (CSM-MU) et participent aux groupes de travail thématiques mis en place par l'Asip santé, rappelle-t-on.

rm/eh/APM polsan

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