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SAMU-URGENCES DE FRANCE DEMANDE À ÊTRE REÇU PAR STÉPHANIE RIST "DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS"
Le syndicat, présidé depuis le 13 janvier par le Dr Yann Penverne du CHU de Nantes (cf dépêche du 13/01/2026 à 17:28), déclare dans un communiqué qu'il dresse un constat "sans appel" de l'actuelle situation hivernale.
Citant une "augmentation de 24% de l'activité des Samu-SAS qui se maintient en ce début d'année" et la saturation "en continu" des services d'urgences, il explique que cette hausse "traduit non seulement la tension extrême du système, mais aussi un renoncement croissant aux soins de premier recours, faute d'accès effectif à une offre de soins de proximité".
"Dans ce contexte, le Samu-SAS joue un rôle pivot essentiel, tentant de sécuriser les parcours, d'orienter les patients et d'éviter des pertes de chance, souvent sans moyens humains ni financiers à la hauteur des missions qui lui sont confiées", ajoute-t-il en demandant: "Quelle organisation est capable de faire face durablement dans de telles conditions?"
"Comment demander aux assistants de régulation médicale, aux soignants et médecins des structures d'urgence d'engager leur responsabilité alors qu'ils assurent, faute d'alternatives, une mission de service public auprès de patients dans des conditions extrêmes?" interroge-t-il également.
Constatant une "multiplication" des plans blancs cet hiver "comme en 2024", il constate que "ce qui devait rester exceptionnel devient la norme".
"Peut-on accepter que déprogrammations et rappels de personnels soient la réponse structurelle de notre système de santé?" alerte-t-il, comme son président l'avait déjà fait dans un entretien avec APMnews.
"Comment assurer aux patients des places d'hospitalisation quand leur état de santé le nécessite, sans passer de longues heures sur des brancards aux urgences?", ajoute SUdF.
Beauvau de la sécurité civile: des évolutions dans le futur projet sur la décentralisation?
Outre cette situation, Samu-Urgences de France déplore "une réforme ubuesque" qui "menace de déstabiliser la réponse opérationnelle aux situations d'urgence".
"Alors que les structures de médecine d'urgence des hôpitaux tiennent le système à bout de bras depuis des années et assurent seules la prise en charge initiale des patients ou blessés, le projet de loi de décentralisation appellerait à modifier la gouvernance et la gestion des secours et soins d'urgence sur le territoire en confiant aux préfets une gestion unifiée de la réponse opérationnelle, comme l'a précisé le ministère de l'intérieur ce 13 janvier à l'Assemblée nationale, lors des questions orales", déclare-t-il.
Interrogé par le député Stéphane Viry (Liot, Vosges) au nom de Valérie Létard (Liot, Nord) sur les conclusions du "Beauvau de la sécurité civile" (cf dépêche du 22/10/2025 à 17:13), Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur, a expliqué en réponse qu'il ne s'agissait pas de "remettre en cause la régulation médicale qui demeure de la compétence exclusive des médecins" mais de "mieux organiser collectivement la réponse territoriale" à travers "un pilotage territorial qui soit unifié sous l'autorité des préfets", précise-t-on.
"Il ne s'agit pas de se substituer aux autorités sanitaires mais de renforcer la coordination au service de l'efficience des moyens et donc de l'égalité de nos concitoyens devant l'accès aux soins", a-t-elle assuré.
"Les travaux se poursuivent au niveau technique, dans un cadre interministériel qui associe pleinement le ministère de la santé", a-t-elle ajouté.
"Les professionnels de santé de l'urgence ont largement exprimé leur refus" d'une telle évolution et "appellent à une concertation réelle avec eux", réagit SUdF vendredi dans son communiqué.
"Il ne s'agit plus aujourd'hui de solliciter une concertation de façade. Les professionnels exigent une audience ministérielle afin d'exposer directement les conséquences concrètes, immédiates et graves que la poursuite de cette politique ferait peser sur la sécurité des patients, la continuité des soins d'urgence et la responsabilité juridique et morale des soignants", insiste-t-il.
san/nc/APMnews
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SAMU-URGENCES DE FRANCE DEMANDE À ÊTRE REÇU PAR STÉPHANIE RIST "DANS LES PLUS BREFS DÉLAIS"
Le syndicat, présidé depuis le 13 janvier par le Dr Yann Penverne du CHU de Nantes (cf dépêche du 13/01/2026 à 17:28), déclare dans un communiqué qu'il dresse un constat "sans appel" de l'actuelle situation hivernale.
Citant une "augmentation de 24% de l'activité des Samu-SAS qui se maintient en ce début d'année" et la saturation "en continu" des services d'urgences, il explique que cette hausse "traduit non seulement la tension extrême du système, mais aussi un renoncement croissant aux soins de premier recours, faute d'accès effectif à une offre de soins de proximité".
"Dans ce contexte, le Samu-SAS joue un rôle pivot essentiel, tentant de sécuriser les parcours, d'orienter les patients et d'éviter des pertes de chance, souvent sans moyens humains ni financiers à la hauteur des missions qui lui sont confiées", ajoute-t-il en demandant: "Quelle organisation est capable de faire face durablement dans de telles conditions?"
"Comment demander aux assistants de régulation médicale, aux soignants et médecins des structures d'urgence d'engager leur responsabilité alors qu'ils assurent, faute d'alternatives, une mission de service public auprès de patients dans des conditions extrêmes?" interroge-t-il également.
Constatant une "multiplication" des plans blancs cet hiver "comme en 2024", il constate que "ce qui devait rester exceptionnel devient la norme".
"Peut-on accepter que déprogrammations et rappels de personnels soient la réponse structurelle de notre système de santé?" alerte-t-il, comme son président l'avait déjà fait dans un entretien avec APMnews.
"Comment assurer aux patients des places d'hospitalisation quand leur état de santé le nécessite, sans passer de longues heures sur des brancards aux urgences?", ajoute SUdF.
Beauvau de la sécurité civile: des évolutions dans le futur projet sur la décentralisation?
Outre cette situation, Samu-Urgences de France déplore "une réforme ubuesque" qui "menace de déstabiliser la réponse opérationnelle aux situations d'urgence".
"Alors que les structures de médecine d'urgence des hôpitaux tiennent le système à bout de bras depuis des années et assurent seules la prise en charge initiale des patients ou blessés, le projet de loi de décentralisation appellerait à modifier la gouvernance et la gestion des secours et soins d'urgence sur le territoire en confiant aux préfets une gestion unifiée de la réponse opérationnelle, comme l'a précisé le ministère de l'intérieur ce 13 janvier à l'Assemblée nationale, lors des questions orales", déclare-t-il.
Interrogé par le député Stéphane Viry (Liot, Vosges) au nom de Valérie Létard (Liot, Nord) sur les conclusions du "Beauvau de la sécurité civile" (cf dépêche du 22/10/2025 à 17:13), Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l'intérieur, a expliqué en réponse qu'il ne s'agissait pas de "remettre en cause la régulation médicale qui demeure de la compétence exclusive des médecins" mais de "mieux organiser collectivement la réponse territoriale" à travers "un pilotage territorial qui soit unifié sous l'autorité des préfets", précise-t-on.
"Il ne s'agit pas de se substituer aux autorités sanitaires mais de renforcer la coordination au service de l'efficience des moyens et donc de l'égalité de nos concitoyens devant l'accès aux soins", a-t-elle assuré.
"Les travaux se poursuivent au niveau technique, dans un cadre interministériel qui associe pleinement le ministère de la santé", a-t-elle ajouté.
"Les professionnels de santé de l'urgence ont largement exprimé leur refus" d'une telle évolution et "appellent à une concertation réelle avec eux", réagit SUdF vendredi dans son communiqué.
"Il ne s'agit plus aujourd'hui de solliciter une concertation de façade. Les professionnels exigent une audience ministérielle afin d'exposer directement les conséquences concrètes, immédiates et graves que la poursuite de cette politique ferait peser sur la sécurité des patients, la continuité des soins d'urgence et la responsabilité juridique et morale des soignants", insiste-t-il.
san/nc/APMnews
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