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SCANNER CARDIAQUE: AMÉLIORATION DES IMAGES ET RÉDUCTION DE L'IRRADIATION AVEC UN SCANNER À 256 DÉTECTEURS
L'étude a été réalisée au Centre cardiologique du Nord (CCN) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L'équipe du Dr Jean-Louis Sablayrolles, pionnière dans le domaine du scanner coronaire, est un site de validation clinique de GE Healthcare. Le scanner à 256 détecteurs qui y a été installé en 2014 était le premier dans le monde, a indiqué le Dr Sablayrolles dans un entretien avec l'APM.
La plupart des scanners utilisés pour l'exploration cardiaque ont 64 détecteurs. "La durée d'acquisition est de six-sept secondes", rappelle le spécialiste. Du fait de cette durée qui couvre plusieurs battements cardiaques, "il y a des artefacts cinétiques, liés aux mouvements du coeur" et 10% à 20% des scanners cardiaques ne sont "pas optimaux".
C'est particulièrement le cas pour les patients ayant une fréquence cardiaque élevée. "Le risque de mauvaise qualité augmente".
Le scanner Revolution CT* a 256 détecteurs, et le temps d'acquisition de l'image n'est que de 0,28 seconde. "On peut ainsi étudier tout le volume cardiaque en un seul cycle et s'affranchir des artefacts qui existaient auparavant".
Pour le Dr Sablayrolles, cela serait particulièrement utile pour les patients présentant une fibrillation atriale, des extrasystoles ou une fréquence cardiaque élevée.
L'appareil est installé au CCN depuis début septembre 2014 et "nous avons dépassé les 1.000 examens". Son équipe a mené une étude pour comparer les résultats obtenus avec cet appareil et ceux obtenus avec un scanner de 64 barrettes, le Discovery CT750 HD*.
L'étude, qui a été présentée à l'ECR, a inclus 58 patients, dont la fréquence cardiaque était élevée (environ 74 bpm en moyenne), qui ont été randomisés entre Revolution CT* et Discovery CT750 HD*.
Avec le scanner à 64 détecteurs, 16% des segments coronaires étudiés n'étaient pas évaluables en raison d'artefacts. Avec l'appareil à 256 détecteurs, le taux d'images non évaluables est tombé à 3%.
De plus, la dose d'irradiation a été diminuée de 82%.
"Cela pourrait changer la place du scanner coronaire", estime le spécialiste. La méthode d'évaluation des artères coronaires est "devenue mature, fiable", et avec l'amélioration de la qualité des images "on peut se poser la question de savoir si cela ne peut pas devenir l'examen de première intention pour les suspicions de coronaropathie".
De plus, le scanner à 256 détecteurs "offre des possibilités de nouvelles applications". On était sur de l'étude morphologique. Désormais, grâce à la rapidité d'acquisition de l'image et la baisse de l'irradiation, "on peut répéter l'acquisition toutes les secondes faire en même temps une étude de la perfusion myocardique, au repos ou en situation de stress". On pourrait alors faire en même temps une étude anatomique et fonctionnelle.
Cela pourrait le placer en concurrent des épreuves de stress. Mais il faut conduire des études pour prouver l'intérêt du scanner cardiaque pour l'évaluation fonctionnelle.
fb/ab/APM
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SCANNER CARDIAQUE: AMÉLIORATION DES IMAGES ET RÉDUCTION DE L'IRRADIATION AVEC UN SCANNER À 256 DÉTECTEURS
L'étude a été réalisée au Centre cardiologique du Nord (CCN) à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). L'équipe du Dr Jean-Louis Sablayrolles, pionnière dans le domaine du scanner coronaire, est un site de validation clinique de GE Healthcare. Le scanner à 256 détecteurs qui y a été installé en 2014 était le premier dans le monde, a indiqué le Dr Sablayrolles dans un entretien avec l'APM.
La plupart des scanners utilisés pour l'exploration cardiaque ont 64 détecteurs. "La durée d'acquisition est de six-sept secondes", rappelle le spécialiste. Du fait de cette durée qui couvre plusieurs battements cardiaques, "il y a des artefacts cinétiques, liés aux mouvements du coeur" et 10% à 20% des scanners cardiaques ne sont "pas optimaux".
C'est particulièrement le cas pour les patients ayant une fréquence cardiaque élevée. "Le risque de mauvaise qualité augmente".
Le scanner Revolution CT* a 256 détecteurs, et le temps d'acquisition de l'image n'est que de 0,28 seconde. "On peut ainsi étudier tout le volume cardiaque en un seul cycle et s'affranchir des artefacts qui existaient auparavant".
Pour le Dr Sablayrolles, cela serait particulièrement utile pour les patients présentant une fibrillation atriale, des extrasystoles ou une fréquence cardiaque élevée.
L'appareil est installé au CCN depuis début septembre 2014 et "nous avons dépassé les 1.000 examens". Son équipe a mené une étude pour comparer les résultats obtenus avec cet appareil et ceux obtenus avec un scanner de 64 barrettes, le Discovery CT750 HD*.
L'étude, qui a été présentée à l'ECR, a inclus 58 patients, dont la fréquence cardiaque était élevée (environ 74 bpm en moyenne), qui ont été randomisés entre Revolution CT* et Discovery CT750 HD*.
Avec le scanner à 64 détecteurs, 16% des segments coronaires étudiés n'étaient pas évaluables en raison d'artefacts. Avec l'appareil à 256 détecteurs, le taux d'images non évaluables est tombé à 3%.
De plus, la dose d'irradiation a été diminuée de 82%.
"Cela pourrait changer la place du scanner coronaire", estime le spécialiste. La méthode d'évaluation des artères coronaires est "devenue mature, fiable", et avec l'amélioration de la qualité des images "on peut se poser la question de savoir si cela ne peut pas devenir l'examen de première intention pour les suspicions de coronaropathie".
De plus, le scanner à 256 détecteurs "offre des possibilités de nouvelles applications". On était sur de l'étude morphologique. Désormais, grâce à la rapidité d'acquisition de l'image et la baisse de l'irradiation, "on peut répéter l'acquisition toutes les secondes faire en même temps une étude de la perfusion myocardique, au repos ou en situation de stress". On pourrait alors faire en même temps une étude anatomique et fonctionnelle.
Cela pourrait le placer en concurrent des épreuves de stress. Mais il faut conduire des études pour prouver l'intérêt du scanner cardiaque pour l'évaluation fonctionnelle.
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