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02/02 2026
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SYNDROME PSEUDO-GRIPPAL: LA HAS FAVORABLE À LA SORTIE DU RIHN POUR LES PCR QUADRIPLEX RÉALISÉES À L'HÔPITAL ET EN EHPAD

SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 2 février 2026 (APMnews) - La Haute autorité de santé (HAS) recommande l'utilisation et la prise en charge de droit commun des techniques d'amplification des acides nucléiques (TAAN) quadriplex (influenza A et B, virus respiratoire syncytial VRS et Sars-CoV-2) face aux cas de syndrome pseudo-grippal à l'hôpital ou en Ehpad, selon un rapport d'évaluation et un avis mis en ligne vendredi.

Elle est en revanche défavorable à leur utilisation et à leur remboursement de droit commun dans le cadre d'un recours aux soins de ville ambulatoire pour syndrome pseudo-grippal.


La HAS ne recommande pas non plus l'intégration des TAAN dans la stratégie diagnostique en cas de rhinopharyngite aiguë, d'amygdalite aiguë, de rhinosinusite aiguë, d'otite moyenne aiguë ou d'infections aiguës du larynx (laryngite aiguë, laryngite sous-glottique, épiglottite aiguë), considérant le service attendu (SA) à chaque fois "insuffisant".


Dans son rapport d'évaluation, la Haute autorité rappelle le contexte de ce travail, qui est celui d'une demande du ministère de la santé d'évaluer les actes actuellement inscrits sur le référentiel des actes innovants hors nomenclature (RIHN) en vue de leur inscription sur la liste des actes et prestations (LAP).


"Ce transfert revient à un changement de la modalité de prise en charge financière (d'une enveloppe gérée par la T2A [tarification à l'activité] à une enveloppe gérée par l'assurance maladie), et également à son élargissement puisque l'inscription sur le RIHN limite cette prise en charge aux laboratoires de biologie médicale et aux services d'anatomocytopathologie des établissements de santé", rappelle-t-elle.


Après les infections respiratoires basses, qui ont fait l'objet d'un précédent rapport (cf dépêche du 26/12/2024 à 11:56), la HAS s'est ici penchée sur les infections des voies respiratoires supérieures.


Celles-ci "comptent parmi les motifs de consultation les plus fréquents en médecine de ville, constituant ainsi un poste de dépense important pour l'assurance maladie", sont "associées à une prescription inappropriée d'antibiotiques", ce qui favorise l'émergence de résistances, et engendrent de l'absentéisme en milieu scolaire et professionnel.


"Dans ce contexte, la mise en évidence de l'agent étiologique est susceptible d'apporter des éléments utiles à l'optimisation des décisions thérapeutiques" et "le recours aux techniques de biologie moléculaire pourrait, sous certaines conditions, y contribuer", note la HAS.


Après une "analyse critique de la littérature synthétique disponible" et la prise en compte des "points de vue des experts et positions des parties prenantes sollicitées", la HAS recommande l'utilisation des TAAN quadriplex (influenza A, influenza B, VRS, Sars-CoV-2) dans le cadre d'un syndrome pseudo-grippal pour les patients pris en charge à l'hôpital (urgences ou hospitalisation) et les résidents d'Ehpad dont l'état ne nécessite pas un transfert à l'hôpital.


Elle pose néanmoins plusieurs conditions à cela. La première est que "leur utilisation doit être limitée aux situations où la réalisation du test et la rapidité de restitution des résultats sont susceptibles d'avoir un impact immédiat sur la prise en charge médicale en période épidémique, chez des patients symptomatiques".


La seconde est que "cet impact immédiat sur la prise en charge médicale [puisse] notamment se traduire par la prescription d'un traitement antiviral dans le respect des indications pour le traitement considéré, par l'arrêt d'un traitement antibiotique, ou encore par la mise en œuvre de mesures de rupture de la chaîne de transmission et d'isolement du patient, lorsque ces mesures sont réalisables et cohérentes avec les capacités organisationnelles réelles du service".


La HAS rappelle notamment que les TAAN multiplex doivent être "effectuées après examen clinique systématique du patient", et que c'est un prélèvement nasopharyngé qui est réalisé en première intention.


(HAS, rapport d'évaluation relatif à l'intérêt des TAAN multiplex dans la prise en charge médicale des infections des voies respiratoires supérieures et avis relatif à leur inscription sur la liste des actes et prestations des TAAN multiplex dans la prise en charge médicale des infections des voies respiratoires supérieures)


sb/nc/APMnews

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SYNDROME PSEUDO-GRIPPAL: LA HAS FAVORABLE À LA SORTIE DU RIHN POUR LES PCR QUADRIPLEX RÉALISÉES À L'HÔPITAL ET EN EHPAD

SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), 2 février 2026 (APMnews) - La Haute autorité de santé (HAS) recommande l'utilisation et la prise en charge de droit commun des techniques d'amplification des acides nucléiques (TAAN) quadriplex (influenza A et B, virus respiratoire syncytial VRS et Sars-CoV-2) face aux cas de syndrome pseudo-grippal à l'hôpital ou en Ehpad, selon un rapport d'évaluation et un avis mis en ligne vendredi.

Elle est en revanche défavorable à leur utilisation et à leur remboursement de droit commun dans le cadre d'un recours aux soins de ville ambulatoire pour syndrome pseudo-grippal.


La HAS ne recommande pas non plus l'intégration des TAAN dans la stratégie diagnostique en cas de rhinopharyngite aiguë, d'amygdalite aiguë, de rhinosinusite aiguë, d'otite moyenne aiguë ou d'infections aiguës du larynx (laryngite aiguë, laryngite sous-glottique, épiglottite aiguë), considérant le service attendu (SA) à chaque fois "insuffisant".


Dans son rapport d'évaluation, la Haute autorité rappelle le contexte de ce travail, qui est celui d'une demande du ministère de la santé d'évaluer les actes actuellement inscrits sur le référentiel des actes innovants hors nomenclature (RIHN) en vue de leur inscription sur la liste des actes et prestations (LAP).


"Ce transfert revient à un changement de la modalité de prise en charge financière (d'une enveloppe gérée par la T2A [tarification à l'activité] à une enveloppe gérée par l'assurance maladie), et également à son élargissement puisque l'inscription sur le RIHN limite cette prise en charge aux laboratoires de biologie médicale et aux services d'anatomocytopathologie des établissements de santé", rappelle-t-elle.


Après les infections respiratoires basses, qui ont fait l'objet d'un précédent rapport (cf dépêche du 26/12/2024 à 11:56), la HAS s'est ici penchée sur les infections des voies respiratoires supérieures.


Celles-ci "comptent parmi les motifs de consultation les plus fréquents en médecine de ville, constituant ainsi un poste de dépense important pour l'assurance maladie", sont "associées à une prescription inappropriée d'antibiotiques", ce qui favorise l'émergence de résistances, et engendrent de l'absentéisme en milieu scolaire et professionnel.


"Dans ce contexte, la mise en évidence de l'agent étiologique est susceptible d'apporter des éléments utiles à l'optimisation des décisions thérapeutiques" et "le recours aux techniques de biologie moléculaire pourrait, sous certaines conditions, y contribuer", note la HAS.


Après une "analyse critique de la littérature synthétique disponible" et la prise en compte des "points de vue des experts et positions des parties prenantes sollicitées", la HAS recommande l'utilisation des TAAN quadriplex (influenza A, influenza B, VRS, Sars-CoV-2) dans le cadre d'un syndrome pseudo-grippal pour les patients pris en charge à l'hôpital (urgences ou hospitalisation) et les résidents d'Ehpad dont l'état ne nécessite pas un transfert à l'hôpital.


Elle pose néanmoins plusieurs conditions à cela. La première est que "leur utilisation doit être limitée aux situations où la réalisation du test et la rapidité de restitution des résultats sont susceptibles d'avoir un impact immédiat sur la prise en charge médicale en période épidémique, chez des patients symptomatiques".


La seconde est que "cet impact immédiat sur la prise en charge médicale [puisse] notamment se traduire par la prescription d'un traitement antiviral dans le respect des indications pour le traitement considéré, par l'arrêt d'un traitement antibiotique, ou encore par la mise en œuvre de mesures de rupture de la chaîne de transmission et d'isolement du patient, lorsque ces mesures sont réalisables et cohérentes avec les capacités organisationnelles réelles du service".


La HAS rappelle notamment que les TAAN multiplex doivent être "effectuées après examen clinique systématique du patient", et que c'est un prélèvement nasopharyngé qui est réalisé en première intention.


(HAS, rapport d'évaluation relatif à l'intérêt des TAAN multiplex dans la prise en charge médicale des infections des voies respiratoires supérieures et avis relatif à leur inscription sur la liste des actes et prestations des TAAN multiplex dans la prise en charge médicale des infections des voies respiratoires supérieures)


sb/nc/APMnews

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