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TACHYCARDIE VENTRICULAIRE: L'ABLATION PAR CATHÉTER GUIDÉE PAR SCANNER RÉDUIT LA DURÉE DE L'INTERVENTION
Coordonnée par le Pr Frédéric Sacher du CHU de Bordeaux, cette étude menée dans 14 centres en France, Allemagne, Suisse et Autriche, sur 113 patients, a évalué l'intérêt du recours à une technologie de traitement d'image par intelligence artificielle, développée par la start-up InHeart, spin-off de l'institut hospitalo-universitaire (IHU) Liryc, permettant de créer un jumeau numérique en 3D du cœur du patient et de définir ainsi les zones cicatricielles responsables des troubles du rythme. Ces images sont ensuite intégrées dans un système de navigation 3D.
Jusqu'à présent, aucun essai randomisé contrôlé n'avait évalué cette approche dans la tachycardie ventriculaire, soulignent les auteurs.
Les 113 patients de cet essai ont été randomisés entre l'ablation par cathéter guidée par scanner en utilisant cette technologie de traitement de l'image, et l'ablation par cathéter conventionnelle incluant la cartographie mais sans intégration des images scanner.
La durée de l'intervention a été significativement réduite de 19% dans le groupe avec guidage par scanner par rapport au groupe ablation conventionnelle (120 min contre 149 min), en intention de traiter. La réduction a même été de 28% (à 107 min) avec le guidage par scanner, dans l'analyse per protocole.
Le taux d'événements indésirables majeurs était de 1,8% dans le groupe guidage par scanner contre 3,5% dans le groupe ablation conventionnelle.
La proportion de patients sans aucune récidive à un an était de 76,8% dans le groupe guidage par scanner contre 67,3% dans le groupe ablation conventionnelle -sans différence statistiquement significative- et la charge de l'arythmie a été réduite de 90% contre 30%, respectivement. Ce dernier résultat est cependant lié à un patient du groupe ablation conventionnelle qui a présenté 180 épisodes de tachycardie ventriculaire dans les six mois suivant l'ablation, et ne représente probablement pas une réelle différence entre les deux stratégies, notent les auteurs.
"Les résultats de cette étude ouvrent la voie à des procédures d'ablation de la tachycardie ventriculaire plus rapides, plus simples et moins coûteuses, ce qui peut aider à les rendre plus accessibles pour les patients", commentent-ils. Alors que des millions de patients atteints de cardiomyopathie ischémique sont porteurs d'un défibrillateur implantable, peu ont accès à l'ablation de la tachycardie ventriculaire. Cet accès limité fait que ceux qui en bénéficient la reçoivent tard dans le décours de leur maladie, lorsque le risque de complications est plus grand, expliquent-ils. D'où la nécessité de rendre cette intervention plus simple et plus courte.
(European Heart Journal, publication en ligne du 11 février)
cd/lb/APMnews
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TACHYCARDIE VENTRICULAIRE: L'ABLATION PAR CATHÉTER GUIDÉE PAR SCANNER RÉDUIT LA DURÉE DE L'INTERVENTION
Coordonnée par le Pr Frédéric Sacher du CHU de Bordeaux, cette étude menée dans 14 centres en France, Allemagne, Suisse et Autriche, sur 113 patients, a évalué l'intérêt du recours à une technologie de traitement d'image par intelligence artificielle, développée par la start-up InHeart, spin-off de l'institut hospitalo-universitaire (IHU) Liryc, permettant de créer un jumeau numérique en 3D du cœur du patient et de définir ainsi les zones cicatricielles responsables des troubles du rythme. Ces images sont ensuite intégrées dans un système de navigation 3D.
Jusqu'à présent, aucun essai randomisé contrôlé n'avait évalué cette approche dans la tachycardie ventriculaire, soulignent les auteurs.
Les 113 patients de cet essai ont été randomisés entre l'ablation par cathéter guidée par scanner en utilisant cette technologie de traitement de l'image, et l'ablation par cathéter conventionnelle incluant la cartographie mais sans intégration des images scanner.
La durée de l'intervention a été significativement réduite de 19% dans le groupe avec guidage par scanner par rapport au groupe ablation conventionnelle (120 min contre 149 min), en intention de traiter. La réduction a même été de 28% (à 107 min) avec le guidage par scanner, dans l'analyse per protocole.
Le taux d'événements indésirables majeurs était de 1,8% dans le groupe guidage par scanner contre 3,5% dans le groupe ablation conventionnelle.
La proportion de patients sans aucune récidive à un an était de 76,8% dans le groupe guidage par scanner contre 67,3% dans le groupe ablation conventionnelle -sans différence statistiquement significative- et la charge de l'arythmie a été réduite de 90% contre 30%, respectivement. Ce dernier résultat est cependant lié à un patient du groupe ablation conventionnelle qui a présenté 180 épisodes de tachycardie ventriculaire dans les six mois suivant l'ablation, et ne représente probablement pas une réelle différence entre les deux stratégies, notent les auteurs.
"Les résultats de cette étude ouvrent la voie à des procédures d'ablation de la tachycardie ventriculaire plus rapides, plus simples et moins coûteuses, ce qui peut aider à les rendre plus accessibles pour les patients", commentent-ils. Alors que des millions de patients atteints de cardiomyopathie ischémique sont porteurs d'un défibrillateur implantable, peu ont accès à l'ablation de la tachycardie ventriculaire. Cet accès limité fait que ceux qui en bénéficient la reçoivent tard dans le décours de leur maladie, lorsque le risque de complications est plus grand, expliquent-ils. D'où la nécessité de rendre cette intervention plus simple et plus courte.
(European Heart Journal, publication en ligne du 11 février)
cd/lb/APMnews
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