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UN MODÈLE POUR MIEUX PRÉDIRE LE RISQUE DE RUPTURE D'ANÉVRISME CÉRÉBRAL
La prévalence globale des anévrismes cérébraux non rompus est d'environ 3,2% et près de 85% des cas d'hémorragie cérébrale résultent d'une rupture d'anévrisme, avec un taux de décès et un risque de séquelles chez les survivants élevés, rappellent le Dr Soichiro Fujimura de l'université des sciences de Tokyo et ses collègues.
Les ruptures d'anévrismes cérébraux sont associées à différents facteurs, comme leur taille, leur localisation, leur morphologie, les antécédents familiaux, les caractéristiques sociodémographiques des patients, ainsi que l'environnement, avec une incidence annuelle estimée entre 0,7% et 1,9%.
Il existe des outils prédictifs pour évaluer le risque de rupture, mais ils manquent de précision.
Dans cette étude, les chercheurs ont développé et validé un logiciel d'apprentissage automatique pour prédire le risque de rupture d'anévrismes cérébraux, notamment pour ceux qui sont inférieurs à 10 mm.
Pour cela, ils ont recueilli de manière rétrospective les données de 11.579 anévrismes non rompus observés chez 8.846 patients vus dans quatre établissements au Japon, aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, entre 2003 et 2022.
Au cours du suivi, 163 ruptures sont survenues chez 163 patients, 5.634 anévrismes non rompus chez 4.542 patients sont restés ainsi et 3.752 anévrismes chez 3.303 patients ont été traités.
Chaque anévrisme a été caractérisé par un total de 29 variables cliniques et 18 variables morphologiques relevées notamment par angiographie par tomodensitométrie, par soustraction numérique ou par résonance magnétique. Lorsque les patients disposaient d'au moins deux examens d'imagerie au cours du suivi, les modifications des paramètres morphologiques au cours du temps étaient prises en compte.
Les données de 3.312 anévrismes non rompus chez 2.750 patients d'un établissement ont été utilisées pour développer le modèle. L'indicateur du risque de rupture avait un seuil de 0,52 et sur cette base, le modèle présentait une sensibilité de 0,78, une spécificité à 0,82, une valeur prédictive positive (VPP) à 0,09, une valeur prédictive négative (VPN) à 0,99 et une aire sous la courbe (ASC) de 0,88.
Le modèle a ensuite été testé auprès de 1.153 patients avec 1.501 anévrismes non rompus des trois autres établissements. Au cours d'un suivi de 5,4 ans en médiane, 3,2% de ces anévrismes se sont rompus.
Appliqué à ces données, le modèle développé a prédit le risque de rupture dans un délai de deux ans avec une sensibilité de 0,9, une spécificité à 0,7, une VPP à 0,09, une VPN à 1 et une ASC de 0,9.
A titre de comparaison, les scores déjà existants PHASES et AUCAS présentent tous les deux une ASC de 0,84.
Concernant les anévrismes de moins de 10 mm en particulier, le modèle avait une sensibilité de 0,86, une spécificité de 0,71, une VPP à 0,07, une VPN à 1 et une ASC de 0,88. Tous les anévrismes rompus de 4 mm avaient été correctement identifiés par le modèle.
Bien que limité à un horizon de deux ans et non à la vie entière, ce modèle intégrant des paramètres cliniques et morphologiques a permis de prédire, avec de bonnes performances, le risque de rupture d'un anévrisme cérébral, y compris s'il mesure moins de 10 mm. Il semble pouvoir affiner l'évaluation du risque de rupture et apporter une aide dans la décision thérapeutique, concluent les chercheurs.
(JAMA Network Open, publication en ligne du 23 décembre)
ld/lb/APMnews
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UN MODÈLE POUR MIEUX PRÉDIRE LE RISQUE DE RUPTURE D'ANÉVRISME CÉRÉBRAL
La prévalence globale des anévrismes cérébraux non rompus est d'environ 3,2% et près de 85% des cas d'hémorragie cérébrale résultent d'une rupture d'anévrisme, avec un taux de décès et un risque de séquelles chez les survivants élevés, rappellent le Dr Soichiro Fujimura de l'université des sciences de Tokyo et ses collègues.
Les ruptures d'anévrismes cérébraux sont associées à différents facteurs, comme leur taille, leur localisation, leur morphologie, les antécédents familiaux, les caractéristiques sociodémographiques des patients, ainsi que l'environnement, avec une incidence annuelle estimée entre 0,7% et 1,9%.
Il existe des outils prédictifs pour évaluer le risque de rupture, mais ils manquent de précision.
Dans cette étude, les chercheurs ont développé et validé un logiciel d'apprentissage automatique pour prédire le risque de rupture d'anévrismes cérébraux, notamment pour ceux qui sont inférieurs à 10 mm.
Pour cela, ils ont recueilli de manière rétrospective les données de 11.579 anévrismes non rompus observés chez 8.846 patients vus dans quatre établissements au Japon, aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, entre 2003 et 2022.
Au cours du suivi, 163 ruptures sont survenues chez 163 patients, 5.634 anévrismes non rompus chez 4.542 patients sont restés ainsi et 3.752 anévrismes chez 3.303 patients ont été traités.
Chaque anévrisme a été caractérisé par un total de 29 variables cliniques et 18 variables morphologiques relevées notamment par angiographie par tomodensitométrie, par soustraction numérique ou par résonance magnétique. Lorsque les patients disposaient d'au moins deux examens d'imagerie au cours du suivi, les modifications des paramètres morphologiques au cours du temps étaient prises en compte.
Les données de 3.312 anévrismes non rompus chez 2.750 patients d'un établissement ont été utilisées pour développer le modèle. L'indicateur du risque de rupture avait un seuil de 0,52 et sur cette base, le modèle présentait une sensibilité de 0,78, une spécificité à 0,82, une valeur prédictive positive (VPP) à 0,09, une valeur prédictive négative (VPN) à 0,99 et une aire sous la courbe (ASC) de 0,88.
Le modèle a ensuite été testé auprès de 1.153 patients avec 1.501 anévrismes non rompus des trois autres établissements. Au cours d'un suivi de 5,4 ans en médiane, 3,2% de ces anévrismes se sont rompus.
Appliqué à ces données, le modèle développé a prédit le risque de rupture dans un délai de deux ans avec une sensibilité de 0,9, une spécificité à 0,7, une VPP à 0,09, une VPN à 1 et une ASC de 0,9.
A titre de comparaison, les scores déjà existants PHASES et AUCAS présentent tous les deux une ASC de 0,84.
Concernant les anévrismes de moins de 10 mm en particulier, le modèle avait une sensibilité de 0,86, une spécificité de 0,71, une VPP à 0,07, une VPN à 1 et une ASC de 0,88. Tous les anévrismes rompus de 4 mm avaient été correctement identifiés par le modèle.
Bien que limité à un horizon de deux ans et non à la vie entière, ce modèle intégrant des paramètres cliniques et morphologiques a permis de prédire, avec de bonnes performances, le risque de rupture d'un anévrisme cérébral, y compris s'il mesure moins de 10 mm. Il semble pouvoir affiner l'évaluation du risque de rupture et apporter une aide dans la décision thérapeutique, concluent les chercheurs.
(JAMA Network Open, publication en ligne du 23 décembre)
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