Actualités de l'Urgence - APM
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UNE OFFRE DE SOINS EN PLEINE RECONFIGURATION AU CH DE RODEZ
Faisant état de liens forts avec la médecine de ville mais aussi entre les différents établissements du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Rouergue (qui rassemble les établissements sous la direction commune du CH de Rodez ainsi que les CH de Villefranche-de-Rouergue et Decazeville), Vincent Prévoteau a souligné que le CH de Rodez était bien "ancré" dans son territoire.
L'activité de l'hôpital n'a quasiment pas progressé entre 2024 et 2025, mais affiche une croissance de près de 20% par rapport à 2017.
L'an dernier a toutefois été marqué par un dynamisme important de l'activité en cardiologie, qui a bondi de 20%. "Dans les blocs opératoires, l'activité fonctionne, mais il y a des difficultés de recrutement au niveau des anesthésistes", a constaté le directeur.
Il a surtout souligné l'impact de la mise en place du service d'accès aux soins (Sas), qui a fait chuter le nombre de passages aux urgences ruthénoises. "Je n'ai jamais vu de ma carrière des urgences aussi fluides, et c'est grâce au Sas. Les urgentistes sont recentrés sur le cœur de métier, il n'y a plus d'attente interminable dans le service", s'est félicité Vincent Prévoteau.
Un institut de cardiologie vasculaire à 20 millions d'euros
Le service des urgences n'est pas le seul à avoir connu une évolution. "Deux nouveaux services ont été créés: en dermatologie et en médecine du sport", a annoncé le directeur.
Le CH de Rodez porte par ailleurs le projet de création de l'institut de cardiologie vasculaire du Rouergue. Ce chantier représente un investissement de 20 millions d'euros (M€), financé dans le cadre du Ségur de la santé.
L'objectif: "répondre à la hausse des besoins en cardiologie, libérer de la place au CH et augmenter les capacités de prise en charge en réanimation et en soins intensifs", a-t-il expliqué.
Comme annoncé l'an dernier (cf dépêche du 20/01/2025 à 18:58), le CH va se doter d'un deuxième appareil d'IRM d'ici à fin 2026, pour lequel il a reçu l'autorisation nécessaire en 2025.
L'hôpital ruthénois a aussi reçu l'autorisation de prendre en charge les 16-18 ans dans son service de pédopsychiatrie. Cet élargissement de périmètre va néanmoins nécessiter une réorganisation, pour une mise en place effective d'ici à la fin du premier semestre 2027.
Vincent Prévoteau a également cité l'ouverture en 2025 d'une unité d'aval des urgences, qui comprend 18 lits, ou encore la création d'un plateau d'imagerie médicale mutualisée (Pimm).
Fusion avec l'hôpital du Vallon
Le CH de Rodez porte un projet de construction d'un internat, au côté de plusieurs partenaires dont l'Etat, le département de l'Aveyron et l'agglomération de Rodez. Ce nouveau bâtiment devrait pouvoir accueillir 72 étudiants d'ici à 2027 et représente un coût de 8,5 M€, dont 1,5 M€ apporté par l'Etat.
L'établissement ruthénois va emprunter pour financer le reste de l'investissement, mais espère aussi recevoir le soutien d'autres agglomérations.
Vincent Prévoteau a par ailleurs insisté sur les collaborations développées entre les établissements du GHT ou au sein même de la direction commune.
Le CH de Rodez est ainsi venu en soutien du CH de Decazeville afin que ce dernier puisse maintenir son service des urgences, dont l'ouverture la nuit est menacée, selon les syndicats locaux. "Des consultations avancées de radiologie ont également été mises en place", a-t-il pointé.
Le chef d'établissement a en outre précisé que le CH de Decazeville rejoindrait la direction commune en 2027, menée par le CH de Rodez au côté du CH de Saint-Geniez-d'Olt, de l'hôpital intercommunal d'Espalion-Saint-Laurent-d'Olt et de l'hôpital intercommunal du Vallon.
A l'hôpital du Vallon, l'établissement ruthénois a soutenu un projet de pharmacie à usage intérieur (PUI). "Une fusion entre les deux établissements doit avoir lieu début 2027", a noté le directeur.
Côté formation, il a mis en avant son ambition d'accueillir à terme les première année de médecine sur le territoire.
Ces nombreux projets, mais aussi la faible croissance de l'activité, ont pesé sur les finances de l'établissement, dont le déficit s'est légèrement creusé en 2025, notamment en raison d'un recours accru à l'intérim médical, a observé Vincent Prévoteau, qui a toutefois noté "une amélioration en fin d'année".
Le prochain défi du CH concerne la visite de certification de la Haute autorité de santé (HAS), attendue "dans les prochains jours".
mg/lb/APMnews
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Faisant état de liens forts avec la médecine de ville mais aussi entre les différents établissements du groupement hospitalier de territoire (GHT) du Rouergue (qui rassemble les établissements sous la direction commune du CH de Rodez ainsi que les CH de Villefranche-de-Rouergue et Decazeville), Vincent Prévoteau a souligné que le CH de Rodez était bien "ancré" dans son territoire.
L'activité de l'hôpital n'a quasiment pas progressé entre 2024 et 2025, mais affiche une croissance de près de 20% par rapport à 2017.
L'an dernier a toutefois été marqué par un dynamisme important de l'activité en cardiologie, qui a bondi de 20%. "Dans les blocs opératoires, l'activité fonctionne, mais il y a des difficultés de recrutement au niveau des anesthésistes", a constaté le directeur.
Il a surtout souligné l'impact de la mise en place du service d'accès aux soins (Sas), qui a fait chuter le nombre de passages aux urgences ruthénoises. "Je n'ai jamais vu de ma carrière des urgences aussi fluides, et c'est grâce au Sas. Les urgentistes sont recentrés sur le cœur de métier, il n'y a plus d'attente interminable dans le service", s'est félicité Vincent Prévoteau.
Un institut de cardiologie vasculaire à 20 millions d'euros
Le service des urgences n'est pas le seul à avoir connu une évolution. "Deux nouveaux services ont été créés: en dermatologie et en médecine du sport", a annoncé le directeur.
Le CH de Rodez porte par ailleurs le projet de création de l'institut de cardiologie vasculaire du Rouergue. Ce chantier représente un investissement de 20 millions d'euros (M€), financé dans le cadre du Ségur de la santé.
L'objectif: "répondre à la hausse des besoins en cardiologie, libérer de la place au CH et augmenter les capacités de prise en charge en réanimation et en soins intensifs", a-t-il expliqué.
Comme annoncé l'an dernier (cf dépêche du 20/01/2025 à 18:58), le CH va se doter d'un deuxième appareil d'IRM d'ici à fin 2026, pour lequel il a reçu l'autorisation nécessaire en 2025.
L'hôpital ruthénois a aussi reçu l'autorisation de prendre en charge les 16-18 ans dans son service de pédopsychiatrie. Cet élargissement de périmètre va néanmoins nécessiter une réorganisation, pour une mise en place effective d'ici à la fin du premier semestre 2027.
Vincent Prévoteau a également cité l'ouverture en 2025 d'une unité d'aval des urgences, qui comprend 18 lits, ou encore la création d'un plateau d'imagerie médicale mutualisée (Pimm).
Fusion avec l'hôpital du Vallon
Le CH de Rodez porte un projet de construction d'un internat, au côté de plusieurs partenaires dont l'Etat, le département de l'Aveyron et l'agglomération de Rodez. Ce nouveau bâtiment devrait pouvoir accueillir 72 étudiants d'ici à 2027 et représente un coût de 8,5 M€, dont 1,5 M€ apporté par l'Etat.
L'établissement ruthénois va emprunter pour financer le reste de l'investissement, mais espère aussi recevoir le soutien d'autres agglomérations.
Vincent Prévoteau a par ailleurs insisté sur les collaborations développées entre les établissements du GHT ou au sein même de la direction commune.
Le CH de Rodez est ainsi venu en soutien du CH de Decazeville afin que ce dernier puisse maintenir son service des urgences, dont l'ouverture la nuit est menacée, selon les syndicats locaux. "Des consultations avancées de radiologie ont également été mises en place", a-t-il pointé.
Le chef d'établissement a en outre précisé que le CH de Decazeville rejoindrait la direction commune en 2027, menée par le CH de Rodez au côté du CH de Saint-Geniez-d'Olt, de l'hôpital intercommunal d'Espalion-Saint-Laurent-d'Olt et de l'hôpital intercommunal du Vallon.
A l'hôpital du Vallon, l'établissement ruthénois a soutenu un projet de pharmacie à usage intérieur (PUI). "Une fusion entre les deux établissements doit avoir lieu début 2027", a noté le directeur.
Côté formation, il a mis en avant son ambition d'accueillir à terme les première année de médecine sur le territoire.
Ces nombreux projets, mais aussi la faible croissance de l'activité, ont pesé sur les finances de l'établissement, dont le déficit s'est légèrement creusé en 2025, notamment en raison d'un recours accru à l'intérim médical, a observé Vincent Prévoteau, qui a toutefois noté "une amélioration en fin d'année".
Le prochain défi du CH concerne la visite de certification de la Haute autorité de santé (HAS), attendue "dans les prochains jours".
mg/lb/APMnews
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