PSTD chez les résidents tunisiens en médecine d'urgence
Diffusé le 16/10/2020nebil chebbi (1), salma younes (1), kais ben jeddou (1), hamida maghraoui (1), imen rejeb (1)
1. service des urgences , hôpital régional MBS Gabès, GABES, Tunisie
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Introduction : le syndrome de stress post-traumatique survient chez les personnes qui ont été exposés à un évènement mettant en jeu le pronostic vital. Les symptômes peuvent apparaitre immédiatement ou après quelques mois. Ce syndrome a été bien décrit chez les victimes de guerre. Peu sont les études qui ont étudié ce syndrome chez le personnel de la santé.
Matériels et méthodes : cette étude a été conduite auprès des résidents de médecine d'urgence lors de rassemblement à l'occasion du collège national de médecine d'urgence. Tous les résidents présents ont été sollicité pour répondre au questionnaire tout en respectant le volontariat. Le questionnaire contient une première partie sur leurs conditions sociodémographiques et leur satisfaction sur le travail et une seconde partie sur les critères du PSTD selon DSM IV.
Résultats : Soixante-quatorze résidents en médecine d'urgence ont participé à notre étude soit 61%. La moyenne d'âge de nos participants a été de 28,8±1,8 ans avec un sex ratio de 0,2. Parmi eux,74% rapporte avoir vécu l'expérience où sa vie ou la vie de son patient a été mise en jeu. Les souvenirs répétitifs ont été le symptôme le plus retrouvé, soit chez 22 résidents. L'évitement au niveau de la pensée a été la conduite le plus fréquemment retrouvé chez 22 participants. L'irritabilité et les accès de colère, l'hypervigilance ainsi que les difficultés de concentration respectivement dans 76,4%, 61,8% et 60% des cas. Cinquante pourcent des participants (50,9%) jugent que les symptômes qu'ils ont ressenti ont affecté le train de leur vie. Trois résidents (5,4%) ont rempli tous les critères du DSM IV sur le stress post-traumatique. Par ailleurs, 40% des résidents ont présenté au moins un symptôme dans chaque domaine de la DSMIV. Dans l'analyse univariée, le nombre d'heure de travail a été associé aux signes répétitifs. La détresse psychologique et les symptômes d'évitement ont été retrouvé de façon plus significative dans les groupes de résidents en quatrième année
Conclusion : nos résidents de médecine d'urgence sont confrontés de façon quotidienne à la mort. Au cours de leur formation, ils ne sont pas sensibilisés sur l'impact émotionnel de telles situations. Les symptômes augmentent avec le nombre d'heure de travail et l'ancienneté dans le cursus. Des formations spécialisées dans ce domaine sont souhaitable pour diminuer le risque du syndrome de stress post-traumatique chez nos jeunes résidents.
Matériels et méthodes : cette étude a été conduite auprès des résidents de médecine d'urgence lors de rassemblement à l'occasion du collège national de médecine d'urgence. Tous les résidents présents ont été sollicité pour répondre au questionnaire tout en respectant le volontariat. Le questionnaire contient une première partie sur leurs conditions sociodémographiques et leur satisfaction sur le travail et une seconde partie sur les critères du PSTD selon DSM IV.
Résultats : Soixante-quatorze résidents en médecine d'urgence ont participé à notre étude soit 61%. La moyenne d'âge de nos participants a été de 28,8±1,8 ans avec un sex ratio de 0,2. Parmi eux,74% rapporte avoir vécu l'expérience où sa vie ou la vie de son patient a été mise en jeu. Les souvenirs répétitifs ont été le symptôme le plus retrouvé, soit chez 22 résidents. L'évitement au niveau de la pensée a été la conduite le plus fréquemment retrouvé chez 22 participants. L'irritabilité et les accès de colère, l'hypervigilance ainsi que les difficultés de concentration respectivement dans 76,4%, 61,8% et 60% des cas. Cinquante pourcent des participants (50,9%) jugent que les symptômes qu'ils ont ressenti ont affecté le train de leur vie. Trois résidents (5,4%) ont rempli tous les critères du DSM IV sur le stress post-traumatique. Par ailleurs, 40% des résidents ont présenté au moins un symptôme dans chaque domaine de la DSMIV. Dans l'analyse univariée, le nombre d'heure de travail a été associé aux signes répétitifs. La détresse psychologique et les symptômes d'évitement ont été retrouvé de façon plus significative dans les groupes de résidents en quatrième année
Conclusion : nos résidents de médecine d'urgence sont confrontés de façon quotidienne à la mort. Au cours de leur formation, ils ne sont pas sensibilisés sur l'impact émotionnel de telles situations. Les symptômes augmentent avec le nombre d'heure de travail et l'ancienneté dans le cursus. Des formations spécialisées dans ce domaine sont souhaitable pour diminuer le risque du syndrome de stress post-traumatique chez nos jeunes résidents.
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