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Circulation de cocaïne coupée avec de la scopolamine

Date de publication sur le site SFMU : 13/07/2016

 

L’ARS Ile de France a signalé l’hospitalisation en Seine Saint Denis, les 6 et 7 juillet 2016, de 5 patients consommateurs de cocaïne pour agitation et hallucinations. Les analyses menées sur les prélèvements sanguins et sur la poudre trouvée sur place révèlent la présence de scopolamine et de cocaïne. Depuis, d’autres patients ont été pris en charge dans des hôpitaux de la région parisienne pour des symptômes similaires.
Compte tenu de l’association inhabituelle cocaïne-scopolamine et des effets potentiellement graves (notamment tachycardie, agitation, confusion, hallucinations pouvant aller jusqu’au délire et dépression respiratoire) observés chez les consommateurs ainsi que des incertitudes quant au périmètre de diffusion de ces drogues sur le territoire français, nous tenons à attirer votre attention sur les patients que vous seriez amenés à prendre en charge :
Penser à une intoxication à la scopolamine :
Devant une agitation inhabituelle avec hallucinations, syndrome atropinique (tachycardie, HTA…) et notion de prise de toxiques.
Le traitement d'un surdosage en scopolamine est symptomatique avec surveillance cardiaque et respiratoire en milieu hospitalier. Un antidote, la physostigmine, est également disponible.
 
Penser à une intoxication à la cocaïne :
-          Lors du diagnostic étiologique des précordialgies, en particulier dans la population masculine jeune. Dans 6% des cas, elles révèlent un infarctus.
-          En cas de survenue d’un infarctus aigu du myocarde ou de toute autre complication cardiaque chez de jeunes patients, spécialement a fortiori en cas d’absence d’autres facteurs de risques.
-          En cas de problèmes cardiovasculaires chez des usagers de drogues.
-          En cas de survenue d’une crise convulsive chez de jeunes patients, spécialement en cas d’absence d’autres facteurs de risques.
 
Il est recommandé devant toute symptomatologie évocatrice de faire systématiquement une recherche de toxiques chez le patient (sang, urines), si possible de recueillir les échantillons de produit pour analyse par un laboratoire expert, et de signaler les cas au point focal de l’ARS.

 

 

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